Marie, 45 ans, a tout de la battante. De l'allure, un métier qu'elle aime, un mari, de grands enfants et l'air de savoir ce qu'elle veut. Marie ne se plaint de rien, sauf de "son" eczéma. Ces plaques qui vont et viennent sur sa peau, à l'intérieur des genoux et des coudes, "et même sur les paupières quand ça va très mal". Le dermato avait pourtant dit à sa mère que ça passerait à l'adolescence.

Marie, 45 ans, a tout de la battante. De l'allure, un métier qu'elle aime, un mari, de grands enfants et l'air de savoir ce qu'elle veut. Marie ne se plaint de rien, sauf de "son" eczéma. Ces plaques qui vont et viennent sur sa peau, à l'intérieur des genoux et des coudes, "et même sur les paupières quand ça va très mal". Le dermato avait pourtant dit à sa mère que ça passerait à l'adolescence. "J'ai mis des tonnes de cortisone. C'est parti, ça m'a laissé un peu de répit et puis c'est revenu. "Tel est le genre de discours qui a conduit le Dr Pomey-Rey à se poser des questions sur son métier de dermatologue. "Je n'en pouvais plus, explique-t-elle, de prescrire toujours les mêmes traitements et de constater autant d'échecs. Il fallait trouver pourquoi les dermatoses s'installaient dans la chronicité chez certains patients".

La peau, miroir de l'âme

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