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Commencée dans la matinée, l'évacuation du camp informel d'Idomeni à la frontière greco-macédonienne, s'est poursuivit sans opposition sous le regard de sept-cent policiers grecs. En quelques heures, plus de 2000 migrants avaient été évacués. Les migrants sont transportés en bus vers des structures d'accueil. Six mille places en centre et deux camps de tente ont été aménagés à la hâte pour les accueillir. 'Le niveau de stress a beaucoup augmenté car comme vous le savez certains sont ici depuis deux ou trois mois. Il y a aussi un fort sentiment d'insécurité car ils ne savent pas exactement où ils vont et ce qui va leur arriver lors de prochains jours' déclare la porte paroles de médecins sans frontières devant les médias locaux, seuls autorisés sur le camp. Depuis la fermeture de la frontière macédonienne en mars, des milliers de migrants, majoritairement Syriens, Irakiens et Afghans, ont planté leur tente dans ce camp insalubre devenu un triste 'cul de sac' de la route des Balkans. L'évacuation des plus de 8000 personnes devrait durer une semaine.
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Le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, s'est rendu mardi dans le camp d'Idomeni, dans le Nord de la Grèce. 'Pourquoi ne nous parlez-vous pas ?', l'interpelle un migrant. L'ex-république yougoslave de Macédoine a renvoyé pendant la nuit 1 500 migrants en Grèce qui avaient forcé la frontière la veille. Environ 12 000 migrants et réfugiés sont massés dans la boue à Idomeni. Le commissaire, aussi applaudi par certains, a rappelé l'importance de faire la distinction entre les refugiés et les migrants économiques. Le port du Pirée près d'Athènes est aussi en train de se transformer en camp de réfugiés. Les ferrys en provenance des îles continuent d'arriver, remplis de candidats à l'exil en Europe. Des volontaires leur distribuent des couvertures, de la nourriture, des vêtements et des produits hygiéniques. La situation empire de jour en jour depuis la fermeture des frontières sur la route des Balkans. 'Les arrivées au Pirée de migrants et de réfugiés en provenance des îles de la mer Egée ne s'arrêtent jamais. Environ 4 000 personnes vivent autour du port, alors que 10 000 autres attendent dans les îles le bateau qui les amènera ici. Environ 20 000 personnes vivent dans les centres de réfugiés officiels en Grèce continentale, mais beaucoup sont réticents à s'y rendre parce qu'ils ont peur d'être piégés' Le gouvernement grec leur dit que la route des Balkans restera fermée', souligne Kostas Tsellos, correspondant d'euronews à Athènes.
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Au camp de réfugiés d'Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, c'est souvent la loi de la jungle. En témoigne une scène de distribution de chaussettes et de chaussures ce vendredi par une ONG qui a donné lieu à une foire d'empoigne. Quelque 14 000 personnes sont entassées ici dans le froid et la boue depuis la fermeture de la route des Balkans mercredi. Les réfugiés d'Idomeni dans un état de santé de plus en plus 'critique' https://t.co/U6TRoH4yxC #AFP pic.twitter.com/edcQxwWXR5- Agence France-Presse (@afpfr) 11 mars 2016 #instantané 14.000 migrants coincés au camp d'Idomeni à la frontière gréco-macédonienne #AFP pic.twitter.com/MrzH8Rd1ky- Agence France-Presse (@afpfr) 12 mars 2016 'Certains ont reçu quatre ou cinq paires de chaussures et d'autres n'ont rien eu, témoigne un réfugié. Et les gens se sont battus pour en obtenir. Pour la nourriture aussi, il y a eu de la bagarre.' Les autorités grecques distribuent aux populations des documents expliquant en plusieurs langues que la frontière avec la Macédoine est fermée et qu'une relocalisation dans des camps aux conditions plus décentes est possible. Les tracts prient également les réfugiés de coopérer avec la police. Pour l'instant, seules 400 personnes ont quitté volontairement Idomeni pour se rendre dans des centres d'accueil avoisinants.
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Ce dimanche, plus de 2000 manifestants ont arpenté les rues de Calais pour soutenir l'emploi et défendre l'image de leur ville. Des habitants, des commerçants, des entrepreneurs et des élus locaux s'estiment délaissés par les pouvoirs publics et réclament la mise en place de solutions de la part du gouvernement. Pour la première fois, la maire de Calais Natacha Bouchart a pris part au cortège et demande désormais 'solennellement au président Hollande de venir sur place à Calais pour régler les problèmes liés au camp'. Depuis mi-décembre, les entrepreneurs locaux demandent un moratoire sur les taxes, en raison d'une forte baisse d'activité liée à la crise migratoire. Ces derniers jours, les affrontements avec la police se sont multipliés. Ce samedi, les forces de l'ordre ont évacué des demandeurs d'asile, venus 'bloquer un ferry': http://www.francesoir.fr/politique-france/migrants-de-calais-35-interpel... à l'initiative d'associations et des 'No Borders', à l'issue d'une manifestation de soutien aux migrants. Une trentaine de personnes ont été interpellées. La maire de Calais et le Président de la région Xavier Bertrand doivent être reçus au ministère de l'intérieur le 3 février prochain, en présence de la garde des Sceaux Christiane Taubira. Dans la jungle de Calais, plus de 4 000 personnes s'entassent dans des conditions sanitaires particulièrement difficiles, dans l'attente de pouvoir passer en Angleterre, en espérant y trouver un avenir meilleur.
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1 200 personnes ont débarqué en une heure sur l'île grecque de Lesbos : 24 embarcations sont arrivées en provenance de Turquie, à bord, de nombreuses femmes et enfants. En deux jours, environ 3 700 migrants sont arrivés ici et ils sont environ toujours 7 000 sur l'île. L'Union européenne a promis mercredi que des centres d'accueil et d'enregistrement seraient opérationnels dans toutes les zones sensibles d'ici fin novembre, c'est-à-dire à Lesbos, Kos et Lampedusa. Ces centres, dit 'Hotspot', doivent permettre d'identifier, d'enregistrer et de prendre les empreintes digitales de tous les arrivants afin de séparer les réfugiés venants de pays en guerre des migrants économiques. La Commission européenne a proposé une liste européenne de 'pays d'origine sûrs', comme l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la Turquie. Les migrants originaires de ces pays devraient donc être renvoyés chez eux. En attendant, les commerçants de Lesbos, comme les restaurateurs, tentent de pallier au manque global de gestion en donnant à manger aux réfugiés mais leurs affaires en souffrent. 'Nous ne pouvons pas accueillir toute cette foule, tous ces gens de tous ces pays, ils n'ont rien à manger, rien à boire, ils n'ont nul part où dormir ici. Pour le moment, ça va, c'est l'été, mais il va pleuvoir dans quelques jours, et il va faire froid, où vont-ils aller ?' Tous les réfugiés aboutissent au port de Mytilène où le gouvernement grec affrète des ferries pour les emmener sur le continent où ils poursuivront leur route... Avec AFP
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Un vrai chaos dans une ambiance tendue. Un train et plusieurs centaines de personnes ont été bloqués avant d'être tractés en gare de Calais-Fréthun. Un train vide parti de Londres a été envoyé vers 5h du matin pour acheminer les passagers vers la capitale britannique. Cinq autres trains ont également été perturbés. Trois ont été retardés et ont finalement pu arriver à Londres. Un autre parti de Paris est reparti vers la capitale française et le dernier parti de Londres a dû rebroussé chemin comme l'explique cette passagère : 'Nous avons attendu à l'entrée du tunnel, car ils nous ont dit qu'il y avait des gens dans le tunnel, et nous avons attendu, je pense, deux heures et demi, ou peut-être trois heures et finalement, sans nous donner aucune information, ils nous ont dit qu'on allait retourner à Londres. Des gens étaient probablement coincés et ils ne parvenaient pas à les sortir. On a encore attendu et puis ils ont décidé de retourner à Londres', explique cette passagère de l'Eurostar. En cause, la présence 'd'intrus sur les voies à l'entrée française du tunnel' selon la SNCF et Eurostar. Les forces de l'ordre sont intervenues pour l'évacuation et certains trains ont dû être bloqués pour des raisons de sécurité. Eurotunnel a dénombré jusqu'à 2000 tentatives d'intrusion par nuit fin juillet avant une décrue à 100 ou 200 en moyenne ces derniers jours. Au moins neuf migrants ont trouvé la mort sur ou aux abords du site depuis début juin. #Eurostar : 700 passagers bloqués toute la nuit en gare de #Fréthun http://t.co/N7JhRhYvam pic.twitter.com/15IkfZ9Roc- La Voix du Nord web (@lavoixdunord) 2 Septembre 2015 #Eurostar : circulation perturbée par la présence de migrants sur les voies, nuit de pagaille http://t.co/Mv0loBDGBJ pic.twitter.com/PILTgMNQMU- Ouest-France (@OuestFrance) 2 Septembre 2015
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Les chauffeurs de camions qui veulent rejoindre le Royaume-Uni par le port de Calais sont inquiets pour leur sécurité. Quotidiennement des migrants tentent de monter dans leurs camions et passer ainsi le Tunnel sous la Manche. Les autorités françaises ont bien construit une barrière pour empêcher cela mais pour beaucoup de chauffeurs, cette mesure reste insuffisante. A l'approche de Calais, la plupart des camions sont installés dans des parkings protégés par des barbelés. Les chauffeurs peuvent alors se reposer. L'un d'eux, venu de Hongrie, estime cependant que la barrière ne décourage pas les migrants. Pour Lajos Szögi la réponse des autorités françaises est insuffisante. 'La police ne fait rien, elle ne fait que regarder. C'est tout. Si un clandestin entre dans mon camion, dans ma cabine alors les policiers interviennent. Sinon rien. Et de l'autre côté les autorités britanniques nous punissent nous si nous transportons quelqu'un. Mais ce n'est pas notre faute'. Au Royaume-Uni les chauffeurs risquent une amende de près de 3 000 euros si la police intercepte un clandestin dans un camion. Certains chauffeurs ont d'ailleurs été mis en examen.
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La construction de la clôture le long de la frontière de 175 km avec la Serbie doit prendre fin lundi. Une barrière de quatre mètres de haut est également en construction. Elle sera achevée fin novembre. Loin de décourager les migrants, ces derniers continuent à emprunter tous les chemins au péril de leur vie. Certains escaladent la clôture, d'autres découpent des morceaux de grillage. Depuis le début de l'année, plus de 140 000 personnes sont déjà arrivées dans le pays via la Serbie soit plus du double du total de l'année 2014 selon l'AFP. Objectif : passer à tout prix comme l'explique ce jeune afghan : 'mon père a été tué brutalement, parce qu'en Afghanistan, il n'y a pas de respect, pas d'humanité. On tue l'autre pour rien. Si vous êtes riche, on vous tue pour votre argent. Vous pouvez avoir facilement des ennemis. Aucune humanité n'est valorisée'. Le gouvernement hongrois de Viktor Orban va renforcer les contrôles à la frontière avec la Serbie. Le chef de la police a annoncé que plus de 2100 policiers, des 'chasseurs de frontière' selon la terminologie officielle, allaient effectuer des patrouilles à partir de la semaine prochaine. En attendant, les policiers déjà sur place sont chargés de recenser tous les migrants, candidats au droit d'asile. Selon Budapest, environ 67 000 personnes avaient fait une demande d'asile fin juillet et 43 000 ont quitté la Hongrie sans attendre de réponse. Mais seuls quelques centaines ont obtenu le précieux sésame. Pour les autres, ils sont orientés et surtout cantonnés dans une sorte de camp de réfugiés où ils sont très peu pris en charge comme le dénonce la branche hongroise de l'ONG, le comité Helsinki : 'S'il n'y avait pas de bénévoles qui aident ces personnes avec le strict minimum pour se nourrir ou boire et pour les informer alors je pense que la plupart des demandeurs d'asile n'aurait tout simplement aucune idée où aller, ils ne sauraient pas à quoi s'attendre ou ce qui pourraient leur arriver', explique cette responsable hongroise de l'ONG le Comité Helsinki. Le gouvernement ultra-conservateur hongrois envisage même de déployer l'armée à la frontière avec la Serbie afin de contenir le flot de migrants mais il doit obtenir le feu vert du parlement où il dispose d'une large majorité.
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Dans ce train, des centaines de réfugiés en route pour l'Europe de l'ouest. Notre envoyé spécial James Franey les suit depuis la frontière gréco-macédonienne. Ils ont embarqué dans un train dans la ville de Gevgelia. Et ils traversent ainsi toute l'ex-République yougoslave de Macédoine. Parmi les passagers, Motasem, jeune Syrien de 23 ans, interrogé par James Franey. 'J'espère pouvoir aller en Allemagne car je pense que c'est un pays qui respecte les personnes. Et c'est un endroit sûr. Et j'aimerais pouvoir continuer mes études là-bas. - Et vous faites quoi, comme étude ? - J'étudie la mécanique pour les voitures. - C'est l'endroit idéal pour ça, avec toutes les marques de voitures allemandes ! - Oui, j'aimerai bien travailler à BMW.' La traversée de l'ex-République yougoslave de Macédoine s'achève dans la ville de Tabanovste, à la frontière avec la Serbie. 'A leur descente de train, explique notre envoyé spécial, ces réfugiés vont devoir marcher sous le soleil pendant une dizaine de kilomètres avant d'atteindre la frontière serbe. Une marche vers une vie meilleure, espèrent-ils, même s'ils ne savent pas l'accueil qui leur sera réservé en Europe'.
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Le flux de réfugiés est loin de se tarir à la frontière entre la Grèce et l'ex-République yougoslave de Macédoine. D'après le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), ce sont près de 3000 personnes qui passent là chaque jour. Et, selon Melissa Fleming, du HCR, il devrait en être ainsi dans les prochains mois, tant qu'il y aura du beau temps et que les gens seront en mesure de traverser la Méditerranée. Treat refugees humanely, we say, as up to 3000/day head into the Western Balkans from Greece http://t.co/ecBcvOpvJu pic.twitter.com/kqOmuzWX8M- Melissa Fleming (@melissarfleming) 25 Août 2015 Ces réfugiés ont rallié les côtes grecques, la plupart du temps depuis la Turquie, et ils traversent les Balkans. Direction : l'Europe de l'Ouest. 'Le HCR estime que 80% des gens qui s'apprêtent à traverser la frontière ont fui le conflit en Syrie, souligne James Franey, envoyé spécial d'euronews à la frontière gréco-macédonienne. La police autorise le passage par groupe de 150 à 300 personnes à la fois. La priorité est donnée aux femmes, aux enfants et aux familles. Les réfugiés suivent alors cette voie de chemin de fer jusqu'à la ville de Gevgelia. De là, ils comptent aller en Serbie, en Hongrie, puis rejoindre l'Europe du Nord, avec l'espoir d'une vie meilleure'. Cette traversée des Balkans constitue une étape de plus sur un parcours déjà long pour ces personnes originaires de Syrie, d'Afghanistan ou d'Erythrée. La fatigue s'ajoute aux traumatismes, comme le constate le personnel de la Croix-rouge dans un des centres de transit. 'Certains ont des petites fractures ou des entorses, explique Aleksandar Januzoski, de la Croix-Rouge macédonienne, d'autres ont des ampoules ou des blessures aux pieds. Et puis il y a des cas plus graves : des personnes qui font des crises d'épilepsie, des crises d'hypo-glycémie, ou qui ont des problèmes cardiaques ou respiratoires'. Mais ce n'est pas ça qui arrêtera la marche de ces réfugiés, pas plus que les garde-frontières ou les grillages. Témoignage d'Hassan, ingénieur informatique de 30 ans, originaire de Syrie, interrogé par l'agence Reuters après son arrivée en Hongrie : 'il vaut mieux traverser toute l'Europe à pied plutôt que de rester en Syrie'...
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