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A l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, l'Union européenne demande à la Turquie de libérer les journalistes emprisonnés. Actuellement 160 d'entre eux sont privés de liberté. La femme du caricaturiste turc Musa Kart était au Parlement européen pour présenter un événement en soutien aux journalistes de son pays. Il est accusé de soutenir le terrorisme et risque 29 ans de prison. Sa femme, Sevinc Kart, explique que 'la liberté d'expression et d'information subissent de très fortes pressions' en Turquie. L'eurodéputée allemande, Rebecca Harms, soutient cette bataille politique. Mais elle appelle l'Union européenne à agir aussi dans les pays membres. Elle estime que la situation est aussi inquiétante dans certains pays membres. En 'Hongrie nous observons une situation qui se détériore et ce malgré les critiques de Bruxelles', déplore l'élue écologiste. 'Le journalisme n'est pas un crime. L'indépendance des journalistes, la liberté d'expression, le pluralisme des médias sont des conditions préalables à la démocratie', souligne-t-elle. Selon différents rapports la Turquie est devenue le pays qui emprisonne le plus les professionnels de l'information, rappelle le président du Parlement européen.
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Le journaliste italien qui avait été arrêté en Turquie alors qu'il travaillait sur les réfugiés à la frontière syrienne a été libéré après deux semaines de détention, a déclaré lundi le ministère italien des Affaires étrangères. Gabriele Del Grande, 34 ans, devait regagner lundi Bologne où il était attendu par ses parents et par le chef de la diplomatie italienne, Angelino Alfano. 'Je viens de lui parler et il est sur le chemin du retour en Italie. J'ai eu le plaisir de l'annoncer à sa famille. Nous l'attendons', a déclaré le ministre. M. Del Grande se trouvait à la frontière turco-syrienne en train d'interroger des réfugiés syriens pour un livre sur la guerre en Syrie et la naissance de groupe Etat Islamique lorsqu'il a été arrêté, le 9 avril, par la police turque. Il avait déclaré avoir entamé une grève de la faim pour obtenir sa libération. 'Je vais bien, on ne m'a pas touché un cheveu mais on m'a confisqué mon téléphone portable et mes affaires, bien que rien ne me soit reproché', avait-il expliqué dans une conversation avec sa famille, rapportée mercredi par La Repubblica. Il avait assuré que ses papiers étaient en règle et s'était plaint de pas avoir pu faire appel à un avocat. Avec agence (AFP)
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Thierry Vincent, journaliste indépendant raconte les violences policières qu'il a subies pendant une manifestation contre la loi travail. Jeté à terre par un policier, il a fini à l'hôpital. StreetPress.com
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Adam Michnik n'aime pas l'ambiguité, sa critique contre le national-populisme au pouvoir en Pologne est cinglante : " En Pologne nous observons aujourd'hui l'évolution de l'Etat de droit démocratique vers l'autocratie ; c'est l'autocratie de velours. " - Michnik accuse le gouvernement actuel de créer une ambiance de " xénophobie et homophobie " pour conclure : " Ce n'est pas le retour vers la tradition, mais c'est le retour vers la barbarie. " - Adam Michnik est né en 1946 à Varsovie. L'historien porte des multiples chapeaux : journaliste, essayiste et ancien militant de l'opposition polonaise dans les années 1960, 1970 et 1980. Le régime communiste à l'époque n'appréciait pas l'esprit libre et les mots critiques de Michnik, ainsi Michnik se trouvait pendant plusieurs années derrière les barreaux, en tant que prisonnier politique. - Aujourd'hui, Michnik est directeur de publication de la Gazeta Wyborcza, un des grands quotidiens de Pologne. L'envoyé spéciale d'Euronews, Hans von der Brelie, vient de rencontrer Adam Michnik à Varsovie, dans son bureau tapissé de livres : c'était difficile de trouver deux places pour s'asseoir, des tours de livres partout, une vraie jungle intellectuelle. Michnik parle couramment le français et il est l'auteur de nombreux ouvrages. Plusieurs sont disponibles en français, dont 'L'Église, la gauche, le dialogue polonais' paru en 1977, 'Penser la Pologne' en 1983 ou encore 'La Deuxième révolution' en 1990.
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C'est avec un immense sourire qu'elle tombe dans les bras de ses proches. La journaliste Khadija Ismaïlova est libre, elle vient de passer 17 mois dans cette prison en Azerbaïdjan. This picture worth a thousand tweets! HRW's Giorgi_Gogia on his friend #FreeKhadija, free: https://t.co/rCygeB05WR pic.twitter.com/tigGlsKTmI- Minky Worden (@MinkysHighjinks) May 25, 2016 Dispatches: Leading Azerbaijani Journalist Freed From Prison https://t.co/QjNL76ndMu by Giorgi_Gogia pic.twitter.com/MME729ohHy- Human Rights Watch (hrw) May 25, 2016 Journalist and 2016 laureate of UNESCO World #PressFreedom Prize Khadija_Ismayil released! https://t.co/V1855bcjyi pic.twitter.com/CPBq64jvqu- Sweden OECD & UNESCO (@SweOECDUNESCO) May 25, 2016 Condamnée en septembre dernier pour activité économique illégale et évasion fiscale, elle a toujours nié et accuse le pouvoir d'avoir inventé ses crimes. Les Occidentaux avaient dénoncé un procès politique. 'Je vais bien sûr aller devant la Cour européenne et je me battrai jusqu'à ce que toutes les charges soient abandonnées. Et je tiendrai le gouvernement azerbaïdjanais responsable de m'avoir retenu en prison pendant un an et demi, loin de mon travail, de ma famille, de mes élèves.' .OSCE_RFoM, osce_odihr welcome release of Khadija Ismayilova https://t.co/0v8fjoXm41 #FreeKhadija pic.twitter.com/3404rOi2rU- OSCE media freedom (@OSCE_RFoM) May 25, 2016 Les ONG de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement le régime du président Ilham Aliev. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui place l'Azerbaïdjan parmi les dix pires pays du monde en matière de censure, a salué mercredi la libération de la journaliste tout en estimant que Bakou devait aller plus loin. CPJ calls for removal of all conditions to #Azerbaijan reporter Khadija Ismayilova's release https://t.co/GUazRNhEdr #FreeKhadija- Nina Ognianova (@Kremlinologist1) May 25, 2016 La réaction de Giorgi Gogia, représentant régional de Human Rights Watch : 'La libération de Khadidja, celle de plus d'une dizaines d'autres militants est une première étape positive, mais ce n'est en aucun cas suffisant. Le gouvernement doit faire beaucoup plus, il doit libérer les autres prisonniers et leur permettre de travailler librement dans le pays.' Fantastic news from #Azerbaijan! #KhadijaIsmayil is freed on 5 year suspended sentence! Day b4 her 40th Bday! pic.twitter.com/rz2uDC77L0- Giorgi Gogia (@Giorgi_Gogia) May 25, 2016 #KhadijaIsmayilova's only crime is that she reported #Azerbaijan gov't corruption & abuses https://t.co/Vk2FQhV8RV #FreeKhadija- Giorgi Gogia (@Giorgi_Gogia) May 25, 2016 Journaliste d'investigation et militante anti-corruption, Khadija Ismaïlova a été arrêtée alors qu'elle était rédactrice en chef du bureau local de Radio Free Europe, un média financé par les Etats-Unis. Elle a été récompensée cette année par le prix mondial de la liberté de la presse Guillermo Cano, décerné par l'UNESCO. Malgré son incarcération, Khadija Ismaïlova entend très vite se remettre au travail. #KhadijaIsmayil says no one can stop her from continuing her work after release #FreeKhadija https://t.co/h3pKVCNnPG- Arzu Geybulla (@arzugeybulla) May 25, 2016
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Deux nouvelles personnes ont été placées en garde à vue samedi dans le cadre de l'enquête sur une attaque armée qui a visé la veille un célèbre journaliste turc, indemne. Le tireur présumé, identifié par les médias turcs comme Murat Sahin, 40 ans, avait déjà été arrêté peu après avoir ouvert le feu, sans le toucher, en direction de Can Dündar, bête noire du président Recep Tayyip Erdogan.
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Deux journalistes d'opposition turcs ont été condamnés à des peines de prison pour divulgation de secret d'Etat. Le rédacteur du chef du quotidien Cumhuriyet, Can Dündar, a été condamné à cinq ans et dix mois quelque minutes à peine après avoir échappé à des coups de feu tirés dans sa direction à la porte du tribunal. Le journaliste dénonce une campagne contre la presse. 'Cette sentence n'est pas seulement faite pour nous réduire au silence' a-t-il déclaré. 'Ces balles n'ont pas seulement été tirées pour nous faire taire et empêcher notre journal de travailler : c'est aussi une tentative de meurtre pour intimider les médias turcs et pour nous faire peur.' Le collègue de Can Dündar, Erdem Gül, écope d'une peine de cinq années d'emprisonnement. Les deux hommes risquaient la prison à vie. L'accusation d'espionnage n'a pas été retenue. Ils ont été condamnés pour avoir révélé que le régime du président Erdogan livrait des armes à des groupes djihadistes en Syrie. Can Dündar et Erdem Gül ne sont pas dans l'immédiat placés en détention, le temps que la cour d'appel se prononce sur le dossier.
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Le dessinateur kényan Gado et son homologue malaisien Zunar se sont vus remettre le prix international du dessin de presse. Un prix remis à Genève dans le cadre de la Fondation Cartooning for Peace, des dessins pour la paix. Kofi Annan est le président honoraire de cette fondation : 'Je suis toujours étonné par le talent créatif de ces artistes qui avec une seule image peuvent saisir les paradoxes et les absurdités des injustices d'un problème complexe. Bien mieux que ne pourraient le faire des centaines de discours. Des artistes comme Gado et Zunar prennent des risques pour dire la vérité. Ils méritent toute notre reconnaissance qui peut aussi participer de leur protection.' Gado : 'C'est un grand encouragement parce que quoi que vous fassiez il y a des gens qui sont derrière vous et ce sont des gens qui reconnaissent votre travail et cela vous aide à aller de l'avant.' Jusqu'à récemment Gado a travaillé pour le Daily Nation un des quotidiens les plus importants d'Afrique centrale et orientale. Il dénonce régulièrement l'avidité et la corruption du personnel politique. Gado : 'Je pense que ce que nous avons vu dans de nombreux pays africains c'est la diminution de l'espace des médias. Cet espace est un lieu de revendications et le défi c'est de toujours protéger cet espace.' Zunar est le dessinateur de presse le plus connu de Malaisie. Lui aussi par le biais de l'humour et de la dérision dénonce la corruption des élites ainsi que les abus de pouvoir. ll est actuellement l'objet de poursuites judiciaires dans le cadre d'affaires d'insurrection pour lesquelles il risque 43 années de prison. Zunar : 'Ce prix est très important pour moi parce qu'il peut faire pression sur le gouvernement de Malaisie. Et il peut aussi faire ouvrir les yeux de la communauté internationale sur mon cas et sur le degré de liberté d'expression et des droits de l'homme en Malaisie.' Tous ces témoignages du combat des dessinateurs pour la liberté d'expression sont exposés à Genève jusqu'au 4 juin. Signalons en France la disparition à 87 ans d'un grand dessinateur, Siné, un ancien de Charlie Hebdo. Il était l'un des derniers représentants de cette génération de grands caricaturistes des années 70 politiquement incorrects, réunis autour de Charlie Hebdo, comme Reiser, ou encore Wolinski et Cabu, assassinés en janvier 2015 dans l'attentat contre le journal.
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Plusieurs bureaux étrangers du quotidien turc Zaman font de la résistance après la mise sous tutelle de la rédaction d'Ankara par les autorités turques. Les éditions allemande et française ont notamment choisi de ne pas suivre la ligne éditoriale fixée par les administrateurs de la maison-mère. #Zaman : 'C'est comme si François Hollande tuait le Figaro, c'est ce qui s'est passé en #Turquie' (RSF) https://t.co/jVnsZNEEzJ- France Info (@franceinfo) 7 mars 2016 À Berlin, le rédacteur en chef local Suleyman Bag : 'Ce que vous voyez-là, c'est la dernière édition conjointe avec l'équipe turque de Zaman. A compter de lundi, nous publions une édition de Zaman sans aucune coopération avec la rédaction de Turquie parce qu'elle a été saisie par l'État. C'est l'édition que nos abonnés en Allemagne reçoivent. Ici, nous avons plus de 14 000 abonnés à la version papier.' Le chef de file des députés verts allemands, Cem Ozdemir, veut aller plus loin. 'Cela doit avoir des conséquences sur nos relations avec la Turquie. L'Union européenne est une communauté de valeurs, et ceux qui veulent faire partie de cette communauté doivent respecter la liberté de la presse et la liberté d'opinion.' Une allusion à la candidature de la Turquie à l'Union européenne alors qu'Ankara vient de mettre sous tutelle Cihan News Agency, la plus importante agence de presse privée de Turquie, quelques jours à peine après la saisie de Zaman.
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À Istanbul, une foule immense entourait ce samedi le rédacteur en chef et les journalistes du quotidien turc d'opposition Zaman après le placement sous tutelle du journal investi dans la nuit par les forces de l'ordre. Les raisons de cette mise sous tutelle n'ont pas été précisées. Le journal Zaman s'ajoute à d'autres médias visés ces derniers mois par des enquêtes judiciaires. Le rassemblement a nouvelle fois été dispersé à coup de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de tirs de balles en caoutchouc par la police. L'affaire Zaman est un nouveau coup porté à la liberté de la presse en Turquie qui pointe déjà à la 149e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF). La communauté internationale a fait part de sa profonde inquiétude alors que l'opposition turque, les ONG de défense des médias et de nombreux pays s'inquiètent des pressions croissantes exercées par le gouvernement d'Erdogan sur la presse. Ils dénoncent une dérive autoritaire. Un sentiment partagé par les lecteurs de Zaman, inquiets pour la démocratie dans leur pays. 'Nous sommes tous des êtres humains après tout et chaque être humain a des droits. Les opinions diverses doivent être exprimées dans une société. C'est mon avis. Une seule voix ne veut rien dire. Nous sommes venus ici pour faire entendre différentes voix et soutenir le journal Zaman. Nous sommes désolés, mais nous ne voulons pas d'un pays comme ça. Nous sommes inquiets', explique Ahmet Aldir. 'La Constitution est suspendue', affichait ce samedi matin la UNE de Zaman. 'La presse turque vient de vivre un des jours les plus noirs de son histoire'. Après avoir réussi à pénétrer dans les locaux du quotidien, des journalistes ont assuré que toutes les connexions internet du bâtiment ont été coupées et qu'ils ne sont plus en mesure de travailler.
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Tweets et messages sur les réseaux sociaux, inquiétude pour la liberté de la presse, vives critiques internationales et pétitions après le placement sous tutelle du quotidien turc d'opposition Zaman et le raid musclé mené par la police dans les locaux du journal. Dans la nuit de vendredi à samedi, les policiers turcs ont utilisé gaz lacrymogènes et canons à eau pour disperser des centaines de personnes qui s'étaient rassemblées devant le siège du quotidien à Istanbul et pénétrer dans le bâtiment. Le groupe Zaman est considéré comme étant proche de l'imam Fethullah Gülen, l'ennemi numéro un de Recep Tayyip Erdogan depuis un retentissant scandale de corruption qui a éclaboussé le plus haut sommet de l'État fin 2013. Exilé aux Etats-Unis, il est accusé de vouloir renverser le président turc. Depuis quelques années, assurent des journalistes turcs, quiconque ose critiquer la politique du gouvernement risque des poursuites, la prison ou une mise sous tutelle par le gouvernement. 'Le gouvernement se livre à une vaste chasse aux sorcières. Le président Erdogan a dit une fois : 'si l'on veut appeler cela une chasse aux sorcières, très bien, nous allons le faire'. Donc, il a ouvertement déclaré qu'il allait s'exécuter et il le fait. Il s'adonne actuellement à une véritable chasse aux sorcières contre les opposants', explique Sevgi Akarçesme, rédactrice en chef de Today's Zaman. Cette affaire survient à deux jours d'un sommet entre l'UE et la Turquie sur la crise des migrants. Il doit avoir lieu lundi. En échange d'efforts pour enrayer le flot des candidats à l'exil, Ankara espère une accélération de sa procédure d'adhésion à l'Europe. Mais l'affaire Zaman pourrait lui porter préjudice. Une affaire qui préoccupe le Commissaire européen à l'élargissement, Johannes Hahn, et qui pourrait, a-t-il, dit mettre en danger les progrès de la Turquie dans d'autres domaines. La Turquie pointe à la 149e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).
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A peine libérés après 92 jours de détention préventive, les deux journalistes turcs accusés d'espionnage et de tentative de coup d'Etat n'ont pas l'intention de se laisser intimider. A trois semaines de leur procès, ils contre-attaquent en dénonçant 'un crime d'Etat'. L'affaire tourne au bras de fer entre le chef de l'Etat et la Cour constitutionnelle turque qui a ordonné la libération des deux journalistes. Lors d'une conférence de presse ce mercredi, Can Dündar, l'un des jounalistes de Cumhuriyet remis en liberté a ironisé sur son sort tout en critiquant le président Erdogan. 'Le président turc n'est pas habitué à perdre, Plutôt que de prendre acte de la décision de la Cour, il cherche à en faire une crise d'Etat. Il a dit qu'il n'obéirait à la décision de la Cour. C'est la première fois qu'un président dit qu'il n'obéira pas à une décision de justice dans l'histoire de la République turque.' Livraisons d'armes Juste après la libération des deux confrères, le président turc, qui avait personnellement porté plainte dans cette affaire, avait remis en cause la décision de la Cour constitutionnelle jugeant illégale l'emprisonnement des journalistes. En novembre dernier lces derniers avaient été interpellés pour avoir diffusé un article et une vidéo faisant état de livraisons d'armes par les services secrets turcs à des rebelles islamistes en Syrie. Leur arrestation avait suscité une vague d'indignation. Le contentieux entre M. Erdogan et la Cour constitutionnelle turque s'explique par le fait que la Cour est l'une des rares institutions qui n'est pas encore contrôlée par le parti de M. Erdogan, la plupart de ses membres ayant été nommés avant son accession à la présidence en 2014. A plusieurs reprises, elle a désavoué son gouvernement en annulant les dispositions de lois controversées. Can Dündar a aussi critiqué les 'sales petites combines' entre l'Union européenne et la Turquie autour de la question des migrants. En vertu d'un accord conclu en novembre, Ankara s'est engagée à endiguer les départs de migrants vers l'Europe en échange d'une aide financière et de concessions politiques. 'Le marchandage proposé, c'est tu gardes sous contrôle les réfugiés chez toi et en échange je tolère ta gouvernance autoritaire. Mais ce n'est pas l'Europe que nous voulons, cela', a-t-il souligné. La Turquie pointe à la 149e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières.
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué la décision rendue par la Cour constitutionnelle turque au sujet des deux journalistes du quotidien d'opposition Cumhuriyet. La haute juridiction avait jugé que les droits de Can Dündar, rédacteur en chef, et Erdem Gül, chef du bureau d'Ankara, avaient été violés, et permis leur libération conditionnelle ce vendredi après trois mois de détention provisoire. 'Je garderai le silence au sujet de la décision rendue rendue par la cour constitutionnelle. Mais je ne suis pas obligé de l'accepter. Laissez moi-être clair. Je ne suis pas d'accord avec cette décision et je n'ai pas de respect pour elle', déclare le président turc. Les deux journalistes avaient été incarcérés suite à la publication en juin dernier, de documents relatant la livraison d'armes, par Ankara, à des rebelles islamistes en Syrie. Ils seront jugés à partir du 25 mars, et risquent la réclusion à perpétuité pour 'espionnage', 'divulgation de secrets d'État', 'aide à un groupe terroriste' et 'tentative de coup d'Etat'.
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La Commission européenne lance une procédure de surveillance de l'État de droit à l'encontre de la Pologne. Pour l'institution il s'agit avant tout de mener un dialogue encadré avec Varsovie. Le nouveau gouvernement conservateur polonais a engagé une réforme du tribunal constitutionnel et des médias publics, deux projets qui inquiètent l'Union. Mais pour le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, cette procédure n'a cependant rien d'une accusation mais plutôt d'une clarification. " On a des questions bien précises sur le fonctionnement du tribunal constitutionnel et des démarches législatives de la part du gouvernement polonais qui pourraient avoir un effet sur l'état de droit et on demande une explication du gouvernement polonais et on est dans une attitude de coopération ", ajoute-t-il. Toutes les parties semblent vouloir calmer les tensions de ces derniers jours. Un porte-parole du gouvernement polonais parle d'une procédure standard. De son côté la Commission laisse jusqu'au mois de mars à Varsovie pour apporter les éclaircissements demandés. Les autorités polonaises ont décidé fin décembre de réviser la gouvernance des médias publics. Selon le projet, télévision et radio seraient placées directement sous le contrôle du ministre du Trésor. L'autre point de friction concerne la réforme des règles de vote au sein du Tribunal constitutionnel, qui pourrait donner un poids supplémentaire au gouvernement. Le dialogue entre Varsovie et les institutions européennes pourrait débuter concrètement la semaine prochaine avec la visite à Bruxelles du président polonais.
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Un à deux milliers de personnes se sont rassemblées à Istanbul, au lendemain de l'incarcération des dirigeants du quotidien d'opposition Cumhuriyet. 'Deux journalistes inculpés pour 'espionnage'':http://www.liberation.fr/planete/2015/11/27/accuses-d-espionnage-deux-jo... et 'divulgation de secrets d'Etat', et écroués, après avoir publié un article sur de possibles livraisons d'armes à des islamistes en Syrie par Ankara. 'Une enquête a été ouverte à la suite de nos reportages sur les camions des services secrets turcs transportant des armes', indiquait le rédacteur en chef Can Dündar, avant son incarcération. 'Le plaignant est le chef de l'Etat lui-même. Nous sommes venus ici pour défendre le journalisme, pour défendre les droits du peuple d'être informé, leur droit d'apprendre la vérité si le gouvernement a menti'. 'Si le pays fait l'objet d'une menace, ou se trouve en danger, un journaliste doit en rendre compte', avait déclaré Erdem Gül, responsable du bureau d'Ankara pour le quotidien. En mai dernier, le scandale avait éclaté après la diffusion dans le journal de photos et d'une vidéo de camions, interceptés par la gendarmerie turque en janvier 2014. Les véhicules des services secrets, transportaient des armes à la frontière syrienne. Des faits qu'Ankara continue de démentir.
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Le Caire a donc relâché ce journaliste d'investigation au lendemain de l'appel des nations unies à le libérer. Ce fervent défenseur des droits de l'Homme était en détention préventive depuis deux jours pour être interrogé sur un article publié le 13 octobre révélant la tenue d'un procès militaire que l'armée n'avait pas officiellement confirmé ni réfuté. [France24 Monde] Égypte : l'armée libère le journaliste et défenseur des droits civiques Hossam Bahga... https://t.co/9ABYBUPYMa #Newsekt- Newsekt (@Newsekt) 10 Novembre 2015 Hossam Bahgat est libre mais il a dû signer un document dans lequel il s'engage à 'suivre les procédures légales et de sécurité lorsqu'il publie des informations concernant les forces armées'.
International
Alors qu’il est actuellement en déplacement en Chine, le chef de l’Etat a profité de l’occasion pour adresser un message aux Chinois concernant la liberté de la presse dans leur pays.
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A quatre jours des élections anticipées en Turquie, c'est la liberté de la presse cette fois qui a fait sortir dans la rue plusieurs centaines de manifestants. Ce mercredi la police turque a pris le contrôle de deux stations de télévision. Bugün TV et Kanaltürk' ont dû cesser leurs émissions. La justice turque enquête sur le propriétaire de ces deux chaînes rassemblées au sein de la holding Koza-Ipek. L'imam Fethullah Gülen, le propriétaire, est considéré comme l'ennemi numéro 1 du président turc Recep Tayyip Erdogan. Interviewée dans la rue, cette manifestante n'a pas hésité à participer au rassemblement de protestation."Je suis ici à cause de la censure sur la presse, explique-t-elle, et en raison de la situation qui règne ici au nom de la démocratie et en raison de cette cruauté contre la presse. Je ne veux pas être du côté de la cruauté'. L'assaut contre ces deux médias a suscité de timides réactions en Europe même si à Bruxelles l'une des porte-parole de la Commission européenne a déclaré que l'UE restait 'préoccupée'. 'Comme tout pays qui négocie son adhésion (à l'UE), la Turquie doit s'assurer qu'elle respecte les droits de l'homme, y compris la liberté d'expression, conformément à la Convention européenne des droits de l'homme', a souligné Catherine Ray. 'Nous allons continuer à soulever prochainement la question de la liberté d'expression avec les autorités turques', a-t-elle insisté. L'Union européenne reste prudente. Elle compte beaucoup sur la Turquie dans la crise migratoire actuelle. C'est une attaque sérieuse contre le droit au public de s'informer 'C'est une attaque sérieuse contre le droit au public de s'informer', a dénoncé de son côté le coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) Selahattin Demirtas, qui s'est rendu sur place. 'Cela fait longtemps que nous sommes confrontés à ce types de pratiques anticonstitutionnelles et illégales qui ne sont pas fondées sur le droit national ou international, explique M. Demirtas. Donc, ce raid ne nous a pas choqué ou surpris même s'il reste un acte inacceptable. ' Lors de l'intervention de la police ce matin les journalistes présents dans les locaux des deux chaînes de télé ont tenté de s'interposer. Ils ont été molestés et repoussés par les forces de l'ordre. Les deux chaînes ont été placées sous tutelle judiciaire. Elles sont accusées de propagande terroriste sur fond de règlement de compte politique.
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Ce matin, une télévision turque a été envahie par la police. Nous sommes au siège des chaînes Bugün TV et Kanaltürk à Istanbul, les salariés tentent en vain d'en interdire l'entrée, mais la police ouvre les grilles avec des scies. Des policiers et un des nouveaux administrateurs du groupe nommés par la justice ont ensuite investi la régie des deux télévisions et coupé l'antenne. Il y a deux jours, le justice turque a décidé de mettre sous tutelle Koza-Ipek, la holding propriétaire de ces télévisions et de plus d'une vingtaine d'autres sociétés. Le tord de Koza-Ipek : être proche de Fethullah Gülen, autrefois allié du président Erdogan, aujourd'hui classé ennemi n 1. Le gouvernement accuse l'imam Fethullah Gülen, réfugié aux Etats-Unis, de gèrer des sociétés qualifiées d''organisations terroristes'. A quelques jours des élections législatives de dimanche, les journalistes de plusieurs médias dénoncaient déjà hier une atteinte à la liberté de la presse.
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L'opposition turque dénonce une main mise de l'État sur plusieurs médias très critiques envers le gouvernement islamo-conservateur du Président Recep Tayyip Erdogan. Ankara a nommé hier un administrateur qui lui est proche à la tête de la Holding Koza Ipek. Une décision du ministère de la Justice qui n'a pas été validée par un tribunal.
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Une chaise vide. Edward Snowden n'a pas pu venir récupèrer son prix, un prix décerné en Norvège pour la liberté d'expression. Le lanceur d'alerte a eu peur d'être arrêté, et extradé aux Etats-Unis. Edward Snowden est en effet visé par un mandat d'arrêt après avoir révélé le programme de surveillance électronique américain. 'Vous envisagez une action en justice en Norvège afin de vous permettre de venir récupérer sans danger votre prix l'an prochain, a déclaré Hege Newth Nouri, présidente de l'Académie norvégienne de Littérature et de Liberté d'expression. Edward Snowden, nous sommes beaucoup qui allons combattre pour que cela devienne une réalité. Je vous félicite pour votre prix Bjornson cette année.' Edward Snowden a participé à la cérémonie par vidéoconférence, depuis la Russie où il est réfugié malgré lui. 'Nous parlons de liberté d'expression. Et nous nous demandons ce que ça représente dans le contexte de ces dernières années, avec les révélations sur les surveillances de masse. C'est une question de surveillance, mais surtout une question de démocratie. C'est la relation entre gouvernants et gouvernés.' L'ancien consultant de la NSA, inculpé d'espionnage aux Etats-Unis, n'a rien perdu de son sens critique. Edward Snowden a dénoncé le contrôle d'internet par les autorités de Russie, le pays où il vit depuis deux ans.
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Soulagement en Allemagne. Le parquet fédéral a annoncé ce lundi l'abandon de l'enquête pour trahison visant le site d'information Netzpolitik et deux de ses journalistes. Une enquête lancée après la publication des documents confidentiels sur un projet de renforcement de la surveillance des communications électroniques. Elle avait été ouverte puis suspendue par le procureur général Harald Range qui a été retiré de son poste la semaine dernière. 'Il reste beaucoup de questions, soulignait ce lundi Markus Beckedahl, l'un des deux journalistes initialement visés. Même si le procureur Range a été sacrifié, beaucoup de personnes ont dû prendre la décision de commencer cette enquête. Et nous, nous n'avons pas fini d'éclaircir cette affaire'. Une affaire qui a provoqué un torrent de protestations notamment de la part des médias et de responsables politiques. Le soulagement était partiel ce lundi, le procureur ayant précisé que l'enquête se poursuivait pour violation du secret professionnel. Avec AFP et Reuters
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L'enquête se poursuit pour tenter de mettre la main sur les auteurs du meurtre d'un photo-journaliste à Mexico. Ruben Espinosa a été retrouvé dans un appartement de la capitale mexicaine vendredi. Il gisait au milieu de quatre femmes, mortes elles-aussi. Leur identité n'a pas été révélée mais selon la police, elles étaient âgées de 18 à 40 ans. L'une d'entre elles était une militante des droits de l'homme. Toutes les victimes ont été battues puis tuées d'une balle dans la tête. Ruben Espinosa avait fui vers la capitale il y a quelques semaines, après avoir été victime de harcèlement et de menaces dans l'État de Veracruz où il résidait. Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans la capitale mexicaine et dans la ville du photographe pour manifester. Brandissant des portraits du reporter, elles ont réclamé justice, accusant les autorités d'être responsables de ces crimes. Selon Reporters sans frontières, le Mexique est l'un des pays les plus dangereux au monde pour les médias, particulièrement vulnérables dans l'État de Veracruz. Le Comité pour la protection des journalistes y a recensé onze meurtres de journalistes depuis 2010.
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Ce vendredi, le parquet allemand, qui avait ouvert la veille une enquête contre Netzpolitik, a décidé de suspendre temporairement ses poursuites. Le site d'information, mis en cause pour trahison, est est soupçonné d'avoir publié des informations confidentielles sur les services de renseignement intérieurs. Désormais, la justice va attendre le rapport d'un groupe d'experts, qui doit déterminer si la publication a révélé des secrets d'Etat. 'J'ai dit au procureur général que j'avais des doutes sur le fait de savoir si les journalistes avaient essayé de nuire à l'Etat allemand, ou de favoriser un autre état en publiant ces informations', a indiqué le ministre allemand de la justice, Heiko Mass. Selon le site Netzpolitik, le BFV souhaitait renforcer la surveillance en ligne pour contrôler les publications sur l'aide apportée par l'Allemagne à la NSA, dans le scandale d'espionnage des entreprises et des dirigeants européens. 'Depuis les révélations d'Edward Snowden, le gouvernement fédéral a essayé de dire que ces affaires n'avaient rien à voir, et en même temps, on voit que c'est probablement une affaire de violation délibérée de la constitution par nos services secrets, couverts par le gouvernement fédéral', affirme un journaliste du site, Markus Beckedahl. 'Maintenant, ils ciblent tous ceux qui essaient d'apporter des preuves'. Selon les articles publiés en février et en avril dernier, le renseignement intérieur allemand voulait des fonds supplémentaires pour créer une unité spéciale chargée de contrôler les réseaux sociaux. Si les journalistes de Netzpolitik restent poursuivis pour trahison, ce serait une première en Allemagne depuis plus de cinquante ans.
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La journaliste chinoise Gao Yu a été condamnée à sept ans de prison pour divulgation de 'secrets d'Etats à l'étranger'. Les associations de militants des Droits de l'Homme, Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans Frontières ont dénoncé ce jugement, et la mise en scène de sa confession publique (8 mai 2014), de même que Raphael Droszewski, représentant de l'Union européenne en Chine : 'Ce jugement accroît notre inquiétude générale sur la situation des défenseurs des droits de l'homme en Chine , notamment celle des journalistes et des blogueurs, qui ont été persécutés pour avoir exprimé leurs opinions ou exercer leur droit à l'information.' Ancienne rédactrice en chef-adjointe du magazine Economics Weekly, elle avait été arrêtée fin avril 2014, dans une vague de mises à l'écart de militants des droits de l'Homme à l'approche du 25e anniversaire de la répression du Printemps de Pékin place Tiananmen. Selon Human Rights Watch, la justice chinoise reproche à Gao Yu d'avoir transmis à son média, un site internet basé aux Etats-Unis, un document interne du Parti communiste chinois qui prônait une répression accrue des idées démocratiques, des tentatives d'indépendance des médias et des critiques du bilan historique du PCC. L'un de ses avocats a déclaré qu'il comptait faire appel de cette décision de justice, après l'invalidation de ses aveux, 'une confession forcée'. Un passé dans les geôles chinoises Ce n'est pas la première fois que la journaliste d'investigation de 71 ans est incarcérée par Pékin. En 1989, elle avait pris part aux manifestations pour la démocratie de Tiananmen, ce qui lui avait valu une première incarcération. En 1993, elle avait été condamnée à six ans de prison pour divulgation de 'secrets d'Etat'. Elle était sortie de prison en 1999, officiellement, pour raisons médicales. Selon le comité de protection des journalistes chinois, il y aurait 44 autres journalistes derrière les barreaux en Chine. Gao Yu a notamment été la première lauréate en 1997 du Prix mondial de la liberté de la presse de l'Unesco. (417) 71 # #GaoYu 7 http://t.co/G1P1SLZKUa pic.twitter.com/bDfM2WCobi- (lvv2com) 17 Avril 2015
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Nouvelle manifestation anti-Charlie, elle a eu cette fois en Australie, précisémment à Lakemba, dans la banlieue de Sidney, où vit l'une des plus importantes communautés musulmanes du pays. Environ 800 personnes se sont réunies avec le slogan ''Notre prophète notre honneur'' ou encore ''Je suis Muslim'', en réponse aux caricatures du journal satirique français Charlie Hebdo. Le rassemblement s'est déroulé de manière pacifique, une quinzaine d'individus ont dû toutefois être écartés par la police pour des débordements. La semaine dernière, le Premier ministre australien Tony Abbott avait émis un avis positif sur la dernière une de Charlie Hebdo, qui a été reproduite par plusieurs médias dans le pays.
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Dans cette édition d'Europe Weekly, nous revenons sur une semaine placée sous le signe du contre-terrorisme. Nous évoquons les opérations de police menées en Belgique, en France et en Allemagne, et la relance du débat au Parlement européen sur le projet d'un registre commun des données des passagers aériens. Si certains - à l'image de Marine Le Pen - remettent en question l'espace de libre-circulation de Schengen, d'autres prônent un renforcement de la surveillance des frontières extérieures. Enfin, il est question de la liberté de la presse mise à mal en Turquie.
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Le prophète Mahomet une nouvelle fois en Une de Charlie Hebdo. Mais cette fois, c'est un prophète en pleurs, qui reprend à son compte le 'Je suis Charlie', ce slogan d'indignation qui a émergé après les attentats terroristes de la semaine dernière. 17 personnes ont été tuées dont plusieurs membres de la rédaction de l'hebdomadaire satirique. Les survivants de l'équipe ont tenu ce mardi une conférence de presse dans les locaux du quotidien Libération où Charlie Hebdo est désormais hébergée. ''Ce n'était pas la Une que le monde voulait qu'on fasse, mais c'était la Une que nous voulions faire, a commenté Luz, l'auteur du dessin de couverture. Ce n'était pas la Une que les terroristes voulaient qu'on fasse, parce qu'il n'y a pas de terroristes là-dedans. Il y a juste un homme qui pleure, un bonhomme qui pleure. C'est Mahomet. Je suis désolé, on l'a encore dessiné. Mais le Mahomet qu'on a dessiné c'est un bonhomme qui pleure avant toute chose'. Dans les pages intérieures, aucune autre caricature de Mahomet, mais en revanche de nombreux hommages aux dessinateurs tués : Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré. Ce numéro a été tiré à trois millions d'exemplaires, contre 60 000 habituellement. Il est traduit dans plusieurs langues : en anglais, espagnol et arabe pour la version numérique, ainsi qu'en italien et turc pour la version papier. Des 4 coins du monde, des commandes spéciales ont afflué, du Chili à Singapour en passant par le Liban et l'Australie. Dans certains pays arabes en revanche, les autorités ont émis une mise en garde, voyant dans la Une du journal une 'provocation'. ''Il va y avoir un avenir, ça c'est sûr, veut croire le rédacteur en chef, Gérard Biard. On ne sait pas encore très bien à quoi il va ressembler. Il va y avoir un journal. Il n'y aura pas d'interruption. ça veut dire que dans deux semaines dans les kiosques, il y aura un autre Charlie Hebdo'.
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L'effroi, l'émotion et l'horreur en fin de matinée dans la capitale française. Les locaux du journal satirique Charlie Hebdo dans le XIème arrondissement ont été le théâtre d'un attentat terroriste contre la liberté de la presse et de pensée. Au moins 12 personnes ont été tuées et onze autres blessées dont quatre graves lors d'une fusillade à la kalachnikov en pleine conférence de rédaction et lors d'échange de tirs avec des policiers. Deux policiers vont succomber ainsi que cinq journalistes, nos confrères : le chroniqueur Bernard Maris et les quatre dessinateurs, les quatre plumes de Charlie : Cabu, Charb, Tignous et Wolinski. Ils étaient les cibles d'une attaque préparée et ciblée contre le journal ayant publié à plusieurs reprises des caricatures du prophète Mahomet. Le président de la République, François Hollande, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve et le Premier ministre, Manuel Valls se sont rendus dans les locaux endeuillés de Charlie Hebdo en signe de solidarité nationale et pour condamner cet attentat terroriste. D'importants moyens ont été mis en place pour tenter de les retrouver avec une cellule de crise interministérielle mobilisant 3000 personnes sur fond de niveau d'alerte attentat relevé au niveau maximum. La sécurité est renforcée à Paris et dans toute la région Ile-de-France en particulier : les écoles, les lieux de culte, les bâtiments officiels, les organes de presse et les grands magasins en ce premier jour des soldes d'hiver. Les agresseurs au nombre de trois selon le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve sont parvenus à prendre la fuite à bord d'une voiture Citroën C3 noire puis ils ont changé de véhicule à Pantin au nord de Paris et pris un autre véhicule, volé à un automobiliste. D'importants moyens ont été mis en place pour tenter de les retrouver avec une cellule de crise interministérielle mobilisant 3000 personnes sur fond de niveau d'alerte attentat relevé au niveau maximum.

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