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Renforcer les moyens des services de renseignement français : c'est l'objectif du projet de loi débattu à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Les attentats de janvier dernier ont révélé des failles dans la protection de notre pays vis-à-vis de la menace terroriste. Pour réagir, le gouvernement a décidé d'élaborer un texte renforçant les pouvoirs des services de renseignement. Le projet de loi autorise les policiers à utiliser des balises, posées sur les voitures des suspects ainsi que l'installation de micros à leur domicile ou la généralisation des " Imsi-catcher ", des appareils qui interceptent toutes les communications autour de lui. Par ailleurs, la surveillance d'Internet est au coeur de la lutte antiterroriste. Il prévoit la mise en place de " boîtes noires ", capable de détecter les comportements suspects sur Internet. Toutes les écoutes et interceptions seront autorisées par le Premier ministre, sans passer par un juge, après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), organe également crée par cette nouvelle loi. Si les parlementaires, de droite comme de gauche, sont en majorité favorables à ces mesures, de nombreuses voix se sont élevées pour mettre en garde contre une surveillance généralisée des Français. Jeudi, sept hébergeurs dont OVH et Gandi, ont menacé de qutter l'Hexagone pour ne pas perdre leurs clients. La CNIL quant à elle déplore que le projet de loi " permette de collecter, de manière indifférenciée, un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement ". Le syndicat de la magistrature estime de son côté que le texte " installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens ". En clair, de nombreux organismes ou associations craignent la mise en place d'un Big Brother à la Française, justifiée par la lutte contre le terrorisme, sur le modèle du Patriot Act américain voté un mois après le 11 septembre 2001. Cet arsenal juridique permettra-t-il de contrer de nouvelles attaques terroristes ? Les libertés individuelles sont-elles en danger ? Comment faire face à la menace terroriste tout en préservant la liberté des citoyens ? Les invités d'Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde. Invités : Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret Jacques Myard, député UMP des Yvelines Jean de Maillard, vice-président au tribunal de grande instance de Paris, membre du syndicat national de magistrats FO Jacques Follorou, journaliste au Monde et auteur de Démocraties sous contrôle : La victoire posthume d'Oussama Ben Laden, CNRS Editions, Octobre 2014 Question JDD : Faut-il donner plus de pouvoir à la police française pour surveiller Internet ? Réagissez également sur Twitter avec le hashtag #CVR.
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Les attaques terroristes sont de nouveau tristement d'actualité. Dix-neuf civils, dont dix-sept touristes ont trouvé hier aujourd'hui à Tunis. Deux hommes armés de kalachnikovs ont ouvert le feu sur un bus de touristes à proximité du Parlement tunisien. Ils se sont ensuite retranchés dans le Musée de Bardo, dans lequel se trouvait alors près d'une centaine de touristes. Une grande partie des visiteurs a été immédiatement évacuée, mais un certain nombre s'est retrouvé pris en otage. Un assaut de la police met fin à la prise d'otage, qui se solde par la mort d'un policier et des deux terroristes. Tous les otages sont alors évacués. Mais le bilan fait état d'une quarantaine de blessés, dont 8 français. Pionnier des printemps arabes, le pays avait déjà connu des violences face à la montée de groupes islamistes. Ces dernières années, des dizaines de policiers et militaires ont été victimes d'attentats perpétrés par des groupes terroristes. Des Tunisiens combattant avec le groupe État islamique avaient notamment menacé leur patrie ces derniers mois. La Tunisie craint également que le chaos de son voisin libyen s'importe sur son territoire. Comment lutter efficacement face à la montée des extrémismes ? Quelles mesures préventives peuvent empêcher de nouveaux attentats ? La stabilité démocratique de la Tunisie est-elle menacée ? Les invités d'Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde. Invités : Georges Fenech, député UMP du Rhône Karim Azouz, ancien consul général de Tunisie à Paris et membre d'Ennahdha France Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes - Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret Question JDD : Continuerez-vous à voyager dans les pays du Maghreb ?
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