
Alors qu’une étude de l’ANPE dresse le portrait des demandeurs d’emploi seniors, l’Association Nationale des DRH publie une étude sur "la gestion des âges". Deux documents révélateurs des efforts qui restent à fournir de la part des acteurs du marché de l’emploi en France, vis-à-vis des seniors.
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- Emploi : ce n'est pas encore gagné…
- Portrait-robot du chômeur senior
- Recherche emploi à temps partiel
"Analyser les pratiques des entreprises vis-à-vis des seniors dans un contexte de vieillissement, de baisse de la population active et de pénurie de compétences dans certains secteurs", c’est l’objet de l’étude récemment publiée par l’Association nationale des directeurs et cadres de la fonction personnel (ANDCP) qui a interrogé une vingtaine d’entreprises. Parmi elles : Grand Optical, Lexmark, AXA ou la Snecma. Une excellente occasion de revenir sur le Plan emploi senior révélé en juin dernier par le gouvernement.
Il s'avère que le constat de cette étude n’est pas brillant. Surtout pour la France qui accuse encore un net retard par rapport à ses voisins européens. Des nations qui "ont, pour la plupart, engagé plus tôt les réformes nécessaires, notamment en ce qui concerne les retraites", précise l’ANDCP.
Autre constat : l’entreprise seule ne pourra pas changer l’image, encore trop souvent négative, véhiculée par les salariés seniors. La solution relève de "l’ensemble des acteurs : partenaires sociaux, politiques, instances européennes (…). L’infléchissement de ces représentations est lent et joue particulièrement en défaveur des seniors en recherche d’emploi".
Pourtant, les choses évoluent. Doucement. La preuve, toujours selon l’ANDCP : "Les DRH sont tous bien conscients des effets du vieillissement démographique et de ses enjeux". Résultat, l’impact de la loi Fillon et le fait d’être à mi-carrière à quarante-cinq ans sont désormais pris en compte dans beaucoup d’entreprises. Mais sans pour autant voir fleurir un peu partout des politiques spécifiques de gestion des âges ou une discrimination positive en faveur des seniors. Il faut donc imaginer de nouveaux moyens pour parvenir à donner envie au senior de prolonger sa présence dans l’entreprise. Comment ? "En l'impliquant davantage dans la transmission de son savoir. Car, en l'installant dans un rôle de tuteur qui est nouveau pour lui, on crée une forme de motivation supplémentaire. De plus, en lui expliquant qu’il est la mémoire de l’entreprise, sa présence prend un aspect valorisant. Ainsi, on le responsabilise à nouveau, plutôt que de le pousser vers la sortie au fil du temps", explique Jean-Pierre Bouyer, vice-président de l’ANDCP Dauphiné.
Il s'avère que le constat de cette étude n’est pas brillant. Surtout pour la France qui accuse encore un net retard par rapport à ses voisins européens. Des nations qui "ont, pour la plupart, engagé plus tôt les réformes nécessaires, notamment en ce qui concerne les retraites", précise l’ANDCP.
Autre constat : l’entreprise seule ne pourra pas changer l’image, encore trop souvent négative, véhiculée par les salariés seniors. La solution relève de "l’ensemble des acteurs : partenaires sociaux, politiques, instances européennes (…). L’infléchissement de ces représentations est lent et joue particulièrement en défaveur des seniors en recherche d’emploi".
Pourtant, les choses évoluent. Doucement. La preuve, toujours selon l’ANDCP : "Les DRH sont tous bien conscients des effets du vieillissement démographique et de ses enjeux". Résultat, l’impact de la loi Fillon et le fait d’être à mi-carrière à quarante-cinq ans sont désormais pris en compte dans beaucoup d’entreprises. Mais sans pour autant voir fleurir un peu partout des politiques spécifiques de gestion des âges ou une discrimination positive en faveur des seniors. Il faut donc imaginer de nouveaux moyens pour parvenir à donner envie au senior de prolonger sa présence dans l’entreprise. Comment ? "En l'impliquant davantage dans la transmission de son savoir. Car, en l'installant dans un rôle de tuteur qui est nouveau pour lui, on crée une forme de motivation supplémentaire. De plus, en lui expliquant qu’il est la mémoire de l’entreprise, sa présence prend un aspect valorisant. Ainsi, on le responsabilise à nouveau, plutôt que de le pousser vers la sortie au fil du temps", explique Jean-Pierre Bouyer, vice-président de l’ANDCP Dauphiné.
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