International
De violents orages ont frappé Skopje, la capitale de la Macédoine le weekend dernier, faisant au moins 21 morts. Les victimes ont été prises au piège dans des coulées de boue et des inondations soudaines. 
Vidéos A la une
Un coup de filet dans la République de Macédoine a permis de démanteler un réseau de passeurs. 19 personnes ont été arrêtées, parmi elles cinq policiers. Quelques 560 migrants ont été clients de ces passeurs, qu'ils devaient payer entre 500 et 1000 euros. 'Le groupe a commencé à opérer début 2015 à un niveau national et international, a expliqué le ministre macédonien de l'Intérieur, Mitko Cavkov, se spécialisant dans les activités criminelles, le trafic de drogue, le trafic de migrants et les abus de pouvoir. Certains policiers sont impliqués dans ces activités criminelles.' En février, les pays des Balkans ont fermé leurs frontières à des centaines de milliers de migrants venus d'Asie ou du Moyen Orient. Certains tentent encore de rejoindre le nord de l'Europe, avec l'aide des trafiquants d'êtres humains.
Vidéos A la une
Ils ont pour armes des pistolets à peinture, pour cibles des bâtiments officiels, et pour combat, la corruption. Kažu 'Nema pravda nema mir' pic.twitter.com/uAlxLR2RUi- Seán O'Malley by PUB (@PuruJarvi) 20. Juni 2016 Les manifestants ne décolèrent pas à Skopje. Plus de 20 000 d'entre eux ont investi ce lundi les rues de la capitale de l'ex République yougoslave de Macédoine, parant de couleurs vives le ministère de la Justice. Ils réclament des enquêtes sur des scandales qui éclaboussent des représentants du pouvoir et des élections justes. _'On proteste depuis 70 jours maintenant et notre action a été baptisée 'révolution de couleurs'. Nous avons tous les mêmes demandes, auxquelles le gouvernement en réagi pas. Cela fait plusieurs fois qu'on dit qu'on perd patience, on ne veut plus plus attendre, et on ne veut pas non plus laisser tomber nos revendications', explique Maja Maracanin, l'une des manifestantes. Le 12 avril, le chef de l'Etat, Gjorge Ivanov a décidé d'amnistier des politiciens impliqués dans un vaste système d'écoutes téléphoniques illégales. Cette décision, perçue comme une atteinte à l'Etat de droit, a mis le feu aux poudres. Les manifestants accusent le parti au pouvoir, le VMRO-DMPNE (droite nationaliste), et notamment son chef de file Nikola Gruevski, ex-Premier ministre, d'avoir orchestré ce système d'écoutes, révélé par l'opposition l'année dernière. Ils exigent le retrait de l'amnistie, et la démission du président macédonien. L'opposition avait par ailleurs menacé de boycotter les élections législatives anticipées du 5 juin. Le Parlement macédonien a voté le 18 mai le report de ce scrutin. #Protestiram za validni izborni listi pic.twitter.com/rmkgbyw1bI- Seán O'Malley by PUB (@PuruJarvi) 20. Juni 2016 _Avec agences _
Vidéos A la une
Des cars ont commencé à quitter ce matin le camp improvisé d'Idoméni, où la police grecque a entamé l'évacuation des quelque 8.400 migrants, bloqués à la frontière macédonienne. L'opération se déroulait lentement, dans le calme, à l'abri des caméras. Elle pourrait prendre une dizaine de jours, au moins. Les migrants doivent être acheminés vers des centres d'accueil près de Thessalonique, et dans le nord, non loin d'Idoméni. Mohammed est originaire de Homs en Syrie : 'Je vais aller dans d'autres camps, car c'est la seule solution. Peut-être que ce n'est pas La solution, mais c'est l'unique issue. Il y a beaucoup de gens maintenant qui vont dans d'autres camps.'' 'Si nous avions su ce qui allait nous arriver ici, nous ne serions pas venus. Notre but, c'est l'Allemagne. Ce sont les cartes qui nous ont amenés jusqu'ici, mais nous avons été stoppés en plein milieu de notre voyage', souligne Abdul, originaire lui aussi de Syrie. Des milliers de personnes se sont retrouvées bloquées à Idomeni, après la fermeture début mars de la frontière macédonienne et de la route des Balkans, le principal point de passage des migrants vers l'Europe du Nord et de l'Ouest. Les conditions sanitaires sur place étaient devenues particulièrement critiques. 15 bus sont partis d'#Idomeni depuis 7 h ce matin. 450 réfugiés en route vers #Oreokastro où MdM est présent pic.twitter.com/GHLxc3zle4- Medecins du Monde (@MdM_Suisse) 24 mai 2016
Vidéos A la une
Plus de 10 000 réfugiés, peut-être 15 000 selon Médecins Sans Frontières, vivent ou plutôt survivent à Idomeni. Ils manquent de nourriture, et de médicaments. La police greque doit organiser presque tous les jours la distribution de nourriture pour éviter les violences. Les autorités greques ont promis qu'elles allaient vider le camp, sans préciser de date. Il y a environ un mois, des volontaires ont eu l'idée d'ouvrir ce centre culturel, une vraie école. Ils n'ont reçu l'aide d'aucune organisation, mais celle des réfugiés. Tous les professeurs ici sont eux-mêmes des réfugiés. Entre 120 et 130 enfants viennent apprendre ici tous les jours. Le soir, il y a aussi des cours pour les adultes. 'Là maintenant, il n'y a pas beaucoup de possibilités pour leur avenir. Donc c'est important qu'ils puissent avoir l'opportunité de se concentrer sur quelque chose d'autre, sur la connaissance, l'éducation', estime une volontaire allemande. Parmi les matières enseignées, il y a l'anglais, les maths, ou encore l'allemand. Les enfants qui viennent à l'école reçoivent aussi un petit déjeuner et un repas par jour. C'est surtout l'occasion de se changer les idées. 'Changer la situation, ça ne dépend pas de nous. Peut-être qu'on peut juste les booster, les faire rire. Je pense que c'est très important. Ils ont besoin de rire', dit un volontaire espagnol, déguisé en clown. Our clowns performing at the #Idomeni cultural centre in #Greece. #RefugeesMatter MrDanLees sarah_hickson pic.twitter.com/NYct8Sht2l- ClownsWithoutBorders (@childrenlaughUK) 29 avril 2016 A Idomeni, les enfants sont très nombreux. Ils représentent peut-être la moitié des réfugiés. Si le camp était vidé de ses occupants, le centre culturel prévoit de s'installer dans un autre.
Vidéos A la une
L'ex-République yougoslave de Macédoine en pleine crise politique. Le pouvoir a annoncé des législatives anticipées qui se tiendront le 5 juin. Mais l'opposition lance un appel au boycott. Dans les rues de la capitale Skopje, des milliers de personnes manifestent depuis mardi. Elles réclament des élections libres et protestent contre le président Ivanov, qui a blanchi par décret plus de 50 personnalités susceptibles d'être impliquées dans un scandale d'écoutes illégales et de corruption. 'Je pense que cette décision protège les intérêts de l'État et je vous informe que je m'y tiendrai', a affirmé le président Gjorge Ivanov.' Si un citoyen pense qu'il a été privé d'un de ses droits ou que je lui ai rendu une faveur mal intentionnée, il pourra défendre son innocence devant la cour. Personnellement, je ferai en sorte de soumettre une requête qui annulera toute décision qui serait prise à son encontre'. Cela fait deux ans que Skopje est dans l'impasse politique. Pouvoir et opposition s'accusent mutuellement de corruption et le peuple demande maintenant des comptes. De nouvelles manifestations sont prévues devant le parlement.
Vidéos A la une
Des élections législatives se tiendront le 5 juin dans l'ex-République yougoslave de Macédoine. Une annonce faite par le président du Parlement, malgré l'appel au boycott lancé par l'opposition qui en souhaite le report. Le principal parti de l'opposition sociale-démocrate estime que les conditions du scrutin ne sont pas remplies, dénonçant des listes électorales truquées, une mainmise du gouvernement sur les médias, et de manière générale des atteintes graves aux libertés publiques.
Vidéos A la une
Jusque tard dans la nuit, des milliers de personnes continuaient de crier des slogans hostiles au parti au pouvoir à Skopjé. Particulièrement visés : le président macédonien, qui veut amnistier plus de 50 personnalités impliquées dans un scandale d'écoutes illégales, et l'ex Premier ministre qui, lui, devrait bénéficier de cette mesure. Pour ce troisième jour de manifestations, quelque 20 000 personnes se sont déplacées dans la capitale macédonienne. 'Ces manifestations se poursuivront jusqu'à ce que le gouvernement démissionne, jusqu'à ce qu'un gouvernement de technocrates soit formé, pour créer les conditions normales à l'organisation d'un scrutin juste et démocratique, et pour que les gens puissent voter librement', a martelé Stojance Angelov, un représentant de l'opposition. Le président macédonien Gjorge Ivanov a réagi à ces protestations et a notamment justifié sa décision de suspendre l'enquête sur un système de surveillance qui a ciblé 20 000 personnes. Il a évoqué la présomption d'innocence et le risque d'instrumentalisation de cette affaire, alors que des législatives devraient se tenir le 5 juin. Il s'agit là aussi d'un point de discorde majeur entre le pouvoir et l'opposition. Cette dernière réclame le report du scrutin sous peine de boycott, prétextant des listes truquées et un risque de fraude. Il semble donc que la perspective de ces législatives contribue à raviver les tensions, dans ce pays enferré depuis deux ans dans une crise politique. Avec AFP
Vidéos A la une
AINSI VA LE MONDE. L'usage excessif de la force lors de violents incidents avec des centaines de migrants dimanche n'a pas plu à Athènes. Ce mercredi, les autorités de la Macédoine ont rétorqué qu'il revenait à la Grèce de faire respecter la loi dans le camp d'Idomeni. Une façon de dire qu'il faut s'adresser à l'Europe.
Vidéos A la une
La colère monte dans les rues de Skopje. Hier soir des centaines de manifestants se sont réunis dans la capitale de l'ex-République yougoslave de Macédoine. Ils protestent contre le président Gjorge Ivanov qui a ordonné l'arrêt d'une procédure judiciaire visant des responsables politiques impliqués dans un scandale d'écoutes téléphoniques illégales. Cela fait deux ans que cette affaire déstabilise le pays. L'opposition sociale-démocrate accuse la droite conservatrice au pouvoir d'avoir mis en place un vaste système d'écoutes de milliers de personnes, journalistes, politiques, chefs religieux. Pour la rue, si le président a ordonné de stopper les enquêtes, c'est pour protéger ses alliés. Pour Bruxelles, cette décision est contraire à l'état de droit et met en péril les chances du pays de rejoindre l'Union, Skopje étant officiellement candidate à l'adhésion depuis 2005.
Vidéos A la une
Cinq jours après la fermeture de la frontière gréco-macédonienne, la tension monte à Idomeni. Les migrants, frustrés de ne pas pouvoir poursuivre leur chemin à travers la route des Balkans vers l'Europe du nord, tentent de forcer le grillage. Situation today at the border with the policeman who said that he is willing to die for his country. #Idomeni pic.twitter.com/YgLn7IODGW- Björn Kietzmann (@bjokie) 11 avril 2016 C'est le premier incident grave enregistré dans ce qui va devenir un énorme camp improvisé où vont s'entasser plus de 11 000 personnes. Leur seul abri: des tentes qui poussent au milieu de la boue, en plein hiver. Elles bloquent la voie ferrée qui fait la liaison entre la Gréce et Skopje, ce qui coupe la route et met à l'épreuve la patience des habitants. #refugeesGR have taken a freight train wagon and are moving towards the police buses d_tosidis pic.twitter.com/uQdMi8K0b3- Marianna Karakoulaki (Faloulah) 11 avril 2016 Les conditions de vie se dégradent, comme l'explique Liene Veide du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) : 'Idomeni n'est pas un camp officiel, il ne répond pas aux standards humanitaires, ni à tous les besoins. Les services ne sont pas bien établis, ce n'est pas organisé, on va le dire comme ça. Il n'y a pas qu'un seul élément en cause. Il y a aussi l'assainissement, l'eau, la nourriture, l'aspect médical, et la vie privée.' Il n'y jamais eu de pire époque pour les travailleurs humanitaires. https://t.co/favJtxXCMH pic.twitter.com/o3fPLRriNz- LeHCRenfrançais (@Le_HCR) 5 avril 2016 Découvrez la 1ère vidéo du travail de MdM_Suisse à #Idomeni sur https://t.co/eTPSTLfSww pic.twitter.com/tjQWsWCWAP- Medecins du Monde (MdM_Suisse) 11 avril 2016 Des conditions misérables et un mot d'ordre sorti d'on ne sait où, vont pousser des centaines de personnes à traverser une dangereuse rivière en crue et faire une courte incursion en ex-République yougoslave de Macédoine, le 14 mars, avant d'être ramenées manu militari à Idomeni par la police macédonienne. Quelques jours plus tard, le 20 mars entre en vigueur l'accord UE-Turquie pour renvoyer tous ceux étant arrivés en Grèce irrégulièrement après cette date. Migrants : la tension monte à #Idomeni, près de 300 blessés https://t.co/VzDFBfyqNt pic.twitter.com/81W5uTmLl2- Le Point (@LePoint) 11 avril 2016 A Idomeni personne ne veut bouger. Le 25 mars, seulement quelques familles acceptent d'être transferées en bus vers des centres d'accueil mis en place par le gouvernement grec. Seulement 4 des 20 bus envoyés à Idomeni vont finalement se remplir. Le gouvernement grec est dépassé par la situation et demande du temps. Le 1er avril devant le Parlement, le ministre de l'immigration Yannis Mouzalas assure que ces camps fermeront un jour. 'La honte d'Idomeni, la disgrâce du port du Pirée s'arrêteront. Cela prendra du temps. Le gouvernement doit l'organiser. Mais ça va se faire. Souhaitez-vous l'intervention de la police anti-émeute ? Vous ne le voulez pas. Voulez-vous du gaz lacrymogène contre les enfants ? La réponse est non. Nous avons donc besoin de temps et d'organisation.' Une jeune syrienne porte son bébé - Idomeni à la frontière entre la Macédoine & la Grèce #Europe pic.twitter.com/oHGRj7xmKK- LeHCRenfrançais (@Le_HCR) 8 avril 2016 En dépit de vives critiques, le plan du gouvernement grec se présente ainsi explique notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis : quand les migrants seront excédés par les conditions effroyables des camps de fortune et ce, sans recourir à la force, alors ils auront la volonté de chercher eux-même un logement approprié dans les structures d'accueil déjà en place dans le pays.
Vidéos A la une
La Grèce dénonce le comportement de la police macédonienne, accusée d'avoir violemment repoussé des centaines de migrants, qui tentaient de franchir la frontière à Idomeni. Plus de 300 personnes ont été blessées ce dimanche, dont des enfants. Selon Athènes et Médecins Sans Frontières (MSF), les forces de l'ordre auraient fait un usage massif de gaz lacrymogènes. Des balles en caoutchouc auraient aussi été utilisées, ce que Skopje dément. Des actes jugés inacceptables par le Premier ministre grec Alexis Tsipras : 'C'est une grande honte pour la civilisation européenne et pour les pays qui veulent faire partie de la civilisation européenne. J'attends des autorités européennes, des organisations internationales et du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés qu'ils se prononcent sur ce qu'il s'est passé hier.' Les incidents ont éclaté quand des migrants ont tenté de forcer la clôture qui les empêche de franchir la frontière. Quelque 11.000 migrants sont bloqués actuellement à Idemoni et espèrent la réouverture de ce point de passage qui leur permettrait de poursuivre leur route vers l'Europe occidentale.
Vidéos A la une
Les regards se tournent vers Idomeni, à la suite des actes de répression commis par la police macédonienne ce dimanche, pour empêcher les migrants de passer la frontière entre la Grèce et l'Ex-République yougoslave de Macédoine. Selon l'ONG Médecins Sans Frontières, près de 300 personnes auraient été blessées, dont certaines seraient encore hospitalisées. 'La situation est préoccupante', indique Connor Kenny, médecin de MSF (Médecins sans Frontières). 'Il y a eu des fractures, et des blessures liées à des balles en plastique; trois enfants de moins de dix ans ont été touchés à la tête par ce type de balles'. La police macédonienne nie avoir utilisé des balles en plastique. Le calme est revenu ce lundi. Les autorités grecques déplorent un' usage excessif et asymétrique de la violence', et disent avoir entamé des démarches pour protester auprès de leurs homologues macédoniens. Depuis la fermeture de la frontière macédonienne fin février. Il s'agit du troisième épisode de violence à Idomeni, où se pressent 11 000 personnes. L'accès de tension de ce dimanche aurait été déclenché par des tracts qui faisaient état d'une rumeur, selon laquelle la frontière allait rouvrir.
Vidéos A la une
Au moins 260 migrants ont été blessés dimanche à la frontière macédonienne d'Idomeni lors de heurts avec la police. Cette dernière a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en plastique.
Vidéos A la une
Une confrontation de plusieurs heures et au moins 260 blessés. Voilà le triste bilan d'une manifestation qui a dégénéré dans le camp de migrants d'Idomeni, à la frontière greco-macédonienne. La police macédonienne a fait usage de gaz lacrymogènes pour contrer trois groupes de 500 personnes chacun qui tentaient de forcer le grillage alors que la frontière est fermée depuis début mars. 'L'usage massif de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et même de balles en caoutchouc de façon indiscriminée, y compris sur des femmes et des enfants et cela pendant des heures est un fait déplorable et une pratique extrêmement dangereuse, a déclaré George Kyritsis, porte-parole des services d'immigration grecs. Nous estimons que les autorités de l'ancienne République yougoslave de Macédoine devraient évaluer les risques liés à l'attaque de réfugiés et de migrants.' 200 personnes environ ont été secourues par l'ONG Médecins sans frontières pour des problèmes respiratoires, 30 pour des blessures provenant des balles en caoutchouc et 30 pour d'autres blessures. Trois personnes blessées plus grièvement ont été hospitalisées. Plus de 11 000 migrants et réfugiés s'entassent dans ce camp aux conditions de vie déplorables, depuis un mois et demi, lorsque la route des Balkans empruntée auparavant a été fermée.
Vidéos A la une
A Idomeni, la tension est encore montée d'un cran. Selon Athènes, 11 000 migrants seraient toujours bloqués à ce poste frontalier entre la Grèce et l'ancienne république yougoslave de Macédoine. #Chid #women #refugees #refugeesGr scuffles with #Greek police #Idomeni camp https://t.co/ar02Yaqls3 pic.twitter.com/Zqghx7gh38- Proto Thema English (@eprotothema) 7 avril 2016 Suite à l'accord entre l'Union européenne et la Turquie, la peur d'être renvoyé se mêle à des conditions de vie sur place extrêmement difficiles. Certains sont là depuis des semaines et la situation devient potentiellement explosive. 'C'est très difficile ici, c'est impossible de continuer à vivre comme ça. S'il le faut, je repartirai en Syrie et je mourrai la-bàs, c'est toujours mieux que de mourir ici', explique résigné Ibrahim, un Syrien de 20 ans. Pris en tenaille, il leur faut choisir entre demander l'asile en Grèce ou repartir en Turquie. Beaucoup ne veulent pour l'instant pas choisir et attendent que les portes de l'Europe de l'Ouest s'ouvrent. Athènes a annoncé que devant la multplication des demandes d'asile, elle stoppait pour 15 jours les renvois vers la Turquie, les moyens pour traiter ces demandes n'étant pas suffisants. De l'autre côté de la mer Egée, la Turquie semble elle vouloir trainer des pieds. Le président Erdogan a prévenu qu'il ne fera rien si l'UE ne tient pas ses engagements, à savoir une aide de 6 milliards d'euros et la simplification des procédures de visas vers l'Europe pour les ressortissants turcs. Après un lancement en fanfare, lundi, l'accord UE-Turquie semble déjà avoir du plomb dans l'aile.
Vidéos A la une
Face à l'urgence de la crise migratoire, Bruxelles a proposé ce mercredi son plan de réforme du droit d'asile, pour trouver une solution commune aux 28. Deux options sont envisagées : maintenir la demande d'asile dans le premier pays d'entrée de l'Union, mais garantir la possibilité de répartir les réfugiés entre les États, ou bien créer en amont un système permanent de répartition des demandes, qui prendrait en compte la taille et les ressources des pays. 'Le problème actuel est que le système repose en grande partie sur l'endroit où la personne est arrivée en premier en Europe', explique Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, 'ce qui détermine le pays qui devra prendre en charge les demandes d'asile. Ce n'est ni juste ni durable, vu la charge énorme qui pèse sur très peu d'États membres'. L'Union veut transformer l'EASO, le Bureau européen d'appui pour l'asile, en une instance supranationale qui chapeauterait l'ensemble des demandes, mais les enjeux de politique intérieure compliquent les négociations avec les États membres. En Grèce, la situation reste tendue, malgré l'accord avec Ankara, qui prévoit de renvoyer en Turquie les migrants arrivés illégalement dans le pays depuis le 20 mars.
Vidéos A la une
La frontière entre la Grèce et la Macédoine est réputée infranchissable. Plus de 11.000 migrants son bloqués à Idomeni, petit village proche de la frontière grecque. Pourtant, une équipe de journalistes italiens est parvenue à trouver et à franchir en pleine nuit une brèche sur cette ligne de barbelés qui s'étend sur une quarantaine de kilomètres. C'est au détour de chemins sinueux et détrempés qu'ils ont atteint ce point de passage clandestin, emprunté par d'autres clandestins.
Vidéos A la une
Équipés de caméras infrarouges, une équipe de journaliste de la chaîne d'information italienne Rain24 franchit de nuit l'un des points de passage entre la Grèce et la Macédoine. Il se situe à quelques heures de marche du village d'Idomeni, l'un des plus proches de la frontière. En voiture d'abord, puis à pieds, ils traversent des marécages, des rivières et des bois. Ils atteignent, au bout de leur périple, une ligne de barbelés facilement franchissable grâce à l'installation d'un caillebotis. Ce passage est une alternative à la traversée de la rivière Suva Reka. Le 14 mars, plus d'un millier de réfugiés s'y étaient fait prendre et avait été forcés de retourner en Grèce. Certains d'entre eux disent avoir été battus par la police macédonienne.
Vidéos A la une
Ces dernières semaines, les enfants sont encore plus nombreux sur le chemin de l'exil. A leur arrivée en Grèce, ces derniers représentent près de 40% des réfugiés. A Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, près de 13.000 migrants sont regroupés, alors que le camp en question ne peut en accueillir que 1.600. Près de 5.000 enfants se trouvent à Idomeni, où les conditions d'hygiène se dégradent de jour en jour. Paradoxalement, de l'autre côté de la frontière, les camps sont pratiquement vides et les humanitaires se désolent de ne pas pouvoir accueillir des familles entières.
Vidéos A la une
'Ouvrez les frontières' : c'est un message qui résonne depuis des jours dans le camp d'Idomeni à la frontière de la Grèce avec l'ex-République yougoslave de Macédoine. Mais les barrières sont closes, le passage interdit. La 'route des Balkans' est fermée depuis mercredi dernier après la décision de la Slovénie de ne plus laisser passer de réfugiés sans visas par son territoire, une mesure destinée à décourager de nouveaux migrants de prendre la route de l'Europe. Croatie, Serbie et Macédoine ont aussitôt adopté la même politique envers les migrants. Trois réfugiés ont bien tenté de franchir le bras de la rivière Suva Reka qui coule entre la Grèce et l'ex-République yougoslave de Macédoine. Ils sont morts noyés, emportés par les eaux en crue. Leur corps ont été repêchés à Gevgelija, à la frontière avec la Grèce. A Idomeni, ils sont plus de 14 000 à attendre une éventuelle ouverture de la frontière. Dans ce camp et dans les environs, 'les conditions sont invivables' - c'est le commentaire formulé ce dimanche par Babar Baloch, porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), lors d'une visite sur place. 'La misère humaine a atteint son point culminant en Europe (...) La situation se détériore tous les jours avec la pluie', a-t-il ajouté. Naufrage en mer Égée Ni les conditions hivernales, ni les restrictions imposées par certains pays européens ne semblent pas ralentir l'arrivée des réfugiés. Par centaines, chaque jour, ils effectuent la traversée de la mer Égée entre la Turquie et la Grèce. Une traversée périlleuse. Ce lundi matin, huit personnes étaient portées disparues. Leur embarcation a fait naufrage au large de l'île de Kos. Une opération de sauvetage a été engagée pour tenter de les retrouver.
Vidéos A la une
C'est un gros village, érigé en deux jours, à 25 kilomètres de la frontière gréco-macédonienne. Un abri provisoire qui accueille environ 3000 candidats à l'exil. Il comporte des tentes, des installations sanitaires, des aires de jeu pour enfants, des accès à l'électricité. La vie sociale s'y organise peu à peu en attendant qu'un horizon se dégage. Il s'agit surtout de désengorger le camp du village grec d'Idomeni où ont atterri environ 14 000 migrants, depuis la fermeture, il y a une semaine, de la frontière avec l'ex République yougoslave de Macédoine. Dans ce nouveau camp monté par l'armée grecque, une tente est dévolue à la prise en charge médicale. Si les soins administrés sont les bienvenus pour ceux qui parcourent les routes depuis des semaines, il s'agit aussi de renforcer la vigilance après le diagnostic de deux cas d'hépatite A à Idomeni. Cette infection se transmet par l'ingestion d'eau ou de nourriture contaminée, mais aussi par le contact humain. #Idomeni : Ces femmes et leurs enfants mangent un peu de soupe dans la boue...où vont ils dormir? #opentheborder pic.twitter.com/nUMnQcCRoN- Maud Saheb (@MaudSaheb) 9 mars 2016 Dans le village d'Idomeni, les habitants assistent à cet afflux monstre de candidats à l'exil. Des milliers d'entre eux campent dans les champs qui bordent le vaste camp. L'occasion, parfois, pour les villageois, de faire des rencontres. L'une d'entre eux, Eleni Dimoni, témoigne : 'Il y a une semaine, deux filles sont venues avec huit enfants. Elles ont dit : 'nous avons faim'. Je leur ai donné quelque chose à manger. Elles m'ont dit qu'elles souhaitaient se doucher, donc je les ai laissées prendre une douche. Ensuite la fille est venue m'embrasser et me remercier et j'ai commencé à pleurer, et ensuite mon mari a pleuré aussi. C'était émouvant'. Le vice-ministre grec de la Défense Dimitris Vitsas prévoit que 50 000 places seront disponibles d'ici à la fin de la semaine prochaine en Grèce. Actuellement, environ 42 000 migrants se trouvent sur le territoire. Et chaque jour de nouveaux groupes, désireux de rallier le nord de l'Europe, débarquent à Idomeni.
Vidéos A la une
Alors que la situation à la frontière gréco-macédonienne reste très tendue, nous avons demandé à notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis, de nous en dire plus sur la situation en Grèce. 'Au moment où je vous parle, le nombre de migrants sur le sol grec est estimé à 42 000. 12 000 d'entre eux se trouvent dans le camp d'Idomeni, à la frontière entre la Grèce et l'ex-République yougoslave de Macédoine. 10 000, récemment arrivés de Turquie par la mer, sont encore dans les îles de la mer Egée. 10 000 seraient à Athènes et ses environs, et 20 000 autres seraient dispersés dans le pays. 30% des migrants seraient des enfants, et 42% seraient originaires de Syrie. Le gouvernement grec dit avoir la capacité de fournir un toit à 30 000 migrants au moins mais la majorité d'entre eux est très réticente. Ils craignent en effet qu'en acceptant d'intégrer ces programmes, ils soient détenus ou ne puissent pas poursuivre leur chemin vers l'Europe de l'ouest.'
Vidéos A la une
Depuis minuit, la Slovénie bloque le passage des migrants sans visa sur son territoire, sauf 'exceptions humanitaires'. La Macédoine, la Serbie et la Croatie ont pris des mesures similaires. De facto, la 'route des Balkans' empruntée par ceux fuyant la guerre ou la misère, est désormais fermée. L'an dernier, ils sont 850 000 à avoir pris cet itinéraire pour rejoindre l'Europe du Nord. Et ces dernières semaines, plusieurs pays ne laissaient plus passer les migrants qu'au compte-goutte. Ce mardi, depuis Bruxelles, le Premier ministre slovène, Miro Cerar, expliquait : 'la fermeture de la route des Balkans signifie que tous les pays le long de cette route, y compris la Grèce et avec la coopération de la Turquie, vont repousser tous les migrants illégaux'. L'objectif est de décourager l'arrivée de nouveaux migrants. En Grèce, à la frontière macédonienne, plus de 13 000 personnes, en majorité des familles syriennes et irakiennes, s'entassent dans le camp d'Idomeni, devenu le symbole de la crise humanitaire en cours. L'Union européenne et la Turquie sont plus que jamais sous pression pour finaliser un accord.
Vidéos A la une
Juste avant minuit à Idomeni... Ces réfugiés attendent le signal, ce sont les prochains dans la file d'attente pour traverser la frontière gréco-macédonienne. Le rêve européen est à portée de main, à seulement quelques mètres, mais ils ne savent pas quand et si les gardes-frontières les laisseront passer... 'Je voudrais aller en Allemagne parce que mon mari est là-bas, et je suis enceinte de 9 mois', explique une réfugiée syrienne La plupart des réfugiés savent qu'ils passeront encore de nombreuses nuits à Idomeni. C'est pour cela qu'ils se battent presque pour avoir de la nourriture, des vêtements... Des bénévoles comme Marilena Zarfdjian ont du mal à retenir leurs larmes quand ils parlent du drame que vivent les réfugiés : 'Je ne peux pas en parler... Ce sont des êtres humains... Nous vivons dans notre confort, nos maisons. Bien sûr, nous avons nos problèmes et cette crise économique, mais ici, il s'agit de survie.' Même pendant la nuit, des volontaires venus de Thessalonique, distribuent de la nourriture aux réfugiés affamés. Tous les jours, ils déchargent des camions qui ont été remplis grâce aux dons de simples Grecs. 'En tant qu'humain, nous ressentons le besoin de venir à Idomeni et d'aider ces gens qui souffrent. Ils sont pauvres, ils sont coincés ici, attendant que les frontières s'ouvrent. Certains sont arrivés il y a 15 jours. Ils n'ont rien à manger...' explique Dimitris Papageorgiou. La faim n'est pas le seul ennemi des réfugiés. Le mauvais temps et la pluie sont difficiles à endurer. Les femmes et les enfants n'ont pas d'autre option que de dormir à même le sol, dans la boue. La seule chose qu'ils veulent, c'est passer la frontière et continuer leur voyage. 'C'est très mauvais, très mauvais, il pleut, il pleut, et personne ne nettoie. Nous sommes fatigués, mais on ne veut pas de nourriture, on veut juste aller en Allemagne, en Allemagne' explique une autre syrienne, un enfant dans les bras. Il n'y a pas de mot, les réfugiés espèrent que quelque chose va changer... Et notre correspondant Apostolos Staikos de conclure, 'de nombreux réfugiés et migrants ont réalisé qu'ils n'atteindront pas leur destination finale, que beaucoup d'entre eux resteront en Grèce. Les Grecs aussi comprennent que les réfugiés ne quitteront pas leur pays, que des milliers resteront là, piégés...'
Vidéos A la une
Des dizaines de milliers de migrants demeurent bloqués en Grèce dans des conditions misérables en raison de restrictions imposées par plusieurs pays des Balkans. Au camp du poste-frontière gréco-macédonien d'Idoméni, il seraient plus de 13.000. Apostolos Tzitzikostas, gouverneur de la province grecque, a demandé l'ouverture des frontières et des sanctions de la part de l'Union européenne. La Macédoine a fait passer seulement 2.000 migrants depuis les deux dernières semaines.
Vidéos A la une
Face à l'afflux de migrants à leurs portes, certains pays européens ont fait ériger des murailles de barbelés. Notamment en Macédoine, en Grèce, en Serbie et en Croatie. Étant les premiers pays à être confrontés à l'arrivée de migrants, ces nations n'ont pas hésité à durcir les contrôles.
Vidéos A la une
Des milliers de réfugiés sont bloqués en Grèce, au point de passage d'Idomeni, à la frontière macédonienne. L'ex-République yougoslave de Macédoine, comme d'autres pays des Balkans, impose des restrictions à l'entrée de son territoire. L'ONU s'inquiète de la dégradation des conditions de vie de ces réfugiés.
Vidéos A la une
Les migrants débarquant en Grèce ne savent généralement pas que la frontière avec la Macédoine est fermée avant d'arriver au Pirée. Entassés dans un terminal du port, ils se demandent ce qu'ils vont bien pouvoir faire. "On se demande pourquoi on a été invités par les Européens si notre destin est d'être piégés", s'emporte Rami, qui a fui la Syrie avec femme et enfants. Sur place, les bénévoles se sentent coupables de ne pas pouvoir aider les migrants à avancer. Selon les ONG locales, 3.000 personnes vivent actuellement sur les quais du Pirée.
Vidéos A la une
Ils sont désormais près de 7 000 entassés à la frontière gréco-macédonienne. Au poste frontière d'Idomeni, tous espèrent pouvoir passer côté macédonien, mais les grilles ne s'ouvrent que par intermittence, d'où les tentatives récurrentes de passage en force. S'ajoutent à cela des conditions météo de plus en plus difficiles dans le camp, les pluies de la nuit ayant transformé le terrain en champ de boue. 'C'etait un cauchemar, témoigne un réfugié syrien. Nous nous sommes réveillés dans une piscine. On a dû déplacer notre tente à un autre endroit parce qu'elle était pleine d'eau. C'était une très mauvaise nuit.' L'ex-République yougoslave de Macédoine et les autres pays sur la route des Balkans ont drastiquement limité le nombre de migrants autorisés sur leur sol. Seuls les Syriens et les Irakiens sont admis en Macédoine mais au compte-goutte, et beaucoup de réfugiés ne veulent pas intégrer le programme de répartition européen qui leur assurerait une relocalisation, mais sans qu'ils aient le choix du pays d'accueil. Or en Grèce, le nombre de migrants et de réfugiés arrivés par la mer ne cesse de gonfler. Ils sont 22 000 à ce jour.

Pages

Publicité