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Jacob Zuma ne démissionnera pas. Le président sud-africain garde la tête haute après que la justice l'a reconnu coupable de violation de la Constitution pour avoir utilisé de l'argent public à des fins personnelles. Il fait depuis l'objet d'une procédure de destitution lancée par l'opposition. Dans une allocution télévisée, il a reconnu avoir commis une faute, tout en niant avoir fait preuve de malhonnêteté. 'Je respecte le jugement et m'y conformerai', a déclaré le président sud-africain. Puis d'ajouter : ' Ce jugement a mis en évidence les valeurs qui sous-tendent notre liberté et notre démocratie durement gagnées.' Jacob Zuma est sommé de rembourser les 16 millions de dollars payés, en 2009, par l'État, officiellement pour améliorer la sécurité de sa résidence privée. Les travaux comprenaient notamment la construction d'une piscine, d'un poulailler, d'un enclos pour bétail et d'un centre pour visiteurs.
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Le président sud-africain Jacob Zuma a été reconnu d'avoir violé la Constitution pour avoir entrepris des travaux dans sa propriété aux frais du contribuable. Cet arrêt a permis à l'opposition de lancer immédiatement une procédure de destitution. Cette affaire empoisonne le président depuis quatre ans. L'Etat a déboursé l'équivalent à l'époque de 20 millions d'euros, officiellement pour améliorer la sécurité du domaine situé en pays zoulou. 'Le trésor national doit déterminer les coûts raisonnables de ces travaux entrepris par le ministère des travaux publics dans la propriété du président à Nkandla et qui ne sont pas liés à la sécurité, c'est-à-dire le centre d'accueil des visiteurs, l'amphithéâtre, l'étable pour le bétail, le poulailler, et la piscine', a listé Mogoeng Mogoeng, le président de la Cour constitutionnelle. La plus haute juridiction du pays a donné 45 jours au chef de l'Etat pour rembourser la somme, une fois qu'elle sera fixée. Déjà en 2014, la médiatrice de la République avait estimé que Jacob Zuma devait 'rembourser un pourcentage raisonnable des coûts', mais il ne s'y était pas plié. L'opposition dont les Economic Freedom Fighters, un parti d'extrême-gauche, a immédiatement lancé une procédure de destitution, qui a très peu de chances d'aboutir, car l'ANC dispose d'une écrasante majorité au parlement.
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