La dette accumulée du pays s’élève à plus de 300 milliards d’euros répartis entre plusieurs acteurs économiques.

Alors que les Grecs viennent de refuser dimanche, par référendum à 61,3 %, les propositions des créanciers de la Grèce, voici en détail ceux qui détiennent la dette du pays.

Comme le rappelle le Figaro, la France a prêté 42,4 milliards d’euros à la Grèce (soit l’équivalent du budget de l’éducation nationale, ou encore 650 euros par Français) au cours de ces cinq dernières années.

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Une succession de plans d’aide

Mais la France n’est pas le seul pays européen à avoir prêté directement beaucoup d’argent à la Grèce ; les autres membres de l’UE ont eux aussi mis la main au porte-monnaie à partir de 2010, au premier rang duquel, l’Allemagne. En 2012, comme la Grèce ne réussissait pas à sortir de la crise, les pays européens ont créé un fonds commun (FESF) destiné à aider le pays. Ce fonds, où les Etats se sont portés garants, a emprunté sur les marchés pour financer la Grèce.

L’évolution de la dette grecque n’a fléchi qu’en 2012

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Depuis, la dette grecque s’élève à 313 milliards d’euros, selon la banque Natixis. Sur cette somme, la plus grande partie est détenue par le Fonds européen de stabilité financière (FESF) à hauteur de 130 milliards. Viennent ensuite les marchés financiers avec 54 milliards et les prêts entre pays européens avec 53 milliards. Enfin, la dette grecque est détenue pour 27 milliards d’euros par divers acteurs (BEI, BERD…), pour le même montant par la Banque centrale européenne (BCE) et un peu moins (20,6 milliards d’euros) par le Fonds monétaire internationale (FMI).

Comme l’explique un graphique du Figaro, la dette grecque est passée entre 2007 et 2014, de 107 % du PIB à 177 %. Toujours constante, l’évolution n’a fléchi qu’en 2012.

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