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Au Brésil, Dilma Rousseff est sur le point de céder le pouvoir. Le Sénat est en ce moment réuni pour une session marathon afin de décider ou non de destituer la présidente brésilienne, accusée de maquillage de comptes publics. Et la balance ne penche pas en sa faveur. Depuis hier matin, les sénateurs s'expriment à la tribune à tour de rôle pendant 15 minutes pour défendre ou accabler Dilma Rousseff. Ils vont ensuite prendre part à un vote. Si une majorité des 81 sénateurs souhaite sa destitution, la présidente devra céder le pouvoir à son vice-président Michel Temer pour une durée maximale de 180 jours. Elle devra être soumises à un procès en destitution. Ce procès sera organisé par le Sénat. Cette fois, si deux tiers de ses membres votent en faveur d'une destitution, Dilma Rousseff sera définitivement écartée du pouvoir et ne pourra pas se représenter avant 8 ans. Le vice-président Michel Temer sera alors confirmé dans son intérim pour gouverrner jusqu'à la fin du mandat, le 31 décembre 2018. A l'extérieur du Sénat à Brasilia, la tension reste vive. 5 000 manifestants, anti et pro-Dilma Rousseff sont présents. Face à la foule, un dispositif policier impressionnant a été déployé. Les supporters de la présidence dénoncent un coup d'État. Le camp d'en face l'accuse de corruption. Le Brésil semble aujourd'hui profondément divisé. Selon les derniers sondages, environ 60 % des Brésiliens souhaiteraient le départ de Dilma Rousseff.
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Dilma Rousseff, présidente du Brésil, pour encore quelques heures...une probabilité qui se rapproche un peu plus. Mercredi, le Sénat se prononce sur la procédure de destitution. Sur les 81 membres de la Chambre, une cinquantaine ont déjà annoncé leur intention de voter contre la Présidente. Alors Dilma Rousseff tente de rassembler ses troupes. Lors d'un rassemblement, mardi, elle a assuré qu'elle ne démissionnerait jamais de son poste. Après une journée de lundi riche en rebondissements juridiques, l'avocat général du Brésil, Eduardo Cardozo, a annoncé avoir déposé une requête en annulation de la procédure de destitution devant la Cour suprême du pays. Il estime la décision des députés, prise le 17 avril, politiquement motivée. En attendant la réponse, la société brésilienne reste profondément divisée sur le sujet. A Brasilia, les 'anti-Dilma' occupent les avenues de la capitale au cri de 'dehors Dilma', tandis qu'à Rio, ses supporters dénoncent un coup d'état. Selon les médias locaux, les équipes du palais présidentiel auraient déjà commencé à préparer le départ de Mme Rousseff du 'Palacio Planalto'.
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A la nuit tombée, les partisans de la destitution de Dilma Rousseff, sont descendus dans les rues de la capitale fédérale, Brasilia. La conclusion d'une folle journée...Dans la matinée, le président du Congrès des députés, Waldir Maranhao, a annulé le vote du 17 avril qui avait approuvé la procédure de destitution. Pour valider sa décision, le Sénat devait donner son accord. Quelques heures plus tard, la réponse est tombée: fin de non-recevoir de son président Renan Calheiros. 'Accepter une telle plaisanterie avec la démocratie me compromettrait personnellement dans le retard du processus. Il n'appartient pas au président du Sénat de dire s'il est juste ou injuste, mais à l'assemblée plénière du Sénat' Pour la principale intéressée, il y a encore une fine voie constitutionnelle à exploiter mais le chemin est étroit pour éviter une destitution. La Cour suprème va ainsi devoir examiner rapidement l'annulation du vote des députés. Mais la procédure a de grandes chances de suivre son cours. Les sénateurs restent appelés à voter mercredi l'ouverture d'un procès en destitution. Sa validation entraînerait alors la suspension de Madame Rousseff du pouvoir pendant 180 jours. Et l'issue de ce vote ne fait guère de doute: sur 81 sénateurs, 50 ont déjà fait part de leur intention de voter contre l'actuelle présidente. Avec AFP
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Au Brésil, l'étau se resserre un peu plus autour de Dilma Rousseff et Lula. Le procureur général a demandé l'ouverture d'une enquête contre la présidente brésilienne pour obstruction à la justice. En cause, la nomination en mars de son prédécesseur au poste de chef de cabinet, l'équivalent de Premier ministre. Or, pour le Procureur, cette nomination, bloquée depuis par la justice, a pu avoir pour objectif de perturber les investigations en cours sur le scandale de corruption Petrobras. La présidente brésilienne n'a jamais été autant menacée. Les sénateurs doivent décider la semaine prochaine s'ils votent pour sa destitution, comme l'ont déjà fait les députés. Par ailleurs, le procureur a demandé ce mardi, au Tribunal suprême fédéral, l'autorisation d'inclure Lula dans l'enquête principale pour 'association de malfaiteurs sur les détournements de fonds systématiques au sein du groupe pétrolier publique.' Cette requête vise également trois ministres influents du gouvernement de Dilma Rousseff. Avec AFP
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Dilma Roussef se dit 'indignée' par le vote, dimanche, d'une large majorité des députés en faveur de sa destitution. La présidente accuse son vice président, l'ancien avocat Michel Temer, d'être l'instigateur de ce qu'elle appelle un 'coup d'état' avec pour objectif de la remplacer si elle était destituée. 'Je fais face à un coup d'état' dit-elle. 'Un coup d'état sous l'apparence d'un processus légal et démocratique pour perpétrer le plus scandaleux des crimes contre une personne : l'injustice de condamner une personne innocente.' La présidente brésilienne rappelle avoir été élue avec 54 millions de voix, elle exclut de démissionner et a l'intention se défendre jusqu'au bout. 'Je vais continuer à me battre' dit-elle. 'Je vais faire face tout au long la procédure, je vais me défendre au Sénat. Sauf surprise le Sénat devrait confirmer le vote de l'Assemblée. Pour cela, un vote à la majorité simple, qui semble acquis, suffirait pour ouvrir une enquête et écarter la présidente pour une durée maximale de 180 jours. À l'issue de l'enquête, la destitution ne pourrait être validée que par un vote du Sénat à la majorité des deux tiers : les partisans de Dilma Roussef espèrent que les sénateurs de l'opposition ne seront pas suffisamment nombreux.
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Pour ou contre la destitution de la présidente brésilienne Dilma Rousseff. La Chambre basse procède à un vote décisif ce dimanche. Les députés débattent du sujet depuis vendredi. Brésil: Rousseff et Lula à l'attaque à la veille du vote sur la destitution https://t.co/AMbpyI0kY5 par DCWroclaw #AFP- Agence France-Presse (afpfr) 16 avril 2016 D'après des estimations réalisées par des quotidiens brésiliens, le vote en faveur de la destitution atteindrait tout juste la majorité nécessaire des deux tiers. Le Brésil suspendu au sort de la présidente Dilma Rousseff https://t.co/uSN1OpGqC6 #AFP pic.twitter.com/foHkVZ7Rw8- Agence France-Presse (@afpfr) 16 avril 2016 La présidente a défendu une nouvelle fois son honneur lors d'une allocution télévisée ce samedi. Dès ce matin, de nombreux Brésiliens favorables au départ de Dilma Rousseff ont manifesté à Brasilia, à proximité du Congrès. Des partisans de la présidente doivent également se rassembler dans la capitale et dans d'autres villes du pays. A Brasilia, une imposante barrière d'un kilomètre de long et deux mètres de hauteur a été érigée pour séparer les deux camps.
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La Chambre basse du Parlement brésilien a poursuivi ses débats sur la destitution de la présidente Dilma Rousseff. Le vote est prévu ce dimanche. Si les deux tiers des députés se prononcent pour son départ, ce choix devra encore être confirmé par le Sénat. Le Brésil suspendu au sort de la présidente Dilma Rousseff https://t.co/uSN1OpGqC6 #AFP pic.twitter.com/foHkVZ7Rw8- Agence France-Presse (@afpfr) 16 avril 2016 A la télévision, la chef de l'Etat a défendu son honneur. 'La procédure à mon encontre et l'analyse faite au Congrès n'est rien d'autre qu'une fraude, a déclaré Dilma Rousseff. Une fraude politique et judiciaire. Dans l'histoire de notre pays, sans cela, une destitution ne serait pas possible. Le Brésil et la démocratie ne méritent pas une telle farce. Je demande à tous les Brésiliens de ne pas se laisser tromper.' Brésil: Dilma Rousseff se défend à la veille du vote sur sa destitution https://t.co/iBrAdgsh6d pic.twitter.com/yrfjUGcTY0- RFI (@RFI) 16 avril 2016 Brésil : le processus de destitution de Dilma Rousseff entre dans une phase décisive https://t.co/IqVamUD8FW pic.twitter.com/91Bx3ozNmM- Le Figaro (@Le_Figaro) 15 avril 2016 Des dizaines de milliers de partisans et d'adversaires de Dilma Rousseff devraient manifester ce dimanche à proximité du Congrès, dans la capitale, Brasilia. Des barrières métalliques ont été érigées pour éviter toute confrontation entre les deux camps.
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Son destin divise le pays comme jamais. Dilma Rousseff, la présidente du Brésil, pourrait être destituée par un vote des parlementaires dimanche. A l'origine de la crise politique, un gigantesque scandale de corruption, l'affaire Petrobras. Lula, son ancien mentor, aurait, via cette entreprise publique, perçu de l'argent. Mi-mars, elle lui a offert un poste au gouvernement synonyme d'immunité. La goutte d'eau pour de nombreux Brésiliens. L'opposition l'accuse aussi d'avoir sciemment maquillé les comptes du pays pour obtenir sa réélection en 2014. Une procédure de destitution ne peut aboutir seulement s'il y a eu un 'crime de responsabilité'. La question est donc de savoir si ce tour de passe-passe budgétaire en constitue un. 'Sans crimes de responsabilité, ce n'est pas une destitution, mais un coup d'Etat', a plaidé l'avocat général du Brésil José Eduardo Cardozo, un des défenseurs de Madaem Rousseff face à une assemblée bouillonnante. De son côté, Lula a pris la parole à la télévision vendredi. Il a tenté de se montrer confiant. 'Une fois que la destitution sera évitée, je m'engagerai avec la présidente Rousseff à mettre en place une nouvelle forme de gouvernance pour le Brésil. Pour cette prochaine étape, je mettrai mon expérience d'ancien Président à profit pour aider le dialogue et la réunification de ce pays'. Au sein du Parlement, il faut une majorité des deux tiers pour procéder à la destitution, soit 342 députés, 343 y seraient désormais favorables. La partie va donc être serrée. Il reste deux jours de débats.
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Au Brésil, l'ex-chef de l'Etat, Luiz Inacio Lula da Silva, poursuit sa campagne de soutien en faveur de Dilma Rousseff. L'actuelle présidente reste sous la menace d'une procédure de destitution lancée par des députés de l'opposition, qui l'accusent d'avoir maquillé les comptes publics en 2014 pour favoriser ainsi sa réélection. S'exprimant devant ses partisans près de São Paulo, Lula a insisté sur le caractère illégal de cette procédure : 'L'opposition veut renverser le gouvernement, et pour y parvenir, elle a trouvé le moyen le plus sale. Car, s'il est vrai que l'impeachment est dans la Constitution, il ne peut s'appliquer seulement en cas de responsabilité pénale, ce qui n'est pas le cas pour Dilma.' Les députés pourraient se prononcer d'ici dix jours sur cette procédure de destitution, qui doit être approuvée par une majorité des deux tiers. Malgré la tempête, Dilma Rousseff fait bloc, en dépit d'une cote de popularité à un niveau bas historiquement et du scandale de corruption Petrobras, qui éclabousse sa majorité, et plus généralement la sphère politique et économique au Brésil.
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Lula, l'homme du miracle brésilien des années 2000, ex-président charismatique, est à présent au coeur d'une crise politique qui enfonce le géant sud-américain dans la division et le chaos institutionnel. Six ans après avoir quitté le pouvoir, Luiz Inacio Lula da Silva est soupçonné par des juges d'enrichissement illicite, de falsification de documents et de blanchiment d'argent, dans le cadre de l'enquête sur le gigantesque scandale du groupe Petrobras. Visé par deux enquêtes judiciaires, l'icône de la gauche brésilienne est soutenue par la présidente Dilma Rousseff. La voici au domicile de celui qui reste son mentor politique, une visite au lendemain d'une brève mais humiliante interpellation le 4 mars dernier. Alors quand, quelques jours plus tard, la présidente le nomme 'ministre d'Etat, chef de la Maison Civile', les crispations se font plus fortes. Car ce poste, qui s'apparente à une sorte de Premier ministre ayant beaucoup de pouvoirs, lui permet d'échapper à la menace d'un placement en détention par le juge fédéral Sergio Moro en charge de l'enquête Petrobras. L'investiture se passe donc dans une ambiance houleuse... D'autant que la veille de cette cérémonie, le juge Moro a rendu publique l'enregistrement d'une conversation téléphonique entre Rousseff et Lula. On y entend la présidente expliquait qu'elle va lui faire rapidement parvenir son décret de nomination pour qu'il s'en serve 'seulement en cas de nécessité'. Nombreux sont ceux qui ont interprété ces propos comme une allusion à une arrestation. L'enregistrement fait l'effet d'une bombe, et déclenche des manifestations d'indignations dans les rues. Les anti-Dilma, déjà mobilisés de longue date, se déchaînent et réclament la destitution de la présidente brésilienne. C'est le soir même de l'investiture, que les députés ont donc lancé la procédure de destitution contre la présidente. Une procédure complexe qui prend du temps... Depuis décembre, l'opposition tente de l'évincer du pouvoir. Elle accuse Dilma Roussef d'avoir maquillé les comptes publics de 2014 et 2015 pour camoufler la crise économique et favoriser ainsi sa réélection, elle l'accuse aussi d'avoir financé sa campagne électorale avec des fonds de la compagnie publique pétrolière Petrobras.
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Nouvelles manifestations émaillées de violences la nuit dernière au Brésil. A Brasilia et à Rio, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, ulcérées par la nomination de l'ancien président Lula au poste de directeur de cabinet du gouvernement de Dilma Rousseff. Les deux dirigeants sont ébranlés par un scandale d'Etat de corruption. La présidente brésilienne, menacée de destitution, y voit une tentative de putsch. 'Je me bats contre la corruption, explique cette manifestante. Parce qu'après ce qui s'est passé, nommer Lula comme ministre, c'est comme une gifle à la face du peuple brésilien. Je suis venue seule ici, je crois au changement pour notre pays et j'espère sérieusement que cela va porter des fruits dans le futur'. A peine le décret de nomination de Lula publié et l'ancien président intronisé, un juge a ordonné sa suspension, considérant qu'il pouvait s'agir d'entrave à la justice. Dilma Roussef fait quant à elle l'objet d'une procédure de destitution, une commission spéciale a été nommée au parlement à cet effet et doit rendre un rapport. La bourse de Sao Paulo, anticipant la chute d'un gouvernement incapable de sortir le pays de la crise économique, a bondi de plus de 6%. Aujourd'hui de nouvelles grandes manifestations sont organisées dans tout le pays.
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Des gaz lacrymogènes tirés à l'extérieur du palais présidentiel à Brasilia. Les forces de l'ordre ont dû intervenir pour éloigner les opposants. Et dans le même temps, les partisans de la présidente Dilma Rousseff qui font profil bas. >> Nouvelles manifestations au Brésil autour du cas Lula La situation politique au Brésil devient, presque d'heure en heure, un peu plus instable. Il y a non seulement les manifestants qui, encore une fois, ont appelé au départ de Dilma Rousseff. Mais il y a aussi les députés qui, dans l'après-midi, ont donné le coup d'envoi de la procédure de destitution de la présidente, avec la mise en place d'une commission spéciale chargée de plancher sur le sujet. Tout cela a donc sérieusement terni la cérémonie de prise de fonction de Lula da Silva au poste de chef de cabinet. Pas de 'miracle Lula' Ce retour aux affaires de l'ex-président devait pourtant marquer un nouveau départ pour un gouvernement englué dans un scandale de corruption, plombé par une situation économique morose, et empêtré dans une crise politique. Mais 'l'effet Lula' aura tourné court. L'ancien président charismatique n'a pas dit un mot de la journée. On le soupçonne d'avoir été nommé à ce poste juste pour échapper à une éventuelle mise en détention. Car il est lui-même soupçonné de corruption dans le scandale Petrobras, à l'origine de tout ce chaos. #Brésil : un juge demande la suspension de l'entrée au gouvernement de #Lula https://t.co/E8hxIVhTNG pic.twitter.com/BshNJ3qdzN- Le Monde (@lemondefr) 17 mars 2016 Selon un récent sondage, 60% des Brésiliens sont favorables à la destitution de Dilma Rousseff. Pour aller plus loin >> Les clés de la crise historique que vit le Brésil >> Brésil: les dates clés du scandale Petrobras >> Brésil : Sergio Moro, le juge au coeur du scandale de corruption Petrobras
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La situation politique au Brésil devient encore un peu plus instable. En témoignent les heurts ce jeudi à l'extérieur du palais présidentiel à Brasilia. D'un côté, les partisans de la présidente Dilma Rousseff. De l'autre, ses opposants. >> Nouvelles manifestations au Brésil autour du cas Lula Au coeur du conflit : la nomination de l'ex-président Lula au poste de chef de cabinet. Une nomination contestée par un juge, alors même que l'intéressé venait de prendre ses fonctions. Le magistrat a demandé à la présidente de suspendre l'entrée de Lula au gouvernement, estimant que cette nomination pouvait constituer une entrave à la justice. #Brésil : un juge demande la suspension de l'entrée au gouvernement de #Lula https://t.co/E8hxIVhTNG pic.twitter.com/BshNJ3qdzN- Le Monde (@lemondefr) 17 mars 2016 La demande du juge a été aussitôt écartée par la présidente. Lors de la cérémonie de prise de fonction de Lula, Dilma Rousseff s'est exprimée comme pour justifier la désignation de celui qui fut son mentor politique. 'Le Brésil traverse une période difficile sur le plan économique et politique. Je ne peux, et je ne veux me priver de personne. Dans ces moments-là, il faut rester uni. Cela vaut pour moi, pour Lula, pour notre base politique, notre base sociale et même pour l'opposition, nous tous qui voulons le meilleur pour notre pays.' Dilma Rousseff, présidente brésilienne Ecoute téléphonique et scandale Pétrobras Lula nommé pour sauver le pays. C'est l'argument officiel. Sauf qu'une conversation téléphonique rendue publique ce mercredi soir laisse penser qu'il s'agit surtout de protéger Lula d'une éventuelle mise en détention. >> Brésil : un enregistrement embarrassant pour Lula et Dilma Rousseff suscite l'indignation En toile de fond, il y a le scandale de corruption Petrobras qui éclabousse une partie de la classe politique. Et cela nourrit le ras-le-bol de la population. Pour aller plus loin >> Brésil : Lula peut-il encore sauver le soldat Rousseff ? >> Brésil : Sergio Moro, le juge au coeur du scandale de corruption Petrobras >> Brésil: les dates clés du scandale Petrobras
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Ils ont pris la rue par milliers. Des manifestations spontanées ont éclaté au Brésil à Brasilia, la capitale fédérale et à Sao Paulo. Après la nomination de Lula au gouvernement alors qu'il est visé par une enquête pour corruption, pour beaucoup de Brésiliens la ficelle était trop grosse. Celui qui a été le mentor en politique de la présidente actuelle, Dilma Rousseff, est désormais protégé par son statut de ministre. Mais c'est la révélation dans la soirée d'un enregistrement de la présidente et de Lula qui a mis le feu aux poudres. Voici la restransciption de la discussion entre les deux membres du Parti des travailleurs: Dilma Rousseff: Bonjour ? Lula: Bonjour D: Lula, laisse moi te dire quelque chose ... L:Dis moi. D: Ecoute, je t'envoie 'Bessias' (un des conseillers juridique de la présidente), il a un document pour toi. Ne l'utilise qu'en cas de besoin. Il s'agit de l'investiture. Ok ? L: Ok... Ok D:Voilà, attends où tu es, ça arrive. L:Je bouge pas, j'attends. Cet extrait a été largement interprété comme la confirmation que l'un des objectifs de la nomination de Lula au gouvernement était bien de le protéger contre un éventuel placement en détention imminent dans le cadre du scandale de corruption Perrobras. Seule réaction de la présidence, une déclaration qui remet en cause la légalité de cette fuite dans la presse. Elle vise directement le juge qui en serait à l'origine, le juge fédéral Sergio Moro. Il s'agit du magistrat qui enquête déjà sur les soupçons de corruption et de blanchiment d'argent qui vise Lula. Il aurait touché personnellement des sommes importantes via Petrobras, l'entreprise publique d'extraction et de raffinage de pétrole. Cet enregistrement audio arrive après des mois de révélation sur les liens entre le Parti des travailleurs et Petrobras.
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Au Brésil, l'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva fait son retour sur le devant de la scène politique. Il a été officiellement nommé ce mercredi 'ministre d'Etat, chef de la maison civile', un poste à cheval entre celui de chef de cabinet et Premier ministre. C'est en tout cas le poste le plus élevé dans le gouvernement. Cette nomination le met en partie à l'abri des poursuites judiciaires. Lula est soupçonné d'être impliqué dans le vaste scandale de corruption Petrobras, du nom géant pétrolier brésilien. Avec cette entrée au gouvernement, l'ancien président éloigne ainsi la menace d'un placement en détention. >> Brésil : l'ex-président Lula rattrapé par la justice dans le scandale de corruption Petrobras Sur le plan politique, le retour de Lula aux affaires se veut comme une ultime bouée de sauvetage pour Dilma Rousseff. L'actuelle présidente, dont Lula fut le mentor, est chaque jour un peu plus menacée de destitution. Ce mardi, un sénateur, lui-même poursuivi dans le scandale Petrobras, a accusé le camp de la présidente d'entraves à la justice. A l'affaire Petrobras s'ajoutent des accusations de maquillage des comptes publics ou encore les effets de la récession économique. Dilma Rousseff bat des records d'impopularité. Ce dimanche, près de trois millions de personnes étaient dans les rues pour réclamer son départ du pouvoir. >> Brésil : raz-de-marée populaire contre la présidente Dilma Rousseff Lula de retour aux affaires pour sauver Rousseff et se sauver lui-même https://t.co/SBrPsmOCna pic.twitter.com/yXPEtWMsEH- Libération (@libe) 16 mars 2016
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L'étau judiciaire se resserre autour de l'ancien président du Brésil, Lula da Silva. Le parquet de Sao Paulo réclame son placement en détention provisoire. Il accuse l'icône de la gauche brésilienne d'avoir porté atteinte à l'ordre public : le 4 mars Lula avait appelé ses partisans à manifester contre la persécution judiciaire dont il se dit l'objet. 'Après un tour d'horizon de témoignages, de documents, a déclaré le procureur Cassio Roberto Conserino, la seule conclusion c'est que l'appartement luxueux était destiné à l'ex-président de la république.' Car si la justice s'intéresse à Lula, c'est à cause d'un triplex qu'il se défend d'avoir acheté, et qui est au nom d'une société de construction, impliquée dans le gigantesque scandale de corruption Petrobras. Les procureurs réclament donc l'inculpation de Lula pour occultation de patrimoine. De quoi assombrir encore un peu plus la présidence de celle qui lui a succédé, Dilma Rousseff. Dimanche des manifestations géantes sont attendues, les opposants de la présidente sont bien décidés à obtenir sa destitution.
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La présidente brésilienne Dilma Rousseff est venue témoigner son soutien à son prédécesseur, Lula, interpellé la veille par la police dans le cadre de l'affaire Petrobras. Dilma Rousseff s'est rendue au domicile de l'ancien chef de l'Etat à Sao Paulo, devant lequel plusieurs centaines de ses partisans étaient à nouveau réunis ce samedi. Lula avait été emmené par la police vendredi à l'aube avant d'être relâché. La justice le soupçonne d'avoir bénéficié de 'faveurs' de la part de grandes entreprises du bâtiment, mises en cause avec la compagnie publique Petrobas dans un vaste scandale de corruption et de malversations. Cette affaire, révélée en 2014, a éclaboussé des dizaines de personnalités politiques, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat. Et elle a considérablement écorné la réputation du géant pétrolier brésilien, un fleuron de l'industrie et autrefois une fierté nationale.
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Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues des grandes villes ce dimanche pour réclamer le départ de la présidente Dilma Rousseff. La dirigeante de gauche est critiquée pour sa gestion économique du pays. Elle fait aussi les frais du scandale de corruption qui touche la compagnie pétrolière Petrobras (voir ici). Cela alimente le ras-le-bol d'une partie de la population. 'Cette manifestation n'est pas pilotée par le PSDB (Parti social démocrate brésilien, principal parti d'opposition, NDLR), assure Luiz Paulo Loureiro, étudiant. Ce n'est pas une mobilisation partisane. Il y a des gens de droite et de gauche, des gens en colère qui réclament un vrai changement, qui veulent en finir avec ce gouvernement corrompu et menteur'. 'Moi, ce que je veux, c'est un meilleur Brésil, ajoute Suely Alencar, une habitante de Rio. Je veux dire aux gens de mieux voter la prochaine fois, parce qu'on en assez du Parti des Travailleurs (formation de Dilma Rousseff, NDLR). Cela ne peut plus continuer avec ce gouvernement !' Une impopularité record Cette journée d'action a semble-t-il rassemblé moins de monde que lors des 2 manifestations en mars et en avril. N'empêche, cela fragilise un peu plus Dilma Rousseff. Sa côte de popularité est au plus bas. Un sondage réalisé par Datafolha paru il y a quelques jours indique que Dilma Rousseff est la présidente la plus impopulaire depuis 30 ans. Deux tiers des Brésiliens disent vouloir qu'elle quitte le pouvoir. Pour aller plus loin > Dilma Rousseff boit le bouillon, au son des casseroles > Un plan d'investissements de 50 milliards au Brésil
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