Le président François Hollande et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ont annoncé dimanche qu’ils n’avaient "pas prévu" de se rendre en Russie pour assister aux Jeux Olympiques de Soctchi l’année prochaine.

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Le boycott de Sotchi a-t-il gagné la France ? Alors que plusieurs dirigeants et représentants étrangers ont annoncé qu’ils ne se rendraient pas à Sotchi (Russie) pour assister aux Jeux Olympiques (JO) qui y seront organisés en 2014, François Hollande et Laurent Fabius ont, eux aussi, indiqué qu’ils ne feraient pas le déplacement. "Il n’est pas prévu que les plus grandes autorités françaises s’y  rendent", a en effet annoncé le ministre des Affaires étrangères dimanche, avant d’ajouter qu’il souhaitait néanmoins "beaucoup de succès à ces jeux".

"C'est une mauvaise décision", selon Brice Hortefeux

Mais la présidence n’a pas souhaité donné davantage de détails quant aux raisons qui ont motivé ce choix, Brice Hortefeux y a, lui, clairement vu une réaction au sort réservé aux minorités en Russie. "C’est une mauvaise décision. Quand les athlètes français se rendent à une compétition, l’honneur de la France est de les accompagner et les soutenir", a en effet estimé l’ancien ministre de l’Intérieur au micro d’Europe 1 ce lundi. "Ça n’empêche en rien de défendre nos valeurs (…) mais il est indispensable, dans l’intérêt de la France et des Français, de renouer profondément le dialogue avec la Russie et ses autorités", a-t-il par ailleurs ajouté.

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De leur côté, le président allemand Joachim Gauck, la vice-présidente de la Commission européenne, la Luxembourgeoise Viviane Reding, ont également annoncé qu’ils n’assisteraient pas aux JO de Sotchi. Plusieurs ONG et défenseurs des droits de l’Homme ont, quant à eux, dénoncé la stigmatisation des homosexuels mais aussi les conditions de travail infligées aux travailleurs immigrés sur les chantiers liés aux JO.

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