Vidéos A la une
Une Assemblée " humiliée ", selon Christian Jacob, le patron des députés Les Républicains. " Un mépris du parlement " pour Philippe Vigier, son collègue de l'UDI. Mardi, les réactions de colère de la droite à l'utilisation de l'article 49-3 par Manuel Valls pour faire adopter la loi Macron ont été vives. Mais comme en première lecture au mois de février, l'exécutif n'était pas certain d'obtenir la majorité. Encore une fois, les " frondeurs " du PS menaçaient de ne pas voter le texte et donc de mettre en péril le gouvernement. Mieux valait donc ne pas prendre de risque, quitte à passer en force. Automatiquement, comme le permet la Constitution, Les Républicains et l'UDI ont déposé une motion de censure, qui sera débattue cet après-midi dans l'hémicycle. Son adoption semble d'ores et déjà exclue ; les " frondeurs " n'ont pas l'intention de faire chuter le gouvernement. " Il n'y aura bien entendu au PS aucune voix qui se joindra à celles de la droite ", a pronostiqué Bruno Le Roux, président du groupe socialiste. Les députés du Front de gauche, quant à eux ont tenté de réunir 58 signatures pour déposer une motion de censure " de gauche ". Pari une nouvelle fois manqué. Le projet de loi Macron pourra donc être considéré comme adopté par l'Assemblée nationale en fin de semaine, puis repartir au Sénat avant un retour au Palais Bourbon pour une lecture définitive. Adoption définitive prévue pour le 14 juillet, selon François Hollande. L'exécutif sort-il affaibli de cette séquence ou au contraire gagne-t-il en autorité ? Comment le gouvernement fera-t-il voter le budget à la rentrée avec une majorité si instable ? François Hollande peut-il espérer une victoire en 2017 malgré un Parti socialiste capricieux ? Les invités d'Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde. Invité : Philippe Doucet, député PS du Val-d'Oise Philippe Vigier, président du groupe UDI à l'Assemblée nationale et député de l'Eure-et-Loir Liêm Hoang-Ngoc, fondateur de la Nouvelle Gauche Socialiste et ancien député européen Eric Decouty, directeur adjoint de Marianne Question JDD : Souhaitez-vous que Manuel Valls se présente à l'élection présidentielle de 2017 ?
Publicité