En constante augmentation, les allergies respiratoires concernent 8 % de la population pour l'asthme et 20 % pour la rhinite allergique. La pollution atmosphérique, les pollens, les acariens favorisent la survenue de ces allergies. Le point sur l'asthme et la rhinite allergique.

Les allergies respiratoires en poussée

Depuis longtemps, Sylvie a le nez bouché. Il faut dire qu'avec les embouteillages qu'elle subit tous les jours pour aller au travail, elle s'en prend plein les narines. Mais depuis quelque temps, en plus, elle éternue, ses yeux larmoient et son nez coule comme une fontaine. Une nuit, Sylvie se réveille : elle tousse, ses poumons sifflent, elle se sent oppressée. Elle doit se lever et ouvrir la fenêtre pour trouver de l'air. A cinquante-cinq ans, Sylvie fait sa première crise d'asthme.

Des muqueuses exposées

"Chez l'adulte, la survenue d'un asthme est souvent précédée de symptômes de rhinite allergique qui associe un larmoiement des yeux, une congestion et/ou un écoulement nasal", explique le Pr Daniel Vervloet, président de l'association Asthme & Allergie. Pour lui, les réactions allergiques au niveau des yeux, des muqueuses nasales et bronchiques constituent une seule et même maladie. "Une rhinite allergique, c'est une forme d'asthme qui reste localisée au niveau du nez", affirme-t-il.

Ces muqueuses sont en effet directement exposées aux poussières, acariens, pollens, fumée de tabac contenus dans l'air. La pollution atmosphérique est donc un facteur favorisant les allergies respiratoires par le biais d'irritants, comme l'ozone (O3), les microparticules comme celle de diesel, le monoxyde (CO) et le dioxyde de carbone (CO2). Pour Sylvie, c'est sans doute la pollution citadine qui a transformé sa rhinite en asthme allergique.

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Mais les irritants atmosphériques ne sont pas les seuls en cause pour favoriser la survenue d'un asthme. "Les pollens, les acariens et les moisissures sont à l'origine de nombreuses allergies respiratoires, comme la rhinite ou l'asthme allergique, et leur présence dans l'atmosphère varie selon les conditions climatiques et les saisons", explique le Pr Bernard David, chercheur à l'Institut Pasteur (Paris).
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