
La moitié des patrons ont plus de cinquante ans et neuf cent mille "boîtes" vont changer de main dans les prochaines années. La cession d’une entreprise est donc une affaire de seniors où il est question de mariage et de "gendre idéal". Le point sur la question...
Tout le monde est bien d’accord là-dessus. L'avis était unanime chez les professionnels. Qui veut céder son affaire doit y penser bien à l’avance et s’organiser en conséquence.
Qu’il s’agisse de passer le relais à un membre de sa famille ou à un éventuel repreneur, c’est la première condition de succès pour une transmission d’entreprise réussie.
Près de la moitié des patrons français, tous secteurs confondus, ont plus de cinquante ans. Ce qui veut dire que huit cent mille à neuf cent mille "boîtes" ou commerces, dont les dirigeants sont atteints par la limite d’âge, vont devoir changer de main dans les quinze ans à venir. Uniquement en Île-de-France, les chefs d’entreprise de plus de cinquante-cinq ans sont quatre-vingt-dix-neuf mille et représentent quatre cent quarante-neuf mille salariés !
La transmission... une affaire de seniors
Quand on sait que les candidats repreneurs, hors du cercle privé, se recrutent en majorité dans le créneau des "quadras quinquas", on a vite compris que le marché de la transmission, réputé opaque, est avant tout une affaire de seniors. Dont beaucoup attendent le dernier moment pour confier les rênes à un cadet quand l’heure de la retraite a sonné.
Gilles Lecointre, président du cabinet spécialisé Intercessio, auteur d’un guide pratique sur la transmission qui fait autorité*, est formel sur ce point : un tiers des entreprises sont "vendues" trop tard par des dirigeants vieillissants ou fatigués, dont l’affaire déclinante frôle parfois le dépôt de bilan. Et dont les repreneurs, sans doute parce qu’on les choisit en dernière extrémité et dans de mauvaises conditions, ne sont pas toujours compétents.
Qu’il s’agisse de passer le relais à un membre de sa famille ou à un éventuel repreneur, c’est la première condition de succès pour une transmission d’entreprise réussie.
Près de la moitié des patrons français, tous secteurs confondus, ont plus de cinquante ans. Ce qui veut dire que huit cent mille à neuf cent mille "boîtes" ou commerces, dont les dirigeants sont atteints par la limite d’âge, vont devoir changer de main dans les quinze ans à venir. Uniquement en Île-de-France, les chefs d’entreprise de plus de cinquante-cinq ans sont quatre-vingt-dix-neuf mille et représentent quatre cent quarante-neuf mille salariés !
La transmission... une affaire de seniors
Quand on sait que les candidats repreneurs, hors du cercle privé, se recrutent en majorité dans le créneau des "quadras quinquas", on a vite compris que le marché de la transmission, réputé opaque, est avant tout une affaire de seniors. Dont beaucoup attendent le dernier moment pour confier les rênes à un cadet quand l’heure de la retraite a sonné.
Gilles Lecointre, président du cabinet spécialisé Intercessio, auteur d’un guide pratique sur la transmission qui fait autorité*, est formel sur ce point : un tiers des entreprises sont "vendues" trop tard par des dirigeants vieillissants ou fatigués, dont l’affaire déclinante frôle parfois le dépôt de bilan. Et dont les repreneurs, sans doute parce qu’on les choisit en dernière extrémité et dans de mauvaises conditions, ne sont pas toujours compétents.
Branca Berthoumieux, responsable du service "transmissions reprises" à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, est encore plus précise. Son organisme possède des points d’accueil dans la capitale et dans chaque département de la grande couronne parisienne.
Elle traite, pour sa part, trois cent cinquante offres de cessions par an, ce qui veut dire qu’elle connaît bien le problème. Le premier conseil qu’elle donne tient en une phrase : "il faut an-ti-ci-per !"
Qu’il s’agisse d’une vente à un repreneur extérieur ou d’une cession en interne, il est indispensable de préparer le terrain au moins trois ou quatre ans à l’avance.
"Donation transmission" de type familiale
Dans le cas d’une "donation transmission" de type familiale, il convient d’organiser le passage de relais avec son notaire, son avocat et son expert-comptable. Faire une évaluation de la valeur de l’entreprise, de son potentiel. Formaliser les actes de cessions. Examiner le schéma de financement. Et maîtriser les aspects patrimoniaux. Petit commerce, très petite entreprise ou PME, le scénario est le même. Le dossier doit être "verrouillé" bien avant le départ.
La transmission d’entreprise n'est pas seulement une affaire d'âge et de temps, C’est aussi une histoire sentimentale dont le succès repose sur quelques principes de bon sens.
Elle traite, pour sa part, trois cent cinquante offres de cessions par an, ce qui veut dire qu’elle connaît bien le problème. Le premier conseil qu’elle donne tient en une phrase : "il faut an-ti-ci-per !"
Qu’il s’agisse d’une vente à un repreneur extérieur ou d’une cession en interne, il est indispensable de préparer le terrain au moins trois ou quatre ans à l’avance.
"Donation transmission" de type familiale
Dans le cas d’une "donation transmission" de type familiale, il convient d’organiser le passage de relais avec son notaire, son avocat et son expert-comptable. Faire une évaluation de la valeur de l’entreprise, de son potentiel. Formaliser les actes de cessions. Examiner le schéma de financement. Et maîtriser les aspects patrimoniaux. Petit commerce, très petite entreprise ou PME, le scénario est le même. Le dossier doit être "verrouillé" bien avant le départ.
La transmission d’entreprise n'est pas seulement une affaire d'âge et de temps, C’est aussi une histoire sentimentale dont le succès repose sur quelques principes de bon sens.
"Quand un dirigeant a des enfants, explique Branca Berthoumieux, il rêve généralement de leur transmettre son affaire. Mais eux ne souhaitent pas forcément reprendre le flambeau, souvent en raison de la personnalité pas toujours commode du papa !"
Le cédant cherche alors, selon l'expression de notre interlocutrice, le "gendre idéal". "C'est comme s'il mariait sa fille", explique-t-elle. Cette affaire à laquelle il tient comme à la prunelle de ses yeux, il n'a aucune envie de la brader. "C'est son bébé". Ce qui explique la difficulté à se décider, les atermoiements et les dérobades avant de faire son choix. Tout dépend des relations humaines qui s'établissent entre partenaires. Il faut que le courant passe et que la confiance s'instaure.
En savoir plus
"La transmission d’entreprise en pratique", de Gilles Lecointre. Éditions Gualino.
Le site Intercessio
Le site Passer le relais








