"Habemus papam" : le cardinal Joseph Ratzinger, soixante-dix-huit ans, a été élu pour succéder à Jean-Paul II le mardi 19 avril 2005. 265e pape de l'histoire, il va devoir imprégner le Vatican de sa propre personnalité, après les vingt-six années de pontificat de Jean-Paul II. Portrait.

Le cardinal Ratzinger devient Benoît XVI

17 h 51, mardi 19 avril, la fumée blanche annonçant qu'un nouveau pape vient d'être élu s'élève au-dessus du Vatican. Deux jours de conclave, quatre tours de scrutin, c'est l'élection la plus rapide de toute l'histoire pontificale. Si le cardinal Ratzinger était donné favori, il espérait pourtant prendre une retraite tranquille... Ancien préfet pour la Congrégation pour la doctrine de la foi, il était très proche de Jean-Paul II et a d'ailleurs vécu avec lui ses dernières heures.

Le nouveau pape ne fait pas l'unanimité, même au sein des catholiques : d'aucuns le voient comme le véritable choix du Saint-Esprit, d'autres redoutent son conservatisme.

Né en 1927 à Marktl-am-Inn, en Allemagne, Joseph Ratzinger est voué à une brillante carrière, même si les difficultés de la Seconde Guerre mondiale perturbe parfois son parcours. Il adhére en 1941 à la jeunesse hitlérienne, comme tous les allemands de son âge, sa famille est cependant réputée pour être antinazie. Il entre au petit séminaire en 1939 et n'est ordonné prêtre qu'en 1951. Pendant vingt ans, il sera professeur de théologie fondamentale et dogmatique, après avoir soutenu une première thèse de doctorat sur l'ecclésiologie de Saint Augustin.

Puis, en 1962, s'ouvre le Concile Vatican II, auquel il prendra part dès le début en tant qu'expert du cardinal Joseph Frings, archevêque de Cologne. Il met en avant alors des positions libérales et veut réformer les méthodes du Saint-Office. Il est nommé cardinal en 1977 par Paul VI.

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Mais, ses positions deviennent plus tranchées après Vatican II. Il se défend en expliquant qu'il craint la modernité et son aspect rénovateur parfis extrême. Selon ses convictions, l'identité du christianisme doit être redéfinie avant de mettre en place de nouvelles idées progressistes... Langue de bois pour les uns, discours ferme et solide pour les autres, il a quand même hérité du surnom de "panzerkardinal" pour sa réputation de théologien inquisiteur. Quoiqu'il en soit et en l'état actuel des choses, une réelle rupture d'avec le pontificat de Jean-Paul II reste peu envisageable avec sa nomination. Son gouvernement est d'ailleurs inchangé...

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