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Malaise entre Washington et Ankara après la diffusion d'images de soldats américains arborant sur leur treillis l'insigne des milices kurdes syrienne YPG, les Unités de protection du peuple. Les Etats-Unis voient les YPG comme des alliés dans la lutte contre Daech, mais l'armée a ordonné aux soldats d'enlever les écussons. 'Le fait est que ce n'est pas autorisé' a expliqué le colonel Steven Warren. 'Donc, dans ce cas, il leur a été donné ordre de retirer ces insignes. Je ne suis pas au courant de sanctions additionnelles. Mais la chose importante est que la situation a été corrigée et que nous avons communiqué à nos alliés qu'une telle conduite était inappropriée et non autorisée.' Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait auparavant dénoncé ce qu'il estime être l'hypocrisie des Etats-Unis : 'Nous leur recommandons de porter des badges de Daech, du Front Al-Nosra lorsqu'ils sont ailleurs en Syrie, et de Boko Haram lorsqu'ils vont en Afrique puisqu'ils ne considèrent pas les Unités de protection du peuple comme un groupe terroriste.' Ankara considère les milices kurdes de Syrie comme étroitement liées aux PKK, les rebelles kurdes sur son sol. Washington, à l'inverse, estime qu'il s'agit de deux forces distinctes, l'une terroriste, l'autre non.
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Les députés turcs, visés actuellement par des procédures judiciaires, ne seront plus protégés par leur immunité. Une loi, allant dans ce sens, a été adoptée par la majorité requise des deux tiers du Parlement, à l'issue d'un vote à bulletin secret. L'AKP, le parti au pouvoir, est à l'origine de ce texte, considéré par l'opposition comme une nouvelle illustration de la dérive autoritaire du président Erdogan. Les députés du parti pro-kurde HDP, accusés par Ankara de soutenir les rebelles du PKK, s'estiment directement menacés par cette loi. Nombre d'entre eux font l'objet de procédures judiciaires. Parmi eux, le leader du parti Selahattin Demirtas. Le texte, qui avait donné lieu à des rixes lors son examen en commission parlementaire, a été adopté dans un climat tendu. Recep Tayyip Erdogan a évoqué lors d'un déplacement un 'vote historique'. 'Mon peuple ne veut pas voir dans ce Parlement des députés qui ont commis des crimes et surtout ceux qui soutiennent l'organisation terroriste PKK', a indiqué le président turc.
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Un attentat à la voiture piégée a frappé une base militaire ce lundi soir en Turquie. L'attaque s'est déroulée à Hani, dans la province à majorité kurde de Diyarbakir, au sud-est du pays. Le bilan s'élève à au moins deux morts, dont un soldat, et 47 personnes blessées, dont huit civils. Un geste attribué au PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan. Ces derniers mois, l'armée turque a lancé une vaste opération contre les membres de l'organisation séparatiste à Cizre , ainsi que dans plusieurs autres villes longtemps placées sous couvre-feu. Dans le quartier de Sur, à Diyarbakir, un adolescent de treize ans, Cihat, a été tué. 'Ma fille pleurait car son frère lui manque, mais je lui ai dit qu'il ne pouvait pas revenir', témoigne la mère de la victime. Ces opérations ont fait plus de 250 morts, depuis la rupture du cessez-le-feu entre les forces kurdes et le gouvernement turc l'été dernier. La semaine dernière, cinq membres des forces de l'ordre ont trouvé la mort dans une attaque attribuée au PKK, à Nusaybin, dans la province de Mardin, une ville à nouveau placée sous couvre-feu. En février et en mars dernier, deux attentats à la voiture piégée ont aussi touché Ankara, tuant respectivement 29 et 36 personnes, et causant plusieurs dizaines de blessés. Ces attaques ont été revendiquées par le TAK, un groupuscule radical kurde rival du PKK.
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Elle a troqué ses vêtements habituels pour l'uniforme. Car Naishteman a un rêve: vivre en paix. Et pour le réaliser, cette jeune femme à peine sortie de l'adolescence s'est engagée dans une guerre terrible. Elle a décidé de combattre Daesh en première ligne. Naishteman est née il y a 19 ans dans une famille kurde. Tout juste mariée, pas question pour elle de rester à la maison. Son mari est lui aussi sur le champ de bataille. Si sa famille lui manque, la défense de sa patrie est une priorité. Séances d'entraînement quotidiennes avant de parti au front pour surveiller les déplacements des jihadistes. 'Nous n'avons pas peur du tout de Daesh, nous continuerons de défendre notre terre, nous nous battrons jusqu'au dernier souffle, et nous ne leur permettrons pas de progresser'. Naishteman fait partie d'une troupe de femmes peshmergas basée dans le nord de l'Irak, cet avant-poste est destiné à défendre la ville pétrolière de Kirkouk. Sous la direction des Forces kurdes peshmergas, l'unité de Naishteman et les forces armées irakiennes, ont repoussé Daesh et repris le contrôle de Kirkouk. Elle est fière de la mission qu'elle accomplit : 'J'ai réussi à toucher plusieurs jihadistes durant les combats, certains d'entre eux ont été blessés par mes balles, d'autres ont été tués. Nous défendrons cette ligne de front tant que Daesh continuera à attaquer. Ma vie privée et ma vie au combat sont liées. Mon rêve, c'est de vivre en paix et libre avec ma famille, c'est tout ce que je veux.' Naishteman a rejoint l'armée il y a un an. Elle ne perd pas l'espoir de voir un jour son pays totalement libre et sûr.
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Nord de l'Irak, en première ligne, contre les jihadistes d'Etat islamique, des combattantes kurdes, des peshmergas, autrement dit ceux et celles qui ne craignent pas la mort. Elles luttent contre Daech, elles sont prêtes à tout et très efficaces. Ici, elles défendent la ville pétrolière de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, elles ont réussi à repousser les jihadistes et à reprendre le contrôle de la cité après plusieurs batailles aux côtés des forces irakiennes, sous le commandement des forces kurdes peshmergas. Notre envoyé spécial a pu visiter une caserne de femmes soldats qui appartient au Kurdish Freedom party, l'un des groupes irano-kurdes qui combat Daech et qui est proche du parti démocratique du Kurdistan en Irak. Il a rencontré la commandante de cette unité, une femme très déterminée, Zohra Zahran : 'C'est un devoir pour tout être humain de combattre cet ennemi, l'organisation terroriste Daech. Je suis ici aux côtés de mes frères et de mes soeurs combattantes, réunis sous le drapeau peshmergas pour le Kurdistan. Je suis décidée à me battre, je veux participer en défendant ma nation, ma maison.' Dans ce groupe, les femmes ont entre 18 et 28 ans, mais, en général, dans toutes les autres unités kurdes, elles ont entre 18 et 40 ans. Elles sont plusieurs centaines dans les rangs des peshmergas. On ne sait pas exactement, au moins 500, peut-être le double, car leurs rangs grossissent. Toutes ces femmes sont des volontaires. Elles ne reçoivent aucun salaire, elles servent leur pays et leur foi, revendiquant leur combat pour libérer les femmes 'de l'emprise extrémiste'. 'J'ai fait le choix d'être ici, même si les femmes restent des femmes et les hommes, des hommes. Rien ne change dans la vie quotidienne, mais en première ligne, nous sommes tous sur un pied d'égalité. Je me sens fière de me battre alors que des hommes restent à la maison à ne rien faire pour combattre ce groupe terroriste', explique une combattante. Nous comprenons qu'elles sont prêtes à mourir au combat, et très bien préparées. Elles ont des instructions claires. Elles doivent éviter à tout prix de tomber, vivantes, entre les mains des jihadistes d'Etat islamique qui ne se priveraient pas de les torturer, de les violer. 'Le doigt sur la gâchette, elles ont choisi de combattre Etat islamique en dépit de la férocité de la bataille. Venger les autres femmes qui ont été tuées et violées par les jihadistes est aussi un moteur pour ces combattantes qui se battront jusqu'à la complète libération', explique notre envoyé spécial Mohammed Shaikhibrahim. Des #photos de Peshmergas fêtant le nouvel an perse https://t.co/8VSPUv9zsZ #LeLabEfet #Reportage pic.twitter.com/hEahZ3VM8p- EFET Paris (@EFETparis) 2 avril 2016 Honneur à ces jeunes femmes #kurdes qui se battent contre #EI .Simples soldates ou Générales.40% des #Peshmergas. pic.twitter.com/czzfLBuo0A- Marie Christine LeDû (@mcledu) 11 février 2015 Margaret George Shello was Assyrian women who joined Peshmerga to fight Ba'athists in 1960s https://t.co/8VfZkxj10s pic.twitter.com/yu0cp1GcSQ- KRG-USA (@KRG_USA) 8 mars 2016
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Ces combattants kurdes sont alliés aux forces irakiennes et à plusieurs milices sunnites pour tenter de chasser les djihadistes du village d'Al Nasr, situé au sud de Mossoul. Une localité que les combattants que nous avons suivis pensaient avoir repris jusqu'à ces bombardements... Daech se livre à une véritable guérilla avec francs-tireurs, kamikazes et voitures piégées lancées contre les troupes irakiennes qui ont perdu hier au moins huit de leurs hommes. 29 autres ont été blessés. Un officier Peshmerga s'est confié au micro d'euronews après avoir amené notre équipe dans un endroit plus sûr. 'Lorsque vous êtes arrivés ici ce lundi pour couvrir l'opération militaire, nous vous avons amené dans une zone que nous pensions sécurisée. Il n'y avait pas de tirs au début. Mais, comme vous l'avez vu par vous-même, Daech peut frapper soudainement, vous cibler, vous et votre équipe. Nous sommes heureux d'être tous sains et saufs', conclut Serwan Barazan. 'Les mines que Daech a dissimulées au sol, sans compter les tunnels sous-terrains qui connectent les villages entre eux, constituent le principal défi pour l'armée irakienne dans ce conflit, précise notre reporter Mohammed Shaikhibrahim. Cela rend les affrontements extrêmement difficiles. Il faut plus de temps pour libérer tout un village et que l'armée irakienne en reprenne le contrôle.'
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Une foule immense à Diyarbakir pour célébrer le Norouz, le nouvel an kurde mais beaucoup moins de monde que les années précédentes. La Turquie étant en alerte maximale après une série d'attentats, les célébrations ont été interdites à Ankara et Istanbul. Dans la grande ville du sud-est du pays à majorité jurde, le couvre-feu a été partiellement levé mais les mesures de sécurité sont draconniennes. #Newroz #Kurds #Turkey celebrations in Diyarbakir #AFP Photo by pironic2121 pic.twitter.com/7CYmk6U81S- Aurelia BAILLY (AureliaBAILLY) March 21, 2016 #Newroz in Turkish occupied Amed. Impressive turnout, despite state attempts to stop it! #Kurdistan pic.twitter.com/TePlo2L2N3- Hedi Kurda (@hedikurda) March 21, 2016 Selahattin Demirtas, co-dirigeant du parti pro-kurde le Parti démocratique des peuples en a appellé à la paix : ' La guerre, les affrontements et les morts ne sont pas une situation normale à laquelle nous sommes habitués. Nous devons insister sur les moyens et les méthodes pacifiques pour résoudre la situation kurde.' Un Nevruz sous haute tension en Turquie https://t.co/KrSQ97Bwko pic.twitter.com/lsrVgXlHMM- Zaman France (@Zaman_France) March 21, 2016 Après plus de deux ans de cessez-le-feu, de violents affrontements ont repris depuis l'été dernier entre les forces de sécurité turques et les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan dans plusieurs villes du sud-est anatolien. Pourquoi les négociations entre la Turquie et les Kurdes ont échoué orientXXI https://t.co/qYjXv7lTt6- Guillaume Perrier (Aufildubosphore) March 21, 2016 avec Afp et Reuters
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Les Kurdes de Syrie ont annoncé ce jeudi la mise en place d'une région fédérale dans le nord du pays. Une initiative prise lors d'une réunion à Rmeilane, rassemblant plus de 150 représentants de partis kurdes, arabes et assyriens. Today the Federation of Northern Syria was declared. 200 delegates of all ethnicities in Rojava voted in favor https://t.co/cORtZRf73p- Rojava (@AzadiRojava) 17 mars 2016 'Nous allons décider nous-mêmes de notre avenir' Point de départ : le constat que les Kurdes représentant 10% de la population, qu'ils contrôlent 14% du territoire, qu'ils sont engagés dans le conflit, et pourtant, ils sont exclus des discussions de Genève censées dessiner la Syrie d'après-guerre. Alors, ils envoient ce message : puisque vous nous ignorez, nous allons décider nous-mêmes de notre avenir. Cette région fédérale, appelée 'Rojava', s'étend le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie. Réunion des Kurdes à Remailan #Qamishli pour fonder la région nord ROJAVA de la Syrie fédérale démocratique pic.twitter.com/ZdYRa4l6b5- Syrian Reporter (@ReporterSyrien) 16 mars 2016 Une initiatives rejetée de toutes parts Les dirigeants kurdes souhaitent que ce fédéralisme s'applique à tout le pays. Ils ont beau juré ne pas vouloir aller vers une indépendance, il n'empêche, ce processus d'autonomie suscite déjà de nombreuses critiques, notamment de la part des délégations réunies à Genève. Côté régime de Bachar al-Assad, on dénonce une atteinte à l'intégrité territoriale. Côté opposition, on critique une décision prise de manière unilatérale. Et puis, il y a l'hostilité de la Turquie voisine à toute initiative kurde. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà prévenu qu'ils ne reconnaîtraient pas la création d'une région unifiée et autonome kurde et refuseraient le démantèlement du pays. Les YPG (milice kurde en Syrie) sont en première ligne dans la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique, dans le nord de la Syrie.
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Les forces de sécurité turques ont mis fin à leurs opérations à Sur, un des quartiers de Diyarbakir, la grande ville à majorité kurde dans le sud-est du pays. Ces opérations avaient été engagées il y a plusieurs mois (voir ici) Objectif de l'armée : démanteler les positions des séparatistes kurdes du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan. Ce jeudi, un semblant de vie normale reprenait dans le quartier, à la grande joie des habitants. 'On va enfin pouvoir rouvrir les magasins. On aura de quoi donner du pain aux enfants, qui en ont bien besoin ! Donc oui, cette fin des opérations, c'est une bonne nouvelle pour Diyarbakir. Pour nous les habitants, c'est vraiment un soulagement.' Zulfu Yoldas, habitant de Sur Le district de Sur à Diyarbakir est célèbre pour ses murailles datant de l'époque romaine. Le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Depuis la fin du cessez-le-feu cet été entre les forces turques et les activistes du PKK, des affrontements violents se sont produits, notamment dans toute la région. Les kurdes réclament une plus grande autonomie vis-à-vis du pouvoir central turc. Ankara y est farouchement opposé. Ce conflit dure plus de 30 ans.
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Des paysages de guerre dignes de la Syrie voisine. C'est ce qu'ont découvert les habitants de Cisre mercredi à l'aube en regagnant leur ville. Immeubles réduits en cendres, maisons criblées d'impacts, échoppes percées de trous d'obus :après deux mois et demi de violents combats entre l'armée turque et les combattants kurdes du PKK, plusieurs quartiers sont ravagés. La libre circulation a été rétablie tous les jours de 5h00 à 19h00 locales mais y reste interdite la nuit. #Turkey: Residents return to battered Kurdish-majority town of Cizre as curfew is lifted. Photos pironic2121 pic.twitter.com/xFrtAphLR2- AFP Photo Department (AFPphoto) 2 mars 2016 #Turkey: Residents return to battered Kurdish-majority town of Cizre as curfew is lifted. Photo yasinnakgul pic.twitter.com/rjjo7sIA0s- AFP Photo Department (AFPphoto) 2 mars 2016 Mi-décembre, une vaste offensive est lancée dans cette ville du sud-est de la Turquie à majorité kurde. l'armée et les forces spéciales de la police turque veulent déloger des partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan. Un couvre-feu total est alors décrété. Des milliers de personnes fuient la ville. De très violents combats à l'arme lourde s'y sont déroulés, causant de nombreuses victimes dans les deux camps. Selon le parti pro-kurde HDP, au moins 167 civils ont été tués victimes des bombardements. Son chef de file Selahattin Demirtas a accusé le gouvernement islamo-conservateur turc d'avoir commis un 'massacre' à Cizre. L'armée turque annonce la mort de 666 combattants du PKK. Des dizaines de soldats et de policiers ont également été tués.
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L'adolescente suédoise de 16 ans devra sans doute en dire plus à la justice pour expliquer son histoire. La jeune fille a été sauvée par les forces kurdes à Mossoul, le 17 février dernier. Mossoul, le fief de Daesh en Irak, le lieu où elle a vécu plusieurs mois en compagnie de son petit ami. 'On sortait ensemble en Suède et puis il a commencé à regarder des vidéos de Daech et à en parler, raconte-t-elle dans sa première interview. Moi je ne connais rien à l'Islam et à l'Etat islamique et je ne comprenais pas de quoi il parlait. Et puis il a dit qu'il voulait rejoindre l'Etat islamique et je lui ai dit 'OK, pas de problème', parce que je ne savais pas ce que signifiait l'Etat islamique, l'Islam.' La liaison avait commencé mi 2014, quand l'adolescente, identifiée sous le nom de Marlin Stivani Nivarlain, s'est descolarisée. En mai 2015 les amants sont partis en train et en bus en Syrie, puis l'Irak. Mais au bout de quelques mois, quand elle a trouvé un téléphone l'adolescente a appelé sa mère au secours. Actuellement toujours au Kurdistan, elle doit être remise aux autorités suédoises.
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Si les Kurdes sont généralement considérés comme des alliés des Occidentaux en Syrie, à Londres, le doute s'est immiscé. Devant la Chambre des représentants, le ministre britannique des Affaires étrangères s'est inquiété de certains rapprochements. ' Ce que nous avons vu ces dernières semaines est la preuve très dérangeante d'une coordination entre les forces kurdes syriennes, le régime syrien et l'aviation russe, ce qui nous rend clairement inquiets sur le rôle des kurdes dans tout cela ', a déclaré Philip Hammond. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu va plus loin dans ses accusations visant les Unités de protection du peuple, le bras armé d'un groupe de Kurdes syriens : ' Un jeu d'alliances est en cours dans le nord de la Syrie, a-t-il martelé. Le régime syrien, Daech et les Unités de protection du peuple se sont unis et veulent semer la terreur à la frontière sud de la Turquie. Ces jeux visent à faire de la Turquie un pays qui partage sa frontière avec une organisation terroriste et nous ne permettrons pas cela. ' Depuis plus d'une semaine, l'artillerie turque bombarde par intermittence les positions de l'Unité de protection du peuple dans le nord de la Syrie, tout près de sa frontière, en riposte selon Ankara à des tirs de cette milice.
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Le ton monte entre Ankara et Washington au sujet des groupes armées kurdes de Syrie alors qu'un groupe de rebelles proche du PKK kurde a revendiqué l'attentat qui a fait 28 morts dans la capitale turque avant-hier. Les forces armées kurdes sont les alliées de Washington en Syrie. La Maison Blanche demande ainsi à Ankara de cesser de bombarder ses positions dans le nord du pays. Mais pour le président turc, les forces armées kurdes sont des organisations terroristes. 'Il y a plusieurs mois, à l'occasion d'une rencontre, j'ai mis en garde Obama quant aux livraisons d'armes par les États-Unis', a rappellé Recep Tayyip Erdogan. 'Trois chargements aéroportés sont arrivés. La moitié des armes a fini entre les mains de Daesh. L'autre moitié entre les mains des forces armées kurdes. A quoi ont servi ces armes ? A tirer sur des civils'. En Syrie, les forces kurdes ont gagné du terrain face aux rebelles dans le nord du pays. La Turquie a riposté car elle craint l'influence des autonomistes kurdes syriens à sa frontière. Pour Ankara, ce sont des terroristes. Et les 28 morts de l'attentat d'avant-hier en seraient l'illustration.
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La ville d'Al Shadadi a été reprise vendredi au groupe Etat islamique (EI), après deux années d'occupation. Les Forces démocratiques de Syrie (FDS), une coalition de groupes arabes, kurdes et chrétiens formée en octobre 2015, sous l'impulsion des Etats-Unis, sont parvenues à déloger Daesh grâce au soutien logistique, en armes et en formation, américain. La prise d'Al Shadadi est annoncée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres. Son directeur, Rami Abdulrahman, estime qu'il s'agit là d'un 'coup psychologique' porté à l'organisation jihadiste, l'objectif étant d'isoler Daesh et réduire l'organisation à sa capitale Raqqa. Pour le groupe EI, qui contrôle encore des dizaines de villages, la perte est aussi évidemment financière au regard des ressources gazières et pétrolières dont est dotée la région.
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Au lendemain de l'attentat qui a fait 28 morts dans la capitale turque, le PKK, le parti des kurdes de Turquie, et le PYD, leurs frères syriens, refusent d'être tenus pour responsables du bain de sang. L'attentat, qui visait un convoi de bus transportant des militaires, n'a pas été revendiqué, et pour ce membre du PYD, Ankara attend seulement un faux pas des Kurdes : 'La Turquie est très contrariée de voir les avancées des peshmergas, dit Gharib Hassou, représentant du Parti de l'union démocratique (PYD). Ils veulent qu'on aille à la frontière attaquer leurs positions, pour avoir une excuse pour intervenir'. Pendant que le président Erdogan visite des blessés, l'attentat en a fait plus de 80, il prépare la riposte. Il y aura des représailles, en Syrie, et dans le Kurdistan irakien. 'Bien que les responsables du PKK et du PYD disent n'avoir rien à voir avec cette attaque, a déclaré Recep Tayyip Erdogan, les informations du ministère de l'Intérieur et des services de renseignement montrent qu'ils sont les responsables'. L'aviation turque pilonne les peshmergas Comme ils le font depuis presque une semaine, les avions turcs ont à nouveau bombardé les positions kurdes. Ces kurdes, ce sont des terroristes pour Ankara, mais pour Washington, qui les arme, ce sont des remparts contre Daesh. Situation ubuesque puisque Ankara et Washington sont alliés dans l'OTAN.
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ANKARA - 18 février 2016 - L'explosion violente a été entendue dans une bonne partie de la ville. Mercredi soir un convoi de bus militaires a été la cible d'un attentat au centre d'Ankara. 28 personnes sont mortes. Une trentaine d'autres sont hospitalisées. Au petit matin, le site est encore bouclé et les véhicules évacués un à un. Pour les autorités turques, la piste kurde ne fait aucun doute. Neuf suspects ont été arrêtés. Le premier ministre a dévoilé l'identité du kamikaze, un Syrien de 23 ans. Selon la presse turque, le jeune homme aurait été identifié grâce à ses empreintes digitales enregistrées lors de son entrée sur le territoire en tant que réfugié. Le PYD, principale formation kurde de Syrie a rejeté toute implication, tout comme le PKK lui aussi accusé. Sur le terrain, les affrontements meurtriers se poursuivent entre armée turque et mouvements rebelles kurdes. La Turquie a mené une série de frappes contre des positions du PKK dans le nord de l'Irak. Jeudi matin, au moins 6 soldats turcs ont été tués dans une attaque à Diyarbakir, à 160 km de la frontière syrienne
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Deuxième jour d'échange de tirs entre positions kurdes en Syrie et artillerie turque. Ankara a promis de continuer à pilonner au mortier les unités du PYD, le Parti kurde de l'union démocratique, tant que celles-ci continueront de viser l'armée turque, positionnée à quelques kilomètres, de l'autre côté de la frontière. Pour les autorités turques, il est primordial de ne pas laisser le parti Kurde, considéré comme terroriste, prendre le contrôle de sa frontière avec la Syrie. Ahmet Davutoglu, Premier ministre turc : 'Des représailles ont été engagées dans les règles contre les forces qui représentent une menace à Azaz et la zone alentour. Nous avons envoyé des sommations plusieurs fois auparavant, avertissant que la Turquie répliquerait à toute attaque mortelle contre son territoire'. La Turquie risque de s'attirer les foudres des Etats-unis, qui soutiennent les milices kurdes pour combattre les groupes Al-Nosrah et Etat islamique. Washington a demandé samedi soir à Ankara de cesser ses bombardements.
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Le Premier ministre turc promet d'investir 8 milliards d'euros pour reconstruire le sud-est du pays qui est dévasté par des mois d'affrontements entre l'armée et les combattants du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan. En déplacement dans la région dans la ville de Mardin, Ahmet Davutoglu a parlé de 'faire pousser un jardin de roses sur les cendres de là où le feu est passé.' 'Nous allons rétablir l'ordre public' prévient-il. 'Quiconque menace l'ordre public, pour quelque raison que ce soit, en sera absolument empêché. Qu'il s'agisse de Daech, qui exploite le sunnisme conservateur, qu'il s'agisse de l'organisation séparatiste PKK, qui abuse les citoyens kurdes, ou du Front révolutionnaire de révolution du peuple avec les Alaouites.' Ahmet Davutoglu écarte toute idée de reprise d'une reprise des pourparlers avec les rebelles kurdes et précise que son plan prévoit notamment d'encourager les investissements pour relancer l'économie et l'agriculture dans la région. Depuis l'été dernier les combats récurrents ont fait de nombreux morts et selon les ONG les déplacés se comptent par dizaines de milliers.
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Crise de nerfs et accrochages entre la police et manifestants pro-kurdes en marge de la rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue équatorien Rafael Correa à Quito ce jeudi. Les militants entendaient protester contre les opérations miliaire turques contre les militants du PKK dans le sud-est de la Turquie. L'Equateur constituait la dernière étape de la tournée latino-américaine du président turc après le Chili et le Pérou. Il a été question notamment de la concession programmée du port de Puerto Bolivar à une entreprise turque. Au final, l'objectif est ambitieux : multiplier par 5 le montant annuel des transactions commerciales entre les deux pays. La Turquie cherche notamment à diversifier ses marchés d'exportations, compte tenu de l'instabilité qui règne au Moyen-Orient. A ce sujet, Recep Tayyip Erdogan a aussi affirmé qu'il fallait comprendre les nombreux Syriens qui fuient chaque jour leur pays.
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La Turquie rappelée à l'ordre par le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme. Ce dernier appelle Ankara à mieux protéger les civils dans les régions où elle mène une offensive contre les rebelles kurdes du PKK. Il y a une dizaine de jours, un groupe de civils aurait été délibérément visé par l'armée turque à Cizre. 'J'exhorte les autorités turques à respecter les droits fondamentaux des civils lors de ses opérations de sécurité et à enquêter rapidement sur les tirs présumés qui ont visé un groupe de civils non-armés dans la ville de Cizre, dans le sud-est du pays'', a indiqué Zeid Ra'ad al Hussein. Sur les images, on aperçoit un groupe de Kurdes marcher lentement. A l'autre bout de la rue, un véhicule de l'armée. Les civils, qui semblent transporter des cadavres, brandissent des drapeaux blancs quand tout à coup des tirs éclatent. La scène est filmée par le journaliste kurde Refik Tekin. Blessé, il avait été aussitôt conduit à l'hôpital puis arrêté pour appartenance à un groupe terroriste. Il a finalement été libéré ce lundi.
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Une nouvelle chasse aux sorcières en Turquie. Cette fois, le président Erdogan s'en prend aux signataires d'une pétition pour la paix, 14 universitaires sont en garde à vue. Leur crime ? Avoir réclamé la fin des opérations de l'armée contre la rébellion kurde. Dans tout le pays, leur traque est en cours, les étudiants sont appelés à boycotter les cours des professeurs signataires. 'Notre lutte contre le terrorisme se poursuivra avec la même détermination souligne le président Erdogan en déplacement à Istanbul. Je tiens à répéter que je condamne fermement les universitaires qui sont à l'origine d'une déclaration honteuse, qui ont mis leur signature sous ces massacres dans le contexte des récents développements.' #Turquie - des universitaires sont menacés judiciairement et physiquement pour avoir signé une pétition.- Laurent Leylekian (@Eurotopie) 15 Janvier 2016 #Turquie: 12 intellectuels enfermés pour critiquer la campagne militaire contre les #Kurdes https://t.co/5u5Pk0nDzI pic.twitter.com/a5gZtWpWme- RT France (@RTenfrancais) 15 Janvier 2016 Plus de 1400 intellectuels ont signé cet appel pour la paix, parmi eux, des figures internationales comme le linguiste américain Noam Chomsky, ils dénoncent 'un massacre délibéré et planifié en totale violation des lois turques et des traités internationaux signés par la Turquie'. Le pouvoir turc déclare la guerre aux signataires d'une pétition pour la paix https://t.co/KzMNeDgHLY #AFP pic.twitter.com/8Uzva3bQJo- Christophe Schmidt (@cschmidtafp) 15 Janvier 2016 L'armée et la police turques ont investi il y a un mois les villes sous couvre-feu de Cizre et de Silopi, objectif :déloger des partisans armés du PKK qui s'étaient retranchés dans certains quartiers. Les combats y ont causé la mort de nombreux civils et l'exode d'une partie des habitants.
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A Cizre, comme dans les autres grandes villes du sud-est de la Turquie, les combats sont quotidiens. Depuis la mi-décembre, pas moins de dix mille soldats et policiers auraient été déployés pour traquer les rebelles kurdes. 200 000 civils ont fuit les affrontements. 'Nous avons quitté notre quartier pour sortir de la ville, raconte Hatice Burak, une habitante de Cizre.Ils nous bombardent avec des tanks, nous attaquent avec des mortiers. Il faut que l'on change de région.' Les militants kurdes et les ONG dénoncent 'un usage disproportionné de la force' dans cette région peuplée de dix millions d'habitants. Mais dans ses voeux du Nouvel An, le président turc Recep Erdogan a promis de 'nettoyer' son pays des 'terroristes'. Il affirme que plus de 3 000 d'entre eux auraient été tués en 2015. Le conflit entre Ankara et les indépendantistes PKK a fait plus de 40 000 morts en 30 ans. Après plus de deux ans de cessez-le-feu, les combats avaient repris l'été dernier.
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A Cizre, plusieurs familles ont décidé ce vendredi de quitter la ville pour fuir les violences. Cette ville du sud-est de la Turquie est à majorité kurde. Comme les principales villes de la région, elle est, depuis plusieurs semaines, le théâtre d'une vaste opération militaire lancée par Ankara. Une opération qui vise à éliminer les rebelles du PKK, implantés dans toute la région. Ces dernières 48 heures, au moins 12 militants kurdes ont été tués, ainsi que 2 policiers et un soldat. Les autorités turques ont imposé le couvre-feu dans toutes les grandes villes de la région. Dans ses voeux pour le Nouvel an, le président Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé sa volonté de, je cite : 'nettoyer' le pays des rebelles kurdes (voir ici) Les forces de sécurité turques se heurtent néanmoins à une vive résistance des militants du PKK. Pour preuve, cette vidéo montrant un tank, en feu, que les soldats ont dû abandonner. - avec agences
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Des manifestants kurdes dispersés par les canons à eau de la police turque : c'était ce jeudi à Diyarbakir, la grande ville du sud-est à majorité kurde, sous le coup d'un couvre feu depuis la mi-décembre. Trois policiers ont été blessés dans l'explosion d'un cocktail Molotov. La mobilisation visait à dénoncer le déploiement de chars contre les rebelles du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, à Silopi et Cizre. Plus de 10.000 hommes participent à cette vaste offensive, qui a porté le coup de grâce aux pourparlers de paix engagés en 2012. Dans ses voeux du Nouvel An, le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est félicité des résultats obtenus. ' Environ 3.100 terroristes ont été éliminés lors des opérations menées pendant l'année 2015 sur notre sol et à l'étranger. Notre plus grande source de tristesse est la perte de 200 policiers et soldats tombés en martyrs dans ces combats, ainsi que la mort de civils lors de ces événements, ' a-t-il déclaré. Il s'est engagé à ' nettoyer ' son pays des rebelles du PKK en 2016. De leur côté, les séparatistes ont diffusé ce jeudi sur des sites pro-kurdes des vidéos de huit otages turcs, kidnappés en diverses occasions. On y voit les six soldats et deux policiers adresser leurs voeux du nouvel an à leurs proches devant un portrait d'Abdullah Öcalan, le leader emprisonné du PKK. D'après l'agence d'information kurde Firat, ces vidéos auraient été réalisées ' dans le sud du Kurdistan ', ce qui pourrait correspondre au nord de l'Irak.
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La minorité kurde demande la création d'une région autonome dans le sud-est de la Turquie sur fond de violences entre séparatistes et armée turque. La déclaration formulée hier par plusieurs associations kurdes, réunies à Diyarbakir, risque d'aggraver encore les tensions avec Ankara. 'Pour créer une région autonome et démocratique qui comprenne une ou plusieurs provinces voisines, il faut tenir compte leurs affinités culturelles, économiques et géographiques', a déclaré hier le président du Congrès kurde pour une société démocratique (DTK), Hatip Dicle. Non loin de là, en marge du Congrès, trois soldats turcs ont été tués hier dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi à Cizre. Ankara a déclenché mi-décembre une offensive d'envergure dans plusieurs villes du sud-est, à majorité kurde. Selon l'armée turque, plus de 200 séparatistes ont été tués depuis le début de cette opération.
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En Irak, la ville de Ramadi aurait été reprise à Etat Islamique. Le complexe stratégique que les combattants djihadistes y occupaient a été complètement libéré. Ramadi, ville du centre de l'Irak, à cent kilomètres de Bagdad, et ancien siège du gouvernement provincial, était aux mains d'Etat Islamique depuis mai. Mais la progression des forces irakiennes est rendue difficile par la présence de nombreuses mines laissées sur place dans leur retraite par les terroristes. Plus d'une vingtaine de raids aériens ont été menés en parallèle par les bombardiers américains et de leurs alliés depuis le jour de Noël. Dans la région d'Alep, les Forces Démocratiques Syriennes, appuyées par les raids aériens de la coalition, ont pris le contrôle du barrage de Tichrine sur l'Euphrate. Désormais toute la rive Est du fleuve, de Kobané jusqu'à ce barrage, n'est plus sous contrôle djihadiste. Les combats ont duré 72 heures et ont permis la mort ou la capture de dizaines de combattants d'Etat Islamique, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme.
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Dans la région d'Alep, les Forces Démocratiques Syriennes, appuyées par les raids aériens de la coalition, ont pris le contrôle du barrage de Tichrine sur l'Euphrate. Désormais toute la rive Est du fleuve, de Kobané jusqu'à ce barrage, est libérée du joug djihadiste. Les combats à Tichrine ont duré 72 heures et ont permis la mort ou la capture de dizaines de combattants d'Etat Islamique, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme. Plus d'une vingtaine de raids aériens ont été menés en parallèle par les bombardiers américains et de leurs alliés depuis le jour de Noël. Au centre de cette offensive qui ne connaît pas de répit, la bataille de Ramadi, cette ville du centre de l'Irak, à cent kilomètres de Bagdad, et qui est en cours de reprise par les forces irakiennes. Mais leur progression est rendue difficile par la présence de nombreuses mines laissées sur place dans leur retraite par les terroristes.
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Plusieurs centaines manifestants sont descendus dans les rues d'Istanbul, pour protester contre l'offensive militaire menée contre les forces kurdes, ce dimanche à Istanbul. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau, y compris contre la presse, pour disperser le rassemblement, qui se tenait près de la place Taksim. 37 personnes ont été interpellées, douze d'entre elles auraient été relâchées. (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));L'armée a lancé mercredi conjointement avec les forces spéciales de la police une opération d'envergure avec pour objectif de déloger les militants du mouvement rebelle des centres urbains.Posté par Le Monde.fr sur dimanche 20 décembre 2015 L'armée turque a conduit des opérations dans le sud-est du pays, à Cizre, Silopi et dans un quartier de Dyarbakir. Elles ont causé la mort de 110 personnes au cours de ces six derniers jours, des militants du PKK (Parti des Travailleurs kurdes) assurent les autorités. Deux militaires ont aussi trouvé la mort au cours de cette campagne lancée par le Président Recep Tayyip Erdogan, qui entend 'nettoyer' ces zones des militants kurdes.
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En Turquie, le bilan continue de s'alourdir, après les opérations militaires menées par l'armée dans le sud-est du pays. Au moins 70 personnes auraient trouvé la mort au cours de l'offensive initiée à Cizre et Silopi, où 10 000 soldats ont été déployés, et un couvre-feu mis en place. Un quartier de Diyarbakir était aussi visé. Les victimes seraient des membres du PKK (Parti des Travailleurs Kurdes), soutient Ankara. Huit d'entre elles auraient été tuées au cours des dernières 24 heures. 'Nos citoyens peuvent être rassurés', affirme le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. 'La Turquie ne renoncera pas aux lois, à la justice et à la démocratie. La terreur est l'ennemie de la vie, et notre devoir premier est de protéger la vie de la population'. Trois villes kurdes de Turquie devenues zones de guerre https://t.co/A0CFzLr9vD pic.twitter.com/K5GILZ1ytz- Libération (@libe) 17 Décembre 2015 Les rues de Dyarbakir se sont transformées en un théâtre de guérilla urbaine. Ce vendredi, les forces turques ont aussi mené des raids dans le nord de l'Irak, contre les bases arrières de l'organisation séparatiste. Les violences dans ces zones se sont multipliées depuis cet été, après plus de deux ans de cessez-le-feu.
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Les autorités turques ont annoncé la mort de 25 membres présumés du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, lors d'une vaste opération qualifiée d'anti-terroriste et lancée en début de semaine dans plusieurs villes du sud-est, où un couvre-feu est toujours en vigueur. Les habitants ont déserté les rues. Certains quartiers ressemblent à des zones de guerre. 'Je ne suis pas d'accord avec cette politique, explique cet habitant de Cizre. La pression exercée sur le peuple kurde est devenue inacceptable. Pourquoi ne pourrait-on pas vivre ensemble ? Trop, c'est trop. On veut la paix.' L'opération conjointe de l'armée et de la police turque vise essentiellement les villes de Cizre et Silopi dans la province de Sirnak ainsi que Diyarbakir. Des villes peuplées majoritairement de Kurdes. L'objectif d'Ankara, affiché en une de 'Yeni Safak', un journal pro-gouvernement : nettoyer totalement la région des terroristes du PKK. L'opération, toujours en cours, aurait permis la saisie de plus de 2.000 armes et de quelque 10.000 engins explosifs. L'armée a déployé des chars pour déloger les militants du PKK qui ont érigé des barricades et creusé des tranchées. Selon une agence de presse pro-kurde, un enfant de onze ans aurait été tué par l'armée. #Turkish state media: 23 #PKK dead in operation in #Cizre, #Silopi. Locals say civilians targeted, 200,000 displaced since July. Dark days.- Mark Lowen (@marklowen) December 17, 2015 #Cizre resident says town is gripped by fear as police numbers rise in southeast Turkey https://t.co/5MKx4h9yrC pic.twitter.com/XUZLkDtKZb- BBC Outside Source (@BBCOS) 15 Décembre 2015 La une du journal Yeni Safak : 'Nettoyage total' yeni safak gazetesinin kürtlere soykirim uygulayin mansetini H Ç UNUTMAYIN! kürdün herseyini topyekün savas ilani pic.twitter.com/j2DvxBLPBa- Baki GÜL mednuce.tv (@analizrojtv) 17 Décembre 2015

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