Il y a six mois, Christine Boutin annonçait prendre sa retraite politique. Pas question pour autant de rester à l’écart de l’actualité comme l’a confié l’ancienne ministre à Planet. 

"Place aux jeunes". Christine Boutin a beau avoir quitté toutes ses fonctions politiques en octobre dernier – elle était alors conseillère départementale – elle n’en demeure pas moins, six mois après, toujours active. Ce week-end, l’ancienne ministre a notamment signé l’appel d’Angers. Un texte qui plaide pour un rassemblement de la droite - Front Nataional et Les Républicains compris - avec comme signataires Thierry Mariani, Jacques Bompard, Charles Beigbeder ou encore Robert et Emmanuelle Menard. Il n’est cependant pas question pour Christine Boutin de reprendre officiellement du service. "Ma signature dans cet appel est une signature de soutien de la démarche. Je la trouve courageuse. J’ai encore de l’influence en politique et cela m’a fait plaisir qu’on me sollicite avec cet appel", confie-t-elle à Planet

C’est d’ailleurs la position de Thierry Mariani, qu’elle partage sur les frappes françaises, britanniques et américaines en Syrie. Celui qui vantait la propreté des rues de Damas en novembre dernier, assure que le gouvernement n’a pas présenté d’élément concret prouvant les attaques chimiques de Bachar Al-Assad dans la Ghouta.

Christine Boutin acquiesce : "Pour l’instant je n’ai pas les éléments, nous n’avons aucun élément. Quand le ministre dit qu’ils ont recroisé et analysé des éléments, dont des élément venant notamment des réseaux sociaux, je suis dubitative", confie l’ancienne présidente du Parti Chrétien Démocrate. Les autorités françaises, comme le révèle Europe 1, ont motivé leur action par un rapport du renseignement présentant un "faisceau de preuves", mais également une enquête présentant plus d’une quarantaine d’allégations d’utilisation d’armes chimiques.

La politique ne lui manque pas

Une signature pour un appel au rassemblement politique, des tweets sur la politique internationale… Christine Boutin est-elle certaine que la vie publique ne lui manque pas ? Absolument, elle profite simplement de sa "nouvelle" liberté : "J’ai 74 ans, il faut savoir s’arrêter. J’ai donné 40 ans de ma vie à la politique. Je pense que le monde change, qu’on est vraiment dans un basculement et il faut laisser la place aux jeunesse". Celle qui avait tout de même brandi sa bible dans l’hémicycle ajoute : "J’ai peut-être un peu plus de liberté qu’avant, désormais je ne cache plus du tout mon engagement spirituel. J’estime que je ne suis plus tenue par une certaine forme de réserve par rapport à ma foi".

En matière de foi, justement, Christine Boutin a jugé l’intervention d’Emmanuel Macron à la Conférence des Evêques de France "superbe tant sur le fond que sur la forme", mais…. Elle y voit surtout une stratégie de "séduction" envers les catholiques de la part du président de la République. C’est par ailleurs à la fac que Christine Boutin s’épanouit sur le plan spirituel. Elle termine actuellement sa première année de licence de théologie. "Je n’ai jamais eu des notes aussi bonnes", assure-t-elle.

Prières

Retirée de la politique du moins en matière de responsabilité, sa parole c’est donc sur les réseaux sociaux que Christine Boutin entend la faire circuler. L’ancienne présidente du Parti Chrétien Démocrate jamais à court de tweet – "il y a 20 ans, quand une personne arrêtait la politique, elle était au trou, elle ne pouvait plus participer. Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, j'ai la chance de pouvoir continuer à m’exprimer" – n'en a cependant pas toujours tiré bénéfice...

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Beaucoup ont gardé en tête ce tweet maladroit dans lequel elle avait annoncé la mort de Jacques Chirac en septembre 2016. (L’ancien président est toujours bien vivant). Aujourd’hui encore c’est une source de moquerie à son égard, comme d'autres de ses déclarations, mais elle en prend son parti. "Depuis toutes ces années, je me suis tannée le cuir. Mais il n’est pas complètement tanné, sinon je ne serais plus humaine mais j’ai pris beaucoup de recul par rapport à tout ça. Parfois c’est fondé puisque je fais des erreurs aussi, mais quand j’estime que c’est faux, gratuit ou méchant, je crois à la prière, je prie pour ces gens-là", assure-t-elle.

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