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C'est à 14h00 que Radovan Karadzic sera fixé sur son sort. Le Tribunal pénal international doit rendre son verdict, huit ans après son arrestation. A 70 ans, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie est inculpé de onze chefs d'accusations de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour son rôle dans le conflit, qui a fait 100.000 morts entre 1992 et 1995. Dans la campagne de nettoyage ethnique planifiée par les Serbes, le massacre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 1995 reste le moment le plus tragique de cette guerre. Amir Kulaglic n'a pas voulu quitter Srebrenica. Son père a été tué ici. Lui a survécu en se cachant dans la forêt. Autour de l'incontournable café bosniaque, préparé à la turque, il nous confie son souhait : que Radovan Karadzic soit condamné à la perpétuité : 'Nous devons montrer aux extrémistes, pas seulement serbes, mais tous les extrémistes dans le monde, que ceux qui commettent des génocides ou d'autres crimes de guerre, seront punis.' Karadzic a déclaré qu'il s'attendait à être acquitté, des paroles qui résonnent douloureusement dans l'immense cimetière de Srebrenica. 'En 21 ans 8372 victimes ont été identifiées, explique notre envoyée spéciale Andrea Hajagos. Pour leurs familles le verdict attendu à la Haye est très important.'
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Le massacre de Srebrenica, c'était il y a plus de 20 ans, en juillet 1995. Un drame que les habitants de cette ville de Bosnie n'ont pas oublié. Une page d'histoire qu'ils s'apprêtent à relire en même temps que les juges du tribunal pénal international de La Haye. Le TPI doit en effet rendre ce jeudi son verdict concernant l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic. A Srebrenica, 8000 musulmans ont été massacrés. Un 'génocide', aux yeux du procureur. Un cauchemar, toujours à l'esprit des témoins de l'époque. 'Quand je dors dit cette femme, je me réveille parfois en sursaut avec les coups de feu qui résonnent dans ma tête. Ce que j'espère, c'est que Karadzic aura la peine la plus lourde.' 'Ce qui compte pour moi, aujourd'hui, dit cet homme, c'est d'avoir de quoi manger pour moi et les enfants. Concernant Karadzic, s'il est coupable, alors il sera puni.' Eviter que cela se résume à un morceau de papier Faut-il ou non rouvrir les plaies du passé ? La question divise. Le maire de la ville amil Duraković estime, lui, que ce verdict, il sera davantage suivi et commenté à La Haye qu'ici à Srebrenica. Cela dit, ajoute-t-il, 'si le jugement ne s'accompagne d'aucun changement réel dans le pays, alors cela voudra dire que tout ce procès n'aura servi à rien'. 'Cela ne fera qu'avaliser le génocide et tout ce qui s'est passé dans ce pays. Il ne faudra pas que tout cela se résume à un simple morceau de papier.' Radovan Karadzic est accusé d'avoir planifié un 'nettoyage ethnique', voulant chasser les musulmans et les Croates des territoires revendiqués par les Serbes de Bosnie. 'Ici, la moitié des gens prient dans des églises, l'autre moitié prient dans des mosquées, commente Andrea Hajagos, envoyée spéciale d'euronews à Srebrenica. Vu ces différences religieuses et les clivages toujours existant, le jugement qui sera rendu risque de ne pas faire que des heureux.'
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Des manifestations ont eu lieu à La Haye après la mort d'un homme originaire d'Aruba. Une mort imputée à la police.
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Vojislav Seselj n'a vraiment pas l'intention de retourner derrière les barreaux. Et pourtant, le chef de file des ultranationalistes serbes est convoqué par le Tribunal pénal international en charge de l'ex-Yougoslavie (TPIY). Il doit répondre de ses récentes provocations à l'encontre de la justice internationale et des Occidentaux. Vojislav Seselj a été jugé pour crimes de guerre en ex-Yougoslavie dans les années 1990. Mais aucun verdict n'a été prononcé. L'homme étant gravement malade, il a été remis en liberté en novembre dernier et il a pu rentrer à Belgrade. Aujourd'hui, il tourne le dos à la convocation du tribunal de La Haye. Et le gouvernement serbe n'a pas non plus l'intention de le livrer. Pour le ministre serbe du Travail et des questions sociales, Aleksandar Vulin, la décision du TPIY constitue 'une tentative de déstabilisation suite au récent discours du Premier ministre qui a parlé de l'agression de l'Otan.' La semaine dernière, Vojislav Seselj a participé à une manifestation marquant le 16ème anniversaire du début des frappes aériennes de l'OTAN contre la Serbie, lors de la crise au Kosovo. Il a notamment incendié des drapeaux de l'Otan, de l'union européenne, des Etats-Unis et du Kosovo.
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Dominic Ongwen est parti ce mardi pour la Cour pénale internationale, la CPI à la Haye aux Pays-Bas. Il est l'un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise de la LRA, l'Armée de résistance du Seigneur qui a semé la terreur pendant une trentaine d'années dans plusieurs pays d'Afrique centrale. Dominic Ongwen était recherché depuis près de dix ans pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il s'était rendu début janvier alors qu'il était en Centrafrique. La CPI a précisé qu'il devrait arriver ce mercredi matin à la Haye et qu'il était accompagné par une délégation de la Cour. Selon l'ONU, la milice d'Ongwen a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.
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Plus aucune charge ne pèse sur Uhuru Kenyatta. Le président kényan, ravi d'être innocenté, est félicité par ses proches : la Cour pénale internationale vient de renoncer à le poursuivre pour crimes contre l'humanité. Faute de preuves suffisantes, les charges ont été retirées. La procureure Fatou Bensouda dénonce un manque de coopération entre la justice et le gouvernement et surtout des obstacles majeurs à son enquête : 'Dans ma déclaration, j'ai parlé de témoins qui sont restés en dehors de l'affaire, de ceux qui ont été harcelés, intimidés au point d'être terrifiés de venir témoigner. C'est une occasion perdue, c'est un jour très triste pour les victimes de ces crimes.' Les associations de défense des droits de l'Homme ont déploré le retrait des charges, assurant que cela allait faire 'reculer les efforts pour mettre fin à la culture établie de l'impunité du pays'. Cet abandon est un revers pour la CPI mais le tribunal international de La Haye ne l'a cependant pas acquitté comme le demandaient les avocats du chef de l'Etat, et n'a pas exclu de rouvrir des poursuites en cas d'apparition de nouveaux éléments. Uhuru Kenyatta était accusé d'avoir été l'un des instigateurs des violences à caractère politique et ethnique qui ont fait plus de 1.200 morts après la présidentielle de 2007.
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La Cour pénale internationale a annoncé l'abandon des poursuites pour crimes contre l'humanité contre Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, faute de preuves suffisantes. Il était soupçonné d'avoir fomenté des violences post-électorales en 2007. Cette décision porte un coup à la CPI illustrant la difficulté d'enquêter sur des responsables au pouvoir. Le gouvernement kenyan a en effet refusé de transmettre un certain nombre de documents à la Cour. A Nairobi, beaucoup ont salué la levée des poursuites contre le chef de l'Etat. 'Nous sommes contents, notre président est de retour et il est libre et il va pouvoir se concentrer sur son travail', estime cette femme. 'C'est bien que les juges se soient rendus à l'évidence qu'ils ne pouvaient maintenir les charges, et l'abandon des poursuites vient de la procureur elle-même', souligne cet autre. Fin 2007, des violences à caractère politique avaient fait plus de 1 200 morts, après l'élection présidentielle. Malgré les accusations portées contre lui, Uhuru Kenyatta avait été élu à la présidence en mars 2013.
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Alors que son procès est sur le point de s'achever, Radovan Karadzic a l'occasion de s'exprimer devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie assure lui-même sa défense. Il a deux jours pour faire sa plaidoirie, une nouvelle fois, il a clamé son innocence. 'Je connais la vérité, le bureau du procureur connaît la vérité et il tente de tromper la Cour', a-t-il notamment assuré. Il a aussi accusé le procureur de ne viser que des Serbes pour les crimes commis pendant la guerre de Bosnie entre 1992 et 1995. Karadzic est accusé d'avoir orchestré, avec le général Mladic et Slobodan Milosevic, le nettoyage ethnique de larges territoires de la Bosnie à l'issue du démantèlement de la Yougoslavie en 1991. Karadzic doit répondre de 11 chefs d'inculpation, dont crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Le jugement n'est pas attendu avant au moins un an.
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Le procès de Radovan Karadzic est entré dans sa phase finale avec le requisitoire du procureur du Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie. 'La politique de nettoyage ethnique a été clairement définie' en Bosnie, a dit Alan Tieger et l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie en était 'l'élément moteur'. La présidente de l'association les 'Mères de Srebrenica', Munira Subasic espère une peine de prison à vie. 'Nous espérons juste un peu de justice', dit-elle, 'ça aiderait les victimes, et notamment nous, 'les Mères de Srebrenica', sinon le travail du tribunal n'aura servi à rien et ce serait le message que le monde et l'Europe ont voulu ce qui est arrivé juste parce que nous sommes musulmans'. En juillet 1995, 8 000 hommes et garçons ont été exécutés par les forces serbes dans cette enclave censée alors être sous protection de l'ONU. Au total, 11 chefs d'accusation pèsent sur Radovan Karadzic dont crimes contre l'humanité et génocide. Sa fille, Sonja Karadzic, s'évertue à défendre l'action de son père. 'Il a prouvé tellement de choses, pendant ces années de procès', dit-elle, 'si le Tribunal de la Haye respecte cela, et n'est pas juste aux ordres de l'OTAN, il devrait être libéré'. Dans ce procès, débuté il y a plus de cinq ans, l'accusé assure lui-même sa défense et plaide non-coupable. Le jugement est attendu pour octobre 2015.
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L'Etat néerlandais a été condamné pour la mort de 300 personnes lors du massacre de Srebrenica en juillet 95. 300 musulmans, réfugiés dans une base des Pays Bas sous mandat de l'ONU, évacués de la base puis massacrés plus tard par les Serbes de Bosnie. L'enquête et le procès avaient été déclenchés après une plainte déposée par les Mères de Srebrenica. Larissa Elwin, juge à la Haye : 'Les Casques Bleus néerlandais ont agi illégalement en collaborant à la déportation par les Serbes de Bosnie. Il est avéré que 300 hommes qui ont été emmenés seraient restés en vie si les Casques Bleus avaient agi correctement'. En septembre dernier, un jugement similaire avait déjà établi la responsabilité de l'Etat néerlandais dans la mort de trois hommes. Dans ce nouveau dossier, d'une ampleur toute différente, le gouvernement a promis d'indemniser les ayants-droits à hauteur de 20.000 euros chacun. 'C'est très intéressant car cela signifie que dans le futur aucun Casque Bleu ne pourra agir en dehors de la loi. Chacun doit connaître les conséquences légales de ses actes et aussi des choses qu'il n'a pas faites'. Sur les 8.000 victimes du massacre de Srebrenica, le pire génocide post-Seconde Guerre mondiale, certaines n'ont toujours pas été identifiées et enterrées.
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