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TOKYO - 1 FEV 2015 - Entre tristesse et indignation. Ce dimanche matin, Le Japon tout entier est en deuil après la parution la veille sur Internet d'une vidéo montrant la décapitation de l'otage japonais Kenji Goto. Du Premier ministre, en passant par la mère de la victime chacun appelle à continuer le combat. Kenji Goto correspondant de guerre chevronné était âgé de 47 ans. Il avait été capturé en octobre dernier en Syrie par l'Etat islamique. Des négociations impliquant notamment la Jordanie avaient été engagés ces derniers jours entre le Japon et l'organisation djihadiste. Après Haruna Yukawa, Kenji Goto est le second otage nippon exécuté par Daesh.
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TOKYO /AMMAN - 29 jan 2015 - A quelques heures de l'expiration d'un nouvel ultimatum, les contacts s'intensifient entre le Japon et la Jordanie. Les deux pays sont les acteurs malgré eux d'un marchandage à trois orchestré par l'Etat islamique. Dans un nouveau message mis en ligne dans la nuit de mercredi à jeudi, Kenji Goto, l'otage japonais énonce l'exigence de ses ravisseurs : sa propre libération contre celle d'une Irakienne condamnée à mort en Jordanie. A défaut de quoi, le pilote jordanien Maaz al-Kassabeh également détenu par Daech sera exécuté à la tombée de la nuit. Le gouvernement japonais a jugé très probable l'authenticité du message. Choqué par l'exécution d'un premier ressortissant la semaine dernière, Tokyo a requis l'aide d'autres nations, notamment celle de la Turquie. En Jordanie, le gouvernement se dit prêt à relâcher la prisonnière irakienne pour sauver la vie de l'otage japonais. Mais Amman veut l'assurance que son pilote sera également libéré par la suite.
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Le mot d'ordre fait le tour des réseaux sociaux au Japon. " I am Kenji ", en référence aux " Je suis Charlie " plébiscités après les attentats à Paris, un message de soutien au journaliste Kenji Goto, retenu en otage depuis plusieurs mois par l'État islamique et dont le sort incertain inquiète une partie de la population nippone. Mais sa libération n'est désormais plus entre les mains du gouvernement japonais. L'État islamique ayant réclamé la libération d'une kamikaze emprisonnée en Jordanie en échange de la vie du journaliste. Tokyo est désormais contraint de négocier avec Amman. D'autant qu'une vidéo mise en ligne ce mardi lie le sort de Kenji Goto à celui d'un pilote de l'armée jordanienne retenu par le groupe djihadiste. Après la mort d'Haruna Yukawa, Kenji Goto est le dernier ressortissant japonais retenu par Daesh.
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