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Le projet de loi sur la liberté de création, l'architecture et le patrimoine créée une nouvelle appellation, nommée "cité historique", qui remplace les systèmes de protection des monuments et sites historiques déjà existants. A Lectoure, petit village du Gers, on s'inquiète des conséquences de la nouvelle loi. En 2003, les trois kilomètres de remparts médiévaux, qui font la fierté de la cité, se sont effondrés. Avec le concours financier de l'Etat, 500 mètres ont été réhabilités. "Sans la présence de l'État, nous n'aurions jamais pu reconstruire ces remparts", explique le maire PS de Lectoure, Gérard Duclos. Ce socialiste a peur d'être abandonné par l'État : la nouvelle loi est censée simplifier la protection en regroupant les trois dispositifs déjà existants en une même dénomination, "cité historique". La protection serait laissée à la libre appréciation des maires et l'élu socialiste a peur qu'une nouvelle majorité à la mairie défasse à l'avenir le travail effectué pendant ses trois mandats. A Cahors, dans le Lot, les petites villes de la communauté de communes redoutent que l'intercommunalité ne décide à leur place. Un reportage de François Goulin et Elisa Bertholomey
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