De plus en plus d’automobilistes choisissent de conduire alors qu’ils ne sont pas assurés. Un délit qui est évidemment puni par la loi. Explications.  

Ce sont des chiffres étonnants. Le nombre de conducteurs français à conduire sans assurance auto a bondi de 40,21% en 6 ans, selon des données publiées jeudi par le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO). Ils seraient près de 750 000 à braver la loi actuellement. 

La conduite sans assurance est pourtant bel et bien punie par la loi. Ainsi, l’article L324-2 du Code la route dispose que le conducteur non-assuré est en délit et risque jusqu’à 3750 euros d’amende, une suspension de son permis de conduire de 3 ans ainsi que la possible confiscation de son véhicule. 

Travail d’intérêt général, peine de jours-amende…

Les sanctions ne s’arrêtent pas là puisque, en fonction de la situation et de ce qui lui est reproché, il pourra également être condamné à un travail d’intérêt général, à une peine de jours-amende, être interdit de conduire certains véhicules ou encore être obligé de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

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Et les conséquences peuvent également être plus graves. "Quand on n’est pas assuré, ce qu'on risque, ce n'est pas simplement l'amende, ce n’est pas simplement l'immobilisation du véhicule, c'est surtout d'avoir à payer toute sa vie entière si on cause un dommage corporel grave", explique Guillaume Clerc du FGAO, interrogé par France 2.

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