Vidéos A la une
C'est une scène que l'on voit rarement à l'Assemblée nationale. Jean-Louis Roumégas, le député écologiste de l'Hérault, défend mardi un amendement devant la commission spéciale chargée d'examiner la loi Macron. Dans un souci de "transparence", il explique que son amendement lui a été soufflé par "des associations de consommateurs". Une assertion qui n'est pas du goût de François Brottes (PS), le président de la commission qui recadre amicalement le député en ironisant : "On n'est pas obligé de donner l'origine des amendements, les députés peuvent parfois penser par eux-mêmes avec leur groupe, pour élaborer eux-mêmes des amendements, même si c'est fait en concertation avec tel ou tel acteur de la vie publique (...) Ça donne quand même le sentiment que le travail parlementaire n'est fait que par le biais d'une boîte aux lettres." "On retrouve les mêmes amendements dans des groupes différents..." Une critique qui n'a pas fait taire le député écologiste. Bien au contraire : "A la différence d'autres députés, moi, je le précise quand je prends des amendements qui m'ont été soumis par des associations ou des lobbys... Trop souvent on retrouve les mêmes amendements dans des groupes différents et les gens font comme si c'était une pure coïncidence. Je trouve que ça ce n'est pas normal non plus. Voilà, merci." Après les travaux de la commission spéciale, la loi Macron sera débattue dans l'Hémicycle à partir du 26 janvier. >> A lire aussi : Vidéo - Emmanuel Macron : "L'autocar a un meilleur bilan carbone que le covoiturage"
Vidéos A la une
Les lobbys prolifèrent à Bruxelles. On y compte entre 20 000 et 30 000 lobbyistes presque autant que le nombre d'employés à la Commission. Et Bruxelles arrive juste derrière Washington en nombre de lobby. Bourdin Direct est une émission d'information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l'actualité.
Publicité