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Le président colombien avertit du risque d'un retour à la guerre avec les FARC. Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie négocient depuis trois ans et demi un accord de paix avec Bogota, qui devra être approuvé par référendum par les Colombiens. Sinon, les FARC seraient prêtes à reprendre la guérilla urbaine. 'Ce n'est pas parce que le résultat au référendum est 'non' que nous allons renégocier pour obtenir un meilleur accord. Ne vous méprenez pas. Si le résultat est 'non', on retourne en guerre', a déclaré Juan Manuel Santos, lors d'une réunion de la branche latino-américaine du Forum économique mondial à Medellin. Les Farc ont déclaré un cessez-le-feu unilatéral il y a près d'un an et l'armée a cessé de bombarder les camps rebelles tant que les pourparlers continuent. La semaine dernière, les deux parties se sont accordées sur le volet de l'éradication des cultures illicites.
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Un dialogue de paix, est en marche. La guérilla des Farc et le gouvernement colombien ont signé un accord pour un système de réparation et de justice pour les victimes du conflit colombien. Une juridiction spéciale doit être créée pour les auteurs de crimes contre l'humanité. Ivan Marquez, négociateur des FARC: 'C'est le premier accord de paix en Colombie qui n'a pas été scellé avec une amnistie générale pour tous ceux impliqués dans le conflit, mais plutôt avec la création d'une juridiction spéciale pour la paix ' Des peines aménagées, comme des travaux d'intérêts généraux, seront prononcés pour ceux qui avouent leurs crimes, et une amnistie est prévue pour les ex-combattants qui ne seront pas poursuivis pour des crimes graves tels qu'enlèvement, violences sexuelles ou exécutions sommaires. Jineth Bedoya, une journaliste enlevée et violée par des paramilitaires en 2000, a notamment prévenu les parties que les victimes seraient 'attentives à la stricte application des accords signés (...) Notre appui du processus de paix ne signifie pas que nous renonçons à la justice, à la réparation, et surtout à la vérité.' A Bogota, le président colombien a salué cette annonce en parlant d'une prochaine fin de la guérilla et l'avènement d'une paix durable. Juan Manuel Santos, président colombien: 'Qu'est-ce qui est le plus difficile dans un processus de paix ? C'est la ligne que l'on fixe entre la justice et la paix pour mettre fin à un conflit armé. Cela a toujours été la question la plus complexe et, aujourd'hui, un accord est scellé à ce sujet et, surtout, sur la question des victimes. C'est une étape très importante pour pouvoir mettre fin au conflit très bientôt.' Le conflit en Colombie a fait au moins 220 000 morts, des dizaines de milliers de disparus, et 6 millions de déplacés. Les négociations vont se poursuivre, sous la médiation de Cuba et de la Norvège. Prochaine étape : le mode de ratification d'un éventuel accord de paix et les modalités de fin du conflit.
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Il s'agit selon Juan Manuel Santos d'un 'cessez-le-feu bilatéral et qui fasse l'objet d'un contrôle international à partir du 1er janvier' prochain, dans le cadre des négociations de paix menées entre mon gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie'. Des négociations qui 'progressent vers la fin du conflit' sous l'égide des autorités cubaines qui ont accueilli les pourparlers sur l'île communiste. L'objectif des deux parties est de mettre fin à plus de 50 ans de combats meurtriers avec l'engagement de signer un accord définitif de paix d'ici le 23 mars prochain. Depuis plus d'un demi-siècle, le complexe conflit colombien a impliqué nombres d'acteurs divers en particulier les FARC, et il a fait au moins 220.000 morts, six millions de déplacés et des dizaines de milliers de disparus. La Colombie entre trêve avec la guérilla des Farc et offensive contre l'ELN https://t.co/3AucIxaGPn- InternaQc (@InternaQc) 28 Octobre 2015
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Ce mercredi, grâce à la médiation cubaine, le gouvernement colombien et le chef des FARC ont trouvé un consensus sur le sort judiciaire des combattants, à La Havane. Un point d'achoppement qui bloquait les discussions depuis trois ans, et qui reste contesté. 'C'est un premier pas fondamental, pour qu'après 50 ans de guerre dans notre pays, les Colombiens puissent vivre en paix', affirme un sexagénaire interrogé dans la rue. 'Si ce processus ne reflète ni paix ni justice, au vu des réparations et de la vérité qui sont nécessaires, cela va créer de la défiance', estime un autre colombien. Une juridiction spéciale devrait prononcer des peines de prison limitées, mais l'amnistie serait accordée pour les crimes politiques. 'Le gouvernement, le Président de la cour suprême et l'avocat général ont accepté, comme prévu, que les ravisseurs et les narcoterroristes puissent bénéficier de l'impunité pour des crimes politiques', s'indigne l'ancien Président colombien Alvaro Uribe. 'C'est une prime aux crimes contre l'humanité, comme le massacre de Bojaya, la voiture piégée à Nogal et les assassinats de masse des députés de la Valle del Cauca'. Les parties se sont engagées à signer l'accord dans les six mois à venir. Les FARC seront alors obligés de commencer le désarmement sous deux mois maximum.
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LA HAVANE - 23 sept 2015 - Poignée de main historique à Cuba. Sous l'égide de Raul Castro, le président colombien Juan Manuel Santos et le commandant en chef des FARC ont fait un pas important vers la réconciliation. Mercredi à la Havane, ils ont annoncé un accord de paix dans les 6 prochains mois. Après trois ans de pourparlers, d'ultimes négociations doivent permettre de lever les derniers verrous. Opposée à l'impunité des guérilleros coupables de crimes ou de trafic de drogue, la Colombie accepte la mise en place d'une juridiction spéciale pour les juger. Juridiction qui pourra être également saisie de faits impliquant les forces gouvernementales. En un demi-siècle, le conflit colombien a coûté la vie à plus de 200.000 personnes.
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Pour la première fois, le président colombien Juan Manuel Santos va rencontrer le chef des FARC, Timoleon Jiménez à Cuba où se tiennent des négociations de paix. Un accord sur la justice devrait être annoncé lors de cette réunion à la Havane selon l'agence espagnole EFE. Le président colombien a lui-même annoncé sa présence surprise via un tweet alors qu'il était en route pour les Etats-Unis où il doit assister à l'Assemblée générale des Nations Unies en présence du pape François à New York. Timoleon Jiménez et Juan Manuel Santos seront accompagnés par Raul Castro, le président cubain. L'île accueille ces négociations de paix depuis près de trois ans. Un accord sur la justice signifie un point de non-retour vers la paix selon une source proche des négociateurs. La Colombie est enlisée depuis plus d'un demi-siècle dans le plus long conflit armé d'Amérique latine, qui a fait au moins 220.000 morts et plus de six millions de déplacés.
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Les Colombiens font leurs valises pour l'Europe. Lors du sommet à Bruxelles les 10 et 11 juin 2015 entre l' Union Européenne et la Communauté d'États latino-américains et caraïbes, le président colombien Juan Manuel Santos a signé un accord qui permettra aux résidents de son pays de visiter l'Europe sans visas. Dans une interview exclusive, le chef de l'Etat nous explique ce que cela signifie, et il fait le point sur les négociations avec les FARC. Euronews : M. le Président merci d'être avec nous. Depuis que vous avez commencé votre tournée européenne , l'un des éléments les plus intéressants a été la signature de l'accord avec l'UE pour éliminer les visas des Colombiens , pour se rendre sur le vieux continent pour de courtes périodes, pour du commerce ou des loisirs. Comment réagissez-vous après cette signature ? Juan Manuel Santos : Nous disons merci. Qu'est-ce qu'il nous manque encore ? L'accord que nous avons signé doit être traduit dans toutes les langues, et l'Europe doit l'appliquer. C'est une procédure très simple. Chaque citoyen colombien qui veut aller en Europe pourra le faire sans visa. Ils auront le droit de rester 90 jours, une durée que l'on peut renouveler une fois, jusqu'à un maximum de 180 jours, non consécutifs. Ce n'est pas seulement pour les touristes. Certains professionnels peuvent venir pour effectuer des travaux spécialisés. Euronews : De votre côté allez-vous avoir un quota de personnes libres de quitter le pays, ou est-ce que ce seront uniquement les détenteurs d'un passeport qui seront autorisés à partir ? Juan Manuel Santos : Chaque détenteur d'un passeport peut le faire. Bien sûr, les autorités d'immigration seront libres de décider qui peut entrer dans le pays ou non. Euronews : Monsieur le président, revenons au processus de paix avec les Farc. Il y a quelques mois vous me disiez que vous étiez tout à fait convaincu d'obtenir la paix. Est-on dans un statu quo maintenant? Juan Manuel Santos : Nous continuons notre travail, avec tous les problèmes liés à un tel processus si compliqué. Il y a quelques jours nous avons décidé de créer une " commission vérité ", c'est un point très, très important à l'intérieur de ce que nous appelons la justice transitionnelle. C'est un système juridique spécifique. Les victimes veulent savoir pourquoi certaines atrocités ont été commises . C'est le point le plus important dans tous les processus de paix . Euronews : Vous avez déclaré que le terrorisme représente une menace environnementale. Pourquoi ? Juan Manuel Santos : Parlons de la Colombie : les Farc se sont développés, grâce au trafic de drogue. Ce trafic a détruit nos forêts. Une des bases du processus de paix a été discuté avec les Farc : ils doivent cesser toute activité dans le trafic de drogue au lieu de le protéger. Et ils doivent nous aider pour remplacer les cultures illicites par des cultures licites, pour arrêter la destruction des forêts. D'un autre côté, les Farc attaquent les pipelines et nos installations pétrolières. Il y a quelques semaines, par exemple, ils ont arrêté 200 camions transportant du pétrole en Equateur, et ils ont déversé de l'huile sur la route. Cette huile a atteint les rivières et pollué l'environnement . Ce que les Farc sont en train de faire est un écocide . Euronews : Vous sentez-vous trahi par les dernières attaques des Farc ? Juan Manuel Santos : Leur façon quotidienne d'attaquer... bien sûr, je ne l'aime pas. Ils m'attaquent personnellement et je ne peux pas justifier, mais cela fait partie du jeu pour réussir. Nous avons l'habitude de dire : " nous devons donner à manger aux corbeaux ", pour que le processus se poursuive. Euronews : Que peut faire la communauté internationale pour mettre la pression sur les Farc ? Juan Manuel Santos : Exactement cela. Ils peuvent faire pression sur les Farc. Ils doivent leur dire que, si les Farc veulent un peu de légitimité demain, il doivent échanger les balles contre des bulletins de vote, et que pour être respectés, eh bien, ce que nous attendons d'eux est qu'ils doivent cesser leurs activités. Ils doivent accélérer les négociations et ils doivent accepter les accords, à la fois pour le bien de la communauté internationale et pour les Colombiens. Euronews : Vous avez aussi déclaré " nous essayons de créer un fonds de l'Union Européenne pour l'après-conflit " . Que voulez-vous dire? Juan Manuel Santos : Ce fonds va être créé , c'est simplement un processus bureaucratique européen. Pour l'instant nous suivons les procédures juridiques pour rendre effectif ce fonds. De nombreux pays n'ont toujours pas précisé combien d'argent ils vont mettre. Pour la Colombie bien sûr le plus possible sera le mieux. Mais nous aurons ce Fonds, j'espère le plus tôt possible. Je crois que ceux qui vont mettre de l'argent dedans décideront. Ils vont peut-être demander des précisions. Ils le feront ici ou en Colombie. Mais ce sera très utile. Euronews : Monsieur le Président, pouvez-vous nous dire quelque chose sur les termes de l'accord de paix? Juan Manuel Santos : Nous avons réuni 5 points en un seul ordre du jour. Le premier concerne le développement rural du pays. Le conflit s'est concentré à la campagne, où la pauvreté et les inégalités sont plus fortes.Qu'avons-nous décidé ? Davantage d'investissements, un meilleur accès des paysans à la propriété. Plus d'aide dans des projets de productivité, plus d'investissements dans les biens publics tels que les hôpitaux ou les écoles, les routes. Deuxièmement: la participation politique. C'est un moyen de rendre notre démocratie plus forte. Nous devons donner plus de place aux régions et aux secteurs qui ne sont pas assez représentés au parlement. Nous devons élargir notre démocratie. Troisièmement, les Farc doivent arrêter d'aider le trafic de drogue. Ils devraient cesser de faire des profits sur le trafic de drogue. Ils doivent aider l'Etat à transformer les cultures illicites afin d'éradiquer le trafic de drogue en provenance de Colombie. Imaginez combien c'est important pour le monde entier. La Colombie est toujours, en dépit de notre succès relatif, le premier producteur de cocaïne au monde. En Europe et dans les villes les plus importantes, partout dans le monde, la consommation diminue. Le processus de paix est très important pour la lutte contre le trafic de drogue. Nous négocions les deux dernier points : les victimes du terrorisme, et le processus DDR, qui signifie le désarmement, la démobilisation, et la réintégration dans la vie civile.
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Alors que le gouvernement colombien a annoncé la reprise des bombardements contre les Farc après une attaque meurtrière contre des soldats, les...
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Faire aboutir les négociations de paix avec les guérillas, tel est l'engagement sur lequel a été réélu Juan Manuel Santos. Le chef de l'Etat sortant a obtenu près de 51 % des voix au second tour de la présidentielle face à un adversaire conservateur, Oscar Ivan Zuluaga, opposé aux pourparlers avec les groupes armés. Candidat de centre-droit, Juan Manuel Santos a bénéficié du soutien de la gauche. 'Le message d'aujourd'hui s'adresse aussi aux FARC et à l'ELN', a t-il déclaré, 'et le message est clair, c'est la fin de cinquante années de violences dans notre pays'. Le gouvernement colombien vient d'ouvrir officiellement un processus de paix avec l'ELN, l'Armée de libération nationale, la deuxième guérilla du pays, après les Farc. Elle compte environ 2 500 combattants selon les autorités, contre 8 000 pour les Forces armées révolutionnaires de Colombie. Malgré la réélection du chef de l'Etat, le scepticisme reste très fort parmi la population. Les pourparlers menés à Cuba avec les Farc durent depuis maintenant 19 mois, sans cessez-le-feu. Fondées dans les années 1960, l'ELN et les Farc sont les dernières guérillas d'extrême gauche en activité dans le pays.
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Hier, les deux candidats ont donné leurs derniers meetings. Juan manuel Santos, le président sortant, a promis de poursuivre les négociations de paix qu'il a engagées avec les FARC, affirmant que le dialogue avançait à grands pas vers la fin du conflit qui trouble la Colombie depuis des dizaines d'années. Juan Manuel Santos : 'Nous avons fait des avancées comme jamais auparavant dans les négociations avec la guérilla. On a fait plus en quatre ans que tout ce qui a été fait en 46 ans'. Son rival, Oscar Ivan Zuluaga, est partisan de plus de fermeté. Il est soutenu par l'ancien président Alvaro Uribe, qui, avec l'appui des Américains, avait lancé une campagne militaire sans précédent contre les FARC. Oscar Ivan Zuluaga : 'Les FARC continuent de recruter des enfants, d'assassiner des Colombiens, de menacer, et de faire de nouvelles victimes tous les jours. Alors si leur vrai engagement se trouve du côté des victimes, ils doivent accepter mes conditions et suspendre toutes les actions criminelles contre les Colombiens'. La guérilla colombienne a décrété un cessez-le-feu de ce lundi au 30 juin, le temps de laisser passer la présidentielle, dont les résultats s'annoncent très serrés.
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Juan Manuel Santos, le président colombien, a eu la honte de sa vie : pendant un discours filmé, en public, alors qu’il portait un pantalon beige, il a eu un léger problème de fuite urinaire. À cause du stress peut-être ?
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