Gilles Carrez, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale serait visé par le fisc. Selon Mediapart, il ferait partie des parlementaires visé par Bercy, et pourrait faire l'objet d'un redressement fiscal.

Mercredi dernier, le Canard enchaîné révélait qu'une soixantaine de parlementaires étaient en délicatesse avec le fisc. D'après Mediapart, Gilles Carrez, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale serait lui aussi visé par l'administration fiscale. Il pourrait en effet avoir à s'expliquer sur l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dont il ne s'acquitte plus depuis trois ans, et pourrait se voir imposer un éventuel redressement fiscal. Le député-maire de Perreux-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, a déclaré au Parisien : "si j'ai un redressement, je pourrai faire état de ma bonne foi totale".

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"J'habite avec ma femme depuis 38 ans au Perreux-sur-Marne, dans un endroit qui abrite mon habitation et la pharmacie de mon épouse. Mais, et j'avoue que je l'ignorais complètement, le fait qu'il y ait un local commercial peut poser un problème sur l'abattement de 30% lié à la résidence principale", pris en compte dans le calcul de la valeur du bien, explique-t-il au quotidien. Mais "c'est un sujet complexe" estime Gilles Carrez, "j'ai l'humilité de considérer que la loi fiscale est beaucoup trop complexe". Egalement interrogé par Mediapart, le président de la commission des Finances de l'Assemblée le dit : "si les services fiscaux estiment que je dois basculer dans l’ISF, je ne vais pas discuter".

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