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Arrivé en tête des élections européennes l'an dernier, Nigel Farage n'a pas fait recette cette fois-ci. Tirant les conséquences de sa défaite personnelle dans la circonscription de South Thanet, dans son Kent natal, Farage a, comme promis, démissionné de la tête du parti eurosceptique UKIP. Cette démission est un vrai coup dur pour l'auto-proclamée 'armée du peuple' de l'United Kingdom Independence Party, dont il est le visage et la voix. Mais Nigel Farage reviendra, en tous cas, il a dit qu'il se représentera pour le leadership du parti en septembre. En annonçant sa démission, Nigel Farage a mis en cause le système électoral, un mode de scrutin uninominal à un tour qui favorise les grands partis et les formations implantées localement : 'Le temps est venu de mener une véritable, profonde et radicale réforme du système politique et c'est UKIP qui sera le parti qui mènera à ce changement. Sur un plan professionnel, j'exprime un certain degrés de déception, sur le plan personnel, je sens qu'on m'a enlevé un énorme poids des épaules et je ne me suis jamais senti plus heureux.' Il est vrai qu'avec 1,4 millions de voix, le Scottish National Party (parti nationaliste écossais implanté localement donc) a gagné 56 sièges alors que Ukip n'en a qu'un seul avec 3,3 millions d'électeurs. Il a terminé deuxième dans plus de 110 circonscriptions sur 650. En terme de suffrages (12,6%), Ukip est bien devenue la troisième force politique du Royaume-Uni, loin devant les libéraux-démocrates à la dérive. Il a même conduit le Premier ministre David Cameron à annoncer la tenue d'un référendum sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni d'ici 2017. I have today written to UKIP's National Executive Committee and offered my resignation. I look forward to a well deserved holiday!- Nigel Farage (@Nigel_Farage) 8 Mai 2015
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