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Un attentat terroriste a été déjoué dimanche matin, le sixième depuis les attentats de janvier 2015. Dans une brève allocution, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé l'arrestation d'un homme de 24 ans qui projetait un attentat contre " une ou deux églises ". La police a également découvert un arsenal composé d'armes de guerre. Pour l'heure, l'homme Sid Ahmed Ghlam est toujours en garde à vue. Il est soupçonné du meurtre d'Aurélie Chatelain, une professeur de fitness assassinée dimanche dans sa voiture à Villejuif. Des traces d'ADN ont été retrouvées sur les lieux du crime et ont mené les policiers vers le terroriste présumé. Des recherches sont actuellement en cours pour déterminer si le terroriste avait des complices. Son environnement est donc passé au crible. Sid Ahmed Ghlam, d'origine algérienne, étudiant en informatique, était fiché par les services de renseignement. Selon Bernard Cazeneuve, il était suivi pour " ses velléités de départ en Syrie ". Arnaud Ardoin et ses invités en parlent ce soir dans " ça vous regarde ". - Eduardo Rihan Cypel, député socialiste de Seine-et-Marne - Jacques Follorou, journaliste d'investigation au Monde et l'auteur de " Démocraties sous contrôle, la victoire posthume d'Oussama Ben Laden " aux éditions CNRS. - Nicolas Dhuicq, député UMP de l'Aube - François Vignolle, rédacteur en chef M6 , co-auteur de " La France du Djihad " Question JDD : faites-vous confiance aux services de renseignements pour vous protéger d'une attaque terroriste ?
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Renforcer les moyens des services de renseignement français : c'est l'objectif du projet de loi débattu à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Les attentats de janvier dernier ont révélé des failles dans la protection de notre pays vis-à-vis de la menace terroriste. Pour réagir, le gouvernement a décidé d'élaborer un texte renforçant les pouvoirs des services de renseignement. Le projet de loi autorise les policiers à utiliser des balises, posées sur les voitures des suspects ainsi que l'installation de micros à leur domicile ou la généralisation des " Imsi-catcher ", des appareils qui interceptent toutes les communications autour de lui. Par ailleurs, la surveillance d'Internet est au coeur de la lutte antiterroriste. Il prévoit la mise en place de " boîtes noires ", capable de détecter les comportements suspects sur Internet. Toutes les écoutes et interceptions seront autorisées par le Premier ministre, sans passer par un juge, après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), organe également crée par cette nouvelle loi. Si les parlementaires, de droite comme de gauche, sont en majorité favorables à ces mesures, de nombreuses voix se sont élevées pour mettre en garde contre une surveillance généralisée des Français. Jeudi, sept hébergeurs dont OVH et Gandi, ont menacé de qutter l'Hexagone pour ne pas perdre leurs clients. La CNIL quant à elle déplore que le projet de loi " permette de collecter, de manière indifférenciée, un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement ". Le syndicat de la magistrature estime de son côté que le texte " installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens ". En clair, de nombreux organismes ou associations craignent la mise en place d'un Big Brother à la Française, justifiée par la lutte contre le terrorisme, sur le modèle du Patriot Act américain voté un mois après le 11 septembre 2001. Cet arsenal juridique permettra-t-il de contrer de nouvelles attaques terroristes ? Les libertés individuelles sont-elles en danger ? Comment faire face à la menace terroriste tout en préservant la liberté des citoyens ? Les invités d'Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde. Invités : Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret Jacques Myard, député UMP des Yvelines Jean de Maillard, vice-président au tribunal de grande instance de Paris, membre du syndicat national de magistrats FO Jacques Follorou, journaliste au Monde et auteur de Démocraties sous contrôle : La victoire posthume d'Oussama Ben Laden, CNRS Editions, Octobre 2014 Question JDD : Faut-il donner plus de pouvoir à la police française pour surveiller Internet ? Réagissez également sur Twitter avec le hashtag #CVR.
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Mehdi Nemmouche, un Français originaire de Roubaix, a été arrêté vendredi à Marseille lors d'un contrôle inopiné. Il est soupçonné d'être le tireur qui a abattu quatre personnes au Musée juif de Bruxelles le 24 mai. Le jeune homme, arrêté avec un revolver, une Kalachnikov et de nombreuses munitions, " était extrêmement dangereux " et " il est probable qu'il aurait continué à agir " a assuré Bernard Cazeneuve. Il est toujours en garde à vue et refuse de parler pour le moment. Son parcours rappelle en tout point celui de Mohamed Merah. Délinquant multirécidiviste, condamné à sept reprises, il s'est initié au salafisme en prison. Son comportement prosélyte lui a d'ailleurs valu un an à l'isolement. Il portait la barbe et la djellaba. En 2013, il part combattre en Syrie. Il était fiché pour ces raisons par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Autre rebondissement lundi matin, cinq personnes ont été arrêtées en région parisienne et dans le sud de la France en lien avec des filières jihadistes vers la Syrie. Elles ont été placées en garde à vue, mais n'ont pas de lien avec Mehdi Nemmouche. Comment Mehdi Nemmouche en est-il arrivé là. A-t-il agi seul ? Planifiait-il d'autres crimes ? La prison est-elle devenue un terreau pour ces jeunes jihadistes qui partent ensuite en Syrie ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités.
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