Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a assuré lundi que "tout laisse à penser" que les otages récemment enlevés au Cameroun et retenus au Sahel sont toujours "en vie". Il a par ailleurs assuré que le gouvernement était "actif" pour tenter de libérer les sept membres de cette famille.

Il est optimiste. Invité sur le plateau de l’émission Mots croisés, Jean-Yves Le Drian s’est montré rassurant quant à la situation des sept otages actuellement  retenus au Sahel. "Au moment où nous parlons, tout laisse à penser" qu’ils "sont en vie", a-t-il déclaré. Et alors que les proches de la famille de Français enlevée  au Cameroun il y a quelques jours s’inquiètent de son sort, le ministre a affirmé "comprendre leur douleur". Il s’est toutefois refusé à donner davantage d’informations, laissant simplement entendre que les services du gouvernement sont "actifs" pour tenter de les libérer. Le chef d’état-major des armées françaises, l’amiral Edouard Guillaud a, quant à lui, estimé que ses troupes ne savaient pas où se trouvaient les otages. "Il est possible qu’ils aient été déplacés, pas forcément vers un autre pays", a-t-il indiqué.

Les otages en échange des jihadistes detenus au NigeriaLa famille de Français – trois adultes et quatre enfants – a été enlevée le 19 février au nord du Cameroun.  Le groupe islamiste Boko Haram – lié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) – a diffusé sur Youtube une vidéo les montrant vivants et exigeant la libération de jihadistes détenus Nigéria en échange de leur libération. Un chantage auquel les proches des otages enlevés au Niger en 2010 ont appelé le gouvernement à "négocier". Dans un communiqué, les familles de ces Français ont en effet expliqué que leurs proches ne seraient très certainement pas libérés grâce aux opérations militaires mises en place par le gouvernement.

Publicité
Et alors que le président tchadien Idriss Deby a soutient que les deux chefs islamistes Abou Zeid et Mokhtar Belmoktar ont récemment été tués, Jean-Yves Le Drian a déclaré : "Je n’ai pas de preuve de la mort » de ces deux hommes (…) Je ne vous dirai pas que l’un et l’autre sont morts car je ne le sais pas".

 

Publicité