Une entreprise de lingerie suédoise a été condamnée par les Prud’hommes mercredi pour avoir contraint l’une de ses employées à indiquer sa taille de poitrine sur le badge portant son nom.

"Julie, 95C", puis-je vous aider ? Ce type d’identification peu paraître fou et pourtant il est bien réel. La chaîne de lingerie suédoise Change imposait en effet à ses employées d’indiquer leur prénom et leur taille de soutien-gorge sur un badge. Le but de l’opération était, selon la marque, de signaler qu’ ils avaient "un large choix" et étaient "désireux de proposer la bonne taille". Ce genre de pratique n’a pas fait l’unanimité, surtout chez les vendeuses. L’une d’entre elles a même été contrainte, malgré ses protestations,  de se plier à la règle. En 2011, elle s’est donc vue obligée de se balader avec son nom accolé à sa taille de poitrine sur son lieu de travail. La vendeuse a cependant refusé d’en rester là.

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Une dignité "violée"Cette affaire peu commune a été portée devant les Prud’hommes. Et l’opération de ce magasin de lingerie, qui avait pour but de se rapprocher de ses clientes, a été jugée complètement discriminatoire. La cour a en effet estimé que la dignité de la plaignante avait été "violée". "C'est un jugement réjouissant (...).C'est une grande victoire pour l'intégrité des employés", a considéré Jaana Paalsson, porte-parole du syndicat des employées du commerce. L’employeur a été condamné mercredi à verser 6.000 euros (60.000 couronnes) d’amende à la vendeuse et à lui rembourser les frais d’avocats. Une opération commerciale visiblement démesurée pour le spécialiste des mensurations.

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