Une jeune start-up belge, BePark, va peut-être faire le bonheur de centaines d’automobilistes parisiens en expérimentant un système de facturation à la minute. Vers la fin des prix exorbitants dans les parkings souterrains de la capitale ? Explications.

Selon les chiffres de la mairie de Paris, 785 000 places de parking sont recensées dans Paris intra-muros. Cependant, 60% de ces emplacements se cachent dans des immeubles privés quand seulement 20% appartiennent à des parkings privés. Les 20% restants se situent sur la voie publique. Entre les tarifs élevés des parkings souterrains et les amendes pour stationnement irrégulier ou gênant, il faut connaître les bonnes adresses. Et c’est ce que propose la jeune société belge BePark à ses adhérents.

Trouver la bonne placePar l’intermédiaire d’une application mobile, elle permet aux utilisateurs de trouver des places dans des endroits méconnus ou généralement réservés à une clientèle particulière (parkings d’hôtels, de supermarchés… Etc.). Un concept qui existe déjà depuis quelque temps et est déjà bien fourni, mais la vraie innovation que propose BePark, c’est d’instaurer un système de paiement à la minute. Révélé dans les colonnes du Parisien le 16 mai, il s’agit d’une grande première.

BePark s’est donc installé dans dix parkings de la capitale, tous gérés par Alyzés, le troisième opérateur parisien, derrière Vinci et Q-Park. Afin d’éviter de payer une note de parking de deux heures pour être resté garé une heure et deux malheureuses minutes, le paiement à la minute devrait en ravir plus d’un.

Pour ce faire, le client devra télécharger l’application et téléphoner, à son arrivée à la barrière d’entrée du parking, au serveur vocal de BePark. Un code lui sera transmis, à inscrire à l’entrée du souterrain. Même fonctionnement à la sortie et l’argent sera ensuite prélevée directement sur le compte bancaire de l’utilisateur, qui aura fourni les renseignements nécessaires lors de son inscription.

Le poil à gratter de la profession"
"Avec le stationnement à la minute, on sera un peu le poil à gratter de la profession", estime Anthony Frémaux, directeur d'exploitation de BePark, interrogé par Le Parisien. "En Belgique, nous proposons déjà 19 parkings, explique Laurent Michelet, directeur de BePark en France, toujours dans Le Parisien. A Paris, nous avons approché d'autres opérateurs de parkings publics, qui sont en manque de visibilité et qui veulent fidéliser une clientèle".

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D’autre part, le paiement à la minute va peut-être se généraliser. Un projet de loi sur la consommation présentait, en 2011, un amendement pour qu’"à partir du 1er janvier 2013, tout exploitant de parc de stationnement payant affecté à un usage public soit tenu d’appliquer au consommateur, en dehors de toute formule d’abonnement, une tarification à la minute lorsque le coût du service est déterminé a posteriori". Espérons que l’initiative de BePark va inciter les parlementaires à revoir ce texte de plus près.

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