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Il s'appellait Pavel Cheremet, et c'était un journaliste renommé. Pavel Cheremet, 44 ans, a été tué en Ukraine par l'explosion d'une bombe placée dans la voiture qu'il conduisait dans le centre de Kiev, tôt ce matin. Pavel Cheremet, biélorusse, travaillait pour l'influent site d'information Ukraïnska Pravda et animait une émission matinale de radio. C'est en route pour la radio qu'il a été assassiné. 'Tout va être fait pour rassembler des indices sur place, explique un policier, la scène de crime est passée au peigne fin pour faire avancer l'enquête. Aucune option ne sera écartée.' Pavel Cheremet avait confié son sentiment d'être suivi ces derniers jours. Le journaliste vivait à Kiev depuis quelques années. Pour marquer son désaccord avec la politique russe en Ukraine, il avait quitté l'ORT, la principale chaine publique de télévision russe, qui l'employait. Il travaillait aussi comme correspondant pour la BBC. Ukraïnska Pravda a la réputation de dénoncer la corruption et de militer pour la liverté de parole. Son co-fondateur Georgiy Gongadze avait été kidnappé et assassiné en 2000. Le président ukrainien Petro Porochenko a évoqué 'une terrible tragédie', assurant que 'les coupables seraient punis'. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que l'Ukraine était devenu un lieu de sépulture pour les journalistes.
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Il y a 30 ans, une explosion a détruit le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine. La zone est aujourd'hui en...
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Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi sur la place de l'Indépendance de Kiev, le Maidan. Elles ont commémoré le deuxième anniversaire de la répression sanglante - plus d'une centaine de morts - qui a conduit au départ du président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch. L'homme lui ayant succédé, Petro Porochenko, s'est recueilli, avec son épouse, devant les portraits des victimes. Mais il y avait là surtout beaucoup d'anonymes, venus témoigner leur reconnaissance envers ceux qui, entendait-on ici et là, n'étaient pas morts en vain. 'C'est important de se souvenir de ceux qui ont été tués, a confié un homme. Ils ont donné leur vie pour la justice, pour que d'autres aient une vie honnête.' Dans le même temps, des groupes radicaux ont attaqué des établissements bancaires russes. Depuis l'extérieur puis à l'intérieur. Sans que les forces de l'ordre ne s'interposent. Illustration par la violence des relations extrêmement tendues entre l'Ukraine et la Russie depuis le changement de régime, laissant la place à un pouvoir pro-européen.
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Ce vendredi, un député s'en est pris au Premier ministre Arseni Iatseniouk, au Parlement Ukrainien, pour tenter de le déloger de la tribune. #Yatsenyuk denies responsibility for #corruption, gets #attacked by lawmaker https://t.co/ijG2wH3D7s pic.twitter.com/4kjQk6G0fO- Kyiv Post (@KyivPost) 11 Décembre 2015 Une douzaine de députés de la coalition en sont venus aux mains, sans toutefois faire de blessés. L'auteur du geste fera l'objet de 'réprimandes', a fait savoir le responsable de son groupe parlementaire. Un climat pour le moins tendu, révélateur des désaccords qui fissurent le pouvoir en place. Un élu de la la majorité est même allé jusqu'à lancer une pétition pour voter la destitution du le chef du gouvernement, dont la cote de popularité s'est effondrée ces derniers mois. #Accusations build against #Yatsenyuk's team as critics mount drive to get him fired https://t.co/aS0RAu24mm pic.twitter.com/zHHsU36SLC- Kyiv Post (@KyivPost) 11 Décembre 2015 Les quatre partis qui se sont unis il y a deux ans pour mener une politique pro-occidentale ont désormais du mal sauver les apparences, entre le conflit qui déchire le sud du pays et la crise économique. Ce vendredi soir, le Président Petro Porochenko doit s'entretenir avec des députés du parti du Premier ministre, le Front Populaire, pour discuter de l'avenir de leur alliance politique.
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KIEV - 11 déc 2015 - La délicate attention de ce député ukrainien n'était que feinte. Et le bouquet apporté à la tribune un prétexte pour s'approcher de l'orateur, le premier ministre Arseni Iatseniouk afin de l'éloigner du micro. La scène qui s'est déroulée vendredi à Kiev a viré au pugilat entre partisans du premier ministre et ceux du président de la république, pourtant censés gouverner ensemble. Depuis l'éclatement du conflit en Ukraine, les rixes sont fréquentes au parlement. Mais cette nouvelle bagarre, en plus de donner une image désastreuse de la politique, met en lumière et de manière très crue les dissensions au sein de l'exécutif pro-occidental, au pouvoir actuellement en Ukraine.
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KIEV - 12 sept 2015 - Elton John à Kiev pour défendre les droits des homosexuels. Invité de marque d'une conférence annuelle sur l'intégration européenne de l'Ukraine, la star britannique plaide pour la promotion des droits humains, facteur selon lui de développement économique. Le chanteur a dénoncé les discriminations envers la communauté gay en Ukraine. Exemple : l'impossibilité d'organiser dans la sérénité et au grand jour une Gay pride dans les rues de Kiev. Rencontre par la suite avec le président ukrainien. Petro Porochenko lui a offert des t-shirts à l'effigie de deux personnalités ukrainiennes actuellement détenues en Russie.
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L'accord de Minsk doit être mis en application totalement avant la fin de l'année. C'est le rappel qu'a fait le président ukrainien lors de la Rencontre Stratégique de Kiev qui se tient en ce moment. Et même s'il s'est inquiété de l'impossibilité pour les observateurs de l'OSCE d'accéder à certaines zones de conflit dans l'est de l'Ukraine, Pétro Porochenko a noté une amélioration dans la tenue du cessez-le-feu. 'Les bombardements dans l'Est ont cessé pour la première fois en dix-huit mois, a t-il déclaré. Cela fait presque deux semaines que le cessez-le-feu est respecté, et ce n'est plus un rêve. (...) Mais nous sommes très inquiets du fait que les observateurs de l'OSCE n'ont pas accès aux zones où les armes lourdes retirées du front doivent être stockées. Car ces armes n'ont pas été retirées du front'. Un autre problème se pose, celui de l'organisation par les séparatistes d'élections locales le 18 octobre dans le Donbass. Des élections illégales selon l'accord de Minsk, et potentiellement sources de troubles. A Kiev, Maria Korenyuk : 'Les présidents ukrainien et russe vont pouvoir discuter en personne de l'avancée de l'accord de Minsk le 2 octobre. Ce jour-là, ils vont se retrouver à Paris en compagnie d'Angela Merkel et de François Hollande'.
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Pasha Bumchik, un jeune Ukrainien de 18 ans, s’est filmé en pleine séance de "train surfing" à Kiev. Avec sa caméra GoPro, il nous montre son escalade, sa course et ses sauts de wagon en wagon sur le toit d’un train… le tout sans la moindre protection. Lorsque le train s’arrête, le jeune homme se glisse entre deux voitures et s’en va tranquillement. Pour rappel, la pratique du "train surfing" est une infraction passible d’un an d’emprisonnement de 15.000 euros d’amende, selon l’article 223-1 du code pénal. Ce jeu a coûté la vie de plusieurs personnes comme le rappelle un article de Metronews publié en juin 2015.
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C'est le projet de loi qui fait polémique en Ukraine. Il prévoit plus d'autonomie pour l'Est du pays occupé par les rebelles pro-Russes. Un affront pour les députés qui ont voté contre, qui ont bloqué un moment l'accés à la tribune en criant 'Honte'. Berlin a condamné 'avec la plus grande fermeté' ces 'émeutes sanglantes'. La Russie s'est quant-à-elle dite 'naturellement préoccupée' face à ce qu'elle a dénoncé comme des violences 'inacceptables'. Mustafa Nayem, député ukrainien : "Pourquoi certaines régions comme Donetsk et Louhansk ont le droit d'avoir une règle spéciale d'auto- gouvernance, mais les habitants de Kiev, Lviv ou à Sumy ne l'ont pas ? Pourquoi ? Tout simplement à cause de la guerre ? Si c'est à cause de la guerre, ce n'est la règle fixée par Hollande et Merkel, nous savons bien qui dicte les règles.' Un total de 265 députés ont voté pour, comme Anna, car cette réforme était prévue dans les accords de Minsk 2 signés avec les autorités françaises et allemandes. Anna Gopko, députée ukrainienne : ' La guerre à l'Est de l'Ukraine doit nous pousser à mobiliser toutes les ressources et à réformer le pays. Nous devons remplir toutes nos obligations. Les territoires occupés sont maintenant dans une situation différente du reste du territoire, près de 90% du pays. C'est pour cela que nous devons changer la constitution.' Le projet doit encore être voté en deuxième lecture à une date encore non fixée, avec une majorité des deux tiers, une barre qui pourrait s'avérer difficile à passer. Les affrontements devant le Partlement ont suscité la préoccupation de l'Union européenne, comme de la Russie.
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Un membre de la Garde nationale ukrainienne a été tué et près de 90 autres ont été blessés, dont quatre grièvement, lundi par des jets de grenades lors d'une manifestation nationaliste devant le Parlement de Kiev.
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Une dizaine de personnes ont été blessées par une explosion devant le parlement à Kiev lors de heurts entre policiers et manifestants qui protestaient contre l'adoption d'un projet de loi controversé donnant davantage d'autonomie à l'Est prorusse.
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Invité de LCI Soir ce lundi, le député des Français de l'étranger (Les Républicains) à l'initiative d'un déplacement de parlementaires en Crimée s'est expliqué après la vive polémique qui en a découlé. "Nous y sommes allés pour maintenir les contacts avec les parlementaires russes" a-t-il expliqué.
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Grabove, Ukraine - 17 juillet 2015 - Près de 200 personnes se sont réunies à Grabove, dans l'est de l'Ukraine, à la mémoire des victimes du crash du vol MH17. C'est ici que l'avion de la Malaysia Airlines a été abattu il y a tout juste un an, au-dessus d'une zone de combats entre Ukrainiens et rebelles prorusses. Près du mémorial, les habitants brandissent des banderoles en hommage aux victimes, mais aussi contre le gouvernement ukrainien, accusé du crash par les séparatistes. "Nous sommes prêts à fournir toute l'aide nécessaire aux gens qui prouveront que c'est le pouvoir ukrainien criminel qui a laissé cette tragédie se produire", déclare le dirigeant séparatiste Alexandre Zakhartchenko. Après le crash, les États-Unis ont affirmé avoir des preuves que l'avion a été abattu par un missile sol-air tiré depuis la zone séparatiste. Mais Moscou et les rebelles pro-russes démentent toute implication et accusent les militaires ukrainiens, sans réussir à convaincre. 298 personnes avaient perdu la vie, en majorité des Néerlandais. L'avion était parti d'Amsterdam pour rejoindre Kuala Lumpur, en Malaisie.
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KIEV - 19 MAI 2015 - L'homme est un prisonnier de guerre russe en terre ukrainienne. Actuellement soigné dans un hôpital militaire de Kiev, ce soldat a été capturé en compagnie d'un autre membre présumé des forces spéciales lors de combats non loin du fief séparatiste de Louhansk. Une preuve irréfutable selon Kiev de l'ingérence russe dans le conflit ukrainien. Une accusation que réfute Moscou. Dans un communiqué, le Kremlin assure que ces deux hommes ne font plus partie des forces armées russes et ont par conséquent agi de leur propre chef. En attendant, lors d'une conférence de presse où une arme appartenant à l'un des prisonniers a été exposée, Kiev a annoncé son intention de juger le sergent Alexandrov et son camarade pour participation à une entreprise terroriste.
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Oles Buzina, journaliste pro-russe, a été assassiné devant chez lui à Kiev par deux hommes armés ce jeudi. Il était connu pour ses positions anti-Maïdan, le mouvement populaire qui a renversé l'ex-président Viktor Ianoukovitch en février 2014. Mercredi soir, c'est Oleh Kalachnikov, ancien membre du Parti des Régions, pro-russe, qui a été retrouvé mort par balles dans son immeuble. 'Les deux meurtres sont très similaires, a déclaré un conseiller au ministère de l'Intérieur ukrainien. Dans les deux cas les assassins attendaient à l'entrée du domicile, ils n'ont pas hésité une seconde et tout était planifié. Certains pensent que les services secrets russes sont impliqués et ont voulu montrer qu'ici, en Ukraine, on abat des citoyens pro-russes'. En Russie, Vladimir Poutine lui-même n'a pas tardé à réagir, rappelant que dans son pays, dans l'affaire de l'assassinat de l'opposant au Kremlin Boris Nemtsov, les meurtriers avaient, eux, été arrêtés : 'En Ukraine, qui prétend être un Etat démocratique, et qui veut faire partie d'une Europe démocratique, ça ne se passe pas comme ça. Où sont les meurtriers de ces gens ? On ne sait pas qui sont les exécutants ni les commanditaires, et en Europe, ou en Amérique, on préfère ne pas le remarquer'. Les deux assassinats de cette semaine interviennent après la mort en février et mars de pas moins de quatre autres personnalités politiques proches du Kremlin, dans des circonstances qui ont poussé les autorités à qualifier ces décès de suicides.
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En Ukraine, le président Porochenko constate une relative accalmie dans l'est depuis plusieurs semaines. Mais au niveau politique, il y a des tensions : un mois après les accords de Minsk, le Parlement ukrainien devait s'engager sur un nouveau statut aux régions rebelles. Les accords de Minsk c'était le 12 février, les séparatistes s'impatientent. 'Kiev a 24 heures pour remplir ses engagements pour les accords de Minsk, dit Denis Pushilin, l'un des leaders de la République de Donetsk. Si la décision n'est pas adoptée au Parlement dans 24 heures, ce sera évident pour le monde entier que Kiev n'est pas prêt à tenir la feuille de route décidée à Minsk'. Les questions politiques, les habitants de Debaltseve s'en moquent. Leur priorité, c'est retrouver une vie normale, comme l'explique Vladimir : 'Je m'en fiche que ce soit la République populaire autoproclamée de Donetsk ou celle de Louhansk... Pour moi c'est tout pareil, l'Ukraine ou les républiques autoproclamées, je m'en fiche, pourvu qu'ils offrent une bonne vie, avec des bonnes retraites, du boulot. Qu'ils laissent vivre les gens bien.' 'Non, pour moi Debaltseve ne fait plus partie de l'Ukraine, dit Inna, une jeune femme. Depuis que ma mère a été tuée, Debaltseve n'est plus en Ukraine.' Les forces ukrainiennes utilisent la trêve pour réparer le matériel endommagé et s'entraîner. Elles renforcent également leur défense le long de la ligne de front, en minant les zones les plus exposées à une attaque redoutée.
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Au moins deux personnes ont été tuées dimanche dans une explosion lors d'une marche pro-Kiev à Kharkiv, une région voisine de la zone de guerre dans l'est de l'Ukraine. "Le cortège était aligné et ceux qui sont morts étaient devant. Ils avaient tout juste fait 10 mètres", explique un témoin. Une nouvelle preuve que sur place la situation reste très confuse. Les Occidentaux continuent de mettre en garde Moscou alors que des combats se poursuivent à Marioupol, dernière grande ville de l'Est de l'Ukraine tenue par Kiev.
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La place de l'Indépendance de Kiev est un lieu de mémoire. Ici, entre le 18 et le 20 février 2014, plus de 100 personnes sont mortes sous les balles de la police anti-émeutes. Ihor Kulchitskiy nous montre le lieu où son père, un retraité de 64 ans, est tombé le 18 février. 'La police anti-émeutes a commencé son offensive depuis la place de l'Europe, raconte-t-il. Ils ont utilisé des véhicules blindés pour repousser les barricades. Un second groupe de policiers est arrivé du Palais d'octobre, ils ont utilisé des grenades. Deux ou trois d'entre eux avaient des fusils. Mon père a été touché à la poitrine, une balle est passée près du coeur. ' Sur le lieu des manifestations contre le président Viktor Yanukovitch, qui durait depuis trois mois, les photos des morts, dont Volodymyr Kulchitskiy, son fils explique pourquoi il avait rejoint Maidan : 'Il avait un sens inné de la justice. Il a compris des choses simples : si vous travaillez, vous avez droit à un salaire décent. Si vous volez, vous allez en prison. En Ukraine, quelqu'un peut gagner des milliards dans 1 ou 2 ans. Et quelqu'un d'autre peut travailler toute sa vie et partir à la retraite en ne pouvant toujours pas se payer des choses de base. Ca rendait mon père en colère! ' Sur ces images tournées le 20 février sur la rue Institutska, on voit clairement la police anti-émeutes tirer sur la foule. Mais à ce jour, personne n'a été jugé. 'Tous ces policiers anti-émeutes disent : on a obéi aux ordres. Mais si on leur avait dit : 'sautez du pont!', ils n'auraient pas sauté, estime Ihor Kulchitskiy. Un procureur doit savoir comment établir les éléments de preuves. Et il y a beaucoup de preuves, il y a beaucoup de vidéos. J'ai juste l'impression que quelqu'un veut protéger ces policiers antiémeutes'. Seuls les officiers Abroskin et Zinchenko, deux policiers suspectés d'avoir tué des manifestants, sont détenus, mais leur procès qui devait commencer cette semaine a été reporté, car les juges se sont désistés pour incompatibilité au vu du dossier. Une moquerie selon les familles. Le 10 février 2015, le président Petro Poroshenko a nommé Viktor Shokin nouveau procureur général d'Ukraine. Il a promis que justice sera faite : 'Toutes les personnes qui se sont rendues coupables seront portées naturellement devant la justice. Certains noms sont déjà connus. Mais si je vous les communique maintenant, cela peut causer des problèmes. Ces cas seront renvoyés devant la cour bientôt '. Entre scepticisme et espoir dans la justice ukrainienne, les familles des morts attendront encore... Maria Korenyuk, euronews : Nous allons parler des évènements de la rue Institutska il y a un an avec l'ancien chef de l'unité d'autodéfense de Maidan, Volodymyr Parasyuk, aujourd'hui membre du Parlement. M.Parasyuk, racontez-nous ce jour où vous avez été témoin de la fusillade? Qu'avez-vous ressenti? Volodymyr Parasyuk, député, ancien chef de l'unité auto-défense de Maidan : Je me souviens de tout. Je me souviens du sang des manifestants qui coule sur la route et sur lequel nous marchions. Je me souviens des gars assis là près du parapet, avec des trous de balles dans leurs bras et les jambes. Les gens qui les traînaient. Nous avons traîné des cadavres. Nous étions rue Institutska. La police anti-émeute essayait de nous abattre. Il était impossible de remonter la rue. C'était la seule chose que nous pouvions faire pour sortir nos camarades de là. Je me souviens de tout. Je le revis en rêves, en cauchemars, toutes les nuits. Maria Korenyuk, euronews : Et les manifestants? Quand ils s'approchaient de la police anti-émeute, qu'avaient-ils en mains? Avaient-ils des armes? Volodymyr Parasyuk : Soyons honnêtes : au début des rassemblements de Maidan, personne n'avait d'armes. Mais quand les policiers anti-émeutes ont commencé à tirer, les gens ont apporté des armes à Maidan. Mais à 90%, ceux qui étaient ici - rue Institutska - n'avaient que des bâtons ou des boucliers de bois. Cela ne les protégeait pas. C'était déjà une rébellion. La révolte s'est transformée en un soulèvement. Maria Korenyuk, Euronews : Des dizaines de manifestants ont été tués ici, rue Institutska. Aujourd'hui, des milliers de personnes - militaires et civils - meurent dans l'est de l'Ukraine. Si vous pouviez remonter le temps, changeriez-vous quelque chose? Tenteriez-vous de négocier avec les autorités de l'époque pour empêcher tous ces morts? Volodymyr Parasyuk: Vous savez, la vérité est simple : nous devons vaincre l'ennemi - une fois pour toutes. Nous ne devons pas négocier, nous devons gagner. C'est une des raisons pour lesquelles rien ne va dans notre pays : nos politiciens n'apprécient pas la force collective de notre peuple. Qu'est-ce que je changerais? Je prendrais plutôt une part plus active dans les élections qui ont suivi la révolution de Maidan - pour que l'opinion des gens changent. Néanmoins, certains jeunes ont réussi à entrer au Parlement et ça, c'est déjà une certaine victoire.
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Un an tout juste après l'embrasement des manifestations à Kiev, qui devait conduire au renversement du régime et à la fuite vers la Russie du président Viktor Yanoukovitch, les habitants de la capitale ukrainienne réagissent avec tristesse à la prise de Debaltseve par les séparatistes pro-russes de l'Est du pays. 'On ne peut pas abandonner cette ville stratégique, honnêtement, je regrette qu'on se soit retiré' dit un homme. 'Si les gens étaient en train de mourir, il fallait abandonner Debaltseve, on pourra régler cette question politiquement, plus tard' dit un autre passant. 'Ils étaient là-bas et se défendaient avec rien, ils n'avaient pas le droit de tirer' explique une retraitée. 'C'est comme si on assassinait nos troupes, l'élite de notre nation...'
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KIEV - 15 FEV 2015 - Malgré l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, deux civils ont été tués dans l'Est de l'Ukraine. Le cessez-le-feu conclu entre Kiev et les rebelles prorusses entré en vigueur la veille n'aura pas duré longtemps. Cet accord est la première étape d'un plan de paix destiné à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 5.500 morts en dix mois. Quelques tirs d'artillerie ont été entendus à Donetsk, place forte des séparatistes, avant de s'interrompre rapidement, selon des témoignages. La violence des affrontements a renforcé les craintes de voir le cessez-le-feu aussi peu respecté que les précédentes tentatives d'arrêt des combats. L'accord conclu à Minsk à l'issue d'une nuit de négociations entre les dirigeants ukrainien, russe, allemand et français prévoit que Kiev et les rebelles ont deux jours après l'entrée en vigueur de la trêve pour commencer à retirer leurs armes de la ligne de front.
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Deux députés ukrainiens ont réglé leur différend à coups de poings. Ils se sont livrés à un véritable combat de boxe dans les couloirs du parlement à Kiev, avant d'être séparés par un militaire. Ils en sont venus aux mains suite à un désaccord sur une loi anti-corruption discutée à l'Assemblée.
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A la veille du sommet de Minsk, les attaques des séparatistes soutenues, financées et équipées par la Russie se sont intensifiées à l'est de l'Ukraine. Les villes de Debaltseve, Ouglegorsk et Horlivka sont les zones les plus touchées.
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C'est dans ce bâtiment de Kiev qu'une centaine d'habitants de Vougleguirsk, dans l'est de l'Ukraine, ont trouvé refuge. Ils ont fui la ville contrôlée par les séparatistes pro-russes et théâtre d'attaques permanentes. Ce sont surtout des femmes et des enfants qui sont ici. Des bénévoles leur viennent en aide et leur apportent nourriture, vêtements chauds et médicaments. Ces réfugiés ont parfois fui dans des conditions dantesques : 'Il y avait des chars partout explique ce petit garçon. Papa a ralenti un peu et une mine a explosé juste devant notre voiture. Nous avons vu des débris volés autour de nous mais nous nous en sommes sortis vivants. Après on a dû rouler très vite car on entendait des explosions derrière nous.' 'Ils nous ont donné un toit et à manger explique une réfugiée ukrainienne. Nous sommes très satisfaits d'être ici, nous n'aurions pas survécu autrement. Mais nous ne pouvons pas rentrer chez nous. Il y a des tirs. La situation s'était un peu calmée mais aujourd'hui ça recommence. Ici, nous pouvons manger Ils nous donnent de la nourriture.' Depuis 10 jours, les évacuations se multiplient, 4500 personnes auraient été évacuées des zones de conflits selon les services d'urgence ukrainiens.
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C'est dans ce bâtiment de Kiev qu'une centaine d'habitants de Vougleguirsk, dans l'est de l'Ukraine, ont trouvé refuge. Ils ont fui la ville contrôlée par les séparatistes pro-russes et théâtre d'attaques permanentes. Ce sont surtout des femmes et des enfants qui sont ici. Des bénévoles leur viennent en aide et leur apportent nourriture, vêtements chauds et médicaments. Ces réfugiés ont parfois fui dans des conditions dantesques : 'Il y avait des chars partout explique ce petit garçon. Papa a ralenti un peu et une mine a explosé juste devant notre voiture. Nous avons vu des débris volés autour de nous mais nous nous en sommes sortis vivants. Après on a dû rouler très vite car on entendait des explosions derrière nous.' 'Ils nous ont donné un toit et à manger explique une réfugiée ukrainienne. Nous sommes très satisfaits d'être ici, nous n'aurions pas survécu autrement. Mais nous ne pouvons pas rentrer chez nous. Il y a des tirs. La situation s'était un peu calmée mais aujourd'hui ça recommence. Ici, nous pouvons manger Ils nous donnent de la nourriture.' Depuis 10 jours, les évacuations se multiplient, 4500 personnes auraient été évacuées des zones de conflits selon les services d'urgence ukrainiens.
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MOSCOU - 6 février 2015 - Malgré cinq heures de pourparlers, Vladimir Poutine, Angela Merkel et François Hollande ne sont pas parvenus à un résultat tangible dans le dossier ukrainien. Si la chancelière allemande et le président français ont regagné leur capitale respective, leurs diplomates restent sur place. Objectif : parvenir à un accord. Les dirigeants ont convenu de faire le point dimanche par téléphone. " Sur la base des propositions présentées par le président français et la chancelière allemande, le travail conjoint continue afin de préparer un texte commun sur la mise en oeuvre possible des accords de Minsk, ce texte inclurait les propositions du président ukrainien " a précisé Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine. Les accords de Minsk signés le 5 septembre prévoyaient un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine. Ignorés sur le terrain au bout de quelques jours, ils avaient cependant été paraphés par toutes les parties, et servent donc de base de discussions. Depuis le début du conflit ukrainien il y a 10 mois, plus de 5.000 personnes ont perdu la vie.
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François Hollande a annoncé jeudilors de sa conférence de presse son déplacement à Kiev en Ukrainedans l'après-midi. Lors des questions des journalistes, il détaille son objectif : "Nous allons chercher un texte qui puisse être accepté par toutes les parties prenantes". Et ensuite, le chef de l'État et Angela Merkel irons "voir Vladimir Poutine sur la base de ce document". "Si nous réussissons nous aurons évité une escalade dans le conflit" explicite le chef de l'Etat "Si nous échouons, je ne me place pas dans cette hypothèse, mais elle existe. Nous dirons que la France et l'Allemagne ont fait tout ce qu'elle pouvaient faire pour agir". Cependant, le chef de l'état a réaffirmé son opposition à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN : Le couple franco-allemand "pèse dans le monde" "Je ne sais pas s'il y a un couple mais il y a un lien fort" a affirmé le chef de l'Etat en évoquant sa relation avec l'Allemagne et avec Angela Merkel. "Cela pèse partout dans le monde" a affirmé François Hollande. >>Suivez la conférence de presse du chef de l'Etat sur LCP et LCP.Fr
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Images spectaculaires montrant l'intensité des bombardements dans la ville de Mariupol le samedi 24 Janvier. 31 personnes ont été tuées et 117 blessées dans des tirs de roquettes visant un marché, des écoles, des maisons et des magasins. L'OSCE affirme que les tirs provenaient de zones contrôlées par les séparatistes. Le président de l'Ukraine a qualifié ces assauts d'attaque terroriste. La semaine dernière a connu les pires combats en Ukraine depuis la signature d'un cessez le feu il y a cinq mois. Même les hôpitaux sont pris pour cible par l'artillerie des deux cotés, comme ici à Horlivka le 26 janvier. Les fiefs des rebelles séparatistes, Donetsk, et Luhansk, ont aussi été la cible de bombardements pendant toute la journée du lundi. Kiev reconnait officiellement 11 militaires morts les 25 et 26 janvier. La situation est particulièrement difficile aux alentours de la corniche de Debaltsevé. La Garde nationale a donné des armes en renfort aux soldats de l'armée, soumis à d'intenses combats pour protéger la ville stratégique de Debaltseve, sous le contrôle de Kiev, et soumise à un étau de plus en plus serré de la part des rebelles. Des tranchées ont été creusées, pour renforcer les défenses près de la ligne de front. 9 soldats ukrainiens ont été tués. Non loin, à Popasna, ville de 22 000 habitants disputée elle aussi par les rebelles, deux civils sont morts dans les bombardements. Entre le 28 et le 29 janvier, huit soldats ukrainiens ont trouvé la mort dans les tirs. Le vendredi 30 Janvier, des tirs d'obus ont touché un centre culturel et un trolleybus Donetsk. L'administration séparatiste de la ville a assuré qu'au moins sept personnes ont été tuées. Ce jour-là, les autorités de Kiev ont annoncé la perte de cinq soldats . Des tanks de l'armée ukrainienne pilonnaient des positions rebelles dans la région de Luhansk le 1er février, une journée noire pour elle, car 13 soldats ont trouvé la mort. Dimanche à Devaltseve, le pilonnage de la ville par les rebelles a fait 7 morts selon le ministère de l'Intérieur à Kiev. Depuis le début 2015, 118 civils, dont 7 enfants, ont été tués dans le Donbass, et 2 240 personnes ont été évacuées la semaine dernière de la zone de guerre selon le Conseil de Sécurité et Défense de Kiev.
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Les forces séparatistes de la République populaire de Donetsk ont ouvert un corridor pour évacuer les civils de la ville de Vouhlehirsk. Cette ville, appelée Ouglegorsk en russe, comptait près de 8 000 habitants en 2013. Située à une douzaine de kilomètres de Debaltseve, elle a été conquise par les séparatistes le 30 janvier. Les habitants fuient de peur d'être encore bombardés après des jours de violents combats. Ils devraient être acheminés à Horlivka. Juste avant la petite ville de Vouhlehirsk se trouve Yenakiieve, une ville minière et industrielle de 80 000 habitants qui est pillonnée par l'armée ukrianienne. Une femme, bagages en main, dénonce la folie des autorités de Kiev : 'Nous ne savons pas encore où nous allons, quelque part loin de cet asile de fous'. Ce mardi, à Debaltseve, les forces régulières de l'armée ukrainienne ont aussi évacué les habitants, ce qui a donné lieu à des tensions et à des scènes comme celle-ci. Un militaire s'adresse à un homme et lui dit de ne pas penser à sa femme et de s'inquiéter pour son fils. Mais l'homme dit qu'il sera là encore demain quand ils reviendront. Le militaire s'énerve, lui dit d'arrêter de boire, 'vous avez déjà vécu votre vie, pas lui, pensez à lui, à sa vie'. Debaltseve va-t-elle tomber ? Les séparatistes disent ne pas vouloir donner l'assaut final pour épargner les civils. En attendant, ils continuent de mettre la pression sur l'armée ukrainienne qui se livrent aussi à des duels d'artillerie avec les rebelles tout au long de la ligne de front, faisant plusieurs dizaines de victimes civils chaque jour. ==Restrictions A Kiev, mesure symbolique mais symptomatique, les autorités ont limité l'accès des citoyens russes au territoire ukrainien. A partir du 1er mars, les Russes désirant voyager en Ukraine ne pourront plus utiliser leur passeport intérieur, équivalent en Russie d'une carte d'identité. Cette mesure risque de réduire considérablement le nombre de ressortissants russes pénétrant en Ukraine, alors que presque trois quart d'entre eux n'ont pas de véritable passeport, selon un sondage du centre indépendant Levada. Pour Kiev, il s'agit de renforcer les contrôles frontaliers pour assurer la sécurité nationale.
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Les pourparlers de paix pour l'est de l'Ukraine se sont achevés samedi à Minsk sans l'accord de cessez-le-feu espéré par les Occidentaux, Kiev accusant les séparatistes d'avoir sapé les discussions au moment où les violences meurtrières atteignent des niveaux critiques.
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30 JAN 2015 - Ce vendredi la violence a ravagé l'est de l'Ukraine.Au moins 24 personnes sont mortes, dont une majorité de civils. les combats entre les forces séparatistes et l'armée ukrainienne atteignent des niveaux critiques autour de la ligne de front. Un embrasement qui n'est pas du goût de l'Union européenne qui a décidé de prolonger de six mois les sanctions adoptées contre la Russie. Le cessez-le-feu réclamé par la communauté internationale semble désormais lointain. Et pour preuve les négociations prévues entre les émissaires rebelles et les représentants de Kiev et Moscou ont tout bonnement été annulées.

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