Mario Monti, le chef du Conseil italien, vient d’annoncer sa démission. Une opportunité que vient de saisir Silvio Berlusconi : le Cavaliere a aussitôt annoncé son retour et entend briguer un sixième mandat à la tête du gouvernement.

Mario Monti jette l’éponge. Le président du Conseil italien a annoncé samedi 8 décembre sa décision « irrévocable » de démissionner de ses fonctions. Le chef du gouvernement a en effet perdu le soutien du Peuple de la Liberté, le parti de centre-droit de Silvio Berlusconi, un soutien qui lui avait jusqu’ici permis de faire passer un certain nombre de mesures budgétaires extrêmement rigoureuses pour éviter à l’Italie une crise financière majeure. Mario Monti a fait savoir au président italien, Giorgio Napolitano, qu’il quitterait donc ses fonctions d’ici le 31 décembre, une fois la loi de stabilité budgétaire votée.

L’Italie va donc devoir organiser des élections anticipées pour désigner un nouveau président à la tête du Conseil. Et surprise, Silvio Berlusconi, après s’être retiré de la scène politique il y a un an, a annoncé son retour. Englué dans les conséquences judiciaires des nombreux scandales sexuels auxquels il est mêlé, Silvio Berlusconi entend néanmoins briguer un sixième mandat. « J'entre en scène pour gagner » a-t-il déclaré.

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A 76 ans, le Cavaliere a donc l’ambition de revenir au sommet du pouvoir. Une tache qui s’annonce toutefois un peu compliquée. Son parti, le PDL, n’est pas au mieux de sa forme. Des dissensions internes le font tanguer, et les sondages ne lui prédisent pas un score très élevé aux prochaines élections : seulement 13,8% des Italiens voteraient pour le Peuple de la Liberté. L’action de Mario Monti à la tête du gouvernement a en tout cas été saluée, tant sur la scène européenne que dans la presse italienne. « Si nous pouvons appréhender le printemps prochain avec inquiétude et non avec angoisse, nous le devons à la fermeté de Monti » écrit ainsi La Stampa

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