C'est Tarcisio Bertone, camerlingue de 78 ans, qui va gérer les affaires du Vatican jusqu'à l'élection du nouveau pape. Une tâche qui est bien encadrée par la Constitution.

Tarcisio Bertone, c'est son nom. Alors que Benoît XVI a fait ses adieux aux fidèles et a quitté ses fonctions jeudi 28 février, c'est le camerlingue, l'équivalent du premier ministre du gouvernement Ratzinger, qui va devoir gérer les affaires courantes. Régent du Palais Apostolique du Vatican, du Palais Latran et de Castel Gandolfo, ou plus simplement "pape par intérim", l'italien de 78 ans est le seul membre de la Curie romaine à garder ses fonctions.

L'ensemble du gouvernement doit en effet démissionner à la fin du pontificat à l'exception du camerlingue et du Grand Pénitencier. Tarcisio Bertone, homme de confiance et proche de Benoît XVI, qui en avait fait l'un des plus éminents personnages du Vatican, devra s'occuper de la gestion du micro-état en attendant l'élection du prochain souverain pontife.

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Une tâche dans laquelle il sera loin d'avoir carte blanche. La constitution vaticane l'oblige en effet à consulter les cardinaux et ne prendre aucune décision qui relèverait du domaine exclusif du pape.  La durée d'application des orientations qu'il souhaiterait par ailleurs donner à sa gouvernance sont également limitées dans le temps. Concrètement,  jusqu'à la proclamation des résultats de l'élection. Une tâche qui sera la principale préoccupation de Tarcisio Bertone, qui doit procéder à la réunion du conclave et veiller à son bon fonctionnement. 

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