Le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS ou THM) est aujourd'hui au cœur de polémiques sur son innocuité. Du coup de nombreuses femmes se tournent vers des alternatives au THS par les plantes. Explications avec le Dr Bérengère Arnal-Schnebelen, gynécologue et phytothérapeute.

Les alternatives au THS

Suite aux polémiques qui entourent ces dernières années le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS ou THM), de nombreuses femmes ont suspendu leur traitement. Mais avec la réapparition des symptômes invalidants de la ménopause (bouffées de chaleur, troubles de l'humeur, sécheresse des muqueuses), certaines ont demandé à leur gynécologue de represcrire à nouveau le THS malgré les risques ou de proposer des alternatives.

« Il est possible de proposer des alternatives au THS mais le relais doit être réalisé en douceur » explique le Dr Bérengère Arnal-Schnebelen, gynécologue et phytothérapeute. Elle propose, entre autres, un traitement phyto-hormonal substitutif (TPHS) par des phytoestrogènes que l'on trouve dans le soja, le houblon, le trèfle rouge, le thé vert, le lin, la sauge...

Les indications des phyto-oestrogènes

Le TPHS par des phyto-oestrogènes peut être proposé d'emblée dans le cadre d'une ménopause présentant des symptômes invalidants ou en sevrage d'un THS classique. Même si ce sont des oestrogènes naturelles, les phyto-oestrogènes restent des œstrogènes et sont contre-indiquées en présence de cancers hormono-dépendants (sein, utérus ovaire...) et en présence d'antécédents d'accidents thrombo-emboliques (formations de caillots sanguins).

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Dans tous les cas, une consultation gynécologique est nécessaire avant prescription de phyto-oestrogènes. Ce sont surtout les bouffées de chaleur qui bénéficieront du TPHS avec une réduction de leur intensité et de leur fréquence. Mais les phyto-oestrogènes agissent aussi sur la sécheresse des muqueuses et un traitement local à base de soja ou d'huile de palme.
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