Dimanche soir, 120 députés sortants ont été éliminés dès le premier tour. Mais ces derniers, notamment ceux issus du secteur privé, ne sont pas à plaindre au niveau financier.

Dimanche soir, 120 députés sortants sur les 345 qui se sont représentés ont été éliminés dès le premier tour des législatives. Et le nombre devrait augmenter dimanche prochain, créant un véritable chambardement à l'Assemblée nationale. Mais en quittant l'Hémicycle, les députés sortants n'auront pas de soucis à se faire niveau financier. 

Les députés sortants de plus de 60 ans (à partir de 2018, cela sera 62 ans pour ceux nés à partir de 1956) peuvent prétendre à la retraite, selon un régime spécifique. Dans ce régime plutôt favorable, un seul mandat de cinq ans permet de toucher 731 euros par mois de retraite de base et 400 euros de retraite complémentaire, précise LCI. Les droits augmentent au fil des mandats, et ces pensions sont cumulables avec d'autres pensions.

De juteux avantages pour les députés issus du privé

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Pour ceux qui s'étaient mis en disponibilité durant leur mandat, ils retrouveront immédiatement leur emploi. Par ailleurs, les députés issus du secteur privé pourront bénéficier d'une allocation de retour à l'emploi avec des indemnités plus intéressantes que dans le privé. En effet, les six premiers mois, l'ex-député touche 100 % de son salaire (5 599 euros brut). A salaire égal, un salarié du privé, lui, ne touche que 66 % de son revenu. De plus, son indemnité est dégressive mais elle dure 3 ans. Dans le privé, elle est fixe, mais le plus souvent elle ne dure que deux ans. Enfin, la cotisation salariale sur la feuille de paie est moins lourde chez les députés : 28 euros cotisé par mois, contre 173 euros dans le privé.

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