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C'est le projet le plus protégé de la BD française: le nouvel album des aventures d'Astérix et Obélix est prévu pour octobre prochain. BFMTV est allé à la rencontre du scénariste Jean-Yves Ferri qui nous dévoile quelques planches inédites en exclusivité et nous confie une information de la plus haute importance: le titre de ce nouvel album.
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Roberto Saviano Son premier roman 'Gomorra' paru en 2006 l'a rendu célèbre. Un livre traduit dans 42 langues et vendu à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde Avec 'Gomorra' il s'est attiré les foudres de la mafia, il vit caché et sous protection depuis lors Son livre 'Zero Zero Zero' sur le trafic de cocaïne est aussi un best seller international Il vient de publier un nouveau livre 'La Paranza dei Bambini' Sa vie est inextricablement liée à la Mafia qu'il dénonce depuis plus de 10 ans dans son livre 'Gomorra'. Depuis lors l'auteur italien Roberto Saviano vit caché, défiant les menaces de mort d'une mafia rendue furieuse par son livre. Mais cela n'a pas stoppé sa lutte sans relâche contre le crime international, la drogue, l'argent et la violence qui l'alimentent. Rencontre avec Roberto Saviano lors de sa présence au Festival Italissimo à Paris. #Italissimo C'est le jour J ! Le festival s'ouvre ce soir sur un dialogue entre Roberto Saviano et Antoine Garapon, à 18h30 SciencesPo ! pic.twitter.com/e5LCwpMNtL- Festival Italissimo (ItalissimoFest) 29 mars 2017 - Isabelle Kumar, Euronews : Vous êtes devenu très connu avec votre livre 'Gomorra' il y a 10 ans. J'imagine qu'une décennie dans le monde de la Mafia représente une longue période, pouvez vous me citer quelques uns des principaux changements opérés dans les groupes mafieux ? - Roberto Saviano : Le grand changement qu'il y a eu ces dernières années est surtout générationnel. Aujourd'hui les chefs ont délégué à de très jeunes personnes le contrôle du territoire, un peu comme s'ils s'étaient retranchés dans un isolement aristocratique pour donner à des jeunes de 15, 20 ans le pouvoir. Ce ne sont pas des 'baby gangs' mais bien des mafieux avec leurs règles, avec une incroyable violence militaire, avec leurs rétributions, avec la gestion du trafic de drogue. La grande révolution est surtout venue en terme d'âge et aussi parce qu'un jeune homme de 20 ans est plus facilement disposé à mourir.' - Isabelle Kumar : 'La justice a décrit ces groupes comme étant des 'terroristes urbains' sont-ils liés, ont-ils des ressemblances avec les djihadistes qui ont rejoint des groupes comme l'Etat islamique ? - Roberto Saviano : 'Non il n'y a pas de liens de types structurels, ils ne communiquent pas avec les djihadistes mais il y a des liens culturels dans le sens où aujourd'hui un jeune mexicain ou un jeune napolitain, un jeune sud-africain sont très similaires à un jeune maghrébin qui a décidé de s'enrôler dans l'EI parce qu'ils ont en commun une certitude : 'seul celui qui est disposé à mourir pour s'enrichir, pour laisser une trace, peut faire la différence'. Aujourd'hui, selon eux, le fait de vivre d'une autre façon ne fait pas la différence, mais le fait de mourir d'une autre façon oui. Par exemple, ces garçons que j'ai étudié ces dernières années dans mon pays écrivent sur leur facebook qu'ils n'arriveront pas à 25 ans ou même pas à 20 ans. Un trentenaire est considéré comme une personne qui a raté sa vie. - Isabelle Kumar : C'est ce que vous décrivez dans votre livre 'La Paranza dei Bambini' c'est aussi apparemment alimenté par un certain désespoir, ces jeunes n'ont pas vraiment d'opportunité, on voit une décomposition massive dans les centres villes, à Naples en particulier, est-ce que pour vous Naples est symbolique de nombreuses autres villes dans le monde ? - Roberto Saviano : Oui absolument. Les villes de Mexico, Lagos, Rio, les banlieues de Paris, la périphérie de Barcelone sont tous des lieux symboliques de cette histoire. Naples et l'Italie ne sont qu'une façon de la raconter et de faire résonner ce qui se passe. Ici par exemple en France tout le débat repose sur les conséquences et non sur les causes. Les banlieues françaises sont complètement inondées par l'argent du crime et pourtant ils ne parlent que des conséquences, du dealer, de l'immigrant. Mais cet immigrant, ce dealer reçoit de l'argent qui vient de la mafia française, de la mafia marseillaise et corse. Le blanchiment est fait par la finance française avec tout cet argent qui finit au Luxembourg. La différence entre nous, disons Naples, et le reste, surtout le reste de l'Europe c'est que nous on en parle. Le reste de l'Europe a du mal à reconnaître ces histoires. - Isabelle Kumar : En Europe, sans parler d'ailleurs, il existe un certain niveau d'hypocrisie, vous dites que le sujet fait débat en Italie mais pas auprès des leaders européens. Refusent-ils de le faire délibérément ? - Roberto Saviano : Ce qui est le plus incroyable c'est de constater le débat politique français : il n'y a pas un seul candidat français qui connaît cette histoire. Ceux qui parlent des conséquences de l'immigration, d'accord, mais qui donne de l'argent dans ces banlieues criminelles ? D'où viennent-ils ? Qui apporte la cocaïne ? Comment fonctionne le blanchiment d'argent ? qui achète des maisons ? Tout ça, personne ne le sait... seulement une partie de la police, quelques journalistes spécialisés et c'est tout, le reste du pays est en train de regarder dans une autre direction. - Isabelle Kumar : 'S'ils préfèrent ne pas regarder n'est-ce parce que l'économie a besoin de cet argent illégal ? Vous avez détaillé le montant d'argent sale qui circule dans l'économie, l'argent qui est blanchi et c'est absolument astronomique, donc à cette époque de stagnation économique, le retrait de cet argent ne provoquerait-il pas une crise que ces leaders ne voudraient pas ? - Roberto Saviano : Oui bien sûr. Un des motifs, c'est que si vous mettez en place des règles contre le blanchiment vous bloquez aussi des montants considérables d'argent qui vient du trafic de drogue, du Moyen-Orient, de l'évasion fiscale, donc si vous mettez en place cette législation d'imperméabilité aux mafias alors vous créez aussi une imperméabilité à d'autres types de capitaux dont on a besoin. L'Europe en ce sens a complètement abandonné l'hypothèse de pouvoir contrôler l'argent propre. Le Brexit en est l'exemple. Le Brexit a été complètement alimenté par la volonté de transformer l'Angleterre en une île 'offshore'. - Isabelle Kumar : Si le Royaume-Uni doit devenir un paradis fiscal, ou s'il l'a été précédemment, quel rôle voyez vous au Brexit ? Quel serait l'avenir du Royaume-Uni par rapport au blanchiment d'argent, ce centre illégal d'activité ? - Roberto Saviano : La Grande-Bretagne est déjà la nation -'les groupes de transparence':http://www.transparency.org.uk/publications/paradise-lost/ l'ont déjà montré de façon irréfutable- la nation donc qui est la plus corrompue au monde, non sur le plan de la politique ou de la police mais sur le plan du blanchiment de l'argent sale. Aucun anglais ne pense être dans le pays le plus corrompu du monde parce qu'il ne considère pas qu'on puisse acheter la police, ou que son système politique soit corrompu, mais il ne sait pas que son système financier est absolument corrompu. Qu'est ce que j'entends par 'corrompu' ? Et bien dans le sens où il n'existe aucun contrôle sur les transactions financières, non seulement à Londres mais aussi à Malte, à Gibraltar, à Jersey. Ce sont toutes des portes au travers desquelles la Grande Bretagne fait entrer de l'argent sans contrôle. Dans le passé Panama était le centre du recyclage, aujourd'hui c'est Londres. Et le Panama a eu sa revanche avec les Panama Papers. Et les Panama Papers sont clairement une vengeance, pour faire sortir des noms, pour se venger du concurrent qu'est devenu Londres. - Isabelle Kumar : Un nouveau rapport d''Europol':https://www.europol.europa.eu/newsroom/news/crime-in-age-of-technology-%... montre combien ces groupes internationaux, ces groupes mafieux ont totalement intégré la technologie et combien cela leur permet d'aller encore plus en profondeur et de se cacher des autorités. Est-ce que cela va devenir pratiquement impossible à tracer et donc d'attraper ces groupes ? - Roberto Saviano : S'il y avait de véritables lois contre le blanchiment... et aujourd'hui ce serait beaucoup plus facile qu'hier pour contrôler l'argent parce que cet argent n'est plus matériel, ce sont des transactions électroniques qui laissent des traces sur le web. Le problème c'est qu'il existe de nombreux territoires où on peut faire ces transactions et les faire disparaître. Chaque pays européen dispose de son coffre-fort. L'Espagne à l'Andorre, l'Allemagne le Lichtenstein, la France le Luxembourg, tous disposent de la Suisse, donc il est facile de cacher l'argent en Europe, c'est très facile. Dans le passé, les banques européennes avaient peur de l'argent de la mafia, c'était dans les années 80, 90. Aujourd'hui les banques européennes recherchent l'argent de la mafia à cause de ces liquidités qui leur font défaut et parce que la crise économique a mis à genoux le système bancaire. Donc le système de défense immunitaire des banques a été complètement abattu et c'est alors qu'ils sont entrés... C'est un phénomène nouveau qui remonte au milieu des années 2000. Les mafias avaient des difficultés à blanchir l'argent dans les banques européennes, elles utilisaient toujours des banques offshores sud-américaines, asiatiques alors que maintenant ils sont totalement entrés dans l'économie légale. - Isabelle Kumar : Ce sont de graves accusations que vous portez là. Avez-vous des réactions violentes politiquement par rapport à ce que vous dites ou est-ce qu'on vous ignore ? - Roberto Saviano : Les réactions sont quotidiennes. Je ne suis jamais le bienvenu dans les pays où je vais parce qu'on me dit toujours 'c'est un problème italien, tu parles de ton pays'. Il est classique de m'accuser d'exagérer ou d'inventer ou de répéter ce que l'on sait déjà. Tout ce que l'on a raconté aujourd'hui n'est pas caché, ce n'est tout simplement pas observé. Et comme ces derniers mois toute l'attention a porté sur le terrorisme, l'argent des mafias, et donc l'argent du blanchiment est extrêmement libre d'aller où il le veut. - Isabelle Kumar : Des rapports montrent que le monde du crime en Europe est en train d'exploiter la crise des réfugiés et apparemment le trafic des personnes est devenu un des crimes les plus profitables du moment. Est-ce que vous le constatez aussi ? - Roberto Saviano : Tous les bateaux gonflables qui traversent la Méditerranée ont été gérés par des cartels, mais pas par des cartels italiens comme on aurait pu le penser. Là dessus la mafia n'a pas voix au chapitre. Ce sont des groupes turcs, des groupes libyens, des groupes libanais qui depuis toujours ont investi le trafic d'êtres humains et l'Europe n'a pas la moindre idée de cette dynamique. Les cartels qui ont géré l'arrivée des Syriens en Europe sont ceux de la mafia turque, toute la mafia turque, la même qui gère le trafic de l'héroïne qui vient d'Afghanistan. L'EI, le califat, l'Etat islamique dispose par exemple de trois principales sources de profit qui sont des activités criminelles : le racket, la contrebande de pétrole et la contrebande d'oeuvres d'art. Il existe une quatrième source : la drogue le Captagon, qui est une méthamphétamine ou la marijuana que l'EI cultive en Albanie. On peut ne pas voir plus loin que cela et ne considérer qu'une logique superficielle, soit un choc des civilisations, alors qu'il s'agit de clash entre différents groupes criminels. - Isabelle Kumar : En poursuivant ainsi votre travail vous avez mis en danger votre vie, vous semblez vouloir mourir pour votre travail. Est-il possible de faire machine arrière ou est-ce que cela va rester l'obsession de votre vie quand on renonce à ce que l'on a à votre âge : famille, maison, amis... ? - Roberto Saviano : Oui, c'est possible. Pouvoir retourner en arrière ? Ce que je pourrais faire, je ne le fais pas. Je devrais disparaître, cesser de répondre aux interviews, de faire des livres, de faire mon travail. Mais deux choses m'en empêchent : d'un côté l'ambition de pouvoir penser que mes mots peuvent encore avoir du poids et une incidence sur la réalité et à côté de l'ambition, il y a la vengeance de pouvoir continuer à faire cela alors qu'ils m'ont rendu la vie impossible. Je ne conseillerais à personne d'avoir fait ce choix, j'aurais pu faire tout cela avec beaucoup plus de prudence. Si je pouvais retourner en arrière, je ne le referais pas. Je referais tout avec beaucoup de prudence, de discipline, alors que je me rends compte que je suis allé trop vite et que je suis entré dans un mur. - Isabelle Kumar : 'Quand vous avez écrit 'Gomorra' vous êtiez sur le terrain, vous parliez aux gens, vous voyez ce qui se passait, maintenant votre travail a dû changer d'une façon radicale, vous ne pouvez plus faire cela, en tant qu'auteur comment vous voyez vous évoluer ? - Roberto Saviano : Quand j'étais jeune, j'avais des difficultés à rencontrer les juges, où à avoir accès à des enregistrements, aujourd'hui on me les envoie directement. Ils veulent tous que je dévoile les enquêtes, c'est incroyable comme tout a changé. Et ce serait difficile de revenir en train en Italie en toute liberté mais, par exemple, récemment avec mon escorte je me suis retrouvé dans un train en Italie et cela m'a touché parce que cela faisait 10 ans que je n'avais pas pris un train, et la liberté c'est quelque chose de magique parce que, comme pour tout, on ne s'en rend compte que quand on la perd, comme une personne que l'on aime, ou comme l'oxygène. Et avec la liberté c'est la même chose, quand je l'ai perdue alors j'ai vraiment compris ce que c'était. J'ai compris ce que ressentent les personnes malades, les prisonniers, toutes les personnes qui ne sont pas libres d'aller ou elles le veulent, de choisir. Le moindre moment où je peux avoir un peu de liberté, pour moi, c'est vraiment de l'or.
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Le poète russe Evgueny Evtouchenko est mort à Tulsa aux Etats-Unis ou il vivait et enseignait depuis les années 1990. Né en 1932 en Sibérie, il s'est fait connaître pour sa critique de Staline. Son plus célèbre poème 'Babi Yar' relate le massacre près de 34 000 Juifs à Kiev par les Nazis en 1941. Figure emblématique de l'époque du dégel, il fut l'une des premières voix humanistes à s'élever en Union soviétique pour défendre la liberté individuelle.
Magazine
Il n'est pas évident de faire de la publicité pour de la littérature coquine sans se faire censurer. Une agence de communication a cependant trouvé une parade à la fois subtile et hilarante pour contourner le problème. Images !
Société
Ce mercredi, la France célèbre le centenaire de la naissance de François Mitterrand. L'occasion de (re)découvrir un peu plus le premier président socialiste de la Ve République.
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Diane Ducret, auteur du livre "Lady Scarface", était invitée sur le plateau de LCI. Elle retrace la vie de femmes qui ont choisi de s'unir aux gangsters, comme la femme d'Al Capone. Son livre nous plonge dans un monde de prohibition, de criminalité, d'alcool et d'argent.
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Le roi d'Espagne Felipe VI a remis le prix le plus important dans la littérature espagnole, le prix Cervantes, à l'écrivain mexicain Fernando del Paso. Chaque année ce prix récompense une oeuvre en langue espagnole. Son roman, News from the Empire, est considéré comme le meilleur roman historique d'Amérique latine. Del Paso a déjà remporté plusieurs prix internationaux. Il a vécu à Londres pendant 14 ans, où il a travaillé pour la British Broadcasting Corporation, et en France, où il a travaillé pour Radio France Internationale.
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Des milliers d'admirateurs sont venus du monde entier à Stratford-upon-Avon, ville natale de William Shakespeare, pour participer aux célébrations du 400e anniversaire de sa mort, tandis qu'à Londres, Barack Obama a pu savourer quelques passages d'Hamlet au théâtre historique du dramaturge. 'To be or not to be', la célébrissime tirade d'Hamlet dans la pièce éponyme a enchanté le président américain qui a assisté samedi matin à une courte représentation organisée pour lui au Shakespeare's Globe, le théâtre circulaire à ciel ouvert reconstruit en 1996 après avoir brûlé en 1613 alors que se jouait l'une des dernières pièces de William Shakespeare. 'Je ne voulais pas que ça s'arrête', a déclaré Barack Obama, ravi, à l'issue de ces quelques passages d'Hamlet joués par la troupe de la Shakespeare Compagny dans ce théâtre installé sur la rive sud de la Tamise. A Stratford-upon-Avon (centre), devant plus de 10.000 spectateurs, une parade théâtrale a traversé cette petite bourgade plantée dans la campagne anglaise, pour s'achever à proximité de l'église de la Sainte-Trinité, où se trouve la tombe de l'auteur. C'est aussi au son d'un groupe de jazz de la Nouvelle-Orléans que la ville a débuté son week-end de commémorations au célèbre barde. 'Il comprenait l'humanité, ses triomphes, ses peines, ses desseins profonds, ses émotions, il avait tout capté', a confié à l'AFP Monica Evans qui incarne samedi Anne Hathaway, l'épouse du dramaturge, dans les rues de la ville. Le plus célèbre des auteurs britanniques s'y est éteint le 23 avril 1616 à l'âge de 52 ans, laissant derrière lui une quarantaine de pièces, de 'Roméo et Juliette' à 'Macbeth' en passant par 'Hamlet', entrées dans le patrimoine culturel mondial. Shakespeare aujourd'hui, ce sont des pièces jouées toute l'année dans le monde entier dans des dizaine de langues, adaptées en film, revisitées en opéra rock, en dessins animés, voire même en manga, où les Capulet et les Montaigu sont des gangs de yakuzas. Pour rendre à l'auteur un hommage digne de son talent, le Royal Shakespeare Theatre a convié ce samedi à Stratford-upon-Avon les comédiens les plus en vue du pays: Judi Dench, Helen Mirren, Ian McKellen, Benedict Cumberbatch ou Joseph Fiennes, qui joueront les scènes les plus connues du dramaturge, en présence du prince Charles. Intitulé 'Shakespeare Live!', le spectacle sera retransmis en direct à la télévision et dans des cinémas à travers l'Europe.
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Les événements se multiplient alors qu'approche le quatre centième anniversaire de la mort de William Shakespeare (c'était le 23 avril 1616). Ainsi à Londres la British Library propose une exposition de 200 objets ayant trait de près ou de loin à la vie ou à l'oeuvre du dramaturge anglais. Sont présentés la première édition de Hamlet... mais aussi un crane donné par Victor Hugo à Sarah Bernhardt quand elle interpréta ce même Hamlet en 1899. Zoe Wilcox, commissaire de l'exposition : 'Nous ne faisons pas que considérer l'homme ou ses oeuvres les plus connues. Nous nous sommes concentrés sur 10 performances significatives de son travail. Elles nous montrent la façon dont ses pièces ont été constamment réinventées au travers des âges.' Ainsi ces femmes qu'il n'a jamais vues sur scène. Tous les rôles féminins étaient alors joués par des hommes. Le premier acteur noir à jouer Othello fut Ira Aldrige, un Américain qui a a interprété Othello, le maure de Venise sur une scène londonienne en 1825. Figure aussi une galerie de portraits d'un homme dont on ne sait toujours pas à quoi il ressemblait exactement en l'absence de tableaux indiscutablement faits de son vivant.
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Dans son livre "Arithmétique de la chair", Macha Méril raconte la vie de Bettina, une passionnée de mathématiques dont la vie bascule quand elle gagne un concours de calcul mental. Pour la comédienne, dans la vie de tous les jours, "les maths sont partout... c'est eux qui changent le monde".
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Son existence a été hantée par la mémoire des camps. Imre Kertész est décédé ce jeudi à l'âge de 86 ans. L'écrivain s'est éteint chez lui à Budapest des suites d'une longue maladie. Premier auteur hongrois à recevoir le Nobel de littérature en 2002, il a été longtemps méconnu dans son propre pays, muselé par le régime communiste. Voilà comment il se décrivait après avoir reçu son prestigieux prix : 'Je suis un écrivain controversé. Cela n'a aucune importance si je reçois un prix Nobel ou une lettre de refus d'un éditeur, cela n'a pas d'importance. J'aurais écrit le même roman dans les deux cas'. Être sans destin, son premier roman emblématique publié en 1975 raconte ses mois de déportation. En 1990, la parution à l'étranger de ce titre marque le début de sa reconnaissance. Avec Le Refus , Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas.ou encore Liquidation, Imre Kertész laisse derrière lui une oeuvre marquante sur l'Holocauste. avec Afp
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Aux États-Unis, un refuge propose aux enfants de faire la lecture aux chiens. En effet, la lecture permettrait de réduire leur anxiété et de...
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*Dans son dernier livre intitulé 'Un cheval entre dans un bar', David Grossman combine humour et horreur. Cette oeuvre est interprétée par certains comme une métaphore des contradictions qui divisent Israël. David Grossman, auteur de renommé mondiale et fervent militant pour la paix est très attaché à sa patrie, Israël, dont il critique pourtant sévèrement la politique. Il est l'invité de The Global Conversation.* Isabelle Kumar, euronews: Dans votre livre 'Un cheval entre dans un bar', le protagoniste Dovalé est à la fois un personnage très moral, un humaniste, mais qui a aussi une part de grotesque. Il montre un côté laid du monde. Incarne-t-il vos propres sentiments contradictoires envers Israël? David Grossman: 'Tout d'abord, il s'agit d'un personnage de littérature tourmenté par de nombreuses contradictions intérieures. C'est ce qui fait que ce genre de personnages semble vivant. Mais peut-être plus que tout, Dovalé est une personne dont la vie a pris un cours différent que celui qu'elle aurait du prendre, suite à un événement survenu quand il était enfant, quand il avait 14 ans. D'une certaine façon, on peut dire qu'il vit en parallèle de la vie qu'il aurait dû vivre. Peut-être qu'Israël a ce destin là, car nous sommes devenus une sorte de mini-empire. Et je pense qu'à partir d'un certain moment, nous nous sommes dirigés vers un mauvais cours parallèle à notre vie, à notre être.' euronews: Il semble qu'il y ait beaucoup de messages dans ce livre, mais y-en-a-t-il un en particulier que vous vouliez faire passer? David Grossman: 'L'histoire que je raconte est celle d'un enfant, Dovalé, qui devient humoriste. Tout le livre évolue dans l'ambiance d'un night-club miteux. Dovalé, un enfant très sensible, fragile, très créatif et passionné, quitte tout à coup la maison pour la première fois de sa vie. Il a 14 ans. Il est envoyé dans un camp de préparation militaire parascolaire, le genre d'endroit que nous avons tous connu quand nous avions 14-15 ans. Il a jusque-là toujours vécu en symbiose avec ses parents. C'est la première fois qu'il est séparé de son père et de sa mère et il est déchiré loin d'eux. Un jour, alors qu'il est à l'entraînement, une femme soldat l'interpelle et lui demande de rapidement la suivre. Elle lui dit : 'Vous devez être dans quatre heures à l'enterrement à Jérusalem'. Dovalé est alors choqué, personne ne lui a parlé de funérailles quand il a quitté la maison. D'autres soldats emballent ses affaires et il prend la route pour Jérusalem, avec cette question en tête, qu'il n' a pas posée et à laquelle personne n'a encore apporté de réponse: qui est mort? Sa mère ou son père? Et ces quatre longues heures seront alors tellement traumatisantes qu'elles changeront son destin. Et parfois, je pense que la forme la plus mesquine de la cruauté, c'est l'indifférence.' euronews: Dovalé semble être aussi une personne très seule, comme quand il est debout face à son public et qu'un par un les gens finissent par quitter la salle. Il se retrouve alors devant un cercle de personnes vraiment réduit. Et, je sais que vous n'apprécierez peut-être pas cette référence autobiographique, mais cela m'a fait penser à vous. Parce que, certains, en israël, vous considèrent comme un traître pour vos opinions. N'avez-vous jamais l'impression d'être de plus en plus isolé dans votre propre pays? David Grossman: 'Je sens que mes opinions sont de plus en plus isolées et je sens que de plus en plus de personnes ont baissé les bras face à la réalité très compliquée ici. Ils ont choisi la simplicité. De plus en plus d'Israéliens sont tentés par cette façon d'aborder le conflit, à savoir d'abandonner toute tentative pour parvenir à une certaine solution politique rationnelle, et de s'orienter vers le fanatisme et l'intégrisme. Et vous pouvez le constater des deux côtés, en Israël mais aussi en Palestine. Trouver une solution parait donc presque impossible.' euronews: Mais on voit aussi que des voix dissidentes, des voix qui s'opposent à la façon de penser israélienne dominante, sont réduites au silence. Et je veux parler ici du gouvernement israélien qui a dit que, par exemple, des auteurs comme vous, ne recevront pas d'aide financière de l'Etat car vous n'êtes pas considéré comme loyal envers l'Etat d'Israël. Pour vous, que signifie loyauté? David Grossman: 'Vous devriez leur demander à eux ce que cela signifie. Tout d'abord, je pense que je ne devrais pas avoir à justifier ma loyauté. Je suis né ici, c'est chez moi. Je prends une part très active à la vie en Israël, à la culture en Israël. Je ne pense pas que la question de la loyauté devrait déterminer notre manière d'agir. C'est une question fasciste et un signe de la détérioration de la démocratie et de la perception démocratique ici en Israël. Je suis loyal à travers mon art. Ce que j'essaie de faire dans mes livres et mes écrits, c'est montrer, de la façon la plus précise possible, les nuances de la vie en Israël, parce que je pense que cette vie, ici, est aussi fascinante qu' insupportable parfois.' euronews: Cela m'amène à l'un de vos précédents romans intitulé 'Une femme fuyant l'annonce'. L'histoire d'une mère qui va entreprendre un voyage pour fuir ce qu'on appelle ici la notification, la nouvelle de la mort de son fils à l'armée. Maintenant, je sais que vous avez fusionné fiction et réalité en écrivant ce livre, que vous avez reçu cette notification. Mais ce que je voudrais savoir c'est ce que devient une société quand elle vit avec la crainte permanente de voir ses enfants tués? David Grossman: 'Peut-être que ce qui, maintenant, caractérise plus que tout le reste la société israélienne, c'est la peur. La peur pour nos enfants envoyés à l'armée. Mais aussi la peur de marcher dans la rue. Le gouvernement et l'aile droite font un usage cynique de cette peur. Notre Premier ministre est un expert dans l'art d'agiter et de mélanger les dangers réels auxquels Israël est confrontée - nous faisons face à de réels dangers ici au Moyen-Orient - et l'écho des traumatismes du passé. Je pense qu'une société qui est dominée par des craintes est une société en déclin. Elle n'a pas l'énergie et la vitalité nécessaires pour prospérer, s'épanouir et résoudre ses problèmes existentiels. Si vous ne classez les choses que dans les catégories de la peur et du désespoir, vous n'irez pas très loin.' euronews: Nous avons demandé à notre public en ligne de nous envoyer des questions pour cette interview. J'aimerais vous en poser quelques unes. Georges Miller demande : 'Comment pouvons-nous sortir de cette spirale grandissante de la haine et de la rage?' Et nous pourrions ajouter de la peur. David Grossman: 'La société s'exprime par ses craintes maintenant. La société israélienne, comme la société palestinienne. Et les gens sentent vraiment qu'ils sont condamnés à vivre comme ça, pour toujours. L'air est si lourd de désespoir que les gens n'ont pas suffisamment d'énergie mentale pour ne serait-ce qu'imaginer à quoi pourrait ressembler leur vie s'il y avait la paix. Donc, nous avons besoin de dirigeants et de politiciens, mais aussi d'intellectuels et d'écrivains, pour énoncer l'option de la paix, pour insister sur la relance de cette option de la paix qui est aujourd'hui inexistante.' euronews: Pensez-vous que la paix sera instaurée de votre vivant? Voire du vivant de vos enfants? David Grossman: 'Je l'espère vraiment. Mon combat pour la paix n'est pas seulement pour les Palestiniens, pour qu'ils aient une maison, une patrie et leur dignité et qu'ils ne vivent plus dans l'ombre de l'occupation. Je ne veux jeter une ombre sur personne car si je le fais, ma vie est assombrie. Mon combat c'est aussi pour Israël. Etre un Israélien et un Juif. J'aspire à un Israël florissant, à des conditions de paix, pour voir ce que cela ferait, pour la première fois de notre histoire, qu'elle soit ancienne ou récente, de vivre sans crainte.' euronews: Nous parlons beaucoup de la solution à deux Etats, une solution qui ne semble plus l'être. David Grossman: Non! non! Non! Ne la tuez pas si vite, elle n'est pas morte. C'est la seule option possible. euronews: Et la solution d'un Etat unique. Pensez-vous que les Israéliens seraient en mesure d'envisager cela? David Grossman: 'Croyez-vous que ces deux peuples, israélien et palestinien, qui n'ont pas été seulement marqués par un siècle de violence, mais réellement déformés, pensez-vous vraiment qu'ils sont assez mûrs pour collaborer de façon efficace et de manière positive dans une entité politique? Cela n'arrivera pas.' euronews: Cela m'amène à une question de Robin Wilson. 'Comment les progressistes peuvent-il gagner avec l'argument d'un Etat d'Israël pour les juifs, les arabes et les autres, plutôt qu'un Etat juif?' David Grossman: 'Je ne veux pas qu'il y ait seulement un Etat juif. Je pense qu'il est important qu'il y ait toujours d'autres communautés et d'autres minorités ici en Israël. Des personnes qui se sentiront et seront totalement égales à la majorité juive et des gens qui ensemble vont interagir Juifs, Arabes,Druzes,Chrétiens et créer un Israël riche et prospère.' euronews: Comme nous le voyons, ce n'est pas l'amour fou entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et vous. Vous avez récemment dit qu'il gouvernait avec les yeux grands fermés. Qu'entendez-vous par là? David Grossman: 'Je n'arrive pas à comprendre comment une personne aussi intelligente, avec une telle connaissance de l'histoire, peut ignorer la réalité comme il le fait. Il ne tient pas compte du fait que si Israël ne se repose que sur sa puissance, au final, Israël - à Dieu ne plaise, et c'est le seul contexte dans lequel je ferai référence a Dieu - Israël sera vaincu. Il y aura une puissance plus forte que nous, plus rusée et plus courageuse, une puissance plus sophistiquée qui vaincra Israël.' euronews: Une autre question postée sur nos réseaux sociaux. Une question que, je pense, de nombreuses personnes se posent. Hernan Pena demande: 'je considère Benjamin Netanyahu comme un criminel de guerre, Et vous?' David Grossman: 'Non, je dirais qu'il est un criminel de la paix parce que, depuis des années il évite toutes chances de paix. Il refuse toujours de rendre crédible l'option de la négociation et de la paix entre les Palestiniens et nous et c'est dangereux. En faisant cela, il met Israël en danger parce que, vous savez, cette croyance qui dit que si nous frappons les Palestiniens avec un bâton de plus en plus gros ils vont commencer à nous aimer et à négocier avec nous, est une conception très primitive. Il y a ce refus profond vraiment, chez tous les dirigeants israéliens, depuis des années, de regarder la situation du point de vue des Palestiniens. Et en tant qu'écrivain, je peux peut-être contribuer au débat. Nous devons permettre à l'histoire palestinienne d'entrer dans nos consciences. Nous devons comprendre ce qui les rend si enragés, si odieux, pourquoi ils courent dans la rue et nous poignardent si massivement et depuis tant d'années maintenant. C'est seulement si nous reconnaissons cela que peut-être nous ne serons plus en guerre avec eux.' euronews: Nous voyons que Benjamin Netanyahu, je voudrais revenir à lui, a comparé l'Etat islamique au Hamas et vice-versa. Pensez-vous que cette comparaison soit juste? David Grossman: 'Vous savez, le Hamas n'est pas ma frange préférée de la société palestinienne parce que ce sont des fanatiques, des fondamentalistes qui dans leur Charte, souhaitent ouvertement l'éradication d'Israël et la construction d'un Etat islamique sur les ruines de celui-ci. Pourtant, le Hamas, de par sa structure et la situation géopolitique, a aussi des intérêts politiques, contrairement à Daesh. Par exemple, vous trouverez au sein du Hamas, des gens qui sont pour une 'houdnah'. Houdnah est le terme arabe pour désigner une longue trève, mais qu'ils pourraient briser quand ils veulent. Mais je prends du recul et je dis, Ok, peut-être qu'une Houdnah entre Israël et les Palestiniens à Gaza, le Hamas, pendant 10, 20 ou 25 ans, ferait changer les choses.' euronews: Israël est de plus en plus considérée comme un Etat paria à l'étranger. Vous voyagez beaucoup. N'avez-vous jamais honte d'être Israélien? David Grossman: 'J'ai honte de ce que mon gouvernement est en train de faire, mais pas d'être Israélien. Je pense toujours que ce pays est un endroit extraordinaire. Vous savez que nous avons parfois tendance à un peu, vous savez, totalement critiquer Israël et à oublier la façon dont ce pays a vu le jour, trois ans après l'Holocauste, après la Shoah, et le fait qu'il s'est vraiment construit à partir de cendres pour posséder aujourd'hui une grande culture, une belle agriculture, de nouvelles technologies, des industries et de nombreuses choses de la vie tout à fait uniques. Et, comme je l'ai dit, je ne veux pas vivre ailleurs.' euronews: Laissez-moi vous donner un exemple précis, pour voir ce que vous en pensez. L'Union européenne à commencé l'étiquetage des produits provenant des colonies israéliennes. Vous êtes contre la politique de colonisation. Alors qu'en pensez-vous? David Grossman: 'Je pense que l'Union européenne a le droit de le faire et je suis réellement heureux parce que cela signifie qu'elle accepte l'idée des deux Etats. Elle accepte la totale légitimité d'Israël au sein de la ligne verte. Elle a le droit d'indiquer à ses consommateurs que ces produits proviennent d'un endroit contestable. C'est un prix à payer qu'Israël s'est imposé elle-même.' euronews: Vous êtes un passionné de la paix, vous venez de le confirmer durant cet entretien. J'ai reçu cette question de Mahmoud Dido Kilosho, qui vous demande: 'que faites vous pour les Palestiniens traumatisés?' David Grossman: 'Tout d'abord, je pense à ce que les Palestiniens devraient faire pour les Palestiniens traumatisés, pour la Palestine traumatisée. Ce que j'ai toujours essayé de faire depuis que j'ai commencé à regarder la réalité ici, c'est d'écrire sur la complexité de ce conflit et de décrire la vie des Palestiniens et l'occupation, dans trois livres : un roman et deux livres documentaires.' euronews: Est-ce que c'est un sentiment libérateur pour vous? David Grossman: 'Une libération? Vous savez, je prends très au sérieux la réalité et l'alternative est soit le désespoir soit le cynisme de la situation et je ne veux ni l'un ni l'autre. Regardez-nous maintenant, la plus grande superpuissance dans la région, et nous sommes encore victimes de nos peurs, de nos cauchemars, parfois de nos voisins et de nos ennemis. Nous ne prenons pas notre destin en main.' euronews: Vous devez prendre un grand plaisir à écrire et cela doit vous emmener bien loin de cette réalité. Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur le plaisir que vous procure l'écriture de fiction? David Grossman: 'Oui! C'est beaucoup plus agréable que d'écrire sur notre réalité. Je pense qu'être écrivain vous met en contact avec d'infinies options, pour chaque situation humaine. A chaque fois il y a un arsenal d'options, du potentiel, des passions, des énergies. Parfois, il est si difficile, quand j'ai terminé ma journée, après 6, 7 ou 8 heures de travail, de revenir à la réalité, en particulier à cette terrible réalité. C'est vraiment très dur.' euronews: Pour terminer, je voudrais revenir à votre dernier livre, 'Un cheval entre dans un bar', il est riche de blagues. Il y'en a tout le long du livre et je me demandais s'il y avait une blague en particulier que vous aimeriez nous raconter? David Grossman: 'Il y a beaucoup de blagues dans ce livre et j'ai vraiment aimé l'écrire notamment pour ce flot de blagues. Je suis quelqu'un qui s'en souvient rarement et maintenant j'en ai au moins 30 à raconter. Mais je vous en raconte une qui n'est pas dans le livre. Elle est en lien avec le titre, 'Un cheval entre dans un bar'. Un cheval entre dans un bar et demande un verre de vodka. Le barman le regarde stupéfait, lui verse un verre, que le cheval boit avant de demander la note. Le barman répond, 50 dollars. Le cheval paie et s'en va. Le barman lui court après et lui dit: 'excusez-moi, Monsieur le cheval, j'en ai pour une seconde. C'est incroyable, je n'ai jamais rien vu de tel. Un cheval qui parle.' Le cheval se retourne et lui répond: 'Vu vos prix, vous ne le reverrez plus jamais.'
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Une chaise vide au tribunal de Neubrandenbourg. Le procès d'un ancien infirmier d'Auschwitz a été ajourné lundi pour raisons de santé. Hubert Zafke, 95 ans 'intransportable' et dans 'l'incapacité d'être jugé' a estimé le médecin qui l'a examiné. Ce dossier fait partie d'une douzaine de procédures tardives engagées par la justice allemande. Après des décennies d'un bilan judiciaire décrié, elle entend juger 'jusqu'au dernier' les criminels nazis, pour se rattrapper insinue son avocat Peter-Michael Diestel : 'Je considère extrêmement pénible que la justice allemande n'ait pas ou seulement de manière lacunaire travaillé sur l'Holocauste et que l'on cherche à masquer une action gênante avec ce genre de procès'. #Allemagne: le procès d'un ex-infirmier d'#Auschwitz ajourné au 14 mars pour raisons de santé https://t.co/ZGc1UXvB0l par EloiRouyer #AFP- Damien Stroka (damien_sk) February 29, 2016 Pourquoi l'Allemagne poursuit-elle encore d'anciens #nazis? >> https://t.co/7eogkEHBpH pic.twitter.com/bY1TB5lfWT- Le Figaro (@Le_Figaro) 29 février 2016 Hubert Zafke, 95 ans doit répondre de 'complicité' dans l'extermination d'au moins 3.681 Juifs gazés dès leur arrivée dans le camp emblématique de la Shoah, entre le 15 août et 14 septembre 1944. Sur la période visée par l'accusation, 14 convois de déportés sont arrivés à Auschwitz . Dans l'un d'eux se trouvaient Anne Franck et sa famille. Le procès doit reprendre le 14 mars si une nouvelle expertise médicale le permet.
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Il avait 84 ans... Umberto Eco est décédé dans la nuit de vendredi à samedi. Philosophe de formation, linguiste, enseignant à l'université de Bologne, ce spécialiste de Saint-Thomas s'est fait connaître et reconnaître dans le monde entier comme écrivain, dès son premier roman : 'Le Nom de la rose', vendu à des millions d'exemplaires et traduit en 43 langues. On est en 1980, Umberto Eco a 58 ans, jusque-là, explique-t-il, il ne prenait pas l'écriture romanesque au sérieux. Il dit 'écrire pour s'amuser', et un rien l'amuse : esthétique médiévale, poétique de Joyce, mémoire végétale, James Bond, histoire de la beauté ou de la laideur, il signe parallèlement à ses romans de nombreux essais. Cet érudit qui compte pas moins de 30 000 livres dans sa bibliothèque a donné une nouvelle visibilité de la littérature italienne à l'étranger. Il écrivait aussi régulièrement pour l'hebdomadaire L'Espresso, se revendiquait de gauche, et avait quitté sa maison d'édition RCS Libri après son rachat par Mondadori, propriété de la famille Berlusconi.
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MILAN - 19 février 2016 - Il était venu sur le tard au roman. Son premier essai est un coup de maître. En 1980, Umberto Eco publie "Le Nom de la Rose", une enquête sur de mystérieux meurtres dans un monastère italien au Moyen-Âge. Traduit dans 43 langues, le livre se vend à plusieurs millions d'exemplaires. Consécration en 1986, le roman est adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery dans le rôle principal. D'autres romans suivront, "Le Pendule de Foucault" en 1988 jusqu'à "Numéro Zéro" en 2014" consacré au monde de la presse. Philosophe polyglotte, enseignant dans de multiples universités à travers le monde, Umberto Eco cultivait un souci constant de rester accessible à tous. Atteint d'un cancer, l'écrivain est décédé à Milan vendredi soir à l'âge de 84 ans. "Adieu à Umberto Eco, l'homme qui savait tout" titre samedi matin La Repubblica.
Politique
Pour se relancer sur la scène politique, le président des Républicains a publié un livre-confession et s’est même comparé à Jean Racine. Dans l'espoir de faire taire les mauvaises langues qui le disent inculte ?
Politique
Manuel Valls vient de commettre une erreur en voulant défendre la déchance de la nationalité pour les terroristes binationaux. Il n'est cependant pas le premier homme politique a proférer une telle bourde.
High-Tech
La Bibliothèque nationale de France met à disposition des internautes sur l’iBooks Store d’Apple de nombreux livres classiques pour promouvoir la culture française.  
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"C'est le mimétisme" a déclaré Élie Barnavi, auteur de la préface du livre "Les sentinelles". L'ouvrage s'intéresse au mal et à la culpabilité des hommes qui finissent par ressembler à ceux qu'ils combattent à travers le conflit israélo-palestinien.
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Invité de LCI ce lundi soir pour présenter son livre "Un jour j'ai mangé mon flingue", le grand reporter spécialisé en Police-Justice Alain Hamon a abordé le thème des suicides chez les forces de l'ordre. Selon les témoignages qu'il a recueilli, "90% des cas sont provoqués par la pression professionnelle" et non par la sphère personnelle.
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Stephen Breyer, un des neufs "sages" de la Cour suprême aux Etats-Unis, publie en France "La Cour suprême, le droit américain et le monde" chez Odile Jacob. Il y évoque la plus haute juridiction américaine mais aussi l'élection controversée de George W. Bush. Une équipe de LCI l'a rencontré.
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Olga Tocarczuk, menacée de mort en Pologne. L'écrivain, qui a recu il y a quelques jours le prix littéraire le plus prestigieux de son pays, est depuis la cible de violentes critiques. Lors de la cérémonie de remise de son prix, elle avait notamment accusé son pays de renier son passé. 'Je pense que nous aurions besoin de revenir sur notre histoire et ne plus cacher toutes les choses terribles que nous avons pu faire en tant que colonisateurs, en voulant supprimer les minorités, comme des assassins de juifs.' Les commentaires les plus virulents sont rapidement apparus sur internet, accusant l'auteur de trahison et lui conseillant de quitter le pays. Le nom de son village a également été posté. Un groupe d'extrême droite, Nowa Ruda Patriots, l'a averti qu'elle ne serait plus jamais en sécurité sur le sol polonais.
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Dmitri Gloukhovski, l'auteur russe de science-fiction, et aussi ancien journaliste d'euronews, est venu nous rendre visite dans nos nouveaux locaux à l'occasion de la sortie de son nouveau livre Futu.re. Maria Ieshchenko, euronews : " La science-fiction est un genre où il est relativement aisé d'exposer les défauts de la société sans pointer personne du doigt. Vous dressez un tableau sombre mais relativement réaliste. Cherchez-vous à faire peur et à alerter ? " Dmitri Gloukhovski : " Le tableau est assez évident. Les personnes qui ont lu le livre " Futu.re " m'ont toutes dit qu'il concernait non pas le futur, mais le présent. Même si, formellement, le thème central est l'immortalité. La science fiction, du temps de l'Union Soviétique, était le seul moyen, la seule caisse de résonance, qui permettait de parler des problèmes de la société ou de critiquer le système politique. Alors que la soit-disante " vraie littérature " était totalement contrôlée par l'Etat. Peu importe la popularité de mes livres. 100 000 lecteurs ne sont rien comparés à 140 millions de téléspectateurs remplis de haine, d'intolérance, et de mépris pour les autres pays ou populations. Tous les efforts sont réduits à néant... Je me bats seul contre la télé. Et en fait, je ne cherche pas à le faire. Mon travail consiste à simplement trouver des lecteurs et à les recruter pour mon club, qui est plutôt humaniste. " Maria Ieshchenko, euronews : " Dans l'un de vos articles vous arrivez à la conclusion selon laquelle il y a une tendance à glorifier le rôle de la Russie dans la marche du monde. Les Russes semblent plus préoccupés par leurs voisins et le reste du monde que par ce qu'il se passe près de chez eux. Comment l'expliquez-vous ? " Dmitri Gloukhovski : " Nous étions toujours contraints et forcés de ne pas penser à la qualité de notre nourriture, aux bas salaires, à la pauvreté du système médical ou aux raisons qui nous empêchaient de voyager... Mais plutôt à ce qui se passait au Honduras ou à ce que faisait les Américains en Amérique Latine. Ce genre de chose, oui, nous étions autorisés à y penser. Et maintenant, l'histoire se répète après une courte parenthèse. De nouveau, la traditionnelle stratégie de la distraction de l'attention est de retour. A part ça, en Union Soviétique, pardon, je voulais dire en Russie, Il y a un complexe impérialiste très fort. Les Russes pensent qu'ils font partie d'un très vaste empire, du plus grand pays du monde, ce que nous sommes encore effectivement. Nous subissons les séquelles de la guerre froide que nous avons perdus. Guerre contre la civilisation occidentale, contre les Etats-Unis. Et il y a un très fort besoin de restaurer ce sentiment subjectif de supériorité. " Maria Ieshchenko, euronews : " Les personnages de votre série à succès 'Métro' oscillent constamment entre peur et courage. Vous dites volontiers que votre inspiration vient de la société russe elle-même. Dans quelles conditions le courage pourrait-il triompher de la peur? " Dmitri Gloukhovski : " On ne peut pas dire que les Russes soient des lâches. Les Russes sont courageux, même désespérément courageux je dirais... Mais le problème, c'est que ce désespoir et ce courage ne servent pas toujours un objectif louable. La grande découverte que j'ai faite cette dernière année et demie, en observant ce qui est en train de se passer, est le fait que la Russie a semblé subitement avoir besoin d'un ennemi. A la fois un ennemi de l'intérieur, mais aussi de l'extérieur. On nous a offert un ennemi. Au début, nous avons affrontés notre plus proche voisin. Maintenant, nous sommes en conflit avec l'ensemble de l'Occident; nous sommes désormais sensés nous en méfier et le mépriser. Et peut-être que bientôt, si nécessaire, nous devrons le haïr. "
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LA SEMAINE DE SLATE. Matilda et Harry Goodman sont jumeaux et ils sont les héros d'un un roman "Hey Harry Hey Matilda". Inventés par l'auteur Rachel Hulin, des milliers de personnes suivent leur histoire en textes et en photos, sur le réseau social Instagram via le compte @HeyHarryHeyMatilda. Une nouvelle façon de concevoir le roman photo.
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L'Académie suédoise a choisi cette année de récompenser une auteure bélarusse qui écrit des romans documentaires. Cette ancienne journaliste de 67 ans a pour habitude de rassembler des témoignages pendant des années avant de rédiger ses livres dont le dernier est un portrait sans concession des héritiers du soviétisme. Ses ouvrages sont introuvables dans son pays, le Bélarus, considéré comme la dernière dictature d'Europe. Elle est la 14ème femme à recevoir le prestigieux prix.
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A l'extérieur de cette librairie new yorkaise une file d'attente de passionnés. A l'intérieur un supermodel, le super model des années 80/90. Cindy Crawford elle-même qui du haut de ses 49 ans sort son autobiographie. Cindy Crawford : 'Vous savez plusieurs personnes m'ont contactée pour essayer de faire un livre et je n'arrivais vraiment pas à voir quel type de livre je voulais faire. Et il y deux ans on parlait de mon cinquantième anniversaire qui allait arriver dans quelques années et cette idée s'est imposée, je voulais, photographiquement, célébrer tout ce que j'ai fait. Mais je voulais aussi rendre hommage à tout ce que j'ai appris.' En tout 200 pages et 150 photos qui célèbrent le supermodel qui a partagé l'affiche avec des Christy Turlington, Linda Evangelista, et autres Naomi Campbell. Cindy Crawford : 'Le meilleur conseil que je pourrais donner et quel que soit le métier que l'on a décidé de faire c'est d'être professionnel. Etre ponctuel et être disposé à travailler. Travailler en équipe, collaborer. Et l'autre chose que je voulais dire, s'ils finissent devant un appareil photo (et mon fils adore prendre des photos il finira peut-être derrière une caméra) c'est de découvrir tout cela par soi même.' Cindy Crowford a mis un terme à sa carrière de supermodel en 2000. Elle avait alors cumulé pas moins de... 600 couvertures de magazines.
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Après "Much loved" et le tabou de la prostitution au Maroc, les jurés du 6e Prix littéraire de la Mamounia, à Marrakech, ont créé la surprise en récompensant le livre de Leïla Slimani "Dans le jardin de l'ogre" chez Gallimard qui traite de l'addiction au sexe. Ce prix, récompensant des auteurs marocains de langue française s'impose comme "le Goncourt marocain".
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En Alsace, des aérostiers ont imaginé un "slow parc" sur le thème du Petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry. Après seulement un an d'existence, son succès se confirme. 90 000 personnes sont déjà venues le visiter. Parmi les charmes de ce parc : ballons captifs, animaux, aérobar et...détente.
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Contesté, mais internationalement reconnu, l'écrivain allemand Günter Grass, est mort d'une 'infection' ce 13 avril à l'âge de 87 ans dans une clinique de Lübeck, dans le nord de l'Allemagne. Nobel de littérature 1999, son chef d'oeuvre, reste 'Le Tambour' qu'il a écrit en 1959 : l'histoire d'un petit garçon, Oskar, qui décide de refuser de grandir et dont le petit tambour résonne des soubresauts du nazisme. Adapté au cinéma, le film remporta une Palme d'or et un Oscar en 1979 et 1980. Conscience morale de l'Allemagne post nazisme, Günter Grass défraya la chronique en 2012 avec son poème contre Israël intitulé 'Ce qui doit être dit' : 'Pourquoi ne dis-je que maintenant [...] que la puissance atomique d'Israël menace la paix mondiale déjà fragile ? Parce qu'il faut dire ce qui pourrait être trop tard demain.' Homme de gauche, un temps membre du SPD, Günter Grass avait donc plaidé la cause de l'Iran et suscité la polémique, ce qui n'empêche pas aujourd'hui la chancelière allemande Angela Merkel et le chef de la diplomatie de saluer son 'engagement artistique, politique et social' : 'C'était une figure paternelle qui a contrarié beaucoup de monde, surtout ceux qui, après 1945, voulaient oublier leur passé aussi vite que possible', a déclaré Frank-Walter Steinmeier. Günter Grass, devenue persona non grata en Israël il y a trois ans, avait révélé dans son autobiographie 'Pelures d'oignons', en 2006, avoir fait partie des jeunesses hitlériennes et avoir été enrôlé dans les Waffen SS, ce qu'il avait jusque-là toujours passé sous silence. Les hommages à travers le monde L'ancien président polonais et Nobel de la Paix Lech Walesa a salué 'un grand intellectuel qui aimait Gdansk', sa ville natale : 'Nous avons eu une vision similaire du monde, de l'Europe, de la Pologne. Nous avons vu l'avenir plutôt en rose, en tirant des leçons d'un mauvais passé entre Allemands et Polonais'. Le président allemand Joachim Gauck a salué la mémoire d'un écrivain dont l'oeuvre, 'miroir impressionnant de notre pays', 'constitue une part immuable de son héritage artistique et culturel'. Pour l'Autrichienne Elfriede Jelinek, autre Nobel de Littérature, 'Le Tambour a été (...) le début d'une nouvelle langue'. 'Nous étions amis et nous nous estimions', a pour sa part déclaré l'écrivain hongrois et Prix Nobel, Imre Kertesz. 'C'est très triste. Un vrai géant, un inspirateur et un ami. Joue du tambour pour lui, petit Oskar', a commenté sur son compte Twitter l'écrivain britannique Salman Rushdie.

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