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C'est ici, dans cette région autonome riche en pétrole et autres ressources naturelles, que les combattants kurdes reprennent peu peu le contrôle e plusieurs zones tombées entre les mains des djihadistes. Ce faisant, ils récupèrent un arsenal très sophistiqué, comme l'explique l'officier Repaz Sharefi. 'Nous avons trouvé cette arme à la fin d'un combat. Daech l'utilisait de façon stratégique, comme l'on se sert d'un franc-tireur. Ils l'ont placé sur une plateforme tournante, contrôlée à distance par une télécommande. Cette arme a tué et blessé plusieurs de nos soldats avant que nous la saisissions.' Les djihadistes avaient même dressé des chiens pour assurer la surveillance de leur arsenal. 'La zone où nous nous trouvons est appelée Al-Howeja. On trouvait ici de nombreux combattants de Daech. Ils avaient placé ici de nombreux pièges, comme nous l'ont confirmé des sources militaires', conclut notre reporter, Mohammed Shaikhibrahim.
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Reprendre Mossoul, principal bastion d'Etat islamique depuis deux ans, c'est l'objectif de l'armée irakienne et des forces loyalistes. Mais l'opération s'annonce longue et difficile. Huit villages du secteur auraient déjà échappé au contrôle des jihadistes d'Etat islamique depuis le début de l'offensive, lancée jeudi dernier. Les forces de la coalition internationale appuient les Irakiens dans cette reconquête : plusieurs frappes aériennes ont été menées, notamment près de Qayyarah, une zone où se trouvent une ancienne base aérienne et une installation pétrolière, à une soixantaine de kilomètres au sud de Mossoul. Franchissant la ligne de front pour se mettre à l'abri, ces derniers jours, des milliers d'Irakiens ont été accueillis à Makhmour, à une vingtaine de kilomètres à l'Est de Qayyarah, de l'autre côté du fleuve Tigre. Ici, les forces kurdes, les Peshmergas, ont reçu déjà plus de 3 000 personnes. Certaines ont accepté de témoigner des conditions de vie sous Daech, toutes décrivent un enfer à notre envoyé spécial Mohammed Shaikhibrahim : 'Etat islamique utilisaient des méthodes de répression très brutales contre nous, ils nous imposaient de porter la barbe, de ne pas fumer, de porter de longues tuniques comme eux, ils nous imposaient leur style de vie extrémiste, ils pratiquent la discrimination raciale, ce sont des terroristes au-delà de toute description possible !' explique un homme. Imposition de la religion, du style de vie, discrimination, torture et exécution toujours plus 'créative' en cas de non-respect de leur loi, le règne de la terreur... 'Nous vivions cloîtrés à la maison la plupart du temps, nous avions peur de parler, ils contrôlent la moindre petite chose dans notre vie, ils obligent les femmes à porter le voile pour couvrir tout le visage, et les hommes doivent porter les mêmes vêtements qu'eux, et avoir la barbe, et même si y'a un problème dans votre propre maison avec votre propre famille, ils interviennent,'explique une vieille femme. (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));[In pictures] Our correspondent Mohammed Sheikhibrahim is in northern Iraq to cover the Iraqi and Kurdish Peshmergas...Posted by euronews on Monday, March 28, 2016 Les forces kurdes ont mis 'un complexe sportif pour la jeunesse' à la disposition de ces déplacés. Elles déplorent que le gouvernement irakien n'ait pas prévu de centres ou de campements pour eux. Ici, c'est déjà plein. Et notre envoyé spécial de conclure, 'depuis plus de deux ans, ils vivaient sous la domination de Daech, comme des prisonniers, et aujourd'hui ce sont des déplacés, qui n'ont plus de maison, plus rien, et recherchent un abri sûr, un refuge pour toute leur famille, du moins pour ceux qui ont survécu.' #Sunni tribal fighters receive women and children from liberated villages in #Makhmour. Over 120 in a few hours. pic.twitter.com/4e7Ass1285- Tom Robinson (@RiseTomrob) 26 mars 2016 Dans le même temps, on apprend qu'Etat islamique mènerait des représailles contre les forces Kurdes à Mossoul même... #ISIS beheads another #Peshmerga as #Kurds back Iraqi army in #Makhmour offensivehttps://t.co/F3FSUbNnve pic.twitter.com/WKt3FjSFB8- Rudaw English (@RudawEnglish) 29 mars 2016
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