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Le premier tour de la primaire semble avoir révélé que l'électorat de droite considère le changement du côté du conservatisme, et non pas du progressisme associé à la notion de modernité héritée de mai 68.
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Et aussi : Zika : pour l’OMS, ce n’est plus une urgence mondiale ; La transfusion de sang jeune comme cure de jouvence ? ; Prévenir l'obésité devient une urgence.
Politique
Comme tout le monde, les hommes politiques changent à travers le temps. Saurez-vous deviner qui se trouve sur chaque photo, parfois prise il y a plus de 30 ans ?
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Comme tout le monde, les hommes politiques changent à travers le temps. Saurez-vous deviner qui se trouve sur chaque photo, parfois prise il y a plus de 30 ans ?
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En 2012, le Holi festival de couleurs avait fasciné à Berlin, Dresde, Hanovre et Munich. Cet été là, une euphorie s'était emparée de l'Allemagne. Plus récemment, le 25 juin, le festival des couleurs a eu lieu à Kiev, en Ukraine. Les jeunes se sont lancé des poudres colorées les uns sur les autres.
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Dans un livre à paraître, le candidat à la primaire de la droite revient sur son passé, et notamment sur son rapport aux femmes, loin de l'image austère qu'on lui connaît aujourd'hui.
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Ancienne capitale d'Azerbaïdjan, Ganja se fait un nom au plan international cette année. Après Cluj - Napoca en Roumanie et Varna en Bulgarie, cette ville fondée il y a plus de 2500 ans est la capitale européenne de la jeunesse 2016, un titre décerné par le Forum européen de la jeunesse. 'L'initiative a commencé en 2009 et chaque année, une ville différente est choisie, explique Elmir Valiyev, président de Ganja Capitale européenne de la jeunesse 2016, avant d'ajouter : Pour 2016, Ganja avait fait la proposition la plus sérieuse et la plus intéressante.' The key to European #youthcapital has now been passed from #Cluj to #Ganja, Azerbaijan: https://t.co/d6U3IuqIkn pic.twitter.com/zhXPNIrG7v- European Youth Forum (@Youth_Forum) 9 janvier 2016 Traditions et nature A Ganja, les 14-29 ans représentent près de 30% de la population et c'est d'abord à eux que les manifestations organisées dans ce cadre s'adressent, mais aussi aux jeunes de l'ensemble du continent européen. Par des visites de monuments ou des festivités en plein air, l'objectif est de montrer la diversité des traditions locales. Des sorties dans la réserve voisine de Goygol sont aussi l'occasion de découvrir une nature préservée. 'Rapprocher Ganja du reste de l'Europe' Un nouveau centre de la jeunesse a été inauguré à Ganja. Des officiels d'Azerbaïdjan, des Nations Unies et d'organisations de jeunesse internationales étaient présents pour le lancement de l'évènement. 'Nous avons plusieurs objectifs principaux, souligne Azad Rahimov, ministre de la jeunesse et des sports d'Azerbaïdjan : rapprocher la ville de Ganja et l'Europe, faire venir la jeunesse européenne à Ganja, avoir la chance d'envoyer en Europe, les jeunes de Ganja qui sont les plus talentueux. On veut montrer sur la carte du monde où se trouve Ganja qui n'est pas la capitale, mais la deuxième ville du pays,' précise-t-il. Invitée à se produire lors d'un grand concert en plein air, la chanteuse italienne In-Grid : 'On a des personnalités similaires, nous les Italiens et les Azerbaïdjanais, indique-t-elle. Je suis contente d'être ici, de fêter cet évènement important parce que Ganja est la Capitale européenne de la jeunesse 2016 ; donc je suis très fière de vous, les citoyens d'Azerbaïdjan, félicitations, Ganja !' lance-t-elle. D'ici la fin de l'année, la ville accueillera toute une série de rencontres dédiées à la jeunesse.
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Le 7ème Forum mondial de l'Alliance des civilisations des Nations Unies vient de se tenir dans la capitale de l'Azerbaïdjan, Bakou. De nombreux dirigeants politiques et représentants de la société civile du monde entier y ont envisagé ensemble les moyens à disposition pour lutter contre la propagation de discours haineux et d'appels au terrorisme. Un thème en résonnance avec l'actualité. La capitale de l'Azerbaïdjan Bakou a accueilli pendant trois jours, le 7ème Forum de l'Alliance des civilisations, émanation des Nations Unies (UNAOC). Une initiative politique qui vise à promouvoir le dialogue entre les cultures. Et des échanges, il y en a eu entre les quelque 2500 participants venus de plus de 120 pays : des chefs d'Etat et de gouvernement, mais aussi des leaders religieux et des représentants de la société civile. Family photo! #UNAOCBaku2016 #UNAOCyouth #Baku #Azerbaijan UNAOC UNESCO presidentaz RT_Erdogan pic.twitter.com/qbOxN9Z7P9- Nargiz Gurbani (@nargizgurbani) 27 avril 2016 Dans un contexte de montée du terrorisme extrémiste et de radicalisation - avec les attentats de Paris et Bruxelles et le conflit en Syrie -, cette édition était consacrée aux moyens de riposter aux discours haineux et de prévenir la violence. 'Les discours de haine sont propagés par le biais de médias, par internet : c'est pour cette raison que c'est si important de pouvoir unir toutes les civilisations, souligne Jean-Paul Laborde, directeur exécutif du Comité contre le terrorisme des Nations Unies, pour montrer tout d'abord que les discours de haine n'ont rien à voir avec la religion, mais avec des désirs de violence.' Today the Group of Friends of UNAOC adopted by consensus the Baku Forum Declaration #UNAOCBaku2016 pic.twitter.com/wvTluhleV9- UNAOC (@UNAOC) 26 avril 2016 Les réseaux sociaux comme vitrine C'est bien sûr ce constat que font les officiels et la société civile : ceux qui tiennent ces discours haineux exploitent tout type d'outils pour communiquer. Les groupes terroristes ont une visibilité significative sur les réseaux sociaux et notamment sur facebook. Ce site, l'un des trois les plus visités au monde par les moins de 18 ans, est malheureusement une vitrine de choix pour appeler à la violence et recruter de nouveaux membres. 'Ces images et vidéos sont produites par des groupes extrémistes comme l'organisation Etat islamique, explique Jolene Jerard, manager du Centre international de recherche sur la violence politique et le terrorisme (Singapour). Ils propagent totalement leurs idées et ils incitent aussi des individus à la violence : ils leur montrent même comment mener des attaques, assembler des bombes et des dispositifs. Et ce sont des élements qui montrent qu'il y a une tendance à l'incitation et c'est clairement ce qu'il faut stopper.' One of our panelists on #SpreadNoHate answers questions on #hatespeech from local journos #unaocbaku2016 #hatespeech pic.twitter.com/fm6pcdeaIR- UNAOC (@UNAOC) 26 avril 2016 Quelle responsabilité pour les médias traditionnels et les services en ligne ? D'après certains, les médias traditionnels ont eux aussi une part de responsabilité dans la propagation de messages d'intolérance. Le traitement de la crise des réfugiés par exemple pose question. Il peut involontairement faire émerger une rhétorique anti-immigration et rendre plus difficile l'intégration de ces populations dans leur pays d'accueil d'après le Haut-Représentant de l'Alliance des civilisations, Nassir Abdulaziz Al-Nasser. 'Nous assistons à cette vague de migrants en provenance de Syrie et à ce sujet, les médias jouent un rôle très négatif en disant qu'ils représentent une menace pour la paix et la sécurité, pour l'économie, or on sait tous que ce sont les victimes d'une dictature,' affirme-t-il. En matière de réseaux sociaux, les participants ont plaidé pour un renforcement des législations interdisant l'incitation à la haine et l'élaboration de contre-messages. Ils demandent aussi à ce que les services en ligne aient l'obligation de mieux contrôler leurs contenus. Et il est certain qu'ils peuvent faire plus d'après Kemal Ilter, expert de la question à l' Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Des recommandations concrètes 'Quand on examine ces discours de haine et plus précisément les comptes qui les diffusent, ce sont dans la plupart des cas, des comptes anonymes, de faux comptes, précise-t-il. Donc, premièrement, les services en ligne ont la possibilité de mettre en place des mécanismes de contrôle stricts pour fermer ces comptes anonymes sur les réseaux sociaux, dit-il avant d'ajouter : Deuxièmement, nos enfants doivent apprendre ce que sont les réseaux sociaux et quels sont leurs avantages et leurs inconvénients nuisibles.' Le Forum de Bakou n'est pas le premier évènement international consacré à ce sujet. Ce thème était déjà au coeur d'un colloque organisé par les Nations Unies à New York en décembre dernier. Après une série de rencontres, un guide en anglais, français, espagnol et arabe sera publié : il présentera des recommandations concrètes pour lutter contre la propagation de discours haineux et extrémistes dans tout type de médias.
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Manuel Valls a présenté lundi aux organisations étudiantes et lycéennes une série de mesures pour favoriser l'insertion des jeunes et tenter de contenir la contestation contre la loi travail. "Il ne s'agit pas de modifier ou de faire évoluer la loi travail", a encore affirmé le Premier ministre. "Il s'agit surtout d'être à la hauteur des attentes de la jeunesse".
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La croissance démographique mondiale serait-elle en train de ralentir ? Selon l'ONU, la part de personnes âgées de plus de 60 ans et celle de...
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Invitée sur BFMTV et RMC ce jeudi, Myriam El Khomri s'est exprimée sur la journée de mobilisation à venir contre le projet de loi qu'elle défend. "Je comprends les inquiétudes qui s'expriment, c'est nécessaire", a déclaré la ministre du Travail qui s'est dite "à l'écoute". Pour elle, "l'exaspération de la jeunesse", ainsi que l'utilisation "du droit de grève et de manifestation" par les organisations syndicales sont légitimes. "Ce n'est pas un front syndical uni qui appelle à manifester aujourd'hui", a-t-elle néanmoins fait remarquer, ajoutant que les mobilisations de ce jeudi n'avaient pas toutes le même objet de revendication.
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Hiroshi Hoketsu a 74 ans et il a une santé de cheval ! Ce cavalier japonais a déjà participé trois fois aux Jeux Olympiques et il est en passe...
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A l'issue de sa rencontre avec Manuel Valls, ce vendredi, le président de l'Unef a réitéré sa demande de "retrait de la loi Travail", qui va "précariser les jeunes". William Martinet semblait déçu de cette entrevue, estimant ne pas avoir été entendu. "On a pu échanger et affirmer nos désaccords sur le contenu de ce projet de loi, mais il n'y a pas eu de discussion de fond sur les questions centrales", a-t-il expliqué. "On nous renvoyés à des discussions sur des sujets annexes pour plus tard", a-t-il ajouté. Le patron du principal syndicat étudiant a renouvelé son appel à la mobilisation de la jeunesse.
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Hervé Gattegno est revenu sur la mobilisation contre la réforme du code du Travail d'hier. Elle a en effet marqué le début d'une contestation qui pourrait durer. L'avant-projet de loi El Khomri, largement rejeté par la gauche et les syndicats, est défendu par la droite et le patronat. Le choc n'est pas celui des réformistes avec les conservateurs, mais plutôt celui de François Hollande avec son propre électorat. Il fait actuellement face au même blocage qu'avec la déchéance de nationalité et la révision constitutionnelle. Bien que le président de la République semble tourner le dos à la valeur de la gauche, en réalité, c'est celle-ci qui lui tourne le dos. - Bourdin Direct, du jeudi 10 mars 2016, sur RMC.
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Après l'appel à la jeunesse contre la loi Travail, beaucoup d'étudiants et de lycéens devraient se mobiliser un peu partout en France, ce mercredi. Certains d'entre eux n'ont pas encore le droit de vote mais ils veulent déjà se faire entendre des politiques. Pour ces adolescents, cette mobilisation c'est un peu leur Mai-68 à eux. "Les jeunes ont déjà changé les choses par le passe", affirme l'un d'eux plein d'espoir.
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William Martinet est devenu l'un des leaders de la mobilisation de la jeunesse contre la loi Travail. A 27 ans, le président de l'Unef, jusqu'ici inconnu du grand public, mobilise depuis plusieurs semaines les étudiants dans les facs. Si son activisme est applaudi par les frondeurs socialistes, l'exécutif le considère comme une marionnette aux mains aile gauche du PS. L'intéressé, lui, revendique son indépendance.
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En Russie, la vodka n'est plus la star incontestée des boissons. En effet, la bière — et notamment celles fabriquée dans les microbrasseries...
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Alors qu'une nouvelle contestation sociale secoue le quotidien des Tunisiens, dans certains quartiers pauvres le problème numéro des habitants est bel et bien le manque de travail. Nous sommes allés dans la banlieue la plus peuplée et surtout la plus pauvre de Tunisie, à une dizaine de kilomètres du centre de Tunis: la Cité Ettadhamen. Portrait d'un quartier rongé par le chômage.
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Ils sont jeunes, musulmans ou non, de famille aisée ou non et décident un beau jour de quitter leur Europe natale pour rejoindre les bourreaux de l'État islamique ou d'autres jihadistes, en Syrie ou ailleurs. Si le problème n'est pas nouveau en Europe, il prend considérablement de l'ampleur. Les arrestations se multiplient dans les milieux recruteurs notamment, comme en Espagne il y a quelques jours. Les lois se durcissent et les campagnes d'information et de sensibilisation fleurissent, en Grande-Bretagne, en France et ailleurs. Mais force est de constater que depuis quelques années, ils sont toujours plus nombreux à céder à l'appel des vidéos de propagandes trouvées sur le net, ou aux avances des recruteurs qui viennent les solliciter directement. Selon Interpol, ils sont entre 3 000 et 5 000 Européens à être partis faire le jihad. Leur profil ? 65 % ont moins de 25 ans. 40 % d'entre eux sont des femmes Sur l'ensemble, 1 500 sont français, soit une augmentation de 84 % par rapport à 2014. Les Français représentent environ 47 % des jihadistes européens. La France est donc particulièrement sur la brèche face à cette problématique. Récemment, le gouvernement a lancé une campagne destinée à combattre ce problème de la radicalisation à sa source. Stop-djihadisme met en scène des familles qui témoignent. Les spots sont accompagnés de nombreuses mesures visant à éviter des images comme celles diffusées l'an dernier et sur lesquelles, on voit des jeunes Français brûler leur passeport et déclamer leur allégeance à l'État islamique tout en menaçant leur pays d'attentats. Pour lutter contre cela, il faut, outre la répression, comprendre l'origine du mal. Les profils de ces jeunes sont multiples, mais tous se cherchent une cause à défendre. Idéalisme romantique erroné pour les uns, mal-être dans des banlieues sans avenir pour les autres et/ou l'envie de trouver une place dans une société de laquelle ils se sentent rejetés. L'UE cherche des pistes contre la radicalisation en prison Lutter contre la radicalisation. C'est autour de ce thème que la Commission européenne a rassemblé à Bruxelles une vingtaine de ministres et de nombreux spécialistes pour présenter les différentes initiatives prises dans les États membres. Une majeure partie du débat s'est particulièrement focalisée sur ce phénomène en prison. Lors de cette réunion la ministre française de la Justice a ainsi présenté des chiffres pour évaluer cette tendance. Selon Christiane Taubira " il y a 15% de potentialité de radicalisation à l'intérieur des prisons ". La détection des personnes radicalisées devient d'ailleurs plus difficile. C'est la raison pour laquelle la France veut revoir les critères pour mieux repérer les détenus qui basculent dans l'extrémisme. L'objectif de cette rencontre de haut niveau est de faciliter et d'accélérer, entre les 28, l'échange des mesures prises. La Commissaire européenne chargée de la Justice, V ra Jourová, retient aussi, par exemple, ce qui se fait au Royaume-Uni. Les autorités " interrogent les personnes en prison et les anciens détenus pour savoir pourquoi ils se sont radicalisés, de quoi ont-ils besoin de la part société pour réintégrer la société.' Au cours de la conférence les participants ont aussi évoqué un autre phénomène inquiétant la radicalisation par internet.
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Le calme et la mansuétude, qui faisaient la réputation des Portugais, ont fini par se transformer en colère, il y a 3 ans en 2012. Des manifestations pleines de rages contre le plan d'austérité draconien que le gouvernement allait faire approuver au Parlement. Pour éviter la banqueroute, le Portugal s'inflige, sous l'égide de la troïka européenne, une hausse d'impôts sans précédent : la charge fiscale nationale devient l'une des plus élevées de l'Union européenne. Et c'est un gouvernement de centre-droit qui mène la danse, après l'échec des socialistes aux élections de juin 2011. Depuis le nombre de personnes ne percevant que le SMIC portugais, soit 505 euros, a augment de 70 %. Aujourd'hui, c'est le cas d'un salarié sur 5. Cette rude austérité a provoqué une émigration massive. Depuis 2011, un demi-million de Portugais ont quitté leur pays, qui compte un peu plus de 10 millions d'habitants. Les jeunes diplômés n'ont que deux choix, partir ou se résigner. Ana Morgado, jeune diplômée sans emploi : 'Les gens sont de plus en plus amers, ils ont perdu confiance, se montrent rebelles. Quand je vois mes amis, je finis toujours par me demander ce qui va se passer quand les choses vont empirer.' Selon les sondages, près de 60 % des 15-24 ans disent ne pas s'intéresser à la politique. Bref, la fatalité semble dominer la société portugaise. Le calvaire économique et social subi par la population n'a point bouleversé le paysage politique, aucun nouveau parti n'a émergé. À en croire les sondages, le Premier ministre Pedro Passos Coelho pourrait bien être facilement réélu et les socialistes d'Antonio Costas n'auront pas d'autre choix que de mener tant bien que mal l'opposition. Entretenons-nous maintenant avec Raquel Valera, spécialiste d'Histoire Contemporaine à l'Université neuve de Lisbonne, qui se trouve actuellement à Rio de Janeiro au Brésil. Allons droit au but. Pourquoi au Portugal aucun parti de contestation n'a-t-il émergé malgré une base solide, comme Syriza en Grèce et Podemos en Espagne ? Raquel Varela, spécialiste d'histoire contemporaine 'Je vois plusieurs explications : tout d'abord, nous avons un pacte social solide qui fait que les principaux conflits sociaux - comme les entreprises, les usines, les lieux de travail - sont absorbés par la famille. Et puis, le fait que les enfants habitent plus longtemps chez leurs parents a garanti une certaine stabilité sociale. Mais c'est quelque chose qui existe aussi en Espagne, en Grèce et dans les autres pays du sud de l'Europe, depuis trente ans. Il y a aussi la question des programmes d'aide qui se sont beaucoup développés. Ce n'est pas non plus l'état providence, car l'état providence, c'est de tous pour tous. Les programmes de protection sociale, comme le revenu minimum, ont tendance à devenir une gestion permanente des taux élevés du chômage, et cela amortis en quelque sorte les conflits sociaux. Je pense que la grande différence, c'est qu'au Portugal, c'est que nous avons eu un processus révolutionnaire plus tardif, qui a provoqué l'émergence d'un grand Parti communiste et des mouvements sociaux. Et le Parti communiste portugais aide à maintenir un gouvernement représentatif démocratique.' Nuno Pereira, euronews : 'A la fin de l'année 2012, nous avons assisté des manifestations violentes rares au Portugal. Mais aujourd'hui, pourquoi la révolte des Portugais se poursuit-elle dans le silence, ou bien au travers d'une abstention traditionnellement élevée lors des élections...' Raquel Varela, spécialiste d'histoire contemporaine L'un des thèmes les plus intéressants dans la société européenne en ce début de siècle est certainement la question de l'abstention. C'est un phénomène de critique institutionnelle, une critique de l'idée que le vote a très peu d'effet sur la vie réelle des électeurs. Et le tout, dans le cadre des institutions internationales, avec l'accord des institutions nationales -et une majorité de parlements- qui décident de l'adoption de mesures qui ne passeront pas par les urnes. Et cela vaut pour la Commission européenne par exemple. Et cela provoque une profonde usure du système de représentation démocratique, même si je pense que cette usure n'est pas définitive (irréversible ?). Nous ne sommes pas au bord de l'effondrement du régime démocratique. Les mouvements sociaux revendiquent que la démocratie ne peut pas être purement formelle. Il faut une démocratie sociale, économique et un contrôle stratégique des investissements et des grandes entreprises. Nuno Pereira, euronews : Le vieillissement de la population et l'émigration massive des jeunes expriment-ils, d'une certaine façon, une résignation, une absence de rupture avec le pouvoir au niveau national et les institutions européennes ? Raquel Varela, spécialiste d'histoire contemporaine Nous avons une génération, voire deux, qui a commencé à devenir adulte à la fin des années 80, en plein pacte social qui a porté l'idée d'absence de conflit, l'idée que les gens n'ont pas besoin de se mobiliser politiquement. Le fait de remettre en question les partis n'a pas ouvert la voie à la construction d'autres partis, cela a créé la voie pour la rechercher de solutions individuelles. Le soutien de la famille -puisque la grande majorité des chômeurs vit grâce à l'aide familiale-, l'émigration, nous avons aujourd'hui certainement le taux d'émigration le plus haut, comparable voire supérieur à celui des années 60. Et donc les solutions individuelles ont surpassé les solutions collectives.
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Quatre ans après la tragédie d'Utoya, les militants des Jeunesses Travaillistes de Norvège se réunissent pour la première fois sur cette petite île où l'extrémiste Anders Breivik avait assassiné 69 personnes. Plus d'un millier d'activistes du parti de centre gauche sont réunis pour un week end de travail et pour lutter contre le traumatisme laissé par la tragédie, là-même où Anders Breivik avait ouvert le feu sur la foule d'adolescents. 'Je suis militant depuis de nombreuses années, mais ça a été un énorme choc et je crois que beaucoup d'entre nous pensait qu'on devait faire quelque chose' explique Andreas Brandt, un militants des Jeunesses Travaillistes. Le 22 juillet 2011, Anders Breivik, qui disait lutter contre le multiculturalisme, venait de faire exploser une bombe de 950 kilos à Oslo, devant l'immeuble du Premier ministre, quand il est arrivé sur l'île d'Utoya en se présentant comme un policier. L'entreprise meurtrière du militant d'extrême droite a fait 77 morts.
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Trois hommes et une femme âgés de 19 à 23 ans vont être déférés ce vendredi au parquet, après le meurtre à Toulouse d'une étudiante apparemment liée à un trafic de drogue et dont les auteurs présumés se seraient inspirés de la série américaine, "Breaking Bad". "Ce dossier est terrifiant et emblématique de cette jeunesse qui part dans tous les sens", a déclaré Pierre Alfort, l'avocat d'un des suspects. "J'ai le sentiment que ces jeunes n'étaient pas dans la réalité mais un monde virtuel (...) Ils ont perdu pied", conclut-il.
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Lors du prime TPMP refait l'année sur D8, Cyril Hanouna a réservé une petite surprise pour Valérie Bénaïm : il a retrouvé son premier amour de jeunesse. Problème : la chroniqueuse ne le reconnaît pas et pour cause : elle ne connaît visiblement pas la personne qui s'est présentée face à elle ! Ce...
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70 ans maximum pour être élu de la République. C'est ce que propose le rapport présenté lundi au ministre de la Jeunesse Patrick Kanner par l'organisme France Stratégie. A la clé, un rajeunissement de la vie politique française. Qu'en pensent les élus qui ont déjà atteint cette limite d'âge? Une équipe de BFMTV est allée à leur rencontre.
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Des jeunes originaires de Slovénie, de Finlande, du Bangladesh et du Népal se sont donnés rendez-vous pour confronter leurs expériences très différentes et tenter de faire entendre leur voix au sein de la société. Cette semaine, Génération Y vous relate leur rencontre. Lea Kosma fait partie de ces jeunes : 'Je travaille à la Maison des Expériences de Nova Gorica. Nous proposons toutes sortes d'expériences interactives, des cours de robotique et des ateliers. Je suis toujours en quête de nouveaux savoirs, de nouvelles solutions pour rendre le monde meilleur ou au moins, la communauté. Et c'est un bon moyen de commencer.' Et c'est précisément pour agir et faire entendre sa voix au sein de la société que Lea participe à un rassemblement de jeunes venus de Slovénie, de Finlande, du Népal et du Bangladesh. Au programme des débats : engagement politique ou encore promotion des droits de l'homme. Un rassemblement organisé, cette fois, à Ajdovš ina, en
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Le chômage des jeunes, c'est l'un des chantiers prioritaires pour l'avenir de l'Europe. Si les idées, l'argent et les politiques ne manquent pas, concrètement, que fait-on sur le terrain ? Pour le savoir, l'équipe de Real Economy s'est rendue au Portugal et en Irlande. Au sommaire de cette édition : rencontre avec un panel de jeunes portugais. Ils nous confieront leurs aspirations en matière d'emploi et de carrière. Alors, au Portugal, quelle est l'ampleur du problème et quelles solutions sont envisageables ? Et puis direction l'Irlande qui explore de nouvelles voies par aider les jeunes à mettre le pied à l'étrier et leur assurer ainsi un avenir. Actuellement, 34,5 % des jeunes Portugais sont sans emploi. Un taux certes inférieur à celui des jeunes Espagnols, mais qui compte parmi les plus élevés au sein de l'Union européenne. Une Europe qui peine à trouver la solution au chômage des moins de 25 ans. Alors, comment relever le défi ici au Portugal ? Éléments de réponse avec Giovanni Magi. Depuis le début de la crise, le nombre des jeunes ayant quitté le Portugal pour chercher du travail à l'étranger équivaut au nombre des habitants de Porto, la deuxième ville du pays. Un phénomène qui n'épargne personne, pas même les plus qualifiés : 41 % des émigrants européens sont diplômés de l'enseignement supérieur. Pour remédier à cette fuite des cerveaux, un phénomène qui touche de plein fouet le Portugal, et ce, depuis longtemps - la crise n'ayant contribué qu'à l'accentuer - le pays travaille à une meilleure adéquation entre formation initiale et marché du travail. Le gouvernement portugais a, notamment, mis en place des mesures d'accompagnement à la création d'entreprise. L'occasion de valoriser l'expérience acquise à l'étranger. De passage à Porto, Maithreyi Seetharaman en a profité pour donner la parole aux intéressés eux-mêmes - 3 jeunes Portugais : Joao, étudiant en première année de technologie et Sophia et Miguel, tous deux en master de bio-chimie. Et voici sa première question (l'intégralité de cette rencontre est disponible sur notre site internet) : 'Quel est votre plus grand défi à long terme concernant votre travail, votre carrière ?' Joao : 'Mon plus grand défi est de savoir ce que je ferai plus tard et où. Je dois décider ce que je veux vraiment faire à l'avenir parce que je suis dans une filière qui propose plusieurs débouchés.' Miguel : 'Le plus important, c'est la stabilité. J'envisage de faire de la recherche et c'est un secteur où l'on est particulièrement vulnérable - il n'y a pas de contrat de travail. Parfois, vous décrochez une bourse pour 6 mois ou un an. Et ensuite, il faut tout recommencer à chaque fois.' Sophia: 'À l'heure actuelle, c'est difficile de trouver un emploi. J'aimerais rester ici. Mais si je dois partir, alors, j'y réfléchirai.' Parlons, à présent, de la Garantie pour la Jeunesse - l'arme anti-chômage de l'Union européenne destinée aux jeunes. De quoi s'agit-il ? Tous les détails dans notre cours accéléré. Pour commencer, prenez de jeunes Européens, tous âgés de moins de 25 ans. Certains sont au chômage, d'autres sont dits NEETs (Not in Education, Employment or Training), un acronyme anglais qui désigne les jeunes sans emploi et qui ne suivent ni études, ni formations. En clair, la Garantie pour la Jeunesse entend proposer à tous les jeunes Européens - via notamment leur agence nationale pour l'emploi - un stage, un apprentissage, une formation complémentaire, voire un travail dans les 4 mois suivant la fin de leur scolarité ou la perte de leur emploi. Mais pour que cela fonctionne, les 28 doivent, au préalable, réformer leur marché du travail, leur service public pour l'emploi et leur système éducatif. Les budgets nationaux devront aussi donner la priorité à l'emploi des moins de 25 ans. L'Union européenne complètera les dépenses des États membres au moyen du Fonds social européen et des 6,4 milliards d'euros alloués au titre de l'Initiative pour l'emploi des jeunes qui cible en particulier les pays où le taux de chômage des jeunes dépasse 25 %. La question-clé maintenant : cette initiative a-t-elle des chances de porter ses fruits ? Fanny Gauret a enquêté en Irlande, où les jeunes renouent avec une tradition ancestrale : partir, souvent loin, lorsque les temps redeviennent trop difficiles. Un projet-pilote tente d'en retenir le plus possible en leur offrant de réelles perspectives d'avenir, comme à Ballymun, un quartier populaire du nord de Dublin, où le taux de chômage des moins de 25 ans atteignait 54 % en 2011. Ballymun a donc été choisi pour qu'y soit mené pendant 1 an l'un des 18 projets-pilotes lancés dans le cadre de la Garantie pour la Jeunesse. Objectif : permettre aux jeunes de multiplier les expériences professionnelles grâce au concours des entreprises bien sûr, mais également du milieu éducatif, des organisations pour la jeunesse, des syndicats et des services locaux pour l'emploi. Le bilan est plutôt positif : sur les 739 jeunes Irlandais qui ont pris part à l'aventure, 80 % ont reçu une proposition pour une première expérience et pratiquement tous (98 %) dans le délai imparti de 4 mois. Reste à voir si la Garantie pour la Jeunesse réussira à réduire la fracture sociale en Europe. À elle seule, cela risque d'être difficile. Reconnecter les jeunes Européens avec le monde du travail coûterait, selon Eurofound, 50 milliards d'euros. Ne rien faire, coûterait 3 fois plus cher : le prix d'une génération perdue.
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Vendredi 6 février, dans sa chronique pour Le Petit Journal, Cyrille Eldin a rencontré le ministre Patrick Kanner. Ce dernier souffre d'un déficit de popularité à en juger les dernière sorties de Julien Dray et de Christian Estrosi qui n'ont pas su nommer...
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Malgorzata de Varsovie : 'J'aimerais savoir ce que fait l'Union européenne en faveur des jeunes et notamment de ceux à la recherche d'un emploi ?' La réponse de Nina Koudelkova du service d'information Europe Direct : 'Les pays de l'Union travaillent à la mise en place d'une garantie pour la jeunesse : c'est une nouvelle approche qui vise à lutter contre le chômage des jeunes. Son objectif est de garantir à tous les jeunes de moins de 25 ans - même ceux qui ne sont pas inscrits au chômage - qu'ils reçoivent bien des offres de qualité concernant un emploi, une formation continue, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois qui suivent la fin de leur scolarité ou la perte de leur emploi. Les mesures envisagées comprennent notamment le soutien à des stages et apprentissages de haute qualité, à la mobilité pour faire coïncider compétences et emplois et aux start-up lancées par de jeunes entrepreneurs. Développer et offrir ce programme de garantie pour la jeunesse nécessite une coopération forte entre tous les partenaires clés comme les autorités publiques, les services de l'emploi, les conseillers d'orientation, les établissements d'enseignement et de formation, les services d'aide à la jeunesse, les entreprises, les employeurs et les syndicats. La garantie pour la jeunesse est avant tout une réforme structurelle et dans de nombreux pays, elle nécessite beaucoup de changements. Pour en faire une réalité, les budgets nationaux doivent faire de l'emploi des jeunes, une priorité. L'Union complétera ces dépenses nationales par le biais du Fonds social européen pour la période 2014-2020 et de l'Initiative pour l'emploi des jeunes qui dispose d'un budget de 6 milliards d'euros et qui est une aide supplémentaire pour les régions européennes où plus d'un jeune sur quatre est au chômage. Tous les États membres ont présenté des plans nationaux de mise en oeuvre et leur application est en train de débuter.' Pour plus d'informations sur les plans nationaux de mise en oeuvre de cette garantie pour la jeunesse, vous pouvez appeler le 00 800 6 7 8 9 10 11 ou vous rendre sur le site : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=1090&langId=fr Si vous voulez vous aussi poser une question dans U talk, veuillez cliquer sur le bouton ci-dessous.
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Devant 45 000 fidèles Sud-Coréens rassemblés pour la messe de l'Assomption au 'World Cup Stadium' de Daejeon, le pape a dénoncé 'le cancer du désespoir' des sociétés prospères. Une allusion indirecte au suicide des jeunes que le chef de l'Eglise catholique a exprimé avec force dans un pays durement frappé par ce fléau. Le pape François s'en est pris à , je cite, 'la culture de la mort qui dévalue l'image de Dieu, le Dieu de la vie, et viole la dignité de chaque homme, femme et enfant', lors d'une longue et forte critique du modèle de société compétitif qui se répand de plus en plus en Asie, du Japon à Singapour, de Taïwan à la Corée et même à la Chine. Premier pape à poser le pied en Asie depuis la visite de Jean-Paul II en Inde en 1999, François doit passer cinq jours en Corée du Sud. Il compte encourager l'évangélisation du continent asiatique et plaider pour la réconciliation intercoréenne. Dès son arrivée, le pape avait lancé un appel aux deux Corées à dépasser les 'récriminations' par le dialogue et cesser de recourir au 'déploiement de forces'.
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Via Europe, le mag qui fait le point de l'actu Européenne vue de Strasbourg, nous présente ce mois-ci Eye, une journée de rencontre de jeunes européens

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