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Malgré la tempête au sein de son parti, Jeremy Corbyn se force à garder la tête froide. Mais le dirigeant du Labour, qui était favorable au maintien du Royaume-Uni dans l'UE, est bien menacé. Une majorité des députés travaillistes vient de voter, ce mardi, une motion de défiance à son encontre. Cinq jours après la victoire du Brexit, ils lui reprochent de n'avoir pas fait assez campagne pour le maintien dans l'Union européenne et remettent en cause son statut de leader. Nombre d'entre eux considèrent qu'il n'a pas la carrure pour remporter les prochaines élections législatives. Malgré ce revers, le chef de file du parti a aussitôt annoncé qu'il ne démissionnerait pas. 'J'ai été démocratiquement élu à la tête de notre parti pour une nouvelle politique, avec 60% des membres et sympathisants du Labour, et je ne les trahirai pas en démissionnant', a-t-il déclaré dans un communiqué. 'Le vote des députés, aujourd'hui, n'a pas de légitimité au regard des statuts'. Pourtant, la motion a largement recueilli les 20% de voix minimum pour déclencher une élection interne. 172 députés travaillistes ayant voté contre Jeremy Corbyn, et seuls 40 lui ayant apporté leur soutien. Si l'élection se produisait, Jeremy Corbyn l'assure : il sera de toute façon candidat à sa succession.
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Le chef des Travaillistes Jeremy Corbyn est sous le feu des critiques : il est accusé au sein de son parti de ne pas avoir suffisamment fait campagne contre le Brexit et il a dû limoger l'un des responsables qui le lui reprochait. Hillary Benn occupait le poste de 'ministre des affaires des Affaires étrangères' du cabinet fantôme des Travaillistes, mais il estime aujourd'hui que Jeremy Corbyn n'est 'pas un leader' et c'est pour cette raison qu'il a été relevé de ses fonctions. Pour protester contre son limogeage, l'élue travailliste Heidi Alexander a démissionné du poste de ministre de la Santé du cabinet fantôme dont elle était chargée. Par ailleurs, deux députées travaillistes ont déposé à l'encontre de Jeremy Corbyn une motion de défiance qui doit être examinée lundi. Pour l'heure, Jeremy Corbyn a fait savoir qu'il ne comptait pas démissionner.
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Le Premier ministre britannique David Cameron et le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn se sont rendus ensemble déposer une gerbe de fleurs en hommage à Jo Cox, l'élue travailliste tuée par balles jeudi par un homme de 52 ans. La cérémonie a eu lieu à Birstall, là où le drame à eu lieu. La jeune femme de la région était originaire de la région. 'Aujourd'hui, notre nation est sous le choc' a déclaré David Cameron. 'C'est un moment où il convient de prendre de la distance et réfléchir à ce qui est important pour notre pays. Nous devons chérir et apprécier notre démocratie où les députés sont dehors avec les gens, ils rendent des comptes au public, ils sont accessibles au public, et voilà comment Jo est morte. Elle est morte en faisant son métier.' 'Elle défendait les droits de l'homme et la justice partout dans le monde' a dit de son côté Jeremy Corbyn. 'On nous la prise dans un acte de haine, un acte vil qui l'a tuée. Ce qui s'est passé hier est une attaque contre la démocratie. C'est un puits de haine qui l'a tuée.' Le Parlement anglais, qui était en vacances pendant la campagne du référendum sur l'UE, a été rappelé pour rendre lundi un hommage à Jo Cox qui avait 41 ans et était mère de deux enfants.
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La plupart des dirigeants travaillistes britanniques voient rouge quand on leur parle de Brexit. A six semaines du référendum sur le maintien ou la sortie du pays de l'Union européenne, leur chef de file, Jeremy Corbyn a lancé officiellement sa campagne ce mardi. Pour lui, pas question de sortir de l'Union. 'Il nous faut avoir un message fort pour défendre les droits des travailleurs mais aussi pour relever les immenses défis des flux de réfugiés et pour protéger la liberté des personnes en Grande-Bretagne à vivre, à travailler et à prendre sa retraite à l'étranger. Il nous faut maintenir le lien entre nous et le reste du continent ' a lancé Jeremy Corbyn. .@jeremycorbyn launches Labour's big EU battle bus as he warns Brexit will hurt workers' rights https://t.co/M02DySRzdp- Labour Press Team (@labourpress) May 10, 2016 Jeremy Corbyn launches Labour's 'In for Britain' battlebus https://t.co/5x3Ieegot3 pic.twitter.com/PcxN2r9rCK- ITV News (@itvnews) May 10, 2016 Dans le camp pro-Brexit, un ancien ministre conservateur, Ian Duncan Smith, s'est fendu d'une interview au quotidien populaire 'The Sun' pour affirmer que c'est Angela Merkel qui a tiré les ficelles pendant les renégociations entre Londres et ses partenaires européens. Pour lui, Berlin a disposé d'un véritable droit de veto, notamment pendant le sommet européen marathon de 30 heures fin février. https://t.co/TOPKKaOOMj Ian Duncan Smith on sky news- Linda Johnson (@LindaJo77079978) May 10, 2016 Toujours dans le camp pro-Brexit, l'ancien maire de Londres Boris Johnson accélère sa campagne. Le conservateur iconoclaste a à nouveau fait le show n'hésitant pas à affirmer qu'on peut être pour la sortie de l'UE et parfaitement pro-européen. 'En votant pour une sortie de l'UE, nous ne votons par pour sortir de l'Europe, a-t-il assuré. De tous les arguments qu'ils utilisent, c'est celui qui me met le plus en fureur. Je suis un enfant de l'Europe. Je suis, comme je dis, un libéral cosmopolite. Ma famille est l'équivalent génétique d'une force de maintien de la paix de l'ONU. Je lis des romans en français, je peux aussi lire des romans en espagnol. Je peux chanter l'Hymne à la joie en allemand et je vais le faire. S'ils continuent de m'accuser d'être un petit Anglais replié sur son pays, je vais le faire...', avant d'entonner quelques notes de l'hymne européen. here is Boris Johnson singing Ode to Joy in German https://t.co/oZFoxuRrfp- Elena Cresci (@elenacresci) May 9, 2016
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60 000 personnes, c'est le chiffre martelé par l'un des organisateurs, l'ONG 'Campaign for Nuclear Disarmament', pour une manifestation décrite comme un événement dans l'histoire récente de la contestation anti-nucléaire. Des militants, des citoyens ou des politiques, à l'instar de Jeremy Corbin, chef des travaillistes, ont battu le pavé à Londres pour dire non au renouvellement du programme de dissuasion nucléaire britannique Trident. La chef du gouvernement écossais Nicola Sturgeon, particulièrement concernée dans la mesure où Trident se trouve sur son territoire, était présente. 'Je ne veux pas voir Faslane, le site de Trident fermer, a-t-elle expliqué. J'ai longtemps soutenu que le site devait être une base navale classique, et bien sûr, il faut des investissements, de la diversification pour amener des emplois alternatifs à ceux qui travaillent aujourd'hui chez Trident. Et il faut veiller à investir ces ressources, précieuses, dans des choses qui créent de bons emplois et qui améliorent nos services publics.' Situé dans l'ouest de l'Ecosse, à Faslane, Trident abrite une flotte nucléaire que les Conservateurs veulent aujourd'hui remplacer, en renouvelant tout au moins 4 sous-marins nucléaires. 'Désarmer en ce moment', a estimé Philip Dunne, secrétaire d'État à la Défense, 'reviendrait à jouer avec notre sécurité' et 'profiterait à nos ennemis.' Avec AFP
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Sur un mur de la jungle de Calais, il est écrit London. Londres, le graal pour les 4000 migrants qui survivent dans le nord de la France. Cette envie d'Angleterre, les migrants l'ont expliquée à Jeremy Corbyn, le leader de l'opposition britannique. Le travailliste est venu visiter la jungle, mais aussi le camp de Grande-Synthe, à une quarantaine de kilomètres de là, dont il a dénoncé les structures d'accueil. 'Nous devons faire de notre mieux, tous les pays européens, y compris la Grande-Bretagne, pour tendre la main, aider ces enfants et ces gens. Il y a des enfants qui veulent apprendre, qui veulent développer leurs vies, contribuer à la société pour nous tous. Tendre la main c'est simplement un geste humain, et je remercie tous les bénévoles', a dit Jeremy Corbyn. Dans la semaine, quatre jeunes Syriens ont eu la permission rarissime de rejoindre leurs familles en Grande-Bretagne. Le port de Calais bloqué A Calais hier, 2000 personnes étaient rassemblées pour soutenir les migrants et réclamer 'des conditions d'accueil dignes'. 'Etre ici c'est important, explique Omar, venu de Paris pour manifester. C'est pour montrer sa solidarité envers les migrants, partout en Europe, particulièrement ici à Calais mais partout en Europe. Pour montrer sa solidarité avec ceux qui fuient les guerres, qui fuient les désastres écologiques, parce qu'il y a aussi des réfugiés climatiques.' En marge de la manifestation, une cinquantaine de migrants sont montés dans un ferry, l'intrusion a conduit au blocage du port de Calais pendant plus de trois heures.
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Le nouveau leader du parti travailliste, Jeremy Corbyn, s'est rendu au Parlement ce mercredi, pour sa première séance de questions au Premier ministre. Une séance souvent formelle, mais haute en couleurs, que le représentant de l'aile gauche aimerait voir dépoussiérée. 'Beaucoup m'ont dit qu'ils trouvaient l'exercice des questions au Premier ministre trop théâtral, que le Parlement était trop déconnecté, et qu'ils voulaient d'autres façons de procéder, mais surtout, que leur voix soit entendue au Parlement', déclare Jeremy Corbyn. 'J'ai donc envoyé un e-mail à des milliers de personnes pour leur demander quelles questions ils voudraient voir posées au Premier ministre, et j'ai reçu 40 000 réponses'. Une demande tout en sobriété, pour privilégier 'les faits ', et trancher avec les attaques frontales qui font le quotidien de la chambre des Communes. 'Si nous sommes capables de changer les questions au Premier ministre pour en faire un exercice plus authentique, personne n'en serait plus ravi que moi', a répliqué le Premier ministre David Cameron. Jeremy Corbyn n'exclut pas de déléguer une partie des questions qui lui sont confiées à d'autres députés de son parti, en ouverture de session. Du jamais vu au Parlement depuis une vingtaine d'années. Mais la presse conservatrice n'a pas manqué d'épingler ce Républicain convaincu pour ne pas avoir entonné l'hymne national lors d'une cérémonie officielle ce mardi.
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