Selon l'UFC-Que choisir la plupart des voitures diesel, achetées plus cher qu'un "véhicule normal", ne sont pas rentabilisées par leurs acheteurs en termes de carburant. Et reviendraient plus cher en fin de compte ques les voitures à essence.

Selon une étude de l’UFC-Que Choisir, 65% des automibilistes font du type de carburant leur premier critère lors de l’achat d’un véhicule. Un chiffre qui explique le succès des voitures diesel, certes plus chères à l’achat, à entretenir et à assurer, mais dont le carburant est moins cher que l'essence grâce aux avantages fiscaux dont ils bénéficient en France.

Or, l'association explique pour que pur faire bonne affaire, le consommateur doit fréquemment utiliser son véhicule afin d'en amortir  le prix d’achat.

Selon l’UFC-Que Choisir, pour ressentir réellement les avantages du diesel sur son porte-monnaie, il faudrait rouler avec au moins 20.000 km par an pendant plusieurs années. Chose que ne font pas près des trois-quarts des détenteurs de ce type de véhicule.

71% des propriétaires de voiture diesel se séparent de leur automobile avant même d'avoir passer ce délais, et donc de rentabiliser leur véhicule.

Pour exemple, l’UFC-Que Choisir prend le cas d’une Peugeot 208 diesel, rentabilisée au bout de 11 ans… à condition de rouler donc un minimum de 20.000 km par an.

"Le diesel n’est donc pas un choix rationnel, par rapport à l’essence, pour une majorité de ménages", explique dans le compte-rendu de son étude l’association de défense des consommateurs…

Décidée à faire baisser le budget automobile des ménages français et à ne plus biaiser le choix des consommateurs, l’UFC-Que Choisir demande donc au gouvernement :

-    Qu’une information normalisée sur le coût kilométrique moyen pour chaque véhicule soit diffusée (publicité, achat) afin que les consommateurs puissent correctement et facilement estimer le coût global de la voiture lors de l’achat ;

-    La suppression progressive du différentiel de taxation entre le diesel et l’essence afin de ne plus donner un avantage artificiel au véhicule diesel ;

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-   De suivre l’avis de l’Autorité de Concurrence qui se prononce pour la libéralisation du marché des pièces de carrosserie et pour un renforcement de la concurrence sur le marché de l’entretien.