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Envie de découvrir l'une des trois capitales baltes ? Partez visiter Vilnius, en Lituanie, qui ne manquera pas de vous charmer avec ses rues pavées, ses superbes églises et sa vie culturelle bien animée. Découverte.     
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Des drones contre le trafic d'alcool : c'est la nouvelle stratégie mise en place par la police lituanienne pour localiser les distilleries clandestines dissimulées dans les forêts du pays. Ces appareils, habituellement utilisés lors d'opérations de renseignement militaire, sont équipés de caméras thermiques capables de détecter des zones anormalement chaudes. La Lituanie est le premier pays consommateur d'alcool de l'Union européenne, avec quatorze litres par personne et par an, contre dix litres en moyenne en Europe.
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Le site web du parlement lituanien a été victime d'une cyberattaque, alors que ce lundi, un colloque international sur la violation des droits de l'homme dans les territoires occupés de Crimée allait être retransmis en direct sur sa chaîne Youtube. Impossible donc pour les internautes étrangers de le visionner. Les pirates n'ont pas été identifiés.
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Après avoir posté une demande sur Youtube implorant les autorités lituaniennes de l'accueillir sur son sol, un Afghan de 22 ans, ancien traducteur des troupes lituaniennes en Afghanistan, a été accueilli à Vilnius, où il avait fait une demande d'asile.
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La colère des producteurs de lait en Lituanie. Ils ont défilé dans la capitale Vilnius, certains déguisés en vache, d'autres portant des cercueils, afin d'alerter le gouvernement sur les difficultés de leur métier. Les faibles prix du lait sont au centre de leurs préoccupations.
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Cette semaine dans Business Planet, Serge Rombi vous fait découvrir l'innovation dans l'organisation des lieux de travail. Serge Rombi, Euronews : 'L'innovation dans l'organisation sur les lieux de travail, c'est l'une des grandes tendances qui booste les entreprises européennes. Pour en parler, je suis avec Rasa Rotomskiene, l'une des ambassadrices du réseau européen pour l'innovation sur les lieux de travail. De quoi s'agit-il exactement ?' Rasa Rotomskiene : 'Il s'agit de tous les aspects qui peuvent aider votre entreprise à gagner en compétitivité et qui requièrent davantage de créativité de que d'importants investissements financiers : l'organisation de la production, le management, l'environnement de travail, etc.' Serge Rombi, Euronews : 'Voici une illustration concrète avec cette entreprise, ici à Vilnius.' -- Comme chaque semaine, les ouvriers de la PME industrielle Arginta se retrouvent pour une réunion un peu particulière. Objectif : comprendre les dysfonctionnements dans la production, en analyser ensemble les raisons et surtout proposer des solutions pour améliorer le processus. Ici, l'organisation a été complètement repensée il y a deux ans. A l'époque l'entreprise comptait seulement trois inspecteurs qualité. Aujourd'hui, ce sont donc les 200 salariés qui sont désormais invités à veiller sur la qualité. Une nouvelle organisation qui repose aussi sur de nouveaux principes de management. 'Les décisions pour améliorer la qualité peuvent être prises par chacun des employés de l'entreprise quel que soit son niveau et son domaine', explique Tomas Jaskelevicius, directeur du développement. 'Désormais, les bonus sont versés en fonction des résultats d'équipe et non plus en fonction des résultats individuels.' Tout cela agit aussi bien sûr aussi sur l'engagement, et donc la productivité des salariés. D'ailleurs, le bilan de cette nouvelle organisation est très intéressant. Alors que cette PME affichait des pertes en 2013, elle a désormais retrouvé un résultat positif. La société fait partie du top 3 dans son secteur de fabrication, de la transformation et de l'installation de pièces métalliques. Elle a aussi développé un important réseau de sous-traitants en Lituanie. Il faut dire que l'objectif sur le niveau de qualité a été largement atteint. 'Aujourdh'ui notre indice qualité est atteint à 99%', se félicite Tomas Jaskelevicius. 'Il y a deux ans, nous étions à 80%. La qualité, c'est ce qu'il y a de plus important pour nos clients internationaux. C'est leur priorité numéro une.' -- Serge Rombi, Euronews : 'Rasa Rotomskiene, quel conseil vous donneriez aujourd'hui à Tomas Jaskelevicius ?' Rasa Rotomskiene : 'Mon conseil, c'est de continuer dans cette voie. Garder des employés qui sont engagés et motivés, s'assurer de la détermination des managers et prendre du plaisir au travail.' Le Réseau européen pour l'innovation sur les lieux de travail (The European Workplace Innovation Network) a été mis en place par la Commission européenne a mis en place EUWIN, le European Workplace Innovation Network. Il regroupe 1 500 experts et permet de mieux comprendre les méthodes et l'efficacité de ce genre de pratiques par le biais d'une banque de données, de newletters, de divers événements et conférences. Serge Rombi, Euronews : 'Rasa Rotomskiene, si moi aussi j'ai envie de rejoindre le réseau EUWIN, comment ça se passe ? C'est simple ?' Rasa Rotomskiene : 'C'est gratuit et ouvert à tous. Il faut simplement s'inscrire en ligne pour accéder à toutes les ressources offertes par le réseau.' Serge Rombi, Euronews : 'Merci beaucoup ! Pour plus d'infos, rendez-vous sur la page web de Business Planet. Quant à nous on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode !'
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La scène s'est déroulée à Vilnius, en Lituanie. Après un refus d'obtempérer, une course poursuite s'est engagée entre un homme et la police. Ivre, il n'a pas hésité à emprunter des routes de campagnes. (Crédit images : Reuters).
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Il s'agit d'une mesure temporaire selon Washington qui comprend des véhicules de combats et des équipements associés. Une première depuis la chute du Mur de Berlin en 1989. L'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie et la Pologne sont concernées au moment où ces pays sont de plus en plus inquiets depuis l'annexion de la Crimée et les combats en Ukraine. 'Malheureusement, nous avons passé beaucoup de temps à évoquer les récentes tentatives de la Russie de revenir en arrière, surtout ici dans la région de la Baltique', explique Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense. Le ministre estonien de la Défense tient néanmoins à rassurer : 'nous ne parlons pas d'entrer dans un nouveau type de guerre froide et de course aux armements, nous ne cherchons pas collectivement à répondre à Poutine, je veux dire, tank pour tank, hélicoptère pour hélicoptère ici dans la Baltique'. C'est pourtant un bras-de-fer. Ce projet américain a déjà provoqué la colère de Vladimir Poutine. Le président russe a annoncé en réponse le renforcement de son arsenal nucléaire avec 40 nouveaux missiles intercontinentaux d'ici la fin 2015. Le "plus grand renforcement" de l'OTAN depuis la guerre froide http://t.co/sPNo56SnM0- La Presse (@LP_LaPresse) 17 Juin 2015
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Ce devait être un jour de joie pour la Lituanie... Mais c'est avec une vraie angoisse que le petit pays balte a célébré le 25e anniversaire de son indépendance. Ce qui se passe en Ukraine, l'annexion de la Crimée, l'attitude de la Russie inquiète beaucoup les Etats baltes, qui ont subi le joug soviétique pendant 50 ans. 'Nous avons besoin de la même unité aujourd'hui, un quart de siècle plus tard. Quand le cliquetis des armes se fait entendre depuis la même direction. Quand les armes sont utilisées pour étouffer la voix de la liberté.' Vytautas Landbergis, premier président de la Lituanie indépendante, accuse le président russe de poursuivre 'un programme clair en vue de rétablir l'empire soviétique : 'Si l'agression des fous ne peut pas être stoppée et si l'empire retourne à ses anciennes colonies, notre success story pourrait devenir temporaire et finir en cendres.' Les trois pays baltes, qui ont rejoint l'Union européenne et l'Otan, comptent sur l'Ouest pour leur venir en aide en cas d'invasion russe. Pour les rassurer, les Etats-Unis ont commencé à déployer 3.000 soldats pour trois mois dans les pays baltes, ainsi que des chars et des équipements.
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Des blindés de combat Stryker américains qui défilent avec l'armée estonienne le jour de l'anniversaire de l'indépendance de la République balte, tout un symbole alors que la menace de la Russie voisine plane sur les anciennes républiques soviétiques désormais ralliées à l'OTAN et à l'Union Européenne, l'Estonie donc mais aussi la Lettonie ou la Lituanie. Depuis la crise ukrainienne et l'annexion de la Crimée il y a un an, les relations entre la Russie et les Occidentaux se sont fortement dégradées. Les pays de la région s'inquiètent des démonstrations de force de l'armée russe qui s'aventure de plus en plus près de leur espace aérien allant même parfois jusqu'à frôler celui du Royaume-Uni. Les 28 membres de l'OTAN sont engagés par l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord sur la solidarité entre membres en cas d'attaque armée. Or, des pays neutres comme la Finlande, qui partage 1 300 km de frontière avec la Russie, commencent aussi a s'inquièter. Ainsi, lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire général de l'OTAN, le premier ministre finlandais, Alexander Stubb, a reconnu que la possibilité d'intégrer l'Alliance était désormais une question qui pourrait se poser lors des prochaines élections nationales. Une option encore impensable il y a quelques mois. Aujourd'hui, plus de 60% des finlandais craignent pourtant une agression russe. Début février, l'OTAN a décidé de renforcer son flanc oriental en créant une force de réaction rapide de 5 000 effectifs et 6 postes de commandement en Europe de l'Est. En mer Noire, face à la Crimée, l'Alliance mène des exercices, là aussi en risposte a l'activité militaire russe dans la région.
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Une caméra embarquée dans une voiture de police a filmé cette scène spectaculaire en Lituanie, digne d'un film d'action : la police emmenant en urgence un bébé à l'hôpital. Les policiers de Vilnius ont rencontré sur la route un homme qui portait son bébé en train de suffoquer, il s'était étouffé avec de la nourriture. Le bébé inconscient a été conduit par la police à l'hôpital, leur voiture a atteint jusqu'à 128 km/h sur une petite route. Après son arrivée à la Baltic American Clinic, le bébé a survécu et a été transféré dans un hôpital pour enfants pour rester en observation.
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Ce petit état balte a adopté la monnaie commune mercredi à minuit dans l'allégresse générale. Il rejoint ainsi la Lettonie et l'Estonie. "Un vrai changement dans le fonctionnement de la gouvernance de la BCE" pour l'économiste Valérie Plagnol.
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La Lituanie est devenu ce 1er janvier le dix-neuvième pays de la zone euro. Le pays balte de trois millions d'habitants espère s'ancrer d'avantage dans l'Union européenne, inquiet qu'il est de l'appétit militaire et territorial grandissant de son voisin russe.
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Les euros lituaniens sont bien arrivés, mais ils sont arrivés avec sept années de retard. Le litas était lié à l'euro depuis 2002, et le passage à l'euro était initialement prévu en 2007, mais la crise a tout retardé. La Lituanie est ainsi la dernière des trois républiques baltes à adopter la monnaie unique. L'Estonie l'a fait en 2011, et la Lettonie en 2014. L'expérience positive de ses deux voisins a eu un effet rassurant et encouragé Vilnius à marcher dans leurs pas. Désormais, la zone euro compte 19 des 28 pays de l'Union européenne. Autrement dit, 337 millions d'Européens partagent la même monnaie. En Lituanie, ils sont trois millions. Pour rééquilibrer ses comptes publics et relancer sa croissance, la Lituanie a eu recours à de très sévères coupes budgétaires, poussant quelque 150 000 Lituaniens à émigrer, notamment vers la Grande-Bretagne. Aujourd'hui, les projections de croissances sont de nouveau très largement dans le vert. Le PIB devrait ainsi progresser de 2,9 % en 2014. La chute vertigineuse de 2009 n'est plus qu'un mauvais souvenir. L'adoption de l'euro pourrait profiter au PIB lituanien à hauteur de 1,3 % à long terme. La monnaie unique va également bénéficier aux exportations lituaniennes, 60 % desquelles se font vers l'UE. Mais il y a d'autres conséquences selon l'analyste d'IG Market Alastair McCaig : 'il y a de toute évidence, historiquement, un certain sentiment d'insécurité ressenti par beaucoup dans ces pays baltes qui se trouvent entre la Russie et l'Occident, et je pense que tout renforcement de leurs liens dans le monde des affaires occidental contribue a les tranquilliser.' Prendre ses distances avec la Russie passe par l'indépendance énergétique, une obsession pour la Lituanie. L'arrivée fin octobre d'un terminal flottant de gaz naturel liquéfié devrait y contribuer, puisqu'il permettra à ce petit pays, dans les mois qui viennent, d'importer du gaz de Norvège.
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Le passage à 2015 a aussi changé la vie. Le pays est devenu le 19ème Etat à adopter la monnaie européenne. Pour le Premier ministre Algirdas Butkevicius, premier Lituanien à avoir retiré un billet de 10 euros à un distributeur de Vilnius, l'euro est 'garant de la sécurité économique et politique du pays'. Un choix stratégique pour ancrer un peu plus le pays dans le camp européen au moment où la Russie fait étalage de sa force militaire dans la région. Exit le Litas, le changement de monnaie a été rapidement adopté par ce Lituanien : 'depuis que les frontières ont disparu, le monde est devenu global, alors je pense que c'est le meilleur moment pour avoir l'euro. Si nous étions refermés sur nous-même, le litas serait bon pour le patriotisme, mais là avec un monde aussi global, il valait mieux adopter l'euro'. Première république soviétique à avoir déclaré son indépendance en 1990, la Lituanie est le dernier des trois pays baltes à adopter la monnaie européenne. Vilnius espère en bénéficier pour augmenter ses échanges commerciaux et diminuer ses coûts de financement.
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Les porte-monnaies des Lituaniens se vident de leurs Litas. La devise nationale vit ses derniers jours, avec l'adhésion à l'euro au premier janvier 2015. Le petit Etat de quelque 3 millions d'habitants deviendra ainsi le 19ème membre de la zone euro. La Lituanie avait toutefois choisi d'indexer sa monnaie sur le cours de l'euro dès 2002, soit deux ans avant son adhésion à l'Union européenne. Sa politique monétaire dépendait donc déjà de la Banque centrale européenne. 'Je pense que nous avons agi de façon responsable, se félicite le Premier ministre Algirdas Butkevicius, et je ne vois pas d'autre pays où la confiance dans l'euro a atteint 63 %. Je considère que c'est positif et j'ai hâte de quitter ce mécanisme qui rattache le Litas à l'euro.' En somme, la Lituanie, en étant liée à l'euro, en retirait jusque-là surtout des contraintes. Elle s'attend désormais à plus d'investissements et à des crédits moins chers. Touchée par la crise financière en 2007, le pays est passé par une sévère cure d'austérité. Enregistrant 3% de croissance ces dernières années, son économie se porte bien mieux que celles de nombreux pays de la zone euro.
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La Lituanie s'apprête à dire adieu à sa monnaie nationale, le litas. Le pays va devenir le 19ème membre de la zone euro le premier janvier prochain. Une majorité de Lituaniens soutient cette étape majeure dans le rapprochement avec l'Europe de l'Ouest. Mais beaucoup s'inquiètent aussi d'une possible hausse des prix. Une hausse qui restera très limitée promet le gouvernement. Il est vrai que la monnaie lituanienne est soudée depuis 12 ans déjà à l'euro. Pour Visvaldas Matijosaitis, chef d'entreprise, l'arrivée de l'euro ne va pas changer grand chose. 'Aujourd'hui déjà le litas, la monnaie nationale est solidement liée à l'euro', explique t-il, 'pour les affaires rien ne va changer. C'est juste bien d'avoir de nouveaux billets en main, et les chiffres seront moins élevés pour les transactions'. Après une douloureuse cure d'austérité, la Lituanie a renoué ces dernières années avec la croissance, et le gouvernement espère avec l'euro, plus d'investissements et des crédits moins chers. Algirdas Butkevicius, le Premier ministre lituanien, estime que 'l'état d'esprit des chefs d'entreprise change. Ils comprennent que nous devrions mieux travailleur, sur des marchés moins risqués. Utiliser une monnaie stable comme l'euro peut diminuer les profits mais apporter une stabilité sur le long terme aux entreprises'. La Lituanie est le dernier des trois états baltes à adhérer à l'euro. Il est limitrophe de l'enclave russe de Kaliningrad. La crise ukrainienne et la peur de l'expansionnisme russe a renforcé la volonté du pays d'ancrer son rapprochement avec l'ouest.
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Dans cette édition de Real Economy : direction la Lituanie afin d'analyser les conséquences de son passage à l'euro le 1er janvier prochain. Pour en parler, deux invités : Algirdas Butkevi ius, le Premier ministre lituanien et Vitas Vasiliauskas, le président du Conseil d'administration de la Banque de Lituanie. Après avoir traversé de graves difficultés financières, l'économie lituanienne a renoué avec la croissance en 2011. Son PIB devrait, selon les prévisions, encore augmenter et l'inflation est sous contrôle. L'emploi connaît une embellie et la dette publique est faible. La Lituanie est le plus méridional et le plus peuplé des 3 Etats baltes. Au XIVe siècle, le grand-duché de Lituanie était alors le plus grand pays d'Europe : il était formé de l'actuelle Lituanie, du Bélarus, de l'Ukraine ainsi que d'une partie de la Pologne et de la Russie. En 1990, la Lituanie est la première des républiques soviétiques à déclarer son indépendance. En 2004, elle adhère à l'Union européenne et à l'OTAN. La Lituanie a pour pays voisins : la Pologne, la Lettonie, le Bélarus et l'enclave de Kaliningrad. Sa population se compose à 84 % de Lituaniens, les Polonais sont 6 % et les Russes 5 %. Sa monnaie nationale - le litas - a été utilisée pour la première fois en 1922, puis a été réintroduite en 1993 en remplacement du rouble. À partir de 1994, le litas est indexé sur le dollar américain, puis sur l'euro depuis 2002. Prévue initialement en 2007, l'entrée de la Lituanie dans la zone euro est repoussée à cause d'une inflation trop élevée et de la crise économique. Aujourd'hui, la Lituanie respecte les critères de convergence et s'apprête donc à devenir le 19e pays membre de la zone euro. Lorsque un pays change de monnaie, l'inflation constitue toujours un sujet d'inquiétude. Pendant la période de transition, le double-affichage des prix, notamment, permettra donc aux consommateurs de vérifier que les commerçants jouent bien la transparence. Autres sujets d'inquiétude : les frais ponctuels et les taux d'intérêt censés baisser après le passage à l'euro. À moyen terme, l'emploi devrait profiter de l'introduction de la monnaie unique. À long terme, cela dit, des reformes structurelles seront nécessaires. Pendant la première quinzaine de janvier, le litas continuera à circuler aux côtés de l'euro, avant de disparaître. L'approvisionnement en euro des banques et des bureaux de poste bat son plein. Des kits 'premiers euros' sont, d'ores et déjà, disponibles pour permettre aux Lituaniens de se familiariser avec leur nouvelle monnaie. En outre, un certain nombre de commerçants se sont engagés à ne pas augmenter leur prix au moment du passage à l'euro. Et pour lutter contre une éventuelle valse des étiquettes, les autorités lituaniennes multiplient les contrôles. De quoi rassurer les Lituaniens qui, globalement, se disent prêts pour le grand saut. Jokubas Skinderskis, propriétaire d'un bar : ' je pense qu'adopter la monnaie unique est une bonne chose. Car jongler entre les différentes devises n'est vraiment pas pratique. ' Kotrina Kurklietyte-Kapkane, vendeuse : ' ça ouvre plein d'opportunités. Pour moi, l'euro est une excellente chose. ' Anna D. Mangirdiene, artiste et propriétaire d'un magasin : 'la hausse des prix, c'est normal parce que toutes les entreprises ont des frais additionnels du fait de l'arrivée de l'euro. ' Jelena Kabiniene, commerçante : ' je partage, en partie, les inquiétudes concernant notre indépendance. Parce que le litas, c'était notre monnaie nationale, c'est notre monnaie de coeur. ' Abordons à présent la question de l'impact sur les prix du passage à la monnaie unique avec le président du Conseil d'administration de la Banque de Lituanie, Vitas Vasiliauskas : ' nous bénéficions de l'expérience très récente de la Lettonie. La hausse des prix directement ou indirectement imputable au passage à l'euro dans ce pays a été de 0,1 %. On peut donc s'attendre à une augmentation similaire en Lituanie, tout en gardant présent à l'esprit que l'on table sur une augmentation des revenus de l'ordre de 4 à 5 %. ' Il n'empêche : la perte de souveraineté monétaire reste un sujet sensible pour bon nombre de Lituaniens. Vitas Vasiliauskas : ' notre taux de change par rapport à l'euro est fixe depuis 2002. Ce qui signifie que nous ne sommes plus 'indépendants', en tout cas, plus en matière de politique monétaire. ' Alors, quels arguments pourraient convaincre les sceptiques du bien-fondé du passage à l'euro ? Vitas Vasiliauskas : ' l'euro abolira le risque de crédit. Il fera baisser les taux d'intérêt. En d'autres termes, nous aurons plus d'opportunités de développement. ' La politique monétaire justement, qu'en pense le gouvernement lituanien ? Le point avec le Premier ministre Algirdas Butkevi ius. Euronews : ' monsieur le Premier ministre, merci de nous accorder de votre temps. L'entrée dans la zone euro, qu'est-ce-que cela change pour la Lituanie ? On a assisté par le passé à une fuite de capitaux, l'inflation posait problème aussi. Est-ce-que la stratégie mise en place par le gouvernement permet véritablement de tourner la page ? ' Algirdas Butkevi ius : ' après la crise économique que nous avons traversée entre 2009 et 2012, nous avons adopté des mesures très claires pour contrôler le marché financier et réduire le déficit fiscal. Nous avons également réformé le secteur de l'énergie afin de limiter les prix des ressources énergétiques. ' Euronews : ' diriez-vous que vous êtes peut-être un peu trop dépendant de la politique monétaire ? ' Algirdas Butkevi ius : ' certainement, mais pas seulement de la politique monétaire. Pour faire court, tout d'abord, il faut savoir que pendant la crise économique, beaucoup de jeunes ont quitté la Lituanie. Il y a eu une vague d'émigration massive. ' Euronews : ' passons à présent à la question des salaires et de la réforme du marché du travail qui pourraient pousser ces personnes à revenir en Lituanie. ' Algirdas Butkevi ius : ' à l'époque, les salaires lituaniens étaient parmi les plus bas de l'Union européenne. Aujourd'hui, ils ont augmenté d'environ 4 à 5 %. En revanche, la productivité du travail n'a pas connu la même progression. ' Euronews : ' est-ce-que cela a à voir avec le vieillissement de la population qui ne peut plus travailler ? Va-t-on assister, du coup, une réforme du système des retraites en Lituanie ? ' Algirdas Butkevi ius : ' oui, vous touchez ici un sujet crucial pour la Lituanie, à savoir : sa situation démographique. Année après année, nous avons de plus en plus de personnes à qui l'on doit verser une pension et il y a de plus en plus de personnes âgées qui ne trouvent plus leur place sur le marché du travail parce qu'on a besoin de personnes de plus en plus qualifiées. Cette problématique occupe une place centrale dans nos réflexions en vue de la mise en place de plusieurs réformes structurelles. ' Partons maintenant pour la Pologne. Ce pays compte aujourd'hui parmi les économies les plus performantes d'Europe de l'Est. La Pologne, doit-elle oui ou non adopter, elle aussi, la monnaie unique ? La question fait débat. Éléments de réponse à Varsovie. Monika Zochowska dirige une start-up spécialisée dans les cosmétiques basée dans la capitale polonaise. Très dynamique, sa société exporte vers toute l'Europe et au-delà. Est-ce pertinent pour la Pologne de rejoindre la zone euro ? Pour Monika en tout cas, la réponse est sans ambiguïté : pour l'heure, c'est non. Monika Zochowska : ' actuellement, conserver le zloty polonais semble plus avantageux. Nous produisons en zloty et nous vendons en euro et c'est très bien comme ça. Aujourd'hui, notre main d'oeuvre est moins chère qu'ailleurs, mais quand nous rejoindrons la zone euro, les salaires vont augmenter. D'ici-là, ma société se sera développée, et donc, ce ne sera pas aussi problématique pour nous. Mais pour les entreprises qui débutent à peine, cela fait une énorme différence. ' Deux tiers des Polonais seraient contre la monnaie unique. Principale raison invoquée : même sans l'euro, l'économie polonaise affiche une croissance rapide. C'est aussi le seul État membre de l'Union européenne à avoir évité la déroute causée par la crise financière internationale. Cela dit, tous ses indicateurs ne sont pas au vert pour autant. Son PIB atteint à peine le tiers du PIB moyen de la zone euro et son taux d'inflation est négatif. À en croire la Banque mondiale, la Pologne aurait donc tout à gagner à intégrer la zone euro. Marcin Piatkowaki, économiste senior à la Banque mondiale : ' le passage à l'euro peut aider la Pologne parce qu'il va accroître l'investissement ainsi que la stabilité économique. L'euro améliorera également sa capacité d'absorption technologique. ' La Pologne le répète à l'envi, elle adoptera l'euro, une fois remplies toutes les conditions requises. Mais avant de franchir le pas, les Polonais veulent être sûrs que la zone euro s'est totalement remise de la crise et que leur pays est fin prêt. Marcin Piatkowaki : ' la Pologne doit faire ses devoirs avant d'être prête à rejoindre la zone euro. Elle doit être parfaitement flexible et compétitive, car c'est la leçon que nous a enseignée la crise. ' Au-delà des enjeux économiques, la situation géopolitique - en particulier, le conflit en Ukraine - pourrait bien pousser la Pologne à se rapprocher plus encore de Bruxelles. Selon le gouvernement polonais, la crise ukrainienne est la plus explosive de toutes celles auxquelles le pays a dû faire face depuis la Guerre froide. Euronews : ' monsieur le Premier ministre, parlons, si vous le voulez bien, de la Pologne qui hésite encore à rejoindre la zone euro. Quels sont les enjeux pour la Lituanie qui, elle, est sur le point d'adopter l'euro, en matière de sécurité ou encore d'économie ? ' Algirdas Butkevi ius, Premier ministre lituanien : ' en effet, décider d'introduire l'euro a été un grand défi. Nous avons pris cette décision début 2013. Il était important pour nous que les 3 États baltes partagent une monnaie commune - l'euro. C'était aussi une décision majeure par rapport au calcul des coûts d'emprunt dans les dépenses des budgets nationaux. Emprunter à un taux d'intérêt plus faible permet évidemment d'abaisser les coûts d'emprunt. ' Euronews : ' estimez-vous avoir besoin de redéfinir vos relations économiques avec la Russie ? ' Algirdas Butkevi ius : ' si nous parlons de développement économique, d'avenir et de nos relations économiques avec la Russie, je dirais que nous travaillons très activement avec les marchés d'Europe de l'Ouest. Nous sommes à la recherche de nouveaux partenariats et de nouveaux contrats à l'étranger. Avant les sanctions, nos exportations vers la Russie s'élevaient à 20 %. Aujourd'hui, de nombreux entrepreneurs ont compris que le marché russe est devenu plutôt risqué. ' Euronews : ' face à une éventuelle réaction de la Russie, quelle est votre stratégie pour contrôler votre inflation et pour garantir la continuité de vos approvisionnements énergétiques ? ' Algirdas Butkevi ius : ' concernant les prix des ressources énergétiques, sachez que le gouvernement lituanien a réussi à faire baisser le prix du gaz : Gazprom a effectivement accepté de baisser ses prix de 20 %. Par ailleurs, nous avons signé un accord pour des livraisons de gaz naturel liquéfié notamment avec la compagnie norvégienne Statoil. Par le passé, nous étions très dépendants de Gazprom, ce qui représentait un facteur de risque très important. Aujourd'hui, nous avons la possibilité de diversifier nos sources d'approvisionnement. Toujours concernant le secteur énergétique, l'année prochaine, nous devrions finaliser 2 projets très ambitieux portant sur des connexions électriques avec la Suède et avec la Pologne. ' C'est ainsi que s'achève notre édition consacrée à la Lituanie. Nous vous souhaitons de très belles fêtes. A l'année prochaine !
Voyages
Le site CNN a établi jeudi son classement des meilleures destinations touristiques "éthiques" pour 2015. Une liste de pays qui font le maximum pour promouvoir les droits humains, pour préserver leur environnement et pour soutenir la protection sociale tout en favorisant une industrie vivante de tourisme communautaire, selon le media. En voici le classement.  
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Dans sept pays à travers le monde, la CIA disposait de "donjons", permettant aux agents de torturer des prisonniers. L'ancien président polonais, Alexander Kwasniewski, a confirmé l'existence de ces centres en Pologne, affirmant que Georges W.Bush était son interlocuteur. La Roumanie, la Bosnie-Herzégovine, la Lituanie, le Maroc, la Thaïlande, l'Irak et l'Afghanistan hébergeaient aussi ces "donjons".
Insolite
Incroyables mais vrais ! Planet.fr revient sur les faits insolites qui ont marqué cette semaine.
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Le secrétaire général de l'OTAN appelle la Russie a retiré ses troupes de l'Est de l'Ukraine et de la frontière. Ce serait une importante contribution à la désescalade du conflit', a ajouté Jens Stoltenberg qui achevait vendredi en Lituanie sa tournée éclair dans les pays baltes. 'Nous avons vu un renforcement militaire. Nous avons vu un mouvement de forces, de matériel, de chars, de l'artillerie et de systèmes anti-aériens modernes (entrant) en Ukraine. (...) Nous avons vu aussi des mouvements de forces vers la ligne qui était supposée être celle sur laquelle devait s'appuyer le cessez-le-feu '. C'est très grave parce que cela sape les accords de Minsk'. La présidente lituanienne Dalia Grybauskaité qui accompagnait le secrétaire général de l'OTAN n'a pas mâché ses mots. 'Un pays qui dit à ses troupes de retirer leurs insignes militaires, qui déploie une armée et de lourds équipements sans signe de reconnaissance, un tel pays porte tous les signes d'un État terroriste'. De son côté, l'ambassadeur de Russie auprès de l'OTAN, Alexandre Grouchko a accusé ce vendredi l'Alliance atlantique de convertir les trois pays baltes en zone d'antagonisme militaire. Avec AFP, EFE et Reuters
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Un bateau au nom revendicateur, des drapeaux, une cérémonie d'accueil : la Lituanie a braqué les projecteurs sur le méthanier Indépendance, un terminal flottant de gaz naturel liquéfié qui brise le monopole du géant gazier russe Gazprom dans les trois pays baltes. Il a été accueilli au port de Klaipeda ce lundi. L'Indépendance a été loué pour dix ans au norvégien Hoegh LNG. Il permettra à la Lituanie de recevoir jusqu'à 4 milliards de mètres cubes de gaz par an, fourni notamment par le norvégien Statoil. 'Personne ne pourra nous faire du chantage ou nous forcer à payer un prix politique, avait déclaré mardi dernier la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, qui a participé à la cérémonie. En février, elle avait assisté à l'inauguration du méthanier Indépendance construit en Corée du Sud. 'C'est un grand pas franchi par la Lituanie, s'est félicité le commissaire européen à l'Energie. Le défi pour l'Europe concernant la sécurité gazière exige d'agir et la Lituanie nous a montré comment faire', a-t-il ajouté. Le contrat entre le russe gazprom et la Lituanie expire à la fin de l'année prochaine. Avec AFP
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Des Ukrainiens et des ressortissants baltes se sont réunis samedi place de l'Europe à Kiev, pour célébrer le 25ème anniversaire de la Voie balte, lorsque deux millions de Lituaniens, de Lettons et d'Estoniens avaient formé une chaîne humaine pour protester contre la domination soviétique. Aujourd'hui, les Baltes sont venus soutenir leurs frères ukrainiens en cette période de crise. 'Aujourd'hui, l'Ukraine se bat pour la liberté et l'unité du pays, donc nous les états baltes, sommes avec l'Ukraine. Les Ukrainiens étaient avec nous en 89 et toutes ces années, donc nous sommes une seule et même grande chaîne' affirme l'ambassadrice de Lettonie en Ukraine. Une cérémonie officielle en présence des chefs de gouvernement des trois états baltes s'est déroulée à la bibliothèque de Riga, la capitale lettone. Plusieurs manifestations étaient prévues ce week-end dans les trois pays. Le 23 août 1989, plus d'un quart de la population des trois pays s'était donné la main sur 600 kilomètres, dans un geste inédit de solidarité et de paix. La chaîne humaine fut un moment décisif sur la voie de l'indépendance, acquise en 1991 par les pays baltes.
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Le géant gazier russe Gazprom a décidé de vendre ses parts dans deux compagnies gazières lituaniennes, Lietuvos Dujos et Amber Grid, pour un montant total de 132,8 millions d'euros. L'Etat lituanien avait déjà brisé le monopole de Gazprom dans cette république balte en reprenant fin mai le contrôle de Lietuvos Dujos, après avoir racheté 38,9% des parts de l'allemand EON, ce qui a rendu le géant russe Gazprom minoritaire dans cette société. Pour diversifier ses sources d'approvisionnement, la Lituanie qui importe la totalité de son gaz de Russie, veut terminer cette année la construction sur le littoral de la Baltique d'un terminal de gaz naturel liquéfié et cherche des fournisseurs.
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Jean-Marc Daniel revient, ce jeudi, dans sa chronique économique quotidienne sur l'entrée de la Lituanie dans la zone euro. Chaque matin, le talk économie de Jean-Marc Daniel propose un édito sur l'actualité économique dans Bourdin Direct, sur RMC la radio d'opinion.
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La Commission européenne et la Banque centrale européenne ont donné leur accord mercredi à l'entrée de la Lituanie dans la zone euro en janvier 2015. Pour adopter l'euro, un pays doit, entre autres, avoir une dette publique qui ne dépasse pas 60% du PIB, un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB, une inflation basse et une monnaie stable face à l'euro. 120 'L'empressement de la Lituanie à adopter l'euro reflète sa politique budgétaire prudente et ses sérieuses réformes économiques depuis longtemps déjà, a expliqué Ollie Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires. Cet élan réformiste, en partie suscité par l'entrée de la Lituanie dans l'Union européenne il y a dix ans, a engendré en fait l'augmentation frappante de la prospérité des lituaniens'. 149 La Lituanie deviendra donc le 19ème pays à utiliser la monnaie unique et fera partie à parti0r du 1er janvier prochain de la zone euro. Sur les 28 pays membres de l'Union européenne, seuls le Danemark et la Grande-Bretagne n'ont pas adopté l'euro. Tous les autres ont l'obligation de passer à l'euro à un moment ou à un autre, à la condition que les critères d'adhésion soient respectés. L'exécutif européen évalue ce dernier point tous les deux ans.
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La Commission européenne et la Banque centrale européenne ont mercredi autorisé mercredi l’intégration de la Lituanie à la Zone Euro. Le pays balte sera en 2015 le 19ème pays à adopter l’euro comme monnaie.
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Les Lituaniens élisent leur président ou présidente. Dalia Grybauskaite, est la grande favorite. La présidente sortante pourrait même être réélue dès le premier tour ce dimanche, comme en...
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L’activiste ukrainien Dmytro Bulatov est arrivé en Lituanie pour se faire soigner et a pris, sans dire mot, la direction de l’hôpital de Vilnius. Ce militant – qui dit avoir été enlevé...

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