Plus de 5000 certificats de remise en circulation auraient été attribués à des véhicules gravement endommagés. Une escroquerie très dangereuse.  

Une enquête menée depuis quelques mois en Île-de-France par la section de recherche de la gendarmerie de Paris, révélée par Le Parisien jeudi, a mis au jour un vaste réseau d’escroquerie sur les véhicules d’occasion, ou plus précisément les véhicules gravement endommagés (VGE).

Ainsi, en trois ans, plus de 5000 certificats de remise en circulation auraient été remis pour des véhicules qui ne devraient pas rouler, car beaucoup trop dangereux. Et cela sans que les trois garagistes suspectés ne se soient assuré que les voitures avaient bien été réparées avant.

Entrer en relation avec les propriétaires des véhicules

"A minima, on peut parler de certificat de complaisance (…) Mais il faut ajouter le rôle de quelques garagistes qui, par une implication à différentes étapes de la chaîne, ont contribué à l'importance de cette escroquerie qui fait craindre le pire du point de vue de la sécurité routière", explique un magistrat interrogé par le quotidien.

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Les suspects comparaîtront la semaine prochaine devant la justice. Reste encore à savoir ce que vont devenir ces véhicules qualifiés de dangereux. "Il va falloir rentrer en relation avec les propriétaires, et sans doute diligenter de nouvelles expertises afin de s'assurer que tous les équipements de sécurité sont présents, ce qui est loin d'être acquis", précise une source proche du dossier auprès du Parisien. 

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Une étude de la Fédération internationale de l’automobile publiée en décembre dernier montrait que 600 000 voitures seraient trafiquées avant d’être revendues.

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