Bercy planche sur une aide financière adressée aux plus bas revenus pour succéder à l'allègement de la taxe sur les carburants qui expire fin novembre.

C'était, à l'origine, une promesse de François Hollande : diminuer le prix des carburants dès son arrivée au pouvoir. Ce n'est finalement qu'en août qu'une baisse temporaire a été mise en place par le gouvernement… de 3 à 6 centimes par litres. Une mesure plutôt symbolique qu'autre chose en fin de compte, financée par l'Etat (via une baisse de 3 centimes sur la taxe) et par un coup de pouce des fournisseurs pétroliers.

Cette baisse des coûts du carburant, qui expire à la fin du mois, devrait être suivie de nouvelles mesures "pérennes" avait annoncé Bercy.

Selon les révélations du JDD, confirmées par le ministère de l'Economie, une aide financière aux plus bas revenus serait à l'étude.

"Ca fait partie des choses sur lesquelles nous travaillons. C'est une piste", a déclaré à l'AFP un conseiller du ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici, insistant sur le fait que "le dispositif n'est pas arrêté".

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"Nous voulons protéger les ménages les plus fragiles", a également déclaré à l'hebdomadaire un proche du ministre. D'après le JDD, le dispositif envisagé par Bercy profiterait aux deux millions d'allocataires de la couverture maladie universelle (CMU), même si certains d'entre eux n'ont pas de voiture. "Ce n'est pas choquant, a expliqué une source du ministère au journal. On peut avoir une approche essence stricto sensu ou mobilité".

L'allocation, si elle est adoptée, pourrait coûter quelques centaines de millions d'euros par an.

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