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De violents affrontements ont éclaté ce vendredi à Kirkouk en Irak, des affrontements qui opposent en pleine ville des combattants kurdes et des militants du groupe Etat islamique. Les djihadistes ont lancé très tôt dans la matinée une série d'attaques contre des positions tenues par des peshmergas kurdes. Il y a plusieurs morts, dont un général. En fin de matinée, les djihadistes ont pris d'assaut un hôtel de la ville, avant que l'armée et les peshmergas n'en reprennent le contrôle.. Autre théâtre de violence : Bagdad. C'est une zone marchande de la capitale qui a été visée par un double attentat à la voiture piégée. Bilan : une vingtaine de morts, tous des civils. Cette attaque n'a pas été revendiquée. Elle intervient au lendemain d'une série d'attentats et de fusillades qui ont fait plus d'une vingtaine de morts dans la capitale irakienne et ses environs. Le pays est confronté depuis des mois à une recrudescence de la violence, liée notamment à l'offensive menée par les militants du groupe Etat islamique. Les djihadistes contrôlent de vastes pans du territoire irakien.
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Alors que l'Irak vit plus que jamais sous la menace des djihadistes de l'organisation Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), les autorités de la province autonome du Kurdistan n'entendent pas rendre au gouvernement central les deux champs de pétrole dont elles se sont emparé vendredi. Cette attitude rend encore plus improbable un succès des forces politiques du pays pour constituer un gouvernement d'union nationale. En tout cas, dans l'immédiat. 'Le Premier ministre, Nouri al-Maliki, a, de manière unilatérale et en toute illégalité, réduit le budget alloué au Kurdistan, et il a cessé de payer les salaires des fonctionnaires, explique le ministre des Affaires étrangères du gouvernement régional du Kurdistan, Falah Mustafa Bakkir. Nous sommes donc contraints d'assurer nous-mêmes les services publics et de payer les salaires. Aussi, nous allons continuer à occuper les champs de pétrole jusqu'à ce que nos revendications soient satisfaites.' Les Kurdes considèrent que les zones de Kirkouk et Bai Hassan, où sont situés ces deux champs de pétrole, relèvent de leur territoire. L'enjeu économique est majeur : la région est riche, très riche, en hydrocarbures. Autant dire que, si sur le terrain, les Peshmergas (soldats du Kurdistan irakien) combattent aux côtés de l'armée centrale les insurgés de l'EIIL, au niveau politique, l'union est loin d'être d'actualité. Les ministres kurdes ont décidé de boycotter les réunions du conseil des ministres. Et le Kurdistan pourrait, à la faveur d'un référendum local, proclamer son indépendance.
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Après l'avancée fulgurante des miliciens de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), les forces de sécurité irakiennes se préparaient ce samedi à une contre-offensive contre les jihadistes au nord de Bagdad, selon un colonel de l'armée. De leur côté, les combattants kurdes, les Peshmergas, ont pris possession du QG de l'armée irakienne à Kirkouk après des affrontements avec des miliciens, selon l'agence AP. Les Peshmergas, qui rêvent d'indépendance, auraient pris possession de l'intégralité de Kirkouk et de ses gisements pétroliers, selon Reuters. Ils auraient étendu leur territoire de 40 % en quelques jours grâce à la débandade de l'armée régulière. Plus de 500.000 civils ont fui les combats à Mossoul, et 40.000 autres ont quitté Tikrit et Samarra, d'après l'Organisation mondiale pour les migrations. Par ailleurs, la Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est alarmée après que l'ONU a reçu des informations selon lesquelles des 'soldats irakiens ont été sommairement exécutés durant la prise de Mossoul'. Avec AFP, AP et Reuters
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