A un mois de l'un de l’élection présidentielle américaine, les deux candidats à la Maison-Blanche pour succéder à Barack Obama se livrent une guerre sans merci. Planet.fr passe au peigne fin leur état de santé, un des enjeux de cette élection.

Hillary Clinton rattrapée par ses ennuis de santé

Celle qui semble aujourd'hui - selon les sondages - avoir un coup d'avance sur le candidat républicain aurait très bien pu perdre tout son pécule après une polémique sur son état de santé, le 11 septembre dernier. En ce jour de deuil national, 15 après les attentats du World Trade Centre, la candidate démocrate a été prise, pendant la cérémonie en mémoire aux victimes, d'un malaise. Les rumeurs se sont rapidement intensifiées, mais finalement ce malaise était la conséquence d'une infection pulmonaire qui lui avait été diagnostiquée deux jours auparavant.

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Cet épisode quelque peu fâcheux est tombé au plus mauvais moment pour la candidate dont l'état de santé alimentait déjà les bruits de couloirs depuis des semaines. Pourtant l'intéressée ne souffre officiellement que d'allergies saisonnières et d'hypothyroïdie. C'était en tout cas les seuls symptômes qu’a déclarés son docteur à travers une lettre officielle en juillet 2015.

A 68 ans, Hillary Clinton a par ailleurs déjà montré qu'elle pouvait mener de front ennuis de santé et responsabilités politiques. Pendant son mandat de secrétaire d'Etat des Etats-Unis de 2008 à 2013, l’ancienne chef de la diplomatie a été victime de thromboses (2009) ainsi que d’une commotion cérébrale qui avait généré un caillot à la tête en 2012. Elle a même vu double pendant deux mois et Bill Clinton a dit à l’époque qu’il avait lui fallu six mois pour s’en remettre. Mais depuis, pas grand-chose à signaler, du moins publiquement jusqu'à ce dernier 11 septembre, qui a jeté le trouble sur son état de santé.

Donald Trump : sa santé, une force

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Donald Trump donne moins qu'inquiétudes que sa rivale sur sa santé, tant il a toujours fait le choix de rendre publique ses tests de santé. A ce jour, une lettre de quatre paragraphes écrite par son médecin, Dr Harold Bornstein, en décembre dernier sonne comme une force et non comme un aveu de faiblesse : "Sa tension artérielle et les résultats des tests en laboratoire sont incroyablement excellents. S'il est élu, je peux affirmer sans équivoque que M. Trump sera l'individu en meilleure santé jamais élu à la présidence". Autre fait qui semble consolider sa forme optimale, un document datant du 13 septembre et où le médecin affirme que le milliardaire de 70 ans fait 1m90 pour 107kg, qu'il ne fume pas, qu'il ne boit pas d'alcool, que ses parents ont vécu jusqu'à leurs 80 et 90 ans, qu'il n'y a pas d'antécédents familiaux particuliers... et qu'il n'a été hospitalisé qu'une seule fois dans sa vie, quand il s'est fait opérer de l'appendicite, à 11 ans. En résumé, y conclut le médecin "M. Trump est en excellente condition physique". Si Donald Trump a avoué avoir un taux de cholestérol au-dessus de la moyenne et être en surpoids, il ne semble cependant pas donner de signaux défavorables pour tenir la poste le plus important des Etats-Unis. À 70 ans, il serait le plus vieux président jamais élu.

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