Vidéos A la une
C'est l'un des derniers sujets tabou de notre époque. Doit-on, oui ou non, aider médicalement des personnes à mourir ? Les députés Jean Leonetti et Alain Claeys proposent d'autoriser un droit à une sédation profonde où, à la demande du patient, une équipe médicale endort la personne avant d'arrêter son hydratation et son alimentation. La proposition de loi met l'accent sur les "directives anticipées" émises précédemment par le malade en fin de vie auprès d'une "personne de confiance". Une disposition qui ne satisfait ni les associations en faveur d'un droit à l'euthanasie ni ses opposants. Les uns refusant le caractère contraignant des directives sur les équipes médicales, les autres reprochant le manque de connaissance des effets d'une coupure de l'alimentation et de l'hydratation sur des patients endormis. Jean-Luc Romero, défenseur du droit à mourir dans la dignité, et, en face, Tugdual Derville, de l'association anti-euthanasie Vita, ont exprimé leur mécontentement lundi dans Parlement'air. Enfin, Régis Aubry, le président national de l'Observatoire de la fin de vie, plaide lui pour une meilleure formation des personnels soignants. Ce chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon plaide pour "un développement des compétences pour l'annonce de diagnostic difficile." "L'accompagnement par les mots et les attitudes d'une fin de vie, dit-il, c'est quelque chose qui n'est pas enseigné actuellement dans les écoles de médecine".
Vidéos A la une
Interview de Jean-Luc Romero, président de l'association mourir dans la dignité, sur la proposition de loi sur la fin de vie.
Vidéos A la une
Euthanasie. Un mot qui semble toujours être tabou à l'Assemblée nationale. Manuel Valls avait appelé au " consensus " et au " rassemblement " lors de l'ouverture des débats sur la fin de vie le 21 janvier. Aussi l'UMP et le PS semblent-ils avoir réussi à trouver un accord en soutenant ensemble la proposition de loi d'Alain Claeys et Jean Leonetti, qui s'inscrit dans la continuité de la loi Leonetti de 2005. Celle-ci souhaite améliorer l'accès aux soins palliatifs, donner une dimension contraignante aux directives anticipées des patients et clarifier le recours à la sédation profonde en phase terminale. La loi ne propose donc aucune rupture par rapport aux dispositions déjà existantes. Elle se heurte à des critiques vives aussi bien de la part des " pro-vies " tels que l'Alliance Vita qui craignent une légalisation progressive du " droit au suicide " que de la part des défenseurs de l'euthanasie. La recherche de consensus du gouvernement apparaît un peu comme un renoncement à la volonté de repenser réellement la fin de vie. La proposition de loi de la députée écologiste Véronique Massonneau qui entendait légaliser le suicide assisté et l'euthanasie dans certains cas, sur le modèle belge a été rejetée vendredi dernier à deux voix près. La plupart des députés PS ont en effet préféré soutenir le texte plus modéré d'Alain Claeys et Jean Leonetti. La nouvelle proposition de loi parviendra-t-elle à apaiser les débats sur la fin de vie ? Devrions-nous aller plus loin dans la légalisation de l'euthanasie ? Devrions-nous prendre exemple sur la Belgique, qui donne la liberté de choisir sa mort ? Les invités d'Arnaud Ardoin en parlent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde : Invités : Véronique Massonneau, députée écologiste de la Vienne Alain Claeys, député PS de la Vienne, co-auteur de la proposition de loi " créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie " Marie de Hennezel, psychologue clinicienne, auteure d'ouvrages sur l'accompagnement de la fin de vie Patrick Bouet, Président du Conseil national de l'Ordre des médecins
Vidéos A la une
Un rapport sur la fin de vie rédigé par deux parlementaires a été remis à François Hollande vendredi matin. Le chef de l'Etat a promis alors des discussions à l'Assemblée nationale dès janvier prochain, en vue d'une proposition de loi avec des avancées sur le sujet. Mais pas question pour autant de légiférer sur l'euthanasie. A l'étranger, la législation varie d'un pays à l'autre.
Vidéos A la une
Le docteur Nicolas Bonnemaison, poursuivi pour avoir empoisonné sept patients en fin de vie sans l'accord de leurs proches, a été acquitté par la Cour d'assises des Pyrénées ce mercredi. Cette annonce intervient au lendemain de la demande de la Cour européenne des droits de l'Homme de maintenir en vie Vincent Lambert, un tétraplégique en état végétatif. A l'issue de ce verdict, le gouvernement est pressé d'agir pour faire évoluer la loi sur l'euthanasie.
Vidéos A la une
Lors d'un point presse ce jeudi, le docteur Eric Kariger, du CHU de Reims, a commenté la décision de justice rendue par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Le tribunal s'est...
Vidéos A la une
Cette décision "remet en cause nos garanties à chacun et chacune de ne pas être un jour victime d'acharnement", a expliqué jeudi Eric Kariger, directeur de l'unité soins palliatifs du CHU de...
Publicité