Assis autour d'une table à boire le café, le président du Secours populaire français apprend qu'une fois parti, on installera des matelas à la..

Assis autour d'une table à boire le café, le président du Secours populaire français apprend qu'une fois parti, on installera des matelas à la place pour loger des réfugiés. Et ceux-là ne sont pas les plus à plaindre. Julien Lauprêtre a pu s'en rendre compte en arrivant dans la cour de Pamiers. Cinq familles venant du Kosovo et d'Albanie vivent dans des tentes devant les locaux dans un grand dénuement. Ils peuvent disposer de sanitaires jusqu'à midi. Après, reste la nature. Sans compter les nuisibles qui ont fait leur apparition.

En faisant le tour du bâtiment, le président découvre que ceux-là ne sont pas encore les plus mal logés. Derrière vit une famille kirghize. Une femme malade avec sa fille enceinte. «Ils sont là depuis deux nuits, ils dorment dehors. Nous avons signalé le problème», souligne Robert Mourlane, le responsable appaméen. Hier soir, ils devaient dormir dans les locaux de la Croix-Rouge juste à côté.

Un peu plus loin, vivent des Arméniens dans une voiture. À côté, trois Angolaises, une mère et ses deux filles couchent également dehors. Et depuis peu, une famille de Géorgiens est arrivée. Elle vit aussi dans une voiture.

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«J'admire le dévouement des bénévoles. Ils n'obtiennent pas les réponses qui conviennent de la part des pouvoirs publics. Je les ai encouragés à faire des démarches. Alerter le défenseur des droits, le préfet, les députés. On ne peut pas laisser une situation comme celle-là à la veille de...
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