L'expérimentation d'un procédé de fabrication de route à partir de porcelaine a été lancée à Limoges. Un matériau qui présente un véritable avantage. Explications. 

C'est une idée qui pourrait bientôt s'élargir à toutes les routes de France. A Limoges, l'entreprise de BTP Colas teste depuis plusieurs mois en conditions réelles un nouvel enrobé, composé à 30% de rebuts de l'industrie porcelainière, pour construire des routes, rapporte l'AFP

Mais dans quel but ? Ce matériau fabriqué à partir de porcelaine pourrait concrètement rendre la chaussée plus lumineuse et permettre ainsi aux villes de faire des économies d'énergie grâce à une réduction de l'éclairage public. 

"Dureté, glissance et luminosité"

L'idée remonte à 2014. "Il s'agissait de tester un enrobé (mélange qui est utilisé pour le revêtement, ndlr) réputé réfléchir la lumière en le combinant avec un nouvel éclairage. L'hypothèse était que grâce à cette route il serait possible de faire des économies d'énergie sur l'éclairage public", rappelle à l'agence de presse Carole Cheucle, directrice générale adjointe de l'Agglomération de Limoges.

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Et il suffirait de seulement 30% de rebuts de porcelaine. C'est "le seul dosage à partir duquel l'enrobé remplit ses promesses en terme de dureté, de glissance ou même de luminosité et pour un coût raisonnable", explique de son côté à l'AFP Jacques Senant, chef d'agence de Colas à Limoges. 

Les premiers résultats s'annonçant positifs, la ville a lancé un appel à projets pour la réalisation d'une portion de route de 500 mètres. 

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