La silhouette s'est alourdie et les cheveux se sont clairsemés mais Joe Cocker reste un battant du bon vieux rock. Les nouvelles générations sont admiratives devant ce papy à la voix volcanique, survivant du célèbre festival de Woodstock en 1969.

Cet Anglais (il est né à Sheffield en 1944) se passionne très tôt pour le skiffle, un genre qui mélange jazz et blues. Il débute comme batteur dans un groupe local et quitte l'école à l'âge de 16 ans. Et le soir, il s'éclate dans les clubs du coin en jouant sous le pseudo de Vance Arnold avec les Avangers. Il fit même la première partie d'un groupe de débutants du nom de Rolling Stones.

En 1967, des retrouvailles avec son ami d'enfance Chris Stainton naît l'album "With a little help from my friends". Un album où il s'est entouré de pointures telles Jimmy Page (Led Zeppelin), Stevie Winwood, Albert Lee et qui le mènera au festival de Woodstock où ses "hurlements" et "gesticulations" font merveille.

Joe Cocker

Avec le Grease Band formé pour cette occasion, il entame une tournée américaine et le compositeur-arrangeur-intrumentaliste Leon Russel, qui pouvait s'enorgueillir d'avoir travaillé avec Frank Sinatra et surtout avec Jerry Lee Lewis.

Ils créent ensemble le deuxième album de Joe Cocker qui porte simplement son nom (avec un point d'exclamation !). Déjà, Cocker se fait une spécialité dans la reprise de "classiques", ici "Bird on a Wire" de Leonard Cohen ou "Delta Lady" composé par Russel.

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Après avoir dissout le Grease Band, Cocker et Russel entreprennent avec un nouveau groupe une tournée qui porte le nom "Mad Dogs and Englishmen" dont les meilleurs morceaux seront regroupés dans un double album éponyme.
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