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La gauche est-elle en danger de mort ? C'est l'avis du Premier ministre, qui n'a pas hésité à le proclamer le 14 juin, devant le conseil national du PS. "Oui, la gauche, elle peut mourir", a-t-il persisté lundi 16 juin au micro de France Info. "Voilà ce qui peut parfois tuer la gauche, c'est qu'on refuse d'assumer ses responsabilités, on préfère le confort de l'opposition qui vous permet de gagner des élections municipales et de critiquer ceux qui gouvernent. La noblesse de la politique c'est de gouverner", a explicité Manuel Valls. Au début de semaines cruciales pour la majorité, invitée à valider l'orientation sociale-libérale du gouvernement, le Premier ministre semble dramatiser l'enjeu. Il faut dire qu'au sein du Parti socialiste, la contestation est grandissante, avec les députés frondeurs qui depuis leur " coming-out " du 29 avril, lorsqu'ils s'étaient abstenus lors du vote du programme de stabilité, n'ont de cesse de critiquer les choix du gouvernement. "J'en appelle au rassemblement et à la responsabilité de la gauche parce qu'on parle de ces quelques députés qu'on appelle frondeurs, mais on oublie de parler de tous ces parlementaires qui sont engagés et qui soutiennent l'action du gouvernement", a insisté le Premier ministre. Les députés frondeurs iront-ils jusqu'à la rupture ou resteront-ils dans la majorité ? Pourraient-ils servir de passerelle pour une opposition de gauche plus large ? François Hollande et son gouvernement parviendront-ils malgré tout à entériner leur politique ? Autour d'Arnaud Ardoin, les invités du débat de ça vous regarde en parlent ce soir.
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