Comme pendant la présidentielle et le premier tour des législatives, les médias suisses et belges vont sûrement donner les premiers résultats dimanche prochain avant 20 heures. 

Officiellement, personne en France n'a le droit de donner des résultats à une élection avant l'horaire fatidique de 20 heures. Une manière de respecter (et de ne pas influencer) les derniers votants et de donner un peu temps pour calculer les premières estimations. Une violation de cette règle peut entraîner une amende allant jusqu'à 75 000 euros d'amende.

Pourtant vous avez sans doute vu pendant les soirées électorales apparaître sur les réseaux sociaux des estimations, notamment accompagnées du mot-clé #RadioLondres.

Nos voisins ne sont soumis à aucune règle

C'est que la règle sur l'embargo de 20 heures s'arrête à nos frontières. Ainsi, les premières estimations émanent de médias francophones, principalement belges et suisses qui, eux, ne sont pas soumis aux mêmes règles que nous. “Les journalistes qui ont une information, dans un pays qui n’est pas directement concerné par une élection, font leur boulot. Quand, en France, n’importe quel journaliste a des informations, généralement, il les donne”, se justifiait ainsi en 2012 Christian Dauriac, le patron de la RTBF, sur le plateau du "Grand Journal" de Canal +.

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Et comme le rappelle LCI, les rédactions francophones auraient tort de se priver de cette couverture médiatique. "En 2007, l’affluence hexagonale était telle que les serveurs de certains sites internet suisses avaient même crashé", écrit la chaîne d'infos en continu.

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