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"Des lâches qui quittent le navire", "des populistes"... Au sein du Parlement européenn, les mots sont sans équivoque envers les partisans du Brexit qui, à l'image de Boris Johnson et Nigel Farage, ont pris la décision de "quitter la scène". Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne, a lui-même eu des mots particulièrement durs à destination de ceux qu'il qualifie de "rétronationalistes" .
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La présidence slovaque de l'Union Européenne commence fort. Alors que ce pays, arrivé dans l'Union en 2004, en prend ce vendredi la présidence tournante, son Premier ministre Robert Fico a déclaré hier que le futur de l'Europe ne pouvait pas être décidé par deux ou trois pays seulement. Mais pour la cérémonie officielle, le président Andrej Kiska a préféré un ton consensuel : 'Nous sommes à quelques heures seulement de cette présidence du Conseil de l'Union européenne. Pour la Slovaquie c'est un moment historique'. Bratislava prend la tête du bloc européen au moment où il vient de perdre l'un de ses membres principaux. Le Brexit a ébranlé l'Union Européenne et la Slovaquie entend ne pas s'en laisser compter par la France, l'Italie ou l'Allemagne. 'je suis convaincu que la présidence slovaque sera un grand succès car vous êtes le principal modérateur de l'Europe, déclare plein de mystère Jean-Claude Juncker. Travaillons ensemble pour le bien de la Slovaquie et pour le meilleur pour l'Europe'. Premier grand rendez-vous pour la Slovaquie : le sommet des Vingt-Sept qui sera organisé à Bratislava - et non pas à Bruxelles - en septembre prochain.
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La première ministre de l'Ecosse accueillie quasiment comme une chef d'Etat. Nicola Sturgeon est venue mercredi à Bruxelles où elle a été reçue par le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. .JunckerEU received NicolaSturgeon, First Minister of #Scotland to listen: https://t.co/WnYNVMHS5N pic.twitter.com/MlDA7UfW1R- Mina Andreeva (@Mina_Andreeva) 29 juin 2016 Six jours après le référendum sur le Brexit, son objectif est clair: réaffirmer l'ambition écossaise de rester un membre de l'Union.Car le 23 juin dernier, près de 62% des Ecossais ont voté pour le maintien du Royaume-Uni au sein des 28. 'S'il y a moyen pour que l'Ecosse puisse rester, je suis déterminée à le trouver et à l'essayer. Comme je l'ai dit, je ne sous-estime pas les défis que cela implique mais je suis encouragée par la volonté d'écoute que j'ai trouvée aujourd'hui.' Martin Schulz, le président du Parlement européen fait partie de ceux qui ont prêté une oreille attentive à la Première ministre lors d'une rencontre dans la matinée. Car l'enjeu est de taille. Dès l'annonce des résultats, Nicola Sturgeon avait évoqué la possibilité d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. En 2014, les Ecossais avaient répondu non à la même question à près de 55%, mais le contexte britannique actuel pourrait bien largement changer la donne.
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Le ton a été virulent ce mardi matin entre le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et l'europhobe britannique Nigel Farage. Ils étaient réunis pour un débat sur les conséquences du Brexit lors d'une session extraordinaire au Parlement européen. 'Je verrai le Premier ministre qui reste un ami, et je lui demanderai de clarifier le plus rapidement possible la situation. Nous ne pouvons pas nous installer dans une incertitude prolongée', a souligné Jean-Claude Juncker. Il a également ironisé sur la présence dans l'hémicycle du président du parti UKIP. 'Je suis vraiment surpris que tu sois là. Tu t'es battu pour la sortie [du Royaume-Uni], les Britanniques ont voté pour la sortie. Pourquoi es-tu là ?', a-t-il lancé sous les applaudissements. #Brexit #EU parlament: Juncker to #ENG #Farage today: 'What are you doing here?' 'To get my attendance salary'... pic.twitter.com/3QGPo62stf- Mark (@markito0171) June 28, 2016 De son côté, Nigel Farage a nargué l'assemblée à plusieurs reprises tout en appelant à des négociations 'sensées'. 'Pourquoi ne pas être simplement pragmatique, raisonnable, adulte, réaliste', a dit Nigel Farage, 'négocions un accord de libre-échange raisonnable, et reconnaissez ensuite que le Royaume-Uni est votre ami, que nous ferons du commerce avec vous, nous coopérerons, nous serons vos meilleurs amis dans le monde'. Dans un vote, le Parlement européen a réclamé l'activation 'dès que possible' de la procédure de retrait de l'UE du Royaume-Uni.
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Les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, du Parlement européen, Martin Schulz, et de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, se sont concertés vendredi à Bruxelles pour commenter d'une seule voix la décision des électeurs britanniques de sortir leur pays de l'Union européenne (UE). 'Cette décision m'attriste beaucoup mais nous devons bien sûr la respecter, a ensuite déclaré Jean-Claude Juncker. Nous attendons maintenant que le gouvernement britannique la rende effective dès que possible, aussi douloureux que puisse être le processus. Tout report prolongerait inutilement l'incertitude. Et il n'y aura aucune renégociation.' Ce n'est pas la fin de l'UE et 'nous sommes déterminés à garder notre unité à 27', a-t-il encore affirmé. La discrétion de la Commission européenne avant le scrutin a surpris et même déçu des défenseurs du maintien du Royaume-Uni (RU) dans l'UE. 'Le Premier ministre Cameron nous a explicitement demandé de ne pas intervenir dans la campagne, a confié le commissaire européen Gunther Oettinger sur le plateau d'Euronews. Ce qu'il a fait n'est pas acceptable. L'Ecosse va peut-être quitter le RU. Et donc Cameron et son adversaire Johnson ont abîmé l'ensemble du RU pour les deux à cinq ans.' Le Premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, dont le pays a massivement (62%) voté pour le maintien dans l'UE, a en effet évoqué la possibilité d'un deuxième référendum sur l'indépendance, après celui perdu en 2014.
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À moins de 24 heures du referendum sur le Brexit, les responsables européens évoquent les enjeux du vote pour désamorcer tout éventuel danger de contagion : dans le cas où la Grande-Bretagne décidait de quitter l'Union, ce serait définitif dit ainsi le président la Commission Européenne Jean-Claude Juncker. 'Il n'y aura aucune nouvelle négociation d'aucune sorte' a-t-il déclaré. 'Nous avons conclu un accord avec le Premier ministre, il a obtenu le maximum qu'il pouvait obtenir et de ce que nous pouvions accorder, dont il n'y aura pas de nouvelles négociations. Dehors, c'est dehors. Le président français parle lui les 'conclusions' qu'il faudrait tirer : hors de l'Europe, Londres devrait ainsi payer des droits de douane pour accéder au marché commun. 'La position de la France au lendemain de ce scrutin, si c'était la sortie de l'Union qui a été choisie, serait d'en tirer toutes les conclusions et donc de considérer ce vote comme le départ du Royaume-Uni de l'Union Européenne et ce serait irreversible' a déclaré François Hollande. Aux portes de l'Europe, la Turquie sait pouvoir compter sur le soutien de Londres sur la question de son adhésion et le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, dit aujourd'hui souhaiter 'à tout prix' que le Royaume-Uni reste au sein de l'Union.
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La Grèce a reçu mardi une nouvelle tranche de prêt 7,5 milliards d'euros et les encouragements de Jean-Claude Juncker. Ce prêt européen servira pour l'essentiel à rembourser une partie de la dette du pays vis-à-vis des organismes internationaux. Le correspondant d'Euronews à Athènes, Stamatis Giannisis, note que le président de la Commission européenne a fait coïncider sa visite en Grèce avec le versement du prêt. 'Mais, malgré félicitations pour les progrès réalisés en termes de réforme structurels, la présence de M Juncker à Athènes est un rappel qu'en aucun cas, les efforts pour remettre l'économie en marche ne doivent faiblir.' Le versement est effectué par le Mécanisme européen de stabilité dont le directeur, Klaus Reglin, a félicité la Grèce pour les réformes des retraites, du système fiscal, et pour le lancement d'un vaste programme de privatisation. Pour sa part, le président de la Commission européenne s'est félicité que l'hypothèse d'un Grexit était, pour l'heure, écartée. ' Je suis venu pour apporter un message d'espoir' a déclaré Jean-Claude Juncker. 'Je crois que la Grèce a franchi un cap critique et qu'elle peut se remettre sur la bonne voie, et tout au long de ce chemin l'Union Européenne, la Commission sera aux côtés de la Grèce' Les réformes suscitent le mécontentement d'une partie de la population qui souffre des hausses d'impôts et de cotisations sociales imposées par le gouvernement. Le taux de chômage en Grèce est lui légèrement en retrait à 24,9 % de la population active contre 26,6 % à la même période il y a un an.
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A moins de trois jours du référendum sur le Brexit en Grande Bretagne, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a choisi de se confier à Euronews pour une interview filmée à Athènes. Stamatis GIANNISIS, Euronews : Monsieur le président, bienvenue en Grèce et bienvenue sur euronews. Ces jours-ci les yeux de l'Europe sont fixés sur la Grande-Bretagne : si les Britanniques décident finalement de quitter l'Union, quels seront les dommages occasionnés à l'Union européenne et à la Grande-Bretagne ? Jean Claude JUNCKER : J'espère que les Britanniques vont être guidés par le bon sens parce que le bon sens est une vertu britannique. J'espère que le résultat du référendum ne sera pas guidé par un 'coup de tête'. Si c'est le Brexit qui sort de ce référendum, cela fera du mal à l'Union européenne et à la Grande-Bretagne. Sans la Grande-Bretagne l'Union européenne ne sera plus au complet, sans le pragmatisme britannique, le réalisme dont les Britanniques font preuve. L'Union européenne ne changera pas de nature mais il manquera un élément. Stamatis GIANNISIS, Euronews : Parlons de la Grèce à présent. Il y a un an la Grèce était sur le point de quitter la zone euro. Dans les mois qui ont passé, qu'est-ce qui a changé et dans quelle mesure l'Union européenne est-elle satisfaite des réformes qui ont été mises en place pour l'économie grecque ? Jean Claude JUNCKER : Je me suis battu farouchement pour que la Grèce reste dans la zone euro car je pense que ni l'Union européenne ni la zone euro ne seraient au complet sans nos amis grecs. Qu'est-ce qui a changé ? Eh bien quelque chose a changé depuis l'été 2015 : plus personne ne parle sérieusement d'un Grexit, et cela est dû au fait que nous avons été capables, et les autorités grecques et les autorités de la zone euro ont été capables de conclure un accord, et cet accord a été respecté des deux côtés. Stamatis GIANNISIS, Euronews : Vous êtes donc satisfait par la vitesse des réformes ? Jean Claude JUNCKER : Je ne suis jamais satisfait de la vitesse des réformes dans aucun des 19 pays de la zone euro mais la Grèce entreprend des efforts énormes, et je pense que ces efforts sont vus par beaucoup de Grecs, spécialement les plus pauvres, comme étant injustes. Et je sais qu'ensemble le gouvernement grec et les décideurs politiques de la zone euro mettent une énorme responsabilité sur les épaules de chaque citoyen grec ; et j'admire les Grecs pour la façon dont ils gèrent ces problèmes, donc je ne suis pas satisfait, mais je suis plus satisfait que j'aurais pensé l'être à l'été 2015. Stamatis GIANNISIS, Euronews : En plus de l'austérité, la Grèce a aussi souffert d'une immigration massive et des flux migratoires. L'accord à ce sujet entre l'Union européenne et la Turquie a l'air de s'effondrer ; existe-t-il un plan B si la Turquie annule cet accord comme Ankara a menacé de le faire ? Jean Claude JUNCKER : Quand je faisais campagne en mars, avril, mai, juin 2014 pour les élections européennes, je défendais toujours une attitude différente au sujet de la Grèce, de l'Italie, ou de Malte. Nous ne pouvons pas laisser ces pays seuls avec les conséquences d'un problème global, et la crise migratoire est un problème global. Nous devons soutenir les pays qui sont au premier rang comme la Grèce et nous essayons de soutenir la Grèce autant que nous pouvons. Nous dépensons beaucoup d'argent, et ceci est normal, pour soutenir les autorités grecques. Je pense que l'accord que nous avons conclu, les 28 États membres et la Turquie, est un accord qui a prouvé qu'il a apporté des résultats, les résultats que nous attendions, parce que le nombre de réfugiés arrivant de Turquie sur les îles grecques a baissé significativement. Donc je pense que cet accord fonctionne et j'espère que toutes les parties impliquées, les Grecs et les Turcs, feront tout de façon à ce que cet accord soit un succès durable. Stamatis GIANNISIS, Euronews: Un autre sujet, qui affecte l'économie grecque et les producteurs en Grèce principalement, est celui de l'embargo russe sur les produits européens. Embargo qui a été décidé en réponse aux sanctions imposées par Bruxelles à Moscou après la crise ukrainienne. Voyez-vous des chances d'amélioration de cette situation, soit une levée de l'embargo russe, soit une levée ou un allègement des sanctions européennes contre Moscou ? Jean Claude JUNCKER : J'étais à Saint-Pétersbourg la semaine dernière au Forum économique et j'ai rencontré le président Poutine. J'ai dit très clairement lors de mes rencontres avec lui et lors de mon discours que l'accord de Minsk devait être mis en application. Pour le dire plus simplement, plus l'accord de Minsk est appliqué, moins de sanctions il y aura. Il existe donc une connexion, un lien, entre l'application de cet accord et les sanctions. Pour l'instant il est très clair que nous allons prolonger ces sanctions, mais lors des six prochains mois nous devrons vérifier s'il y a du progrès en ce qui concerne l'accord de Minsk pour éventuellement relever partiellement les sanctions'.
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Le risque politique de faire chuter Jean-Claude Juncker était trop important, les parlementaires ont décidé de protéger le président de la Commission européenne dans l'affaire LuxLeaks. En contrepartie, il a dû accepter de laisser le champ libre aux services chargés d'enquêter sur les privilèges fiscaux des grandes entreprises.
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IL DU WEB. Alors que se tenait mardi le procès d'Antoine Deltour, les internautes ont montré leur soutient au lanceur d'alerte du scandale LuxLeaks. Beaucoup ont déploré la non implication de Jean-Claude Juncker qui était alors premier ministre. Antoine Deltour risque quant à lui dix ans de prison.
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L'Europe n'a 'jamais connu une telle menace, à un tel niveau', a reconnu le Premier ministre français, qui s'est recueilli devant la station Maalbeek aux côtés de son homologue belge et de Jean-Claude-Juncker. Lors d'une conférence de presse commune avec le président de la Commission européenne, Manuel Valls a appelé à un renforcement des mesures pour lutter contre le terrorisme : 'Contrôles systématiques aux frontières de l'espace Schengen, déploiement des garde-frontières européens... J'ai rappelé aussi l'urgence de mieux lutter contre le trafic d'armes, l'urgence d'adopter le PNR européen, ce fichier qui permet de tracer les déplacements des terroristes.' L'importance d'une plus grande coopération européenne. Un point sur lequel a insisté également Jean-Claude Juncker : 'Nous pensons aussi qu'il faut l'union de la sécurité. Tous les éléments constitutifs de l'union de la sécurité ont été proposés par la Commission. Je voudrais que le Conseil des ministres ne cède pas aux pressions multiples des lobbies diverses, mais garde à l'esprit l'essentiel de ce qu'il faudra faire.' Une réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'Union européenne aura lieu ce jeudi à Bruxelles.
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Les dirigeants européens ont tous salué l'accord conclu ce vendredi à Bruxelles avec le Premier ministre britannique. Cet accord est censé permettre au Royaume-Uni de rester au sein de l'Union européenne. Non pas que tout le monde soit gagnant. C'est plutôt que personne n'est perdant. #UKinEU Deal done. Months of hard work w/ eucopresident + cooperation w/ Europarl_EN paid off. Happy. Fair for UK, fair for 27 #EU States- Jean-Claude Juncker (@JunckerEU) 19 Février 2016 Un des points du compromis : la non-discrimination de la City, la place financière de Londres, en dépit de la non-appartenance à la zone euro. 'Nous avons besoin d'une zone euro forte, tout comme nous avons besoin d'une place financière londonienne forte. L'accord conclu aujourd'hui offre une garantie à tous les Etats membres, qu'ils appartiennent ou non à la zone euro. Une de nos plus grandes réalisations, le marché unique auquel 500 millions de personnes ont accès, cela reste intact' Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne Autre réaction, celle du président français, François Hollande. 'Tout est fait pour que Londres puisse rester dans l'Union européenne sans gêner la marche vers l'avenir de l'Europe', a-t-il déclaré. Quant à Angela Merkel, elle parle d'un 'compromis équitable'. Pour la chancelière allemande, les concessions accordées n'entament pas le projet européen. 'Nous avons des points de vue différents quant aux développements futurs de l'Union européenne. L'union toujours plus étroite, ce n'est pas quelque chose que souhaitent les Britanniques. C'est là un exemple de nos avis divergents, mais nous avons montré notre capacité à être flexible.' Angela Merkel, chancelière allemande
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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté ses objectifs pour 2016. Sans illusion il s'attend à une nouvelle année difficile pour l'Union. Sur la question des réfugiés Jean-Claude Juncker a saisi l'occasion pour faire une mise au point à destination des États membres. Il n'a pas caché son agacement face aux critiques à l'encontre de son institution. " La Commission a fait tout ce qui était possible et dans des conditions difficiles. Mais certains pays membres semblent avoir des problèmes pour mettre en oeuvre les décisions politiques qu'ils ont prises au Conseil des ministres de l'Union dans leur rôle de législateur ", a-t-il ajouté. Le président de la Commission a souligné son attachement et sa volonté de défendre la libre circulation. C'est une réussite pour les citoyens mais aussi pour l'économie européenne. Il a d'ailleurs rappelé que la croissance et l'emploi demeuraient les priorités de son action.
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La crise migratoire en Europe atteint de nouveaux paroxysmes et entraîne de vifs débats au sein de l'Union. La Commission européenne de Jean-Claude Juncker essaye de gérer cette crise alors qu'elle souffle sa première bougie. Euronews: " A propos de la crise des réfugiés. Pensez-vous que l'Union européenne a répondu comme il fallait à cette crise? Est-ce qu'elle a agit ou réagit aux événements? " Vivien Pertusot: " Je pense que c'est un petit peu des deux. Elle agit parce que peu avait été fait jusqu'à ce que la crise éclate réellement et ce n'est pas une surprise. Nous aurions pu prévoir ces événements il y a un an et demi ou deux ans. Donc la crise des réfugiés n'était pas une surprise. Vous pourriez dire légitiment que la Commission n'a pas fait grand chose auparavant. C'est finalement suivre les événements. Mais elle agit sur d'autres points puisqu'elle essaye de pousser les pays membres dans une direction qu'ils ne veulent pas prendre. " Euronews: " Oui mais il y a des États membres, comme la Hongrie par exemple, qui construisent des barrières. On a vu Viktor Orban dire qu'il était un simple observateur lors du mini sommet convoqué par la Commission européenne ? " Vivien Pertusot: " Il faut rappeler que lorsque l'on parle de politique migratoire ou de politique d'asile, la Commission n'a que peu de compétence. Tant que les États membres ne veulent pas agir de concert, certains pays peuvent, unilatéralement, mettre en oeuvre des décisions qui sont totalement décriées au niveau européen mais le geste est dans l'intérêt national. Mais dans le même temps lorsque vous regardez ce que la Commission propose cela donne l'impression d'une institution clairement bureaucratique et technocratique. On parle d'un petit nombre de personnes ici ou là mais quand on voit comment les réfugiés sont relocalisés en Europe, ce n'est pas assez. " Euronews: " L'autre crise c'est la situation grecque. Toute l'année précédente a été dominée par cela. Quel a été le rôle de la Commission? " Vivien Pertusot: " On a vu la Commission européenne aider le gouvernement grec à mettre en place un programme acceptable pour les États membres. Je pense que c'est un bon point pour la Commission parce que je ne suis pas sûr que la précédente l'aurait fait, ou en tout cas pas de façon aussi affirmée que celle-là. De l'autre côté, c'est une Commission qui est engluée par son esprit technocratique : 'c'est dans ce cadre-là que nous voulons travailler et c'est le cadre que vous allez suivre. Et si vous ne le faîtes pas nous allons vous forcer à mettre en oeuvre ce programme spécifique que nous avons mis sur la table pour vous'. " Euronews: " Parlons de fonctionnement interne de la Commission. Par exemple on voit Pierre Moscovici dire qu'il souhaitait une position plus dure vis-à-vis de l'Espagne alors que Jean-Claude Juncker ne le voulait pas. Nous avons vu des tensions au sein de la Commission. Comment cela fonctionne ? " Vivien Pertusot: " Quand Jean-Claude Juncker a décidé de créer ce système de premier vice-président, vice-présidents et ensuite commissaires, clairement il a mis en place un Collège de Commissaires avec de fortes personnalités. Donc tout le monde a bien compris que la Commission veut être plus politique, prendre des positions plus fortes et ne pas cacher les critiques face au manque d'engagement d'un État membre. Mais cela a aussi créé une situation où les Commissaires veulent apparaître très politique. Donc ils veulent aussi prendre des positions fortes sur certains sujets et cela signifie que dans certains dossiers, vous avez parlé de l'Espagne mais on pourrait aussi évoquer le cas de la France l'année dernière, il y a des tensions dans le cadre du Collège des Commissaires mais au final un compromis est trouvé la Commission. "
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Lors de son premier discours sur l'état de l'Union, le président de la Commission a demandé aux Européens de faire preuve d'humanité face à la crise migratoire. Jean-Claude Juncker a proposé de relocaliser 120 000 réfugiés supplémentaires. Il demande aux pays membres de porter ainsi l'effort total à 160 000 demandeurs d'asile. Mais ce plan doit maintenant être négocié avec les 28 gouvernements et plusieurs dirigeants ont déjà fait part de leurs critiques.
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C'est l'événement de l'année en matière de politique européenne. Jean-Claude Juncker a prononcé son premier discours sur l'état de l'Union devant le Parlement européen. Cet exercice politique, réalisé la première fois en 2010, qui se révèle de plus en plus important dans le calendrier de l'Union. Cette année l'allocution du président de la Commission européenne était particulièrement attendue puisque les 28 font face à différentes crises et en particulier celle des migrants. Le président de la Commission demande ainsi aux Européens de faire preuve de plus d'humanité et de plus d'union pour répondre à la crise des réfugiés. Jean-Claude Juncker propose pour cela d'accueillir 120 000 demandeurs d'asile supplémentaires. Un chiffre qui s'ajoute aux 40 000 relocalisations proposées en mai dernier. Cette fois-ci le président de la Commission espère que les négociations seront moins laborieuses car l'heure est à l'action. Il souhaite que tous les pays membres fassent un effort. Répartition des réfugiés demandées aux Etats membre Quelles sera la part de votre pays dans la relocalisation des 120 000 réfugiés ? Après les propositions il va falloir convaincre les États membres d'accepter ce mécanisme obligatoire de relocalisation. Mais les discussions s'annoncent déjà très difficile. Les partis eurosceptiques et anti-immigration n'ont cessé de progresser dans les sondages ou dans les urnes dans de nombreux pays. Un premier élément de réponse est attendu dès lundi. Le plan de la Commission sera présenté lors de la réunion des 28 ministres de l'Intérieur. A l'issue de ce discours Euronews a interrogé Sophia in't Veld, vice-présidente du groupe libéral au Parlement européen. Euronews : " Que pensez-vous de la proposition de Jean-Claude Juncker de répartir entre les États membres 160 000 demandeurs d'asile. Est-ce assez ambitieux? " Sophia in't Veld :" Je pense que c'est ambitieux, est-ce que cela sera suffisant, ça reste à voir parce que nous ne savons pas combien d'autres personnes veulent rejoindre l'Europe. Mais c'est un pas dans la bonne direction. Ce qu'il faut maintenant c'est le soutien des gouvernements qui ont été aux abonnés absent jusqu'à maintenant. Cela m'a choqué de voir les dirigeants européens refuser d'organiser un sommet extraordinaire. " Euronews : " Est-ce que l'on peut garantir la sécurité des citoyens européens exposés à ces flux de migrants? " Sophia in't Veld : " Bien sur. Il y a probablement des criminels, des personnes mal intentionnées et des éventuels terroristes parmi les réfugiés. Mais vous savez quoi ? Nous en avons aussi en Europe. N'oublions pas que le même week-end quand les Allemands applaudissaient l'arrivée de migrants à la gare de Munich par exemple, il y avait aussi des néo-nazis qui brûlaient des centres d'accueil pour les demandeurs d'asile. Il y a toujours des menaces pour une société. " Euronews : " On parle de nouvelles propositions pour un système de migration légale. Qu'est-ce que vous attendez de la Commission? " Sophia in't Veld : " Il y a beaucoup de demandeurs d'asile de pays, comme les Balkans occidentaux mais aussi certains pays africains, qui ne fuient pas une guerre mais ils veulent venir ici et travailler, ce qui est tout à fait légitime. Mais ils n'ont pas de vraies routes légales à leur disposition. Dès lors créons ces canaux pour ne pas bloquer le système d'asile et donner ainsi de l'aide à ceux qui en ont besoin. Mais nous pouvons aussi donner aux personnes qui veulent venir ici travailler et participer à notre société les moyens de le faire. " Euronews : " Que manquait-il selon vous dans ce discours? " Sophia in't Veld : " Je pense que ce qui manquait ce n'était pas dans le discours de Jean-Claude Juncker. Ce qui manquait c'était la présence des États membres représentés par Donald Tusk, le président du Conseil européen. Parce que ce sont les États membres qui ont mis en place le système d'asile commun. Ce qui manque c'est le courage et leadership des dirigeants nationaux. Et le fait que nous n'ayons toujours pas aujourd'hui une véritable politique d'asile et des réfugiés c'est le résultat de dix années de sentiment anti-Europe et anti-immigration.Ce n'est pas un accident si ce petit garçon a été retrouvé sur une plage en Turquie. Ce n'est pas un accident c'est le résultat de choix politiques. "
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Les ministres des finances de l'Union européenne ont donné jeudi leur aval à l'octroi d'un prêt-relais de 7 milliards d'euros à la Grèce via le mécanisme européen de stabilité financière. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne s'en félicite. 'L'accord auquel nous sommes parvenus avec la Grèce nous conduira aux résultats attendus, si le programme entier est mis en place', a déclaré Jean-Claude Juncker. L'Europgroupe a aussi accepté de commencer les négociations d'un troisième plan d'aide à la Grèce. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras est parvenu à faire adopter les premières réformes exigées par les créanciers sur fond d'échaufourées dans les rues d'Athènes.
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Suite à l'accord trouvé sur la Grèce, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européen a déclaré être satisfait du résultat en insistant sur la nécessité d'une croissance de la Grèce.
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Ce mardi, les acteurs de la zone euro étaient réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire sur le dossier grec. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, "n'exclut aucune hypothèse".
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Alexis Tsipras est de retour à Bruxelles avec un soutien populaire plus fort que jamais. Une parenthèse démocratique qui fait perdre un temps précieux aux négociateurs et irrité plusieurs dirigeants européens. D'entrée de jeu, Angela Merkel a balayé l'idée d'un nouveau programme d'aide, faute de garanties suffisantes. 'Il faut certainement de la solidarité au niveau européen et de la responsabilité au niveau national', a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel. 'En d'autres termes, un effort et un contre-effort sont mutuellement nécessaires. Sans solidarité et sans réformes, il ne sera pas possible d'atteindre notre but.' Parmi les plus conciliants avec la Grèce, Jean-Claude Juncker et François Hollande espèrent toujours un accord pour éviter le Grexit. A son arrivée le Président français a rappelé les clés du succès. 'L'esprit qui doit animer ce Conseil est le suivant', a expliqué François Hollande. 'RESPONSABILITÉ, parce que c'est un enjeu européen majeur et que chacun doit faire son travail ; SOLIDARITÉ, parce que nous devons surmonter une fois pour toutes ces difficultés si elles sont surmontables ; Et puis enfin, RAPIDITÉ, parce que nous devons faire vite.' Ce mardi, les pays de la zone Euro attendaient des propositions précises et détaillées de la Grèce. Elles n'arriveront finalement que mercredi. Un Eurogroupe pourrait alors se tenir par téléconférence pour analyser le document. 'Les banques grecques se vident et la Grèce doit rembourser un prêt de 3,5 milliards d'euros à la Banque Centrale européenne pour le 20 juillet', rappelle James Franey, correspondant d'Euronews à Bruxelles. 'Alexis Tsipras va donc devoir accepter un accord rapidement pour éviter à la Grèce de sortir de l'euro. Un scénario qu'il affirme vouloir éviter désespérément.'
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Le Conseil européen a débuté ce mardi à Bruxelles, tandis que l'Europe est dans l'attente des nouvelles propositions concrètes de la Grèce pour sortir de la crise actuelle. Le ministre grec des Finances n'aurait pas présenté de document officiel lors de la réunion de l'Eurogroupe qui l'a précédé, mais ce document existe bel et bien, selon les membres de Syriza, et amenderait les propositions de Jean-Claude Juncker. "Maintenant, il faut connaître très concrètement ce que sont ces amendements car le diable se cache dans les détails", note Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS.
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Critiqué pour le temps passé sur son téléphone portable, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a affirmé qu'il travaillait en envoyant des sms au Premier ministre grec Alexis Tsipras, avant un sommet consacré à la Grèce dans la soirée. "Cessez ce bavardage qui consiste à me dire que je regarde mon téléphone", a-t-il lancé devant le Parlement européen. "Je suis en texting, comme on dit en franglais, avec le Premier ministre grec, je ne sais pas si vous avez l'occasion de faire de même mais je dois faire ça aujourd'hui. Je fais mon travail", s'est emporté le Luxembourgeois, impliqué dans les négociations sur le sort de la Grèce.
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Le gouvernement d'Alexis Tsipras a jusqu'à ce soir minuit pour rembourser le milliard et demi d'euros qu'il doit au FMI. Et sauf coup de théâtre, il ne pourra pas honorer cette échéance. Ce serait alors le défaut de paiement et l'ouverture d'une période d'incertitude à cinq jours d'un référendum sur les conditions posées par les créanciers internationaux à un nouveau plan d'aide. Si les Grecs disent non, ils sortiront de la zone euro. The power is in the people's hands: Greek people will vote #OXI / NO to submission, unemployment, migration of young people #ert #Greece- Alexis Tsipras (@tsipras_eu) 29 Juin 2015 Dans les rues d'Athènes, la gravité de la situation est dans tous les esprits. Mais les avis divergent. ' La devise importe peu, ce qui compte, c'est d'avoir de l'argent pour survivre. Qu'on l'appelle drachme, euro ou koukourikou, peu importe ! Ca revient au même quand vous n'en avez pas, ' commentait un sexagénaire. Moins de fatalisme chez ce quadragénaire : ' nous sommes en chute libre. Espérons que quelqu'un nous aidera et qu'on trouvera une solution de dernière minute.' Mais chez les retraités, la colère gronde : ' il faut dire non à ces gangsters ! Mourrons avec dignité ! Assez ! Ca suffit ! ' scandait une femme âgée. The dignity of the Greek people in the face of blackmail and injustice will send a message of hope and pride to all of Europe. #Greece- Alexis Tsipras (@tsipras_eu) 28 Juin 2015 A partir de demain (mercredi), les retraités sans carte pourront exceptionnellement retirer jusqu'à 120 euros au guichet de quelques agences bancaires. Pour stopper la fuite des capitaux, le gouvernement a ordonné hier la fermeture des banques jusqu'au 6 juillet inclus et limité les retraits aux distributeurs à 60 euros par jour. Suivez la situation en Grèce en direct
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Ce lundi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a tenu une conférence de presse sur le dossier grec. "Je ne voudrai pas voir Platon jouer dorénavant en deuxième division"
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Ce lundi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est dit "trahi" par l'échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers. Devant la presse, l'ancien Premier ministre luxembourgeois a estimé que ses "efforts" pour parvenir à un accord de dernière heure n'avaient pas suffisamment été pris en compte.
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La Russie va renforcer son arsenal nucléaire, en réponse au projet américain d'installer des armes lourdes en Europe de l'Est et dans les pays baltes. 40 nouveaux missiles balistiques seront à la disposition de l'armée russe d'ici la fin de l'année, a indiqué ce mardi le président Poutine, qui a de nouveau pointé l'Otan comme une menace pour son pays. Le secrétaire général de l'Alliance Atlantique lui a répondu, sans détour, en marge d'une rencontre à Bruxelles avec le président de la Commision européenne. Jens Stoltenberg fustige l'attitude de Moscou : ''Cette provocation nucléaire de la Russie est injustifiée, déstabilisante et dangereuse'', a-t-il notamment déclaré. La crise ukrainienne et l'annexion de la Crimée par la Russie a incité l'Otan à renforcer sa présence en Pologne et dans les pays baltes, qui craignent d'être à leur tour dans le viseur de Moscou. Le Pentagone envisage même d'entreposer des chars de combat et autres armes lourdes en Europe de l'Est afin de prévenir toute nouvelle attaque. A Moscou, on parle déjà de la mesure ''la plus agressive depuis la Guerre froide.''
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Interrogé à Bruxelles sur l'avancement des négociations avec la Grèce, Jean-claude Juncker a fait part de son ras-le-bol, sans langue de bois. 'Je n'ai plus eu de contacts avec le gouvernement grec depuis dimanche soir', a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. 'J'ai décidé de mettre un terme aux négociations car, vu la position des Grecs, elles ne mèneront nulle part. Le Premier ministre le sait, je ne suis pas pour une augmentation de la TVA sur les médicaments et l'électricité. Je pense que ce serait une erreur monumentale si on obligeait la Grèce à faire cela.' 'Je pense que le débat à l'intérieur et hors du pays seraient plus faciles si le gouvernement disait clairement ce que la Commission, membre de la Troïka, propose vraiment', a insisté Juncker. 'J'en veux au gouvernement grec de raconter à sa population des choses qui ne correspondent pas à ce que j'ai dit au Premier ministre.' Juncker critique ouvertement le double discours et le double jeu de la Grèce. Mais les négociations ne sont pas totalement rompues. Un sommet extraordinaire pourrait avoir lieu dimanche.
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Les discussions ne sont pas rompues entre Athènes et ses créanciers internationaux. Après le coup de fil entre le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, un nouveau rendez-vous a été calé demain matin à Bruxelles. Pour reprendre le fil des négociations sur la dette de la Grèce et le versement de plus de 7 milliards d'euros inclus dans le deuxième plan d'aide, seront présents des représentants du Premier ministre grec et des bailleurs des fonds internationaux. Dans un communiqué Athènes s'est dit 'prêt' , à déposer des 'contre-propositions', comme l'y exhortait ses interlocuteurs, quand le gouvernement grec s'opposait sans relâche à réduire les retraites ou relever la TVA, tout en réclamant dans le même temps un allègement de la dette publique. Cette obstination a d'ailleurs exaspéré les négociateurs du FMI, au point d'interrompre les discussions ce jeudi soir. Le dialogue est donc relancé avec l'objectif d'éviter un défaut de paiement grec à la fin du mois.
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A la question 'Y aura-t-il un accord avec Bruxelles incluant un nouveau plan de sauvetage?', le fringuant ministre grec des Finances Yanis Varoufakis se montre catégorique en allusion à d'éventuelles nouvelles mesures d'austérité : 'Pas question, pas question nous n'avons pas été élus pour ça'. La décontraction affichée de celui qui arrive tout juste à son ministère en deux-roues contraste avec la fermeté et donne le ton des négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers. Durant deux jours de tractations à l'occasion du sommet UE-CELAC de Bruxelles, sans relâche, le Premier ministre grec Alexis Tsipras s'est opposé à réduire les retraites ou relever la TVA, réclamant dans le même temps l'allègement de la dette publique. Une obstination qui a exaspéré les négociateurs du FMI. 'La balle est dans le camp grec', a lâché l'un d'eux, avant de quitter la table des négociations, laissant planer un sentiment d'impasse politique. La formule a été par la suite reprise par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sur France Culture. La chancelière allemande Angela Merkel, quant à elle, a appelé toutes les parties à redoubler de volonté selon l'adage : 'quand on veut, on peut'. Cependant, dans les rues d'Athènes, c'est plutôt le terme 'pessimisme' qui est redondant : 'Ces gens-là nous amènent vers la faillite, il n'y a pas moyen pour eux de trouver un accord, la dette est si grande, qu'elle ne peut pas être recouverte, malheureusement', regrette Kostas, un retraité. Vangelis Grigoriadis, représentant pharmaceutique de 35 ans, évoque quant à lui un climat d'incertitude : 'Chaque fin de semaine, on se dit que quelque chose va arriver le vendredi, on se demande s'il faut récupérer notre argent à la banque, si les banques vont fermer dès le lundi, comme ce qu'il s'est passé à Chypre. Malheureusement, je me sens très pessimiste, c'est ce que la situation inspire.' Alors que le spectre d'un défaut grec se profile si les discussions n'aboutissent, la Bourse d'Athènes, après avoir enregistré une hausse de près de 8% hier, a reculé de 4% en début d'après-midi. Malgré les 'divergence majeures', la Grèce mise sur un arrangement de dernière minute lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi prochain à Luxembourg. Le gouvernement Tsipras tente de rester fidèle à ses promesses de campagne, mais aussi de satisfaire une opinion grecque à la fois désireuse de rester dans la zone euro et hostile à de nouvelles mesures d'austérité, comme l'ont encore clamé des milliers de manifestants, hier, à Athènes.
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La Grèce est de nouveau au bord de l'asphyxie financière avec 321 milliards d'euros de dettes, soit 177 % du PIB du pays. Les remboursements sont prévus sur des centaines d'échéances pendant 40 ans... Mais, la Commission européenne a annoncé mercredi qu'elle n'était pas satisfaite des nouvelles propositions présentées par le gouvernement grec pour permettre le versement d'une aide financière de 7,2 milliards d'euros, Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a tenté une nouvelle fois jeudi à Bruxelles de convaincre le patron de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans l'espoir d'éviter un défaut de paiement de la Grèce, après avoir renoué le dialogue avec les dirigeants allemand et français. Sa note a une nouvelle fois été abaissée mercredi soir par l'agence de notation Standard and Poor's, qui estime que sans accord avec ses créanciers, Athènes devrait faire défaut sur sa dette "dans les douze mois". François Hollande a tiré mercredi la sonnette d'alarme à Bruxelles : " Nous n'aurons qu'un seul message : il faut maintenant aller vite, ne pas laisser traîner, ne pas laisser penser à des solutions qui seraient mauvaises et pour la Grèce, et pour l'Union européenne, et pour la zone euro. De son côté, Angela Merkel a estimé qu'une solution était possible, car " quand on veut, on peut ", mais " chaque jour compte ", rappelant que " le but est de maintenir la Grèce dans la zone euro ". Mais le temps presse : les caisses grecques sont quasiment vides et le pays doit rembourser près de 1,6 milliard d'euros au FMI le 30 juin, date à laquelle arrive aussi à son terme son plan d'aide. Comment la Grèce peut-elle sortir de cette impasse ? La politique d'austérité imposée par Bruxelles est-elle la bonne solution ? Que faire de la dette grecque ? Doit-on en effacer une partie pour lui permettre de se relever ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités. Invités : - Jean Arthuis, Député européen ADLE - Marie-Françoise Bechtel, Députée apparentée PS de l'Aisne - George Prévélakis, Professeur de géopolitique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Maxime Parodi, sociologue au Département des études de l'OFCE

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